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Cappuccino

Cappuccino # 29 janvier 2017

Arte lirica : Voix d’opéra d’hier et d’aujourd’hui /par l’Opéra Club Mario Lanza de Paris
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Voix d’opéra d’hier et d’aujourd’hui »

Pour commencer cette émission nous avons choisi de vous faire écouter un chœur : le magnifique et célèbre chœur des forgerons, appelé aussi « chœur de l’enclume », du début du 2ème acte du Trouvère de Verdi.

Dans le camp des gitans, les forgerons frappent l’enclume au rythme de la musique qui est typiquement verdienne, à la fois vive et grandiose. Cet air de l’enclume est interprété ici par le chœur et l’orchestre de la Scala de Milan dirigés par Riccardo Muti.

Nous allons entendre la grande basse bulgare Boris Cristoff qui fut l’une des plus grandes basses du 20ème siècle et qui était aussi, pour la petite histoire, le beau-frère du grand baryton italien Tito Gobbi.

Extrait du 2ème acte des Vêpres siciliennes de Verdi, Boris Cristoff chante « O tu Palermo ». Un vibrant récitatif dans lequel Procida, le chef des patriotes siciliens, salue sa chère patrie. Une aria qui est devenue le passage le plus célèbre de l’opéra. Le Philharmonia Orchestra est dirigé par Wilhem Schüchter.

A la fin du 1er acte de La Traviata de Verdi, après le départ d’Alfredo et des autres invités, Violetta songeuse avoue que pour la première fois son cœur est touché : « Ah, fors’è lui che l’anima » (c’est pour lui que mon âme).

Puis soudain, comme s’il ne pouvait y avoir d’amour durable pour une femme comme elle, elle change de ton et se lance dans le brillant « Sempre libera » (Toujours libre) que nous allons entendre par la divine Maria Callas. Une grande prouesse vocale et un grand moment d’émotion.

Dehors, la voix d’Alfredo chante le refrain : « Di quell’amor ». C’est le grand ténor espagnol Alfredo Kraus à qui nous avons consacré une émission en février 2016 qui lui donne la réplique. L’orchestre du Teatro Sao Carlos de Lisbonne est dirigé par Franco Ghione.

On écoute maintenant, extrait de Faust de Charles Gounod, le brillant et célèbre air des bijoux : « Ô Dieu ! Que de bijoux ! » que chante Marguerite au 3ème acte. C’est l’un des airs les plus éclatants du répertoire se soprano coloratur.

Cet air est interprété par la belle et très talentueuse soprano roumaine Angela Gheoghiu, devenue star internationale de l’art lyrique en 1994 à l’issue de sa prestation triomphale de La Traviata à Covent Garden. Spectacle retransmis en direct à la télévision.

Elle est accompagnée par le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Marco Armiliato.

Monserrat Caballe est l’une des plus grandes Divas du 20ème siècle. Surnommée « la superba » en raison de sa voix magnifique et de ses remarquables interprétations du répertoire belcantistes et lyrico-dramatique, cette immense cantatrice espagnole est aujourd’hui âgée de 83 ans.

On écoute Monserrat Caballé dans l’air du 2ème acte de Madame Butterfly de Puccini, le fameux « Un Bel di Vedremo » (Un beau jour nous verrons).

Dans cette aria, Butterfly évoque avec entrain la joie qu’elle aura lorsqu’elle et Pinkerton se reverront. L’Orcherstre philharmonique de Strasbourg est dirigé par Alain Lombard.

Par Robert Alagna, qu’on ne présente plus, nous allons entendre le magnifique et très populaire aria : « Traduire… Pourquoi me réveiller au souffle du printemps » du 3ème acte de Werther de Jules Massenet. Une aria dans laquelle Werther chante l’histoire d’un amour tragique contée dans le livre qu’il vient d’ouvrir.

On peut dire de Roberto Alagna qu’il y a bien longtemps qu’un ténor français n’avait pas réalisé une aussi longue et aussi complète carrière. Non seulement il a pratiquement tout chanté, mais Il est aussi le seul ténor français à s’être produit sur les grandes scènes internationales. Il est accompagné ici par le London Symphony Orchestra dirigé par Sir Antonio Pappano.

Extrait de l’opéra Gianni Schicchi de Puccini on va écouter le célèbre et mélodieux « O Mio babbino caro » (O Mon cher père) chanté par la mezzo-soprano autrichienne d’origine russe, Anna Netrebko qui fait partie de la génération actuelle des grandes cantatrices. Elle est accompagnée par l’orchestre symphonique de Milan est dirigé par Claudio Abbado.

Qualifié de star du chant de première ampleur par le New York Daily News, après son récital à New York en 1990, le baryton russe Dmitri Hvorostovsky a volé de succès en succès. Il est aujourd’hui une star mondiale incontournable.

Extrait de l’acte II de La Traviata de Verdi, on l’écoute chanter l’air de Germont « Di Provenza il mar il suol » dans lequel il s’efforce d’adoucir la peine de son fils. L’orchestre philharmonique de Rotterdam est dirigé par Valéry Gergiev.

Nous terminons ce programme avec Mario Lanza qui chante, extrait du 3ème acte de Tosca de Puccini, le très beau « E lucevan le stelle ed olezzava la terra » (Quand les étoiles brillaient et que la terre embaumait).

- Site de l’Opéra club de Paris Mario Lanza

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