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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 01 mars 2017

Moustache Academy /avec Ed Wood et Mathurin Meslay (auteurs interprètes) // "Le tour du monde des danses urbaines en 10 villes" /avec Dalila Cortes (danseuse) // le billet d’humeur de Mailaen Berasategui
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Commençons par présenter nos excuses auprès de nos fidèles auditeurs qui ont désespérément cherché à écouter Aligre FM mercredi dernier. Peine perdue, l’émetteur n’émettait plus, sur les ondes comme sur web. C’est réparé. Tout fonctionne à nouveau.

Chansons

Interview de Ed Wood et Mathurin Meslay, c’est au début

« Ca nous manquait » est la chanson qui ouvre "Moustache Academy, guide de survie rigolo pour l’école", le spectacle – et le CD - de chansons pour jeune public de Mathurin Meslay, Astien Bosche et Ed Wood, alias le Moustache Poésie Club, férus depuis un bon moment de chansons, de poésie et de slam.

"Moustache Academy"… ou quand le rap s’invite à la récré. Les trois compères y passent au peigne fin le quotidien des enfants à l’école, avec humour, gaieté et surtout pile poil au bon endroit pour dire les hauts et les bas, les émotions, les difficultés, les désirs ou les petits bonheurs des enfants, et répondre aux angoisses, aux rejets ou la peur de mal faire : pouvoir s’habiller en rose même si on est un garçon, rêver d’être le chouchou de la maîtresse ou de dévorer un big hamburger, se promettre d’être chauve quand on sera grand pour échapper au coiffeur, appliquer la vengeance comique plutôt que la bagarre face à ceux qui les traitent de binoclard, ou pire encore.

A hauteur d’enfants de CM2, avec leurs baskets assortis au sweat à capuche, jaune canari, bleu pétrole, rose fushia, la moustache discrète mais fringante, dans une mise en scène aux chorégraphies impeccables et très enlevées, des musiques, façon rap, qui décoiffent, des paroles qui décoiffent tout autant, et un rapport au public jamais démago, les trois chanteurs font entendre aux enfants que leurs questions sont de vraies questions, y répondent avec malice en faisant un pas de côté, donnent leurs points de vue sur des clichés tenaces ou les idées reçues, quitte à glisser que le métier de princesse, c’est pas le top, donc pas la peine de rêver, ou bien, dans une des chansons que je préfère, rappellent que s’appeler Fatou n’implique pas de savoir cuisiner le mafé, ou qu’une fille qui aime jouer au foot est bien une fille et non pas un garçon manqué.

A chaque chanson, on savoure le travail sur la langue et les mots, l’art de la rime, on s’amuse des formules poétiques qui pétillent et tombent à pic, tout autant que du jeu de scène, parfaitement orchestré, qui n’est pas sans rappeler celui d’autres moustachus naguère. Chamailleries, mimiques, pas de danses, ils enchainent les chansons dans une complicité de grands frères qui auraient quitté la cour de récréation et la salle de classe juste avant l’été. Dans la salle, les enfants, invités à chaque fois à participer, chantent « Je veux un big cheese », hurlent « On est tous des morveux, des tarés des chipies », sont à fond dans les chansons ; ils laissent échapper un « Oh » étonné voire dégoûté quand l’un des chanteurs annonce « J’ai été princesse », mais ils reprennent en chœur le refrain « Princesse ça craint ». Des chansons qui invitent tout autant à réfléchir qu’à faire la fête. Quand le spectacle se termine, les enfants en redemandent. Et nous aussi. Reste alors à réécouter sur le CD l’enregistrement public réalisé au à l’automne 2016 alors que le spectacle avait déjà une année derrière lui.

Depuis novembre dernier, où j’ai découvert "Moustache Académy", en spectacle à la Nouvelle Seine à Paris, vous avez certainement eu l’occasion d’entendre l’une ou l’autre de leurs chansons dans cette émission, je ne m’en lasse pas. Et je ne suis pas la seule, à voir les dates de tournée qui s’enchaînent, en région parisienne et dans toute la France. La semaine prochaine, "Moustache Academy" est à Puteaux (Palais de la culture), pour des séances tout public le samedi 11 mars après-midi, le mercredi 22 mars après-midi, à Magny les Hameaux (Estaminet) et d’autres dates à suivre en avril à Gentilly et aux Ulis. Alors ce matin, nous sommes ravis d’accueillir Ed Wood et Mathurin Meslay, deux des trois compères du Moustache Poésie Club pour "Moustache Academy".

- Site de Moustache Academy
- Site de Avril en Septembre, producteur du spectacle

Spectacle

Interview de Dalila Cortes, c’est à 45 minutes

Hip hop, breakdance, house, krump, pantsula… s’il me fallait décliner tous les styles de danses urbaines qui existent à travers le monde, ce serait quasi impossible, tant il en existe une grande variété, et de nouvelles qui apparaissent tous les jours. Chacune rattachée à la ville, aux rues, aux musiques qui l’ont vu naitre, mais aussi à l’histoire des habitants de cette ville, dont les parents sont souvent venus d’ailleurs, à leurs conditions de vie… Alors pour concevoir leur projet autour des danses urbaines à travers le monde, Ana Pi, Cecilia Bengolea et François Chaignaud, de la compagnie VLOVAJOB PRU, ont choisi d’en retenir une dizaine.

Aux spectateurs venus voir « Le tour du monde des danses urbaines en 10 villes », l’interprète, Ana Pi ou Dalila Cortes, selon les représentations, prévient d’emblée que le choix des danses a été difficile à faire. Mais de toute façon, il faut démarrer par l’Afrique, de là où tout est parti, quelques générations plus tôt. Commence alors leur conférence dansée, comme elle est nommée, où se croisent, se répondent, se complètent, danse sur le plateau, musiques diffusées, projections sur grand écran de montages vidéo, et surtout, et aussi, la conférence, ou plutôt les explications données par la danseuse, seule sur le plateau, qui raconte, pour chaque danse, comment et pourquoi elle est née et s’est développée, de quelles façons la ville, ses mouvements sociaux, les conditions de vie ont imprégné les corps et les gestuelles, rendant chaque style chorégraphique singulier et particulier. Entre chaque présentation, un rapide changement de tenue, du jogging à capuche du hip hop, à la perruque blonde ou bleu roi du voguing, avant d’interpréter une brève chorégraphie, tout en légèreté et précision et d’enchaîner, de façon naturelle et directe, sur la présentation de cette danse en quelques minutes, démonstration et explication des mouvements à l’appui, les images vidéo ne cessant jamais de défiler pour montrer les villes, leurs habitants, leurs conditions de vie et leurs pratiques de la danse, et bien sûr des démos. Voilà une façon fort originale de faire découvrir la variété des danses urbaines, et dans la salle, les enfants, les adolescents tout comme les adultes ouvrent grand yeux et oreilles, tandis que Dalila Cortes va et vient sur le plateau, du plateau à la salle, interpelle le public, invite même certains à monter sur scène pour danser avec elle.

"Le tour du monde des danses urbaines en 10 villes" a été créé en 2014 et depuis a beaucoup tourné et tourne beaucoup. C’est, en particulier, l’un des spectacles qui ouvrent la dix neuvième biennale de danse du Val de Marne, le vendredi 3 mars prochain, au plus Petit cirque du monde à Bagneux, mais il est aussi à l’affiche du Centre national de la danse à Pantin, pour plusieurs dates en mars, et dans de nombreux autres lieux tout au long du printemps. Alors pour le présenter, nous sommes ravis d’accueillir son interprète, Dalila Cortes.

- Site de Dalila Cortes
- Site de Festival de danse en Val-de-Marne
- Site de la compagnie Vlovajobru
- Site du plus petit cirque du monde

Billet d’humeur

Chronique de Maialen Berasategui, c’est 8 minutes avant la fin

"Les Trumpettes de la renommée"

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