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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 11 janvier 2017

Le festival des Rêveurs éveillés /avec Evelyne Massoutre // Les enfants et la lecture /avec Bernard Friot (auteur ; rediff.)
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Spectacles

Interview de Evelyne Massoutre, c’est au début

L’année dernière le thème était le voyage, cette année c’est sous le signe du 2, que se déroule cette nouvelle édition du festival des rêveurs éveillés à Sevran, du 21 janvier au 4 février. Le festival des Rêveurs éveillés, vous le savez, c’est LE rendez-vous artistique et culturel des jeunes Sevranais de 3 à 6 ans. Pendant une quinzaine de jours, et dans divers lieux de la ville, spectacles, expositions d’illustrations, ateliers font découvrir aux enfants la création artistique dans sa diversité et son exigence de qualité. Théâtre, danse, jonglage, ciné-concert, les propositions des douze compagnies invitées sont variées, soignées, et chaque enfant ira découvrir l’une de ces propositions artistiques, avec sa classe ou le centre de loisirs, et, peut-être, avec sa famille. Certains pour la première fois, pour les plus jeunes d’entre eux, d’autres au moins pour la seconde ou troisième fois, et peut-être plus, si ils sont dans la classe des grands. Ils font là leurs premières expériences esthétiques, qui sont si importantes dans leurs parcours de découverte sensible du monde. Aussi, c’est autant pour la qualité de la programmation du festival que pour l’ambition de son projet culturel à l’adresse de tous les enfants de la ville, qu’Aligre FM accompagne chaque année le Festival des rêveurs éveillés. Edition 2017, la vingt-sixième, à découvrir avec Evelyne Massoutre, déléguée générale du festival.

- Programme du festival

Livres et lecture

Interview de Bernard Friot, c’est à 45 minutes

Qu’il écrive pour les plus jeunes enfants ou pour les adolescents, qu’il écrive des romans, des nouvelles ou de la poésie, l’auteur Bernard Friot non seulement ouvre grand les portes de l’imaginaire, du jeu avec les mots et la langue, mais il porte une attention particulière à ce qui peut toucher vraiment ses lecteurs, les émouvoir, les questionner ou encore les faire rire. Surtout, il fait une grande place à tout ce qui leur permettra d’agir dans leur lecture pour mieux se l’approprier. Depuis vingt ans, ses lecteurs ne s’y trompent pas, nombreux à plébisciter ses très nombreux livres, entre autres les différents recueils des "Histoires pressées", recueils d’histoires courtes, enlevées, tout en étant intrigantes et profondes malgré leur légèreté. L’année dernière, nous avions rencontré Bernard Friot, pour évoquer ses derniers livres parus, mais aussi sa démarche d’auteur pour la jeunesse, passionné et engagé. C’est sur la question des fins souvent ouvertes dans ses romans, c’est-à-dire laissées à la libre imagination ou interprétation de ses lecteurs que nous avons engagé cet entretien, que vous vous proposons de réécouter ce matin. Un entretien enregistré dans une brasserie parisienne dont vous voudrez bien excuser le brouhaha en bruit de fond, dû au cliquetis des fourchettes et à l’écho des conversations en fond sonore.

Informations

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Ezequiel Spucches, le directeur artistique et musical de l’ensemble de musique Alma Viva, aime relever les défis. Et sait surtout faire grandement confiance à la capacité d’écoute et d’ouverture musicale sans a priori des enfants. Il a bien raison. Car dans la salle du théâtre Dunois, où se jouait mercredi dernier la représentation de l’opéra contemporain, "Kamchatka", la nouvelle création de l’ensemble Almaviva, le silence et l’attention des enfants sont d’une incroyable densité. Pourtant le spectacle est long, 1 heure15, et le sujet du spectacle est loin d’être facile : l’histoire de Harry qui doit quitter sa maison, avec ses parents, après le coup d’Etat en Argentine en 1976, une sorte de fable politique donc, traitant de la résistance face à la dictature. Un quotidien bouleversé, terrés dans une maison à la campagne, où l’échappée vers l’imaginaire et dans le jeu permet de survivre. Peut-être certains d’entre vous se souviendront du film du réalisateur argentin Marcelo Pineiro en 2004, ou mieux du roman de Marcelo Figueras, qui en est à l’origine, et paru en France chez Panama en 2007, toujours sous le titre" Kamchatka". C’est également Marcelo Figueras qui a écrit la version pour les enfants, le livret de cet opéra contemporain, mis en musique par Daniel d’Adamo, et mis en scène par Marc Baylet-Delperier pour trois chanteurs – baryton, ténor, soprano – et pour percussions, violoncelle, clarinette, clarinette basse et piano. La musique, puissante, portée par les percussions, rythme les douze scènes qui structurent le livret, par une palette riche en sonorités, et soutient également les chanteurs qui alternent voix chantée et voix parlée, mais dont on ne distingue pas toujours les paroles, peut-être parce que la musique est très forte. Pas sûr donc que les enfants dans le public aient tout compris de ce qui se joue sur scène, et les échanges avec les adultes à la sortie du spectacle seront certainement nécessaires pour en appréhender la dimension universelle. La mise en scène, mêlant de façon inventive projections vidéo de témoignages des événements et jeux de perspectives, les y aide certainement.

L’ensemble Almaviva propose "Kamchatka" pour tout public, c’est-à-dire aussi les enfants dès 8, 9 ou 10 ans. Après avoir été joué à Buenos Aires en novembre dernier, il est à l’affiche du théâtre Dunois depuis mercredi dernier et encore jusqu’à dimanche. Le théâtre Dunois est dans le 13e arrondissement.
- Site du théâtre Dunois
- Site de l’ensemble Almaviva

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