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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 13 décembre 2017

Les jeux vidéo, avec Rémi Nouvène, Quentin Le Guevel et Julien Prost // LA TÊTE A TOTO // FAWAZ BAKER //
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Musiques de l’émission

Extrait musical du jeu vidéo Cuphead

Les Wampas - C’est Noël

Enzo Enzo - Good Morning (album Singing in the rain)

Ella Fitzgerald - Russian Lullaby

Delphine Seyrig - Les conseils de la fée des Lilas (Peau d’âne - Jacques Demy)

Chronique jeux vidéo

par Rémi Nouvène, Quentin Le Guevel et Julien Prost

Another Lost Phone - Accidental Queens, dispo sur iOS et Android pour 3,49 € et Steam pour 2,99€

Le concept du jeu à été développé dans une Game Jam en 2016, puis financé grâce à un financement participatif sur Ulule. Celui-ci est le deuxième dans la série, et fait suite à un autre, “A normal Lost Phone”. Le principe est simple et brillant : On trouve un téléphone : Il n’a pas de carte SIM, pas de connexion à internet, ni de GPS, et on va devoir reconstituer ce qui s’est passé en consultant les SMS, les mails, les images du téléphone : Un vrai petit plaisir de Stalker, en somme. Ce qui est particulièrement futé, c’est de réussir à avoir des mécaniques de jeu, comme trouver comment déverrouiller certains mots de passe qu’on est amené à déduire en lisant les différents messages, simplement par l’incitation d’en savoir plus. C’est clairement la narration et l’envie de comprendre le “Que s’est-il passé” qui donne au joueur l’envie de déverrouiller tout les aspect du téléphone. C’est ici l’aspect particulièrement fort du jeu : La narration est incroyablement puissante. En gros, on découvre la vie de Laura, et ce que le jeu fait extrêmement bien, c’est de susciter une empathie immédiate pour le personnage, en mélangeant à la fois des choses très anodines de la vie de tous les jours, avec des problématiques fortes. Enfin, et c’est un des parti pris du Studio, le jeu aborde en effet des thématiques complexes, et dont il est difficile de parler sans spoil. Pour résumer de loin - De très…très loin - il s’agit ici d’aborder les violences faites aux femmes, et la manière dont celles-ci peuvent être tues et assimilées par les victimes. Choses d’autant plus forte : Il s’agit de violence psychologique, et on découvre l’ampleur de la chose lentement, à mesure qu’on comprends les non-dits et qu’on interprète les messages.

Onirim - Asmodee Digital, dispo sur iOS et Android gratos

Dans Onirim vous êtes perdu dans un étrange labyrinthe de rêves. Il va falloir en trouver les portes dans le temps imparti pour espérer en échapper ou vous serez obligé d’y errer à jamais ! Voici un pitch un peu inquiétant pour un jeu qui ne l’est pas en réalité. A la base, Onirim est un jeu de cartes pour 1 ou 2 joueurs créé par Shadi Torbey et sorti en 2010. Nous parlerons aujourd’hui de sa version mobile éditée par Asmodée digital cet été. Le principe du jeu peut sembler compliqué à première vue mais devient clair dès la partie tutoriel très bien faite. A partir d’un deck de cartes unique l’objectif est de réunir 8 portes avant d’arriver à court de cartes. Pour ce faire il faudra soit les échanger contre une carte clé de la couleur correspondante, soit jouer pendant trois tours successifs des cartes de même couleur. Jusque là c’est simple mais il faut compter sur les cauchemars qui nous forcent à sacrifier des cartes, sur la possibilité d’utiliser les clés pour contrer ces cauchemars ou visualiser les prochaines cartes de la pioche, sur le fait que chaque carte dispose d’un symbole et qu’on ne peut jouer deux fois le même symbole d’affilée et enfin qu’il n’y pas le même nombre de cartes de chaque couleur. Bref autant d’éléments qui complexifient agréablement le jeu et poussent à réfléchir à chaque coup que l’on joue. Le tout donne un jeu de puzzle agréable (notamment du fait des graphismes des cartes et de la musique) mais qui peut frustrer par la part importante que peut prendre le hasard sur le déroulement d’une partie. Le jeu de base et la première extension sont gratuits, de quoi se faire une bonne idée du jeu. Les 2 extensions suivantes qui rajoutent encore des cartes et des mécaniques vous coûteront 1€ chacune. C’est un jeu qui ne m’avait pas spécialement convaincu dans sa mouture physique et que j’avais rapidement oublié. J’ai voulu lui redonner une chance dans cette version mobile et je trouve que ça fonctionne bien mieux. On lance facilement une partie à la volée, on se creuse la tête, on enrage un peu mais somme toute le temps passe très vite dans le monde d’Onirim.

Horizon Chase - Aquiris Game Studio, dispo sur iOS et Android gratos

Changement d’ambiance par rapport à Onirim. Vous êtes au volant d’une magnifique voiture rouge (parce que les voitures rouges vont plus vite c’est bien connu), 19 bolides attendent avec vous sur la ligne de départ, le compte à rebours se lance pendant que vous jouez avec la pédale d’accélérateur pour faire rugir votre moteur, 3,2,1 c’est parti vous vous élancez dans une course effrénée faite de dérapages, de nitro et de queues de poisson. Un seul objectif, arriver premier bien sûr. Horizon chase est un jeu hommage aux jeux de course de la fin des années 80 début des années 90 comme le célèbre Outrun sorti sur les consoles SEGA à la fin des années 80. C’est un jeu hommage mais qui ne tombe pas dans les travers de la nostalgie bête et méchante qui travers le monde des jeux vidéos ces dernières années. Les développeurs d’Aquiris game studio ont bien saisi le principe et remettent au goût du jour les aspects positifs de leurs illustres modèles : on veut des sensations, de la vitesse et du fun mais avec de jolis graphismes, une bonne jouabilité et un fonctionnement adapté aux supports mobiles. On se retrouve donc avec un jeu de course très facile à prendre en main, beaucoup moins frustrant que ses ancêtres en terme de difficulté et de maniabilité. Le tout dans une très jolie 3d low poly aux couleurs très marquéss et aux décors simples mais agréables, avec une grande variété de circuits et de bolides qu’il faudra débloquer en étant le meilleur sur chaque course. Un petit mot sur l’excellente musique du jeu, une synth wave qui colle parfaitement à l’esprit rétro/moderne du titre. Le compositeur avait d’ailleurs œuvré sur des jeux de course dans lesquels horizon chase prend ses racines. A noter que chaque course ne dure qu’une poignée de minutes, idéal pour y jouer dans les transports. Le jeu est gratuit pour la première zone (de quoi largement tester) et il faudra débourser 3 € pour la version complète (mais le contenu est au rdv !).

Enterre-moi, mon amour - The Pixel Hunt / Arte, dispo sur iOS et Android pour 3,49 €

Le jeu vidéo est parvenu à s’imposer depuis maintenant 4 décennies comme un support artistique légitime. Au même titre que la littérature, la bande dessinée ou le cinéma ses auteurs ont acquis ce rôle fondamental dans la société, ce rôle d’artiste. Et que fait un artiste dans le monde ? Il offre son regard. Il oriente notre regard. Il interroge son public sur le monde qui l’entoure. Nous sommes en 2017 et le monde est dans un état qui interroge déjà pas mal par lui-même. Mais au milieu de tout ce bazar il y a un sujet qui revient régulièrement : les migrations. Les développeurs du studio The Pixel Hunt, avec parmi eux Pierre Corbinais curateur exceptionnel du site oujevipo, se sont donc associés à Arte pour créer Enterre-moi, mon amour, un jeu dans lequel on suit les pérégrinations de Nour, une jeune Syrienne qui fuit son pays et veut rejoindre l’Europe. Enterre-Moi mon amour, c’est une expression qui sonne un peu funeste mais qui en arabe signifie je t’aime tellement que je ne veux pas te survivre. Le jeu prend la forme d’une application de messagerie comme Lifeline le faisait auparavant ou comme WhatsApp… nous sommes Majd, le mari de Nour resté en Syrie et qui va donc suivre ses déplacements par les messages qu’ils échangent. C’est un jeu en temps réel, ce qui signifie qu’on reçoit des notifications quand Nour envoie un message et qu’après y avoir répondu on peut attendre plusieurs heures avant qu’un élément nouveau n’arrive. Et c’est un jeu bouleversant. Évidemment vu le sujet on se doute que le traitement ne va pas être facile et qu’on n’est pas dans une comédie cheap. Évidemment on pense qu’on connaît la situation mais qu’on va compléter son regard par une perspective différente. Évidemment on pense au pire à chaque moment de « l’aventure ». Mais on a tort. L’histoire surprend par sa capacité à faire passer des trucs lourds, difficiles, par un trait d’humour, par des dialogues SMS très bien amenés, par des personnages sublimes. Le jeu vous prend et vous emmène là où vous ne pensiez pas aller. Là où vous ne savez pas. Il vous plonge dans le quotidien de cette jeune femme migrante. Un quotidien que vous ne pouvez pas appréhender. Et il vous laisse quelque part entre ici et là-bas, changé, bousculé. Mais n’est-ce pas ça finalement le rôle de l’art ?

Campfire cooking - Layton Hawkes, dispo sur iOS pour 4,49 €

On change radicalement d’ambiance avec ce puzzle game (jeu d’énigmes courtes) rempli de marshmallows et de pics à brochettes. Qui a déjà fait du barbecue dans un teen Movie américain sait toute la valeur symbolique de la grillade de marshmallow sur le feu de camp. Voilà qui convoque de vraies valeurs : le retour à la nature, le plaisir à partager quelque chose de physique avec ses amis et sa famille auprès d’un bon feu, la sensation d’être seul au monde… et c’est précisément ce que le personnage du grand-père nous raconte, à nous ses petits enfants, lorsque Campfire Cooking commence. Et évidemment les enfants répondent par la tragique interpellation dont nous sommes si familiers : « mais mais mais y’a pas de wifi ?? » C’était sans compter sur la capacité extraordinaire de l’être humain à tourner toute difficulté en avantage. Capacité décuplée chez les enfants et qui décroît sans cesse jusqu’à l’âge avancé où la réalité vous rattrape. L’ingéniosité des enfants fait donc transformer ce classique barbecue sucré en un jeu d’énigmes diabolique pour parvenir selon un ensemble de règles simples à griller ces fichus marshmallows des deux côtés mais sans les brûler. Cocasse. Mais très bien réalisé ! Et me direz-vous qu’en est-il de l’injonction de 5 fruits et légumes par jour ? Patientez quelques niveaux et vous verrez que le papi finit par les convaincre que la soupe c’est bon. Mais c’est chaud.

Reigns : Her Majesty - Devolver, dispo sur iOS, Android et Steam pour 3,49 €

Encore une suite et encore un jeu qui parle des femmes. Ici le propos est par contre nettement moins militant qu’Another Lost Phone, ou en tout cas d’une toute autre manière. Reigns : Her Majesty, est la suite de Reigns, un jeu qui vous mettait dans la peau d’un roi, assailli de conseiller divers et variés, qui devait prendre des décisions pour essayer de stabiliser son règne. Chose drôle, les demandes étaient parfois les plus absurdes qui soient - Si vous pensez que choisir entre peindre son trône en rouge ou en bleu n’a que peu d’importance, vous risquez de le regretter amèrement - et l’on finissait systématiquement par mourir dans d’atroces souffrances. Là ou le jeu était très chouette, c’est qu’il créait une forme de dynastie, où vous preniez les commandes du roi suivant, et à travers vos nombreuses vies successives - A explorer toutes les manières de mourir les plus sordides - vous deviez résoudre une trame plus globales, impliquant forces surnaturelles, malédictions et mystères enfouis. Dans Her Majesty, la mécanique de jeu est sensiblement la même : Des dizaines de choix s’abattent sur vous, à chaque fois deux réponses possibles et le besoin constant d’équilibrer le contentement de tout un chacun, sans oublier l’éventuel petit complot pour assassiner votre époux, vos amants de passage et, aussi, et c’est plutôt chouette, les petites piques assassines pour bien faire comprendre à vos interlocuteurs que le fait que vous soyez une femme n’implique pas que vous soyez inapte à l’exercice du pouvoir. Est-il mieux que l’original ? Il réussit à être semblable dans sa forme et différent dans le fond. On est parfois surpris quand certaines réponses données par pur plaisir absurde débouchent sur de vraies intrigues, et on réalise soudain que le jeu a une ambiance et une profondeur que l’on n’imaginait pas.

Référence jeux intéressants :oujevipo.fr

La revue de presse

P’tit Libé.fr : Le calendrier de l’Avent dématérialisé proposé par le P’tit Libé, la version pour les 7-12 du quotidien Libération. Le principe de ce calendrier est simple, chaque jour, l’enfant clique sur une case et découvre une information insolite, culturelle ou scientifique. Par exemple, le 13 décembre, en cliquant sur la case 13, on découvre un article sur un mystère élucidé par la science. Des archéologues avaient découvert des objets en fer datant de 4000 ans, à une époque où l’homme ne savaient pas encore fabriquer du fer mais du bronze ! La science a parlé, ce fer vient… de l’espace ! Il s’agit en fait de météorites que les hommes de l’époque ont fondues pour en fabriquer des objets.

Abonnement P’tit Libé.fr - 5€ par mois pour un nouveau numéro du magazine tous les vendredis.

Des jeux et des jouets différents pour Noël

Anne, la créatrice de la boutique de jouets La Tête à Toto à Corbigny dans le département de la Nièvre (58).

  • Porteur Wheely bug
  • Peluche Jellycat (photo)

Idées de sorties : agenda IDF

Poussière(s) Quoi de mieux qu’un voyage dans l’imaginaire pour commencer les vacances de Noël en douceur ? Rendez-vous en famille pour découvrir une pièce pleine de poésie et de musique. Le tout à un prix tout petit ! Poussière souhaite s’échapper du moulin de son enfance pour explorer le monde… Une belle aventure musicale pleine d’humour qui nous parle de liberté et de bonheur ! Cette représentation exceptionnelle se poursuivra avec la rencontre des metteurs en scène et artistes de la pièce : une belle manière de découvrir l’envers du décor. C’est un spectacle à partir de 7 ans, ça se passera le samedi 23 décembre à 14h30 à l’Etoile du Nord, Paris 18e - Durée du spectacle : 50 minutes - Un tarif réduit unique : 5 € par personne - Inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles.

Contes et histoires 2017 dans les monuments nationaux La manifestation « Contes & Histoires » est organisée par le Centre des monuments nationaux, qui a fait de l’accueil du jeune public et de sa sensibilisation au patrimoine l’une de ses priorités tout au long de l’année. Du dimanche 17 décembre 2017 au dimanche 7 janvier 2018, 21 monuments nationaux ouvrent leurs portes pour faire vivre la magie de Noël aux enfants. Spectacles, lecture de contes, ateliers ou visites en famille enchantent les lieux pour faire remonter le temps aux petits et grands. Embarquez pour un voyage formidable dans l’imaginaire médiéval au château de Vincennes ou dans l’univers des miroirs et des contes de fées au domaine national de Saint-Cloud. Enfin, à l’occasion de l’année franco-russe du tourisme culturel, « Contes & Histoires » emmène petits et grands en voyage aux pays des Tsars lors de divers ateliers et visites théâtralisées à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au château de Champs-sur-Marne ou au domaine national de Jossigny. C’est une initiative à saluer car elle permet de façon très ludique d’éveiller les plus jeunes à l’histoire et au patrimoine. Sur le site des monuments nationaux, on peut prendre connaissance de tous les événements qui se dérouleront dans toute la France, donc si vous partez en province pour les fêtes, cela peut être l’objet d’une super sortie en famille. Site : monuments-nationaux.fr

Les trois brigands au théâtre du Lucernaire, c’est l’adaptation sur scène du dessin animé. L’affiche du spectacle reprend d’ailleurs le visuel du film. Pour rappel, l’histoire raconte la vie de trois vilains brigands qui dévalisent chaque soir les voyageurs. Une nuit, ils attaquent un carrosse dans lequel ils trouvent une petite fille. La rencontre de cette orpheline et de ces trois malfrats va changer le monde dans lequel ils vivent, pour en créer un meilleur. Au théâtre du Lucernaire jusqu’au 10 janvier. Bon plan : places à partir de 10 € pour certaines séances sur le site Billetreduc.com

Le bossu de notre Dame au Théâtre de la Gaîté Montparnasse. Ce n’est pas une nouveauté puisque le spectacle a déjà été nommé dans la catégorie Spectacle Jeune public pour les Molières 2017. Le metteur en scène Olivier Solivéres propose une version inédite, drôle et moderne du chef-d’oeuvre de Victor Hugo, un spectacle savoureux qui mélange théâtre, comedia dell’arte et comédie musicale. Duels, poursuites, intrigues : une histoire d’amour pleine de rebondissements, d’action, de poésie et d’humour, qui ravira petits et grands. Au théâtre de la Gaîté Montparnasse jusqu’au 4 mars 2018 Samedi à 14h - Dimanche à 11h - Tous les jours à 14h durant les vacances scolaires

La légende de Robin des Bois (…ou presque !) revisitée à l’occasion d’une comédie musicale familiale (…et un tantinet parodique, il faut bien l’avouer) : aventure, amour et magie feront le plaisir des petits mais aussi celui des grands ! Le spectacle a été créé à Paris en 2009, il a beaucoup tourné en France et en Province et a rencontré un vif succès au festival Avignon. Il est de retour à Paris depuis le mois d’octobre au théâtre de Ménilmontant. C’est vraiment un spectacle pour toute la famille. C’est enlevé, pétillant, impertinent. On recommande. Théâtre de Ménilmontant jusqu’au 21 février. Tous les jours à 14h30 pendant les vacances scolaires, relâche les 25 décembre et 1er janvier

Peter Pan, un vrai spectacle pour enfants avec le soin du détail d’ordinaire accordé aux spectacles adultes. Une belle distribution, des beaux décors, une mise en scène menée de main de maître par Guy Grimberg. Un spectacle enlevé et virevoltant. Bien entendu, l’histoire vous la connaissez : Mr et Mme Darling vont au théâtre ; leurs trois enfants, Wendy, John et Michaël se retrouvent donc seuls à la maison. C’est l’occasion rêvée pour Peter Pan de leur rendre une visite inattendue ! Le garçon qui « refuse de grandir » les persuade alors de l’accompagner jusqu’au Pays Imaginaire… Le vol est féérique et, arrivés là-bas, ils vivent d’extraordinaires aventures où se mêlent les Peaux-Rouges, Lili la tigresse, les pirates et leur chef le terrible Capitaine Crochet… Dans de magnifiques costumes, quatorze artistes jouent, dansent et chantent en "live", ils se battent et volent dans de sublimes décors. Cette énergique troupe s’en donne à cœur joie pour embarquer petits et grands dans les aventures haletantes de Peter Pan. Rires, émerveillement et émotion garantis ! A Bobino dans le 14ème arrondissement de Paris jusqu’au 13 janvier. Séance le samedi à 14h et tous les jours pendant les vacances scolaires. Là encore billets à tarif réduit pour certaines séances sur Billetreduc.com

Interview de Fawaz Baker : De la musique dans les camps de réfugiés

On va partir en Syrie, enfin tout près de la Syrie, près des frontières, là où se réfugient des familles syriennes fuyant la guerre. C’est difficile pour nous d’imaginer ce que peut être le quotidien et l’espoir d’enfants réfugiés dans les camps, des enfants privés de leur enfance et qui doivent la plupart du temps travailler pour participer aux dépenses de leur famille et à leur survie.

Au milieu de ce désastre, certaines personnes continuent à partager l’espoir et c’est le cas de Fawaz Baker, un homme qui croit que le rêve est encore possible, qui croit que l’avenir peut être beau, malgré le présent ravagé par la guerre. Fawaz Baker est syrien, il est musicien, il a été directeur du conservatoire d’Alep avant que, poussé par la guerre, il revienne en France où il avait fait ses études. Il a reconstruit sa vie ici, où on peut le voir en concert et où il est artiste associé du Quartz à Brest, mais il n’oublie pas la Syrie ni les enfants de son pays.

Je l’ai rencontré il y a quelques jours dans un café parisien, de retour du Liban et de ces camps de réfugiés.

Fawaz Baker a créé 3 écoles de musique, 2 au Liban et 1 en Jordanie pour les enfants de plusieurs dizaines de camps de réfugiés syriens. Ces écoles leur proposent une formation sérieuse, ils sont sélectionnées pour y rentrer ; il ne s’agit donc pas de les occuper. Fawaz Baker leur fait travailler son art, la musique c’est-à-dire ce qu’il connaît le mieux et partage sa passion, pour les emmener le plus loin possible et pour que certains trouvent ou retrouvent un projet de vie.

Changer les choses, c’est ce que fait Fawaz Baker, et pour ça il ne compte pas son temps, quand il est en Europe, il continue de penser aux Syriens et il passe du temps à chercher des financements. Il faut savoir que les enfants qui viennent dans ces écoles de musique travaillent et que non seulement les équipes de ces conservatoires dispensent un enseignement musicale, mais aussi qu’elles organisent des ramassages scolaires et enfin qu’elles rétribuent les enfants d’une somme équivalente à ce qu’ils gagnent quand ils travaillent (environ un dollar par jour) pour que leurs parents les laissent venir apprendre la musique. Pour Fawaz Baker, la vraie réponse à la guerre, c’est ça, c’est semer pour l’avenir… pour éclairer l’avenir

Conte : Le singe et le crocodile.

Un conte indien délectable et truculent, raconté avec l’immense talent de Catherine Zarcate dans la collection Paroles de conteurs aux éditions Syros

On peut retrouver Catherine Zarcate le samedi 23 décembre 2017 à 20h30 à Ballancourt-sur-Essonne (91) et le samedi 10 février 2018 au Mandapa (Paris 13e) pour une soirée exceptionnelle.
- Site : www.mondoral.org/site/cather…

Conseil de livre

Le Cirque contemporain de Rosita Boisseau, photos Christophe Raynaud de Lage aux éditions Scala, 2017 - 29 € http://www.editions-scala.fr/

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