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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 14 février 2018

Mathurin Meslay, de Moustache Academy // Revue de presse // Agenda : Nouvel an chinois, Festival au Forum des Images et Nuit de la solidarité // Sélection de livres-CD par Gilles Avisse // Chronique de Maialen Berasateguy
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Musiques et chansons écoutées

Moustache Academy - Ça nous manquait

Moustache Academy - Dans la cour

Iggy Pop - Les feuilles mortes

Cyril Mokaiesh et Bernard Lavilliers - La loi du marché

Gérald Genty et Alexis HK - Froid aux yeux

Jazz for Kids - Thème : Une souris verte qui courait dans l’herbe

Nathalie Tual, Gilles Belouin - A petits pas

Dimba l’Enfant Griot - Dimba-Wa

Le Lac des cygnes - Tchaïkovski, Nathalie Dessay

Anne Sylvestre - Violette

INTERVIEW DE MATHURIN MESLAY DE MOUSTACHE ACADEMY

En concert tous les dimanches à 15h30 au Grand Point Virgule 8bis Rue de l’Arrivée, 75015 Paris et en tournée
- https://www.facebook.com/Petiloquent/
- http://www.avrilenseptembre.fr/mous…

Moustache Academy © Stellak

LA PENSÉE DU JOUR En ce début d’émission, une pensée spéciale pour Martine Landry, 73 ans, qui était avec nous il y a quinze jours au téléphone. Engagée auprès d’Amnesty International depuis 2002, elle est en charge d’une mission d’observation à la frontière entre l’Italie et la France. Elle est appelée à comparaître aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Nice pour «  délit de solidarité  » et risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Il lui est reproché d’avoir « facilité l’entrée de deux mineurs étrangers en situation irrégulière ».

LA REVUE DE PRESSE L’instruction est obligatoire de 6 à 16 ans, mais la loi ne semble pas valoir pour tous. C’est ce que montre une enquête présentée par le Collectif pour le Droit des Enfants Roms à l’Education, le CDERE. Réalisée auprès de 161 jeunes vivant dans des bidonvilles et des squats dans six régions, elle montre que 53 % des adolescents ne sont pas scolarisés. Ce taux grimpe à 67 % si on intègre les enfants scolarisés mais non assidus. Ces difficultés persistantes sont dues avant tout aux expulsions qui parfois touchent plusieurs fois par an une même famille et entretiennent l’errance. De même, prenant pour prétexte le caractère illégal et transitoire des campements, certaines mairies refusent de reconnaître la domiciliation sur leur territoire. Impossible dès lors d’inscrire l’enfant à l’école ou au collège. C’est ce qui a conduit le 23 septembre la préfecture de Seine-Saint-Denis à adresser à la ville de Saint-Ouen une mise en demeure de scolariser cinq enfants roms. Les conditions de vie dans les campements concourent elles aussi à cette faible scolarisation. Certaines familles ont tout simplement honte d’envoyer leurs enfants à l’école parce qu’ils ne peuvent pas se laver et porter des habits propres faute d’eau courante.

Pour le CDERE, certains jeunes déscolarisés sont la proie de réseaux qui les contraignent à des actes de délinquance. Même si ce phénomène est marginal. Le problème réside avant tout, dans un manque de volonté politique vis-à-vis de jeunes qu’elle nomme les invisibles et auxquels les services sociaux s’intéressent très peu. Parmi les préconisations du collectif, un raccourcissement du délai entre les tests de niveau et l’affectation dans un établissement (cela prend parfois presque un an), une possibilité laissée aux élèves non-francophones de passer deux années (et non une) dans les classes pour primo-arrivants, une aide matérielle à la scolarité et un accompagnement des familles, tel que le proposent différentes associations, est indispensable. La solidarité, c’est cela aussi.

Des scientifiques affirment que la durée moyenne de l’adolescence est plus élevée aujourd’hui qu’hier  : de 10 ans à 24 ans. La raison de l’allongement de l’adolescence serait due à deux facteurs principaux  : l’alimentation et la durée des études. L’adolescence, une période tant redoutée par de nombreux parents, durerait de plus en plus longtemps. C’est ce qu’affirment des scientifiques dans un article publié dans la revue ’The Lancet’ mercredi 17 janvier. D’après leurs recherches, l’adolescence commencerait dès 10 ans pour se terminer à 24 ans !

«  Une puberté plus précoce a accéléré le passage à l’adolescence dans quasiment l’ensemble des populations  », détaille l’étude coordonnée par la chercheuse Susan Sawyer. Cette puberté précoce s’explique par un meilleur niveau de vie global conjugué à une alimentation plus importante. En ce qui concerne l’âge de fin de l’adolescence, les scientifiques estiment que les dents de sagesse peuvent arriver après 25 ans et que le cerveau continue de se former après 20 ans. Ils fixent donc à 24 ans la fin de cette période. «  Les responsabilités de l’âge adulte arrivent généralement plus tard  », note aussi Susan Sawyer. Une durée d’études plus longue retarde ensuite le mariage et la naissance des enfants bref le passage réel dans le monde des adultes. Pour toutes ces raisons, les scientifiques estiment donc qu’une vision de l’adolescence comprise entre 14 et 19 ans est «  excessivement restrictive  ».

L’AGENDA

A l’occasion du Nouvel An chinois, le 13e arrondissement organise du 19 février au 3 mars de nombreux événements culturels dans le cadre de son festival asiatique. Cette année, le chien est à l’honneur et les animations tournent autour de ce signe du zodiaque chinois. Un grand défilé est prévu dans le quartier le samedi 25 février. Les enfants se croient sur la Grande Muraille de Chine le temps d’un après-midi avec dragons et lions dansants. Le défilé commencera vers 13h avenue d’Ivry et passera avenue de Choisy et Place d’Italie. La Mairie de Paris 13e arrondissement accueille pendant plusieurs semaines des manifestations pour toute la famille : concerts, spectacles, expositions… Au programme : des acrobates, des percussionnistes… De quoi en prendre plein les yeux avec les enfants. Le programme complet sera bientôt en ligne sur le site de la mairie du 13e. Le parcours commence à 13h et fera (en attente de confirmation) : 44 avenue d’Ivry Avenue de Choisy, Place d’Italie, Avenue d’Italie, Rue de Tolbiacn, Avenue de Choisy, boulevard Masséna, Avenue d’Ivry.

Le festival Tout-Petits Cinéma au Forum des images. pour les enfants de 18 mois à 4 ans. C’est la 11e édition et la formule est toujours la même : une initiation au cinéma en douceur, avec la projection de merveilles du 7e art accompagnées d’artistes du spectacle vivant. Les enfants, pourtant confrontés dès leur très jeune âge à un flot permanent d’images sur de multiples écrans, se retrouvent souvent, à l’occasion de ce festival, pour la première fois dans une salle de cinéma. D’où l’importance du choix des films ! Dénichés pour les petits spectateurs selon leurs qualités esthétiques et artistiques, des trésors du patrimoine et de la création contemporaine sont assemblés au sein de programmes d’une durée adaptée à la capacité d’attention des tout jeunes enfants. Et cerise sur le gâteau, les séances d’après-midi se terminent par un goûter.

Paris a fait de la lutte contre l’exclusion et le sans-abrisme une priorité en adoptant en 2015 le Pacte Parisien de lutte contre la grande exclusion. La nuit du 15 au 16 février 2018, entre 20h et 1h du matin, la Ville et l’ensemble des signataires du Pacte réaliseront un décompte anonyme de nuit des personnes en situation de rue à Paris à l’aide de la SNCF, l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, le Samu social, les associations de solidarité parisiennes et les Parisiens bénévoles. Ce décompte n’est pas une intervention sociale, mais un outil qui a pour finalité de mieux connaître la situation de ces personnes dans le but de mesurer le nombre de personnes à la rue et d’améliorer la connaissance de leurs profils et de leurs besoins pour adapter les réponses proposées. 1 800 personnes se sont inscrites à cette première édition de la nuit de la Solidarité, pour partir en maraude. Malheureusement, il n’est désormais plus possible de s’inscrire pour la Nuit de la Solidarité. De telles opérations de décompte ont déjà été menées dans plusieurs villes, comme New York, Boston, Montréal, Bruxelles, Athènes, Sydney… mais l’initiative, par son ampleur reste inédite à Paris. Inscrite dans le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion, cette opération consiste à aller, rue par rue, à la rencontre des personnes pour leur proposer de répondre à un questionnaire. Un guide méthodologique sera diffusé à l’ensemble des participants. L’opération à proprement parler sera précédée, le même jour, d’une session de formation de l’ensemble des participants, à compter de 20h, dans chaque arrondissement (350 quartiers). Evidemment, chaque participant devra signer un engagement éthique afin de veiller au respect des personnes et de leur dignité. Les volontaires seront ensuite invités à l’Hôtel de Ville pour partager les résultats et seront, s’ils le souhaitent, associés à la construction des nouvelles réponses apportées aux sans-abris sur la base des connaissances acquises grâce à cette opération. Evidemment, cette action ne fait pas l’unanimité, coup de com d’Anne Hidalgo ou véritable action pour un futur solidaire.

Quelques repères :
- 16 000 places d’hébergement d’urgence sont ouvertes toute l’année. 60 % de ces places sont mises à la disposition par la Ville de Paris. L’Etat, chargé de la mise à la l’abri des personnes à la rue finance les nuitées par le biais des associations.
- 1 500 places supplémentaire sont ouvertes depuis 1er décembre dans le cadre du plan hivernal mis en place jusqu’en avril. Dont 60 % mises à disposition gratuitement par la Ville. 200 places supplémentaires sont ouvertes depuis lundi dans le cadre du plan grand froid dans des mairies d’arrondissement.

Chronique de Maialen Berasateguy

Laure Cartillier, Maialen Berasateguy et Véronique Colignon

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