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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 01 juillet 2015

avec Léna Bréban (metteur en scène) ; Mustapha Aouar (Gare au théâtre)
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Spectacles

Interview de Léna Bréban, c’est au début

A lire les récentes enquêtes sur les divorces, les chiffres sont éloquents. Un enfant sur deux voit ses parents se séparer et ils seraient plus de 60 pour cent, parmi tous ces enfants, à voir d’un mauvais œil débarquer une belle-mère chez leur père, ou plutôt à porter une opinion négative sur elle. Dans les Inséparables, le roman de Colas Gutman paru en 2007 à l’école des loisirs, et aujourd’hui adapté au théâtre par Léna Bréban, c’est d’un très, très mauvais œil que Simon, 10 ans, et sa grande sœur Delphine apprennent que leur père vit dorénavant avec Pierrette. Pierrette, non mais quel nom ! En plus d’être moche, elle est affublée de deux enfants de leur âge, Marie-Neige – Marie-Neige ! - et David, aussitôt sec rebaptisé Porcinet. Ces deux-là, pas question de les rater, et leur mère non plus, d’ailleurs. Alors la guerre commence. Car si entre Delphine et Simon, ce n’est pas toujours facile, là, il s’agit là de se serrer les coudes entre frère et soeur pour jouer serré. Objectif ? Que leur père revienne à la maison, et vite. Pour cela, Delphine et Simon ne manquent pas d’idées, et ils possèdent une arme de taille, « les yeux de la guerre », je ne vous en dirai pas plus. Dans son roman Colas Gutman donne la parole à Simon qui raconte du haut de ses dix ans, avec beaucoup de verve et d’à-propos, et sans jamais mâcher ses mots, les chamboulements dans sa vie. Sa vie au quotidien entre les deux maisons en passant par l’école, les stratagèmes ourdis avec sa sœur, et qui ne fonctionnent pas vraiment comme ils voudraient, les relations avec son père, sa mère, sa sœur qu’il découvre sous des nouveaux jours, les alliances qui se font et se défont, l’impossible retour en arrière qu’il faut bien finir par accepter, les doutes et les espoirs, les émotions qui le traversent. C’est bien vu, vif et très drôle. Dans sa truculente adaptation du roman pour la scène, la metteur en scène Léna Bréban donne la tonalité, et le rythme, dès la première scène, avec un avant-propos musical très rock, interprété en direct par le musicien sur sa guitare électrique. Et c’est parti. Ca fuse, ça fonce. Appuyant délibérément sur le côté farce, parfois jusqu’à la caricature, tous les personnages, adultes comme enfants, sont croqués avec humour, impeccablement interprétés par les quatre comédiens, parmi lesquels Laure Calamy dans le rôle de Simon, qui tient bien sûr le rôle principal. Suivant au plus le roman, le spectacle prend ici plutôt une allure de bande dessinée, de comics que vient renforcer la scénographie plutôt étonnante, car elle ne donne à voir que les têtes et les bustes des comédiens, tout en jouant sur les différents espaces mais sans profondeur de champ. En bas, ou en haut, à droite ou à gauche, ils surgissent le temps d’une courte scène, de quelques répliques avant de disparaitre à nouveau, comme dans les cases sur la page d’une BD, avec les fenêtres qui s’ouvrent et se ferment de façon très vaudevillesque. Et musique, chansons, jeux de lumières rythment joyeusement le spectacle. Dans la salle, les enfants sont tout ouïe et réagissent au quart de tour aux propos de Simon, de tout cœur avec lui. Ils rient beaucoup, les adultes aussi, même si eux sont pas mal égratignés. Les inséparables est une comédie qui aborde tout en finesse des sujets graves pour les enfants. Les inséparables, la toute nouvelle création de Léna Bréban est en représentation jusqu’au 12 juillet au Théâtre Paris Villette. A voir en famille, ou pas, à partir de 8 ans. Aussi ce matin, nous sommes donc ravis d’accueillir Léna Bréban.
- Site du Théâtre Paris Villette
- Les inséparables, roman de Colas Gutman, Ecole des loisirs, coll. Neuf, 2007, nouvelle édition 2015

Spectacles

Interview de Mustapha Aouar, c’est à 45 minutes

Ca commence aujourd’hui, dès cet après-midi, et c’est à Vitry, à deux pas de la station de RER, et à deux stations de Paris ! Le festival Nous n’irons pas à Avignon !, imaginé et proposé par Gare au théâtre, un lieu atypique, dédié à la création contemporaine de différentes disciplines artistiques. Nous n’irons pas à Avignon, du 1er juillet 26 juillet, c’est 34 compagnies, qui ne vont pas à Avignon, donc, mais à Vitry, pour pas moins de 140 représentations, c’est à dire un spectacle toutes les heures de 15 heures à 22 heures, un programme qui se renouvelle chaque semaine. Théâtre, danse, musiques, marionnettes, performances, pour adultes, tout public ou jeune public, voilà une belle occasion de faire de jolies découvertes, en particulier avec les enfants. Par exemple, cette semaine, à 15 heures, Moi et ma bouche, par la compagnie En attendant, une création de Jean-Philippe Naas, sur un texte de Denis Lachaud. Une petite fille fait un voyage intérieur, se parle à elle=même, ou plutôt interroge ses yeux, sa bouche, son cerveau pour tenter de trouver les réponses qui la mèneront vers la sortie de l’enfance. C’est drôle et poétique, à voir avec les enfants à partir de 8 ans. Certains spectacles tournent depuis un moment, d’autres sont des créations récentes, alors ce matin nous vous invitons à découvrir l’édition 2015 de Nous n’irons pas à Avignon, avec son directeur artistique, Mustaphar Aouar.
- Site de Gare au théâtre

Livres

Chronique de Lola et Lucie, c’est à 60 minutes

Lola et Lucie, nos deux chroniqueuses littéraires, l’une 12 ans et l’autre 9 ans, présentent tour à tour un roman qu’elles ont aimé lire. Bref résumé, lecture d’un extrait, commentaires… et c’est dans la boîte. Aujourd’hui, Lola présente un roman d’un grand auteur anglais de livres pour enfants. Le mystère de Lucy Lost, de Michael Morpurgo, Gallimard jeunesse,

Lecture

Chronique de Lionel Chenail, c’est quelques minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait de : L’enfant sauvage, de T.C. Boyle, Grasset, 2011

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