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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute / Il y a un éléphant… # 08 juillet 2015

Des festivals de cinéma pour les enfants (Camille Maréchal et Chiara Dacco)
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Pour cette dernière émission avant la pause estivale, Chiara Dacco et Camille Maréchal, nos deux chroniqueuses cinéma présentent des festivals à arpenter avec les enfants. Puis quelques idées de livres, CD, applis à découvrir pendant les vacances, avec. entre autres, la chronique littéraire de Lucie, 9 ans. Lionel Chenail, quant à lui, a tout simplement oublié de se réveiller… Tant-pis, l’émission s’est terminée sans lui ! Nous vous retrouvons tous en septembre pour une nouvelle année d’émissions et et de découvertes. Bon été !

Cinéma

Chronique de Camille Maréchal et Chiara Dacco, et leurs invitées, c’est au début

Présentation de plusieurs festivals de cinéma parisiens, entre autres, pour les enfants

- Le festival L’enfance de l’art de l’été, proposés par les Cinémas indépendants : avec Marion Castel, coordinatrice
- Le site des cinémas indépendants parsiens
- Le programme de L’enfance de l’art de cet été

Le festival Silhouette, du 28 août au 5 septembre (14e édition), avec Cécile Morel
- Le site du festival

Livres

Chronique de Lucie et Lola, c’est à 45 minutes

Lola, 12 ans, et Lucie, 9 ans, présentent tour à tour un livre qu’elles ont aimé lire : bref résumé, quelques mots de commentaires, la lecture d’un extrait, et c’est dans la boîte.

Aujourd’hui, Lucie a choisi un roman qui ne manque pas de panache :
- Le nouveau roi de la France, de Gilles Abier, Actes Sud junior, collection Premier roman, 2014 - 6,90 euros

Parutions : livres

C’est à 48 minutes

Dans Le panier à pique-nique, publié chez Grasset, une petite fille voit un banal pré se transformer jour après jour. Elle y observe, en cachette, l’homme qui y travaille toute la journée, pour découvrir, à la fin du récit, à qui est destinée cette maison qui se construit sous ses yeux. Elle comprend alors pourquoi cet endroit lui semblait si particulier, et pourquoi elle s’y est vite attachée. Elle découvre surtout, et pose des mots, sur les sentiments qui la traversent l’amour, la culpabilité, le bien-être, alors qu’un panier de pique-nique dévoré, remplacé, échangé, partagé symbolise toutes les émotions et les sensations qui la submergent. Sous son apparente simplicité et légèreté, le récit de l’auteur italien Gabriele Rebagliati raconte avec beaucoup de poésie comment peuvent se construire des liens d’amitié et d’attachement, sans mots échangés, sans même se rencontrer. C’est la petite fille qui raconte, et son récit prend presque des allures de conte, car d’elle on ne sait rien qui elle est, où sont ses parents, ce qu’elle fait là toute la journée, tandis que les animaux de la forêt l’aident à préparer un repas pour remplacer celui qu’elle a chipé. Et sous la plume de Christian Demilly, la traduction ou plutôt l’adaptation du texte italien, se prête particulièrement bien à la lecture à voix haute, avec ses mots et ses tournures élégantes et suggestives. Sur les grandes pages de l’album, on retrouve dans les images de l’illustrateur japonais Susumi Fujimoto, le charme, la simplicité et l’élégance du trait, de la couleur et des formes de grands llustrateurs plus anciens tels Nathalie Parrain ou Iela Mari, rendant l’album à la fois désuet et complètement contemporain. Pas étonnant d’ailleurs, quand on apprend que Susumi Fujimoto illustre depuis longtemps au Japon où il est connu comme designer graphiste et illustrateur, et y a ouvert son propre studio de design il y a une quarantaine d’années. La palette restreinte de couleurs chaudes, qu’illuminent le rouge et le jaune, le tracé en aplats rehaussés d’à peine quelques coups de crayon charbon de bois, la variété des plans et des mises en page, tout cela confère à l’album une élégante et une simplicité étonnantes.
- Le panier à pique-nique, de Gabriele Rfebagliati et Susumu Fujimoto, adapté de l’italien par Christian Demilly, Grasset jeunesse, 15,90 euros, à partir de 5 ans.

Encore un album grand format avec ce conte publié par Magnard jeunesse, L’échassier de l’empereur, un conte japonais raconté, ou plutôt écrit par Maud Michel et illustré par Marie Caudry. Dans le village, le jeune Kogata est si laid que ses parents, honteux, l’obligent à porter un masque pour cacher son visage, finissent par le chasser de la maison, alors que lui rêve d’entrer à l’école des samourais. Mais grâce à l’aide des esprits et de leurs ingéinieuses échasses, Kogata va atteindre son but, non sans avoir réalisé quelque valeureuses actions. Alerte, rythmé par les dialogues, le récit se lit d’une traite. Les illustrations foisonnantes de Marie Caudry, au dessin minutieux, avec ses tracés et hachures rehaussées d’aplats de couleurs, explosent de verts, de jaunes, de rouges dans toutes leurs nuances acidulées. De grandes scènes épiques ou plus épurées, mais toujours remplies de détails, en particuliers dans les textiles ou les paysages participent ainsi grandement à la magie de ce conte de formation.
- L’échassier de l’empereur, de Maud Michel, illustré par Marie Caudry, Magnard jeunesse, collection Contes classiques du monde, 16,90 euros, à partir de 6 ans.

Parutiions : numérique

C’est à 55 minutes

Les albums numériques et les applications numériques pour les enfants ont-ils un avenir ? En tous les cas, on remarque un net infléchissement des publications de qualité ces derniers mois, tandis que les productions aux scénarios pauvres, aux couleurs criardes, aux dessins racoleurs, aux récits insipides sont au contraire légion. Et finalement, peu de nouveautés intéressantes, inventives ou tout simplement réussies. Pas mal de publications moyennes, qui sont loin d’égaler la qualité des albums d’images. Lues ou regardées une fois et vite oubliées. Bien sûr, il y a, et c’est heureux, des publications qui valent le détour. Comme cet album, paru d’abord sous format papier, puis sous format numérique, à l’automne dernier, aux éditions Benjamins médias, Un frère en bocal d’Emilie Chazerand, avec des illustrations d’Aurélie Guillerey. Spécialisés dans la publication de livres CD depuis 1998, les éditions Benjamins Média portent une attention particulière aux enfants déficients visuels, en publiant aussi des livres en braille et en gros caractères. Et depuis quelque temps, Benjamins media se lance progressivement dans l’adaptation de ses livres audio au format numérique, des iboobks, au format ePub3 : texte, illustrations bande sonore, braille éphémère, audio description. Et même bande vidéo en langue de signes, pour les mal entendants, comme c’est le cas pour Un frère en bocal. Un frère en bocal, c’est l’histoire d’Hyppolite, un garçon unique, qui rêve de ne plus l’être. Et grâce à l’épicier, Monsieur Baratini au fort accent italien, il va enfin avoir un petit frère. Un frère en bocal que l’épicier a attrapé sur l’étagère de sa boutique. Incroyable mais vrai, un frère, un grand frère, qui se révèle un peu encombrant. L’épicier a encore la solution… Vif, drôle, rythmé par les nombreux dialogues, Un frère en bocal est illustré de façon savoureuse, dans les tonalités vert d’eau et rose, qui confèrent beaucoup de charme à l’album. Transposé en ebook, il a conservé sa mise en page originale, mais un pincer du doigt permet de les agrandir pour en voir tous les détails. Surtout, un module d’audio descriptions est inclus pour les déficients visuels ; tandis que deux boutons visibles en bas de l’écran, l’un pour lancer le son et écouter la lecture, classique, et le second pour lancer la vidéo, ces deux boutons ayant une interface vocale pour les aveugles. Quand on lance la vidéo, le texte disparait, puis au bout de trois secondes, l’illustration se réduit à gauche de l’écran, et un comédien apparait à côté de l’illustration et signe le récit, en langue des signes française. On tourne la page, on regarde, on écoute, ou bien on lance la vidéo. C’est drôlement bien fait, et bien sûr très malin. Un grand bravo aux éditions Benjamin Média.
- Un frère en bocal, d’Emilie Chazerand, et Aurélie Guillerey, François Brajou pour la langue des signes, Aymeric Dupuy et Jean Michel Boch pour les voix. Sur l’ibookstore, un livre numérique pour l’Ipad, donc, 9,99 euros, à partir de 4 ans.
- Le site de Benjamins Médias

Restons dans le numérique, mais cette fois pour une application pour tablette, ou plutôt trois applications, puisque l’application complète se décline en deux applications plus petites qui en reprennent seulement une partie, mais du coup, à un prix moindre. Didadoo, c’est une application destinée aux 4-6 ans pour découvrir la musique. Elle est éditée par Naïve, qui n’en est évidemment pas à son premier coup d’essai dans le domaine musical pour les enfants, et en particulier de la pédagogie musicale, puisque cette maison d’édition a publié, entre autres, L’imagier de la musique, sur lequel est basé l’application Didadoo. Jean-François Alexandre, spécialiste de la pédagogie musicale depuis longtemps, auteur ou directeur artistiques de nombreux livres CD, en a assuré la direction. Le contenu ? Initier en douceur et par le jeu les jeunes enfants aux notions musicales de base : le son, le rythme, les 7 notes de musique, les instruments de l’orchestre. 4 chapitres donc, à suivre dans l’ordre qu’on veut, avec à chaque fois des exemples, basées souvent sur des comptines connues des enfants mais aussi inédites, et différentes activités à réaliser. C’est d’ailleurs la souris verte, en différents habits d’apparat, qui mène le jeu. Les comptines sont signées Corinne Albaut, et les illustrations joyeuses et aux aplats de couleurs chatoyantes d’Olivier Latyk soulignent avec malice les différentes notions ou contenus abordés, tandis que des voix d’enfants invitent à s’exercer. Ainsi dans la rubrique Instruments, la rapide présentation sonore de quatre instruments de chaque famille d’instruments est suivie d’un petit jeu de reconnaissance sonore. Ou dans celle des notes, les 7 chansons enfantines traditionnelles, interprétées par Chantal Lavallée et à suivre dans l’ordre, intègrent à chaque fois une note supplémentaire, afin de laisser à l’enfant le temps de mieux les saisir, puis c’est à lui de composer sa musique avec les notes déjà abordées. Les comptines et les jeux font comprendre que la voix, la musique et les bruits sont des sons, l’importance des silences, les notions de hauteur, d’intensité, de durée, de rythme. Didadoo est une bonne base pour entrer dans le monde de la musique, on regrettera juste que tout y soit très brièvement abordé et ne laisse pas plus de place à la pratique des enfants, rendue possible par l’interactivité. Ou encore que seule la mélodie de la Souris verte soit interprétée par plusieurs instruments. Mais peut-être cette application est-elle amenée à être enrichie – c’est l’intérêt du numérique qui permet de faire autant de mises à jour qu’on souhaite. En tous les cas, voici une jolie façon d’éveiller les enfants dès 3 ou 4 ans à l’univers de la musique
- Didadoo, de Jean-François Alexandre, Corinne Chalamaut, Olivier Latyk, édité par Naïve, une application numérique pour tablette ou smartphones Apple et android, à partir de 3-4 ans, 3,99 euros pour l’appli complète, 1,99 pour celle des instruments ou celle des notes
- Le site de l’éditeur Naïve

Et on a écouté…

- Jeremie Malodj’, qui sera aux Pestacles au Parc Floral, le mercredi 12 août prochain
- Les cousins, de Najette, extrait de son CD Les poux, paru chez Victorie Music
- T’en n’as pas marre, de Cristophe Roquin, extrait de son CD Komm à la radio, paru chez Victor mélodie
- Les pirates attaquent, de Nicolas Berton, extrait de son CD Lili et les pirates, paru chez Naïve
- Violeta Duarte, extrait de son CD Fiesta pour petits et grands, paru chez Victor Mélodie

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