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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 11 février 2015

Marion Hislen, pour Circulation(s) ; Marina Damestoy, pour Monsieur Cloche)
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Exposition

Interview de Marion Hislen, c’est au début

Photographies de performance d’Epectase, œuvres éphémères de Petros Efstathiadis, statues géantes de Fabrice Fouillet, paysages inventés de Axen, natures mortes de Ulysse et Darcoe, détournements des objets de Jan Maschinski, photos de madame Olga par Ioannis Stefanidis, foules en mouvement de Cyril Porchet, adeptes du Fandom Furry par Charlotte Lybeer, photographies burlesques et surréalistes de Guillaume Martila, incursion dans des photos de familles qui ne sont pas la sienne par Dita Pepe, dyptiques à Pékin du duo WassinkLundgren, moments photo théâtraux de Anni Hanen… Tout en explorant des genres, des techniques et des sujets très différents, la quarantaine d’artistes photographes réunis actuellement, dans le cadre Circulation(s), festival de la jeune photographie européenne, donnent à voir des œuvres tour à tour intrigantes, joyeuses, nostalgiques ou inventives, mais toujours d’une grande force d’expression. Venus des quatre coins de l’Europe, leurs photos, grand format, voire très grand format, interrogent de multiples manières notre monde d’aujourd’hui et nos façons de le partager, ou pas, ensemble. Depuis le 24 janvier jusqu’ au 8 mars, le festival Circulation(s) se déploie dans les différents espaces ouverts du 104, dans le 19e arrondissement, pour exposer dix à quinze photographies de chacun de ces 43 jeunes créateurs, avec de nombreuses autres propositions, rencontres, projections, et cetera. Pour cette cinquième édition de ce festival, et pour la première fois, l’exposition se décline aussi pour les enfants. Ou plutôt, les enfants ont leur propre exposition, Little Circulation(s), petite sœur de l’exposition principale, mais qui n’en est pas pour autant moins de qualité, bien au contraire ! Installée au niveau moins 1 du 104, Little circulations(s) présente les mêmes artistes, mais moins de photos, dans une scénographie adaptée à la taille des enfants même petits, ou plutôt à la hauteur de leurs yeux. avec ces chevalets de bois posés au sol. Des textes simples et très concis présentent chaque photographe, et sa démarche ou son univers, des jeux grand format inspirés par les œuvres ponctuent le parcours : jeux de memory, jeu des 7 erreurs, ou même invitation à scénographier soi-même l’exposition, tandis que sur une grande table au centre de l’espace, une carte de l’Europe invite à replacer chaque photographe dans son pays d’origine. A voir les enfants, entre copains ou accompagnés d’un adulte, circuler dans l’exposition, pour s’arrêter plus longuement devant telle ou telle photo, regarder, discuter, on constate vite que l’exposition fait mouche. Et les plus grands d’ailleurs, parfois, prolongent leur découverte en montant voir l’exposition des grands ! Circulations(s) et Little Circulations(s), c’est jusqu’au 8 mars au 104, et ce matin, sur Aligre FM, visite privée avec Marion Hislen, directrice du festival.

Spectacle

Interview de Marina Damestoy, c’est à 45 minutes

En entrant dans le théâtre, le spectateur, enfant ou adulte, est comme invité à laisser tous ses préjugés pour suivre la comédienne, genre femme d’affaires, qui l’accueille : « J’avais un ami, je vais vous raconter, suivez-moi. » Longeant un étroit couloir sombre fait de cartons, débouchant sur un espace de bric et de broc, de matériaux divers, sacs plastique et carton, voici les spectateurs immergés dans un autre monde, au cœur de l’espace scénique. Le monde de la rue, où les uns courent, métro, boulot, métro, sans regarder les autres qui vivent là sans autre toit qu’un bout de carton. Mais un jour, c’est la panne de métro et la rencontre se fait. « Dessine-moi un ami ». Tels sont les premiers mots qu’adresse Monsieur Cloche à la femme pressée. Monsieur Cloche, aux allures de Petit Prince avec ses cheveux rouges, sa redingote râpée d’un autre temps, sa mine espiègle et déterminée, Monsieur Cloche qui dort et survit dans la rue, que personne ne semble voir, mais avec des mots de poète plein la tête. Rencontre improbable, et pourtant…La femme sort un carnet, un crayon et c’est le début d’une amitié où chacun apprivoise peu à peu l’autre. Avec lui, elle retrouve des éclats de son enfance, découvre un univers plein de fantaisie qu’elle raconte et fait revivre pour les spectateurs qu’elle interpelle souvent. Monsieur Cloche, c’est le chef du pays de l’imagination, pays peuplé de personnages fantasque, tels les Clunes, qui vivent sous cloche… de verre, présenté un par un par un poème ; mais il sait aussi faire apparaître des objets, des animaux qui s’animent, tel le renard, ou encore une ville magique en modèle réduit, royaume des mille et une nuits. Mais un jour, Monsieur Cloche disparaît. Mêlant théâtre d’objets, chorégraphie, manipulations variées, le spectacle écrit et mis en scène par Marina Damestoy, est interprété par les deux comédiennes, Pénélope Perdereau et Armelle Dousset, au plus près des spectateurs, au milieu d’eux, parfois avec eux, comme pour mieux leur faire partager cette rencontre entre deux personnages a priori si éloignés. Décors ingénieux qui se transforment, créations sonores, facéties poétiques et humoristiques, Monsieur Cloche - le spectacle – invite avec subtilité les enfants dès 7 ans et les plus grands à poser un autre regard sur l’autre. Monsieur Cloche est une toute nouvelle création de la compagnie la Boite blanche, à l’affiche du théâtre Vitez à Ivry depuis le 3 février et jusqu’à dimanche et nous vous invitons à la découvrir ce matin avec Marina Damestoy qui l’a écrite et mise en scène.

Livres

Chronique de Lola, c’est à 75 minutes

Lola, 11 ans, et Lucie, 9 ans, présentent tour à tour un roman qu’elles ont lu et apprécié. Une courte présentation, la lecture d’un extrait, un commentaire plus ou moins enthousiaste, et c’est dans la boîte. Aujourd’hui, Lola présente un roman qui l’a touchée : L’été où j’ai appris à voler, de Dana Reinhardt – La martinière ; 2013

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