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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 11 juin 2014

L’exposition Edward Gorey (avec Jacques Desse et Loïc Boyer) ; Robert le Cochon et les kidnappeurs (reportage) ; Les romans pour ados (Anne Clerc)
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L’exposition Edward Gorey Chez les libraires associés (Paris, 18) commentée par Jacques Desse et Loïc Boyer ; "Robert le cochon et les kidnappeurs", un opéra de Ivan Grinberg, Marc-Olivier Dupin, décors et costumes de Paul Cox, à l’Opéra comique (reportage) ; des romans pour ados sur la thématique du foot, par Anne Clerc

Livres

Interview de Jacques Desse et Loïc Boyer, c’est au début

En 1979 l’école des loisirs publiait le premier album d’Edward Gorey à être traduit en français, Théophile a rétréci, paru en 1971 aux Etats-Unis, où depuis 1953, où il avait déjà publié des dizaines d’albums. Le texte est signé par Florence Parry Heide et met en scène un petit garçon qui se voit rétrécir de jour en jour sans savoir pourquoi, et surtout sans que les adultes autour de lui, ses parents au premier chef, ne semblent le remarquer ni s’en inquiéter. Il a beau insister, rien n’y fait personne ne l’écoute. Les illustrations, à la plume, en noir, fines et minutieuses, dans une scénographie à l’ambiance victorienne, intérieur bourgeois et impersonnel redingote pour monsieur, chapeau à plumes pour madame, tissus et tapis aux nombreux motifs, ces illustrations un rien étranges si typiques de l’univers d’Edward Gorey, participent évidemment grandement à l’ambiance étonnante de cette histoire. Cet album, comme les quatre autres albums d’Edward Gorey publiés par l’école des loisirs, sont depuis longtemps épuisés, comme le sont aussi tous ceux qu’ont publiés les éditions du Promeneur entre 1993 et 2005 : La bicyclette épileptique, La chauve souris dorée, pour en citer quelques-uns, dont les titres sont à l’image de l’univers décalé, à l’humour grinçant d’Edward Gorey, des livres qui d’ailleurs ne s’adressent pas aux enfants, même si les enfants en sont souvent les héros. Depuis, ce sont les éditions Attila, devenues depuis peu les éditions le Tripode, qui s’attachent à traduire les livres d’Edward Gorey, pour enfants ou pas, entre autres les aventures du jeune Théophile, lequel d’ailleurs a retrouvé son prénom original, Treahorn : Le trésor de Treahorn, Le souhait de Treahorn, Le rapetissement de Treahorn. Et même si les livres qu’il publie sont peu nombreux au regard de tous ceux qui restent à découvrir, on ne peut que remercier et féliciter Frédéric Martin, l’éditeur des éditions Le Tripode, de persévérer à vouloir faire découvrir aux lecteurs français l’œuvre d’Edward Gorey, décédé en 2000, célébrissime et adulé aux Etats-Unis, pourtant ignoré en France, allez savoir pourquoi. Mais pour découvrir l’ensemble, ou presque, des livres originaux d’Edward Gorey, albums ou romans, il vous reste un peu plus de deux semaines, jusqu’au 28 juin, pour vous rendre Chez les libraires associés, rue Pierre Lermite dans le 18 arrondissement. Ces libraires d’anciens, passionnés de livres pour enfants et de livres pop up, et dont nous aimons suivre les expositions ventes au fil des saisons, ont rassemblé une collection de plus de 150 livres d’Edward Gorey qui fait entrevoir la variété et la richesse de son œuvre : albums, romans, mais aussi livres en trois dimensions, cartes postes, jeux, calendriers ou même tampons encreurs, qui témoignent de sa popularité Outre Atlantique. Toutes ces publications sont répertoriées de façon précise dans le catalogue de l’exposition, intitulé malicieusement Les enfants fichus. 150 livres d’Edward Gorey, reprenant ainsi le titre d’un des albums d’Edward Gorey, à l’humour très noir et grinçant. Les enfants fichus reparait d’ailleurs ces jours ci chez le Tripode. Le catalogue a été mis en pages par Loic Boyer, graphiste, mais aussi grand amateur et connaisseur de livres pour enfants. Nous l’avions reçu à ce micro il y a quelques semaines, autour de la collection Cligne Cligne qu’il dirige chez Didier jeunesse, mais aussi pour son site Cligne Cligne magazine, où il s’attache à faire découvrir, en images, les albums qui ont marqué de façon singulière l’histoire du livre pour enfants, avec en ce moment un dossier consacré à Edward Gorey. Aussi, est-ce en compagnie de deux grands amateurs de Gorey que je vous invite ce matin à découvrir cet illustrateur américain et l’exposition de ses livres Chez les libraires associés : Jacques Desse, l’un des maitres du lieu, et Loic Boyer qui m’ont reçue il y a quelques jours pour une visite commenté dans la belle cave de la librairie.

Spectacle

Reportage, c’est à 40 minutes

Mercibocou le loup, Nouille la grenouille et bien sûr Robert le cochon sont les héros du conte musical Robert le cochon, d’Ivan Grinberg et Marc-Olivier Dupin, dont nous venons d’entendre un extrait. Ce conte musical créé en 2005 avec l’Orchestre national d’Ile de France, chanté par Donatienne Michel-Dansac et Marc Mauillon, a paru en 2010 en livre CD chez Chant du monde. Récit enlevé, drôle, rythmé, qui prend toutes ses dimensions avec les compositions musicales, riches et très variées de Marc-Olivier Dupin. Pour la deuxième aventure de Robert le cochon, Robert le cochon et les kidnappeurs, même casting, ou presque, puisque c’est dorénavant avec l’Orchestre de Poitou Charentes, et un casting élargi à quelques personnages supplémentaires tels Louyaplu, le tueur de loups, Trashella, la gardienne du dépotoir ou Vieux Hibou. Surtout, c’est un opéra, à découvrir sur la scène de l’Opéra comique, dans une mise en scène d’Ivan Grinberg lui-même, avec des décors et des costumes imaginés par l’illustrateur Paul Cox. La création a lieu ce week-end, vendredi, samedi, dimanche, à voir en famille à partir de 6 ans. Le héros principal en est toujours Robert le cochon, qui apprécie toujours autant de dormir et se rouler dans la boue, toujours prêt à aider ses amis. Son amie Nouille la grenouille est en perpétuelle quête du grand amour, et Mercibocou le loup construit une fusée pour atteindre la lune. Et cela commence aussi par : « C’était la nuit… », dans un drôle de dépotoir Mais pour le reste… difficile de vous en dire plus puisque la première aura lieu ce week end. Sauf que, sauf que… Vendredi dernier, une vingtaine de d’enfants chanceux ont eu le privilège, et moi avec eux, de participer à une sorte d’avant-première tout à fait inédite : une pyjama-party à l’Opéra comique. Oui, ces enfants de 6 à 11 ans ont carrément dormi à l’Opéra comique, après avoir passé une soirée exceptionnelle. Accueillis par l’équipe de l’Opéra comique, guidés par Chloé, les enfants ont rencontré la costumière tout là-haut dans son atelier, discuté avec Paul Cox au milieu de ses décors pas tout à fait finis, assisté à un bout de répétition menée par Marc-Olivier Dupin et Ivan Grinberg. C’est donc avec eux et à travers leurs échanges avec tous ces créateurs, que moi aussi, micro à la main, j’ai découvert quelques dessous de la création de Robert le cochon et les kidnappeurs. Je vous propose d’en entendre quelques courts extraits ce matin. Tendez l’oreille, le son n’est pas toujours bon, à cause du micro un peu éloigné et des enfants tout à leur plaisir de la découverte.

  • Livret et mise en scène d’Yvan Grinberg, musique et direction musicale Marc-Olivier Dupin, avec l’orchestre Poitou Charentes, décors et costumes de Paul Cox, interprété par Donatienne Michel-Dansac, Edwige Boutry, Marc Mauillon, Paul Alexandre Dubois, Damien Bouvet.
  • Robert le cochon et les kidnappeurs, ces vendredi, samedi et dimanche à l’Opéra comique. Plus d’infos

Livres

Chronique d’Anne Clerc, c’est à 60 minutes

A quelque 48 heures du match Brésil-Croatie qui marque le début de la Coupe du Monde 2014, c’est le « football » qui est à l’honneur de cette dernière chronique avant la trêve estivale. Cet événement mondial est, pour les éditeurs, l’occasion de lancer à coups de force marketing des documentaires, de relooker et relancer des romans du fonds. Au cœur de cette production, pas toujours heureuse, il y a quelques pépites. Comment la fiction jeunesse s’empare-t’elle du thème du sport ? Que disent conjointement l’adolescence et le football au cœur de la littérature ? Le courage qu’il faut pour vivre d’une passion qui ne compte que peu d’élus. L’énergie du corps en mouvement, symbole d’une liberté absolue. Et c’est aussi, et surtout, la question du jeu qui révèle le collectif, le jeu « qui ne sert à rien », mais qui pourtant peut prendre sens face à un quotidien morne ou injuste.

  • "Rien de plus précieux que le repos", de Yamina Benhamed Daho, Hélium
  • "Je préfère qu’ils me croient mort" d’Ahmed Kalouaz, Rouergue, "DoAdo Monde"
  • Le Gardien, Malcolm Peet, Gallimard Jeunesse

Lecture

C’est quelques minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait de : Le Retour, de Dulce Maria Cardoso, Stock (La cosmopolite), 2014

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