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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 11 mars 2015

avec Grégoire Marchal, Camille Maréchal, Chiara Dacco (cinéma) ; Yvan Corbineau (spectacle)
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Cinéma, à propos de la sortie en salle de "Les contes de la mer", avec Grégoire Marchal (distributeur KMBO), inerviewé par Camille Maréchal et Chiara Dacco, ; spectacle à propos de "Mamie Rôtie", avec Yvan Corbineau ; la lecture de Lionel Chenail et la chronique littéraire de Lola.

Cinéma

Interview de Grégoire Marchal, c’est au début

Ca y’est, l’émission a dorénavant sa chronique régulière autour du cinéma jeune public. Camille Maréchal et Chiara Dacco rejoignent l’équipe de l’émission pour une chronique mensuelle, sur les sorties en salle, en DVD et faire découvrir toute l’actualité des salles. La première est responsable d’un festival de cinéma jeune public, la seconde est responsable de l’action éducative d’un réseau de cinémas en banlieue parisienne. C’est dire si elles connaissent la question ! Pour leur première chronique, elles font un coup de projecteur sur Les Contes de la mer, programme de trois courts-métrages d’animation, qui sort aujourd’hui en salle, et reçoivent Grégoire Marchal de KMBO qui distribue ce programme.
- Site de KMBO

Spectacle

Interview d’Yvan Corbineau, c’est à 45 minutes

Cela commence par un petit lit, un tout petit lit, qui descend depuis le plafond du théâtre. Le lit de Mamie, celui de Mamie rôtie, le spectacle d’Yvan Corbineau, de la compagnie le 7 au soir. Mamie ne peut plus bouger de son lit, mamie ne peut plus parler, mamie va bientôt mourir, mais son petit-fils, Yvan Corbineau donc, est bien décidé à l’accompagner, à la distraire, à l’amuser. Tous les moyens sont bons : chansons, cartes postales, devinettes, danses, objets, mais mamie rôtie, c’est aussi les silences partagés, les mots de tendresse, les rires, les souvenirs, des instants de vie éclatés, tels des fragments, rassemblés par Yvan Corbineau qui raconte et les fait revivre sur le plateau. Autant de saynètes qui ne suivent pas un ordre forcément chronologique, à la fois tendres et cocasses : Anecdotes, Cartes postales, Chronologie utérine, Corporalité assoiffée, le programme est annoncé d’entrée, dans une sorte de sommaire décliné sous forme de pannonceaux, comme au cinéma muet. Le récit, lui, va et vient entre passé et présent, entre la chambre d’hôpital et les souvenirs de famille, va et vient entre ce qui est dit et ce qui est tu, va et vient entre les paroles du jeune homme et les pensées de la vieille dame, va et vient du public à la grand-mère. Mamie rôtie toujours là, qui l’écoute, respire, mais qu’on ne voit pas. Car pour raconter Mamie rôtie, Yvan Corbineau s’est entouré d’objets, rétroprojecteur, vieille télé, divers dispositifs, petits objets, qu’il manipule à vue ou pas, comme cette masse informe blanche, lit de la grand-mère qui se soulève au rythme de sa respiration, seul signe de sa présence et de son attention ; ou encore le fauteuil de sa voisine de lit qui se balance vivement quand celle-ci ronchonne. Pour raconter le jour où Mamie s’est brûlée les jambes et a dû définitivement garder le lit, il y a la flamme, une vraie, au bout du fil sur lequel avance lentement le pannonceau de papier sur lequel est écrit mamie. Moment grave, auxquelles succèdent les cartes postales et les photos, en prise réelle qui sont, plus drôles les unes que les autres, ou encore cette séance de chansons poubelle, karaoke à l’appui, où sur tous les tons et tous les rythmes Yvan Corbineau improvise pour sa grand-mère une chansonnette aux rimes improbables « Mamie jolie, mamie rôties, mamie frito ». Autant de façons de tenir à distance l’émotion tout en disant les sentiments vrais. Présente d’ailleurs tout au long du spectacle, tour à tour discrète, lancinante ou enlevée, la musique, une création de Jean-François Oliver, tient un rôle d’importance. Dans un subtil équilibre entre gravité et légèreté, entre rire et profondeur, Mamie rôtie évoque tout en finesse la vieillesse, la disparition, la mort, le deuil à venir, autant de sujets qui préoccupent les enfants, mais qui restent tabous. Le texte, d’une belle écriture poétique qui laisse toute sa place à la puissance des mots, ne s’adresse a priori pas aux enfants, il n’a d’ailleurs pas été écrit à leur intention. Mais devenu spectacle, spectacle poétique d’objets, il les captive et les touche, les fait rire. Comme souvent, pas au même moment que le public adulte, mais c’est aussi ce qui fait la force d’un spectacle jeune public, ou plutôt d’un spectacle tout public, ici à partir de 9 ans. Et c’était le cas dimanche dernier, au théâtre Dunois, dans le 13e arrondissement, qui accueille la compagnie le 7 au soir et son spectacle Mamie rôtie jusqu’à dimanche prochain et où j’ai rencontré Yvan Corbineau à la fin de la représentation,qui était la cinquantième depuis la création.

Un spectacle à voir avec les enfants dès 8 ou 9 ans, ou bien sans les enfants aussi d’ailleurs : les séances tout public c’est cet après-midi à 15 heures, samedi à 18 heures et dimanche à 16 heures. Le texte, Mamie rôtie, est édité chez l’éditeur toulousain Un thé chez les fous, que vous pouvez commander chez votre libraire. Un ouvrage soigné, à la facture très élégante.

- Site de la compagnie Le 7 au soir
- Théâtre Dunois

Livres

Chronique de Lola et Lucie, c’est à 70 minutes

Lola, 11 ans, et Lucie, 9 ans, présentent tour à tour un roman qu’elles ont lu et apprécié. Une courte présentation, la lecture d’un extrait, un commentaire plus ou moins enthousiaste, et c’est dans la boîte. Ce matin, c’est au tour de Lola de présenter qu’elle a trouvé particulièrement malin : La vie étonnante d’Ellis Spencer. de Justine Augier Actes Sud junior, 2014

Lecture

Chronique de Lionel Chenail , c’est à 80 minutes

Lionel lit un extrait de : Ce que je peux dire d’elles, Anne Icart - Robert Laffon, 2013 ; Pocket 2013

Livres : nouveauté

C’est à 73 minutes

Difficile de dire à quoi ressemble Edmond, en tous cas c’est une bestiole noire aux oreilles toutes rondes et à la longue queue souple qui vit seul au milieu de la forêt, se cachant parmi les herbes ou les feuilles. Jusqu’au jour où Edmond déniche un œuf blanc abandonné et se met en quête de sa mère. Faute de la trouver, il décide de couver lui-même cet oeuf. Avec une histoire simple et très joliment écrite, tout en nuances, l’auteure Ingrid Chabert aborde les thèmes de la filiation, de la maternité et de la séparation pour les très jeunes enfants. Le texte assez bref laisse toute la place aux illustrations très graphiques de Raul Guridi. Chaque double page privilégie une couleur – vert, orange, noir – que le travail du motif, le papier épais et le format en hauteur mettent particulièrement en valeur. Voilà un très joli album pour les petits. Edmond, par Ingrid Chabert et Raul Guridi, éditions Frimousse, 12 euros, à partir de 3 ans

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