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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 15 mai 2013

avec Valentine Goby (auteure) ; Joz Auzende (La Gaité lyrique) ; Julien Prost et Géraud Vérité (jeux vidéo))
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Avec Valentine Goby, auteure de Lyuba ou la tête dans les étoiles, Les Roms de la Roumanie à l’Ile-de-France (Autrement jeunesse, coll. Les Français d’ailleurs) ; Joz Auzende, de la Gaité lyrique, pour le festival Capitaine Futur et les super pouvoirs ; Julien Prost et Géraud Vérité, bibliothécaires à la Ville de Paris, pour une sélection de jeux vidéo ; Lionel Chenail, pour une lecture.

Quel brouillamini dans cette émission ! Depuis quelques semaines, rien ne se déroule comme prévu. Entre les invités qui font faux bond au dernier moment et ceux qui ont oublié de noter la date sur leur agenda, ou encore les soucis de diffusion les jours de fête, il y a eu comme qui dirait quelques petits loupés. Aussi nous vous prions de bien vouloir excuser l’absence d’émission mercredi dernier 8 mai. Bien enregistrée, prête à diffuser, mais un petit tour de passe passe et hop, l’émission est passée à la trappe. Mais comme l’invitée d’aujourd’hui, elle, avait omis de faire une croix sur son carnet, on va pouvoir se rattraper ce matin. Donc, finalement, tout va bien.

Arts numériques

interview de Joz Auzende, en début d’émission

La Gaîté lyrique, l’établissement culturel parisien dédié aux arts numériques et aux musiques actuelles, n’oublie pas les enfants dans sa programmation, avec de nombreuses propositions qui s’adressent autant à leur intelligence qu’à leur sensibilité pour leur faire découvrir des formes d’art variées, créatives et innovantes. Ainsi, un espace leur est dédié avec un choix subtil de jeux vidéo, de livres pop-up ou de jeux originaux, mais aussi des spectacles, ateliers, expositions tout au long de l’année, déclinées dans un programme intitulé Le capitaine Futur. Un joli titre évocateur. Point fort de cette offre culturelle, le festival Le capitaine Futur et les super pouvoirs, du 7 au 26 mai : expositions, spectacles, concerts, contes, et cetera pour les enfants dès le plus jeune âge et jusqu’à dix ans. Des propositions originales, intrigantes, drôles, étonnantes qui invitent les enfants et les plus grands à les découvrir avec les yeux, les mains, les pieds, les doigts… et de la curiosité. Et des enfants ou des adultes, on ne sait pas toujours qui ‘s’amuse le plus, en tous cas, c’est que j’ai pu constater le week-end en déambulant dans l’exposition. Nous avions joint Joz Auzende, conseillère artistique à la Gaité lyrique, avant même que le festival Le capitaine futur et les super pouvoirs ait démarré.

Littérature

interview de Valentine Goby à 20 minutes du début

Avec ses dix titres parus depuis 2006, la collection Français d’ailleurs, aux éditions Autrement, continue de sensibiliser les 9-13 ans, avec intelligence et finesse, à l’histoire de l’immigration en France. Tous écrits par la romancière Valentine Goby, ils proposent le récit d’un enfant, sa vie au quotidien, ses souvenirs, ses émotions, marquée par son histoire familiale et son histoire d’immigration. A chaque tire, une période précise, toujours à travers le regard d’un enfant : le départ du pays, le voyage, l’arrivée en France qu’il découvre, les difficultés et la possible intégration, mêlant petite histoire et grande histoire. L’écriture, chaleureuse, enlevée, privilégie les sentiments et les émotions de l’enfant, tout en apportant des informations précises. On devine d’ailleurs le travail minutieux que cela a dû demander à Valentine Goby pour faire le tri dans toutes les informations dont elle disposait pour rendre son récit à la fois crédible, juste et personnel. Avant tout un récit de vie, dans lequel les jeunes lecteurs pourront s’identifier, tout en apprenant à connaître, ou à mieux connaître, ceux qui les entourent. Des ouvrages de 80 pages, de belle facture, avec de nombreuses illustrations aux crayons, aux encres ou aux aquarelles, signés par Ronan Badel, Philippe de Kemmeter ou Olivier Tallec. Sans oublier le dossier documentaire, réalisé à chaque fois par un spécialiste, qui permet aux jeunes lecteurs de mieux comprendre. Le premier titre de la collection Français d’ailleurs de chez Autrement jeunesse, Le cahier de Leïla, de l’Algérie à Billancourt, situé en 1963, racontait l’immigration algérienne. Le dernier en date, Lyuba ou la tête dans les étoiles, Les Roms de la Roumanie à l’Ile-de-France, paru en septembre dernier, se déroule en 2010, pour évoquer la rude vie d’une jeune adolescente venue avec sa famille du nord-ouest de la Roumanie, pour s’installer dans des abris de fortune aux portes de Paris, soumise au rejet et expulsions répétées. Inutile de préciser que c’est d’une terrible actualité. Du 23 février au 6 avril dernier, les bibliothèques de Montreuil ont organisé tout un cycle de rencontres et événements artistiques, intitulé A la rencontre des cultures tsiganes, avec le but avoué de afin de combattre certaines idées reçues qui ont la vie dure et de découvrir la richesse et la diversité des cultures des rom, manouches ou gitans. Dans ce cadre, Valentine Goby était invitée à présenter Lyuba ou la tête dans les étoiles, et j’ai eu le plaisir d’animer cette rencontre. Je vous propose ce matin d’écouter de larges extraits de cette rencontre, qui a démarré tout de suite sur la forme du livre, qui donne l’impression que Lyuba, narratrice, est en train de rédiger son journal. Réponse de Valentine Goby

Jeux vidéo

C’est à 55 minutes

Comme chaque mois dorénavant, Julien Prost et Géraud Vérité, bibliothécaires à la Ville de Paris (Bibliothèque Louise Michel et Bibliothèque Vaclav Havel), ont présenté des jeux vidéo à jouer en famille, pour tablette, pour PC ou PlayStation, et souvent gratuits. Les voici :

  • Luigi’s Mansion 2 // 3DS (environ 35 euros), édité par Nintendo et développé par Next Level Games
  • Icomania, application iOS et Android, développé par Games for Friends
  • Doodle Grub, application iOS et Android,développé par Pixowl
  • Paper Toss, application iOS et Android, développé par Backflip

Livres pour enfants

C’est à 50 minutes du début

Des albums pour les plus jeunes dans lesquels les pouvoirs du jeu et de l’imaginaire sont les plus forts.

Parmi les petits héros qu’on aime retrouver d’album en album, figure Anton, le héros des bacs à sable, créé par l’auteur illustrateur allemand Ole Könnecke. Sa première aventure a paru en 2005 à l’école des loisirs, Anton et les filles, et en début d’année a paru la quatrième, Anton et les rabat-joie. Autant dire qu’il ne remplit pas les bacs à livres par de nombreuses déclinaisons de ses aventures, et c’est tant mieux. On savoure d’autant plus ces petits récits déclinés à hauteur d’enfants, juste à la bonne hauteur, dans le ton comme dans l’histoire ou la thématique. Sur les grands pages blanches de l’album, dans un dessin croqué d’un coup de crayon qui ne trace pas de décor, à peine trois brins d’herbe, tout est concentré sur la petite bande d’enfants, 3 filles et deux garçons, qu’on retrouve de livre en livre. Chamailleries, rivalités, bouderies, mensonges, mauvaise foi, dépit… Ole Konnëcke possède l’art d’exposer les grands sentiments de la petite enfance avec humour et finesse. Anton, tout joyeux, arrive avec un goûter à partager avec ses copains, enfin, « si vous le demandez très gentiment, vous aurez peut-être un peu de jus de pomme et un petit gâteau » », précise-t-il, de son air un peu suffisant. La réponse ne se fait pas attendre. « Merci, dit Greta, mais on n’a pas le temps ». Vexé, Anton annonce que puisque que c’est comme ça, il ne reviendra plus jamais, parce qu’il sera mort. Aussitôt dit, aussitôt fait. « Anton s’allonge par terre. Anton est mort. » « Parfaitement mort. » Et de fil en aiguille, chacun trouve un prétexte pour faire pareil. Tous morts. Et le chien qui veut jouer se fait rembarrer. « Tu nous déranges, on est MORTS ! » Mais comme dans tous les jeux, tout cela ne dure pas très longtemps, et il suffit que des fourmis rouges se pointent pour que tout se termine autour du goûter d’Anton. Très peu de texte dans les albums d’Anton Konnëcke, et toujours très simple, ce qui le rend d’autant plus savoureux. « Greta est mort. Nina est morte. Lukas est mort. Anton est mort. » alors que les enfants sont alignés, yeux fermés, concentrés pour rester immobiles le plus longtemps possible. Répétition des mêmes phrases, des mêmes postures des enfants allongés, pour bien faire comprendre que jouer c’est aussi sérieux, mais que ça permet aussi de faire retomber toutes les tensions. Et les bouilles de toute la petite bande expriment avec simplicité toutes ces émotions. Anton et les rabat-joie, Ole Konnecke, l’école des loisirs, 12,20 euros, à partir de 3 ans.

Il y a des choses ou des événements qui ne peuvent pas s’expliquer par un raisonnement rationnel, c’est bien connu. Soit il y a un peu de magie là-dessous, soit il s’agit de dons exceptionnels. En tous cas, c’est ce que constate la petite héroïne de Michaël Escoffier et Kris di Giacomo dans leur album Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs. La gamine est arrivée à cette conclusion le jour où elle a compris qu’elle pouvait voler. Conviction qui s’est affirmée quand elle a pu faire disparaître les aliments qu’elle n’aimait pas dans son assiette, traverser les murs ou communiquer avec les animaux. Elle reconnaît bien quelques échecs, mais dans l’ensemble… Pourtant tout a une fin, comme le laisse supposer le titre de l’album… Car tout va bien jusqu’au jour où une séance de vol plané se termine par une chute, un genou qui fait mal, et là, les super pouvoirs de maman seront bien efficaces pour consoler de la disparition de ses propres super pouvoirs. La découverte cuisante du principe de réalité, en somme. Alors que la jeune narratrice décrit ses super pouvoirs avec beaucoup d’aplomb, les illustrations pleines d’humour font entrevoir une réalité tout autre, que les petits lecteurs auront plaisir à débusquer. C’est d’autant plus savoureux que dans ses images, réalisées aux pastels ou aux crayons de couleur, Kris Di Giacomo a croqué une gamine à l’allure incroyable, avec sa grosse bouille ronde et son masque de superman, posée sur un corps gringalet. Le tracé au fusain, la palette de couleurs dominées par les couleurs kraft des papiers découpés les variations de mises en page et de perspective, font écho avec beaucoup d’humour et de justesse aux propos de la petite fille, qui explore et apprend à s’approprier le monde. Une belle réussite. Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs, de Michael Escoffier et Kris di Giacomo, Kaléidoscope, 13,20 euros, à partir de 3 ans.

Lecture

C’est 5 minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait d’un roman de littérature générale sur le thème de l’enfance : Dans la mer il y a des crocodiles, de Fabio Gedda, Liana Levi, 2011

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