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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 16 mai

avec Stéphane Kiehl (E-toiles) ; Simon Roguet (libraire) ; Anne-Laure Perez (1,9,3 soleil)
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Illustration et numérique

Stéphane Kiehl est illustrateur pour la presse, pour l’édition jeunesse et depuis quelque temps, il s’intéresse à la création numérique pour les enfants. Dans mon rêve est une application pour les enfants, dès 4 ans, à consulter sur Ipad. Elle est éditée par E-toiles, une toute jeune maison d’éditions numériques créée par Claire Gervaise. Dans mon rêve a reçu le prix de l’édition numérique à la Foire internationale du livre pour enfants à Bologne en mars dernier. Rencontre avec Stéphane Kiehl. C’est en tout début d’émission.

Petite enfance

Pour la cinquième année, le festival 1,9,3, soleil, invite les tout-petits dans les théâtres, les crèches et les parcs de la Seine-Saint-Denis, pour aller à la découverte de la création contemporaine. Le festival démarre le 23 mai jusqu’au 10 juin, avec des spectacles de Benoît Sicat, Vincent Vergone, Eve Ledig, pour en citer quelques-uns. Anne-Laure Perez, chargée de mission à1,9,3 soleil le présente. C’est en deuxième partie d’émission (35 mn).

Librairie

La Quinzaine des librairies Sorcièresest organisée par l’Association des librairies spécialisées jeunesse et démarre cette semaine. Une manifestation à laquelle nous aimons faire écho dans cette émission, car la librairie tien un rôle majeur pour la diffusion du livre. Simon Roguet, libraire, membre de l’association, présente cette Quinzaine. C’est en troisième partie (60 mn).

_ Lecture

Lecture d’un extrait de roman sur le thème de l’enfance : Finnigan et moi, de Sonya Hartnett, traduit de l’australien par Bertrand Ferrier, Le Serpent à plumes, 2009

Manifestations

Comme tous les ans au mois de mai, le Théâtre aux mains nues propose du 17 au 27 mai, Marionnettons-nous, le festival marionnettes jeune public, pour les enfants dès 1 an, avec des spectacles de marionnettes à gaine, à fil, du théâtre d’objets, d’ombre et de papier, avec cette année pour thématique commune, la réécriture de contes traditionnels ou moins traditionnels. 5 spectacles pour revisiter Le Petit Chaperon rouge, Alice au pays des merveilles, Raiponce et d’autres encore. Chaque spectacle est présenté à plusieurs dates ou horaires, et l’une de ces représentations sera suivie d’une rencontre avec le metteur en scène ou la compagnie. Le petit chasseur de sonsAu programme : Les trésor de Papic, par la Compagnie Au fil des flots, d’après le livre d’images de Christian Voltz ; Ici, ailleurs ou autre part, par la compagnie Les yeux creux ; La Nuit, de Pierre Blaise, du Théâtre sans toit ; Le Petit chasseurs de bruits, par la compagnie Gazelle et enfin, Alice(s), par la Compagnie la Doryphore, d’après Lewis Caroll + une journée de clôture, le dimanche 27 mai, intitulé Journée conte, avec des lectures de contes, une lecture-performance avec Charlotte Mollet, illustratrice experte en papier découpé, et une table ronde sur le thème de la réécriture du conte traditionnel.

Parutions

L’éditeur nous avait prévenus : voici un roman formidable que nous sommes ravis d’’éditer, nous espérons que vous l’aimerez autant que nous avons aimé le publier. Le titre : Good bye Berlin. L’auteur : Wolfgang Herrndorf, un auteur allemand que nous ne connaissons pas encore en France. Roman pour adolescents traduit de l’allemand donc, vendu à 200 000 exemplaires en Allemagne. En général, ce genre d’argument promotionnel ne me dit rien, les chiffres de vente n’augurant en rien de la qualité d’un roman. Mais la couverture bleu flashy piquetée de rose, la typographie élégante et surtout le sujet du livre et le réel enthousiasme de l’éditeur m’ont incitée à mettre le bouquin en haut de la pile des livres à lire. Et je n’ai pas été déçue. Good bye Berlin, est un roman enthousiasmant, drôle et grave, léger et profond, qui embarque son lecteur aux côtés de Maik et Tshik, deux adolescents d’aujourd’hui, dans leur épopée à bord d’une Lada volée sur les routes de l’Allemagne de l’Est. Une aventure rocambolesque a priori improbable, tant ces deux garçons seraient plutôt à ranger du côté des losers, ceux à qui rien ne peut arriver, pas même d’être invité à l’anniversaire de Tatiana, une fille de leur classe, alors que presque tous les autres élèves ont été invités. Maik, l’invisible, Tshik, le marginal, débarqué dans la classe un matin, imbibé d’alcool plus que de raison. Deux ados solitaires que rien ne semblerait rapprocher et qui embarquent ensemble dans une vieille bagnole, un beau matin d’été, histoire d’échapper au vide ambiant. Une mère en cure de désintoxication, un père qui en a profité pour une virée avec sa secrétaires, personne pour retenir Tshik, que ses camarades ont surnommé Psycho, c’est tout dire, et c’est le début de l’aventure sur les routes de la Valachie, semée de rencontres incroyables et cocasses, avec des personnages atypiques, adultes ou ados, sérieux ou déjantés, de passages au commissariat ou à l’hôpital, et surtout une amitié qui se consolide au fil des heures et des jours. Ils ne savent pas où ils vont, mais ils y vont, vers le bonheur de vivre, et le lecteur les suivrait encore longtemps, tant le ton, l’écriture, le souffle de folie douce mais aussi l’humour qui traversent le roman l’emportent. Des dialogues savoureux, des passages émouvants, d’autres complètement délirants, l’auteur Wolfang Herrndorf, en se glissant dans la tête de Maik, a su trouver le juste le ton juste, celle d’un ado d’aujourd’hui sans pour autant céder à la facilité. Un grand bravo à la traductrice, Isabelle Enderlein, pour ce récit plein de verve, drôle et émouvant. Un roman heureux qui rend heureux, est-il écrit sur la quatrième de couverture. C’est tout à fait vrai. Good bye Berlin, de Wolfgang Herrndorf, traduit de l’allemand par Isabelle Enderlein, paru aux éditions Thierry Magnier le 2 mai, 326 pages,14,20 €, à partir de 13 ans, et pour adultes, puisque ce roman a paru en édition générale en Allemagne en 2010.

Un autre roman gentiment déjanté, qui nous vient cette fois de Suède, paru à l’automne dernier, il y a un petit moment donc, mais qu’il serait dommage de rater. Ma mère est un gorille (et alors ?) de Frida Nilsson, paru chez Bayard jeunesse, dans la collection Estampille, c’est-à-dire pour les enfants à partir de 9 ans. Pour cette auteure aussi, c’est son premier roman jeunesse à être traduit en français, mais publié en Suède en 2005. « A neuf ans, j’ai été adoptée par un gorille, je n’avais rien demandé, mais c’est ce qui est arrivé un jour de septembre. » Ainsi débute le roman. Pour Joanna, locataire d’un orphelinat, la déconvenue est à la mesure de ses envies de quitter l’endroit détesté. C’est elle que l’énorme bonne femme, mal fagotée, au ventre rond comme un barrique, aux jambes poilues a choisie d’adopter le jour où elle débarque en visite à l’orphelinat. Quelle horreur ! Arrivé e chez elle, elle comprend vite qu’elle est tombée chez l’exact opposé de la directrice de l’orphelinat. Autant celle-ci est obnubilée par la propreté, autant la gorille, puisqu’elle l’appelle comme ça tout au long du roman, autant la gorille déteste les conventions. Pour gagner de quoi mettre dans la marmite, elle a plus d’un tour dans son sac pour rouler ceux qui s’intéressent à ses vieilles babioles dans son bric-à-brac, le nettoyage n’est pas son fort, et sa maison ressemble à un taudis. Mais elle adore Oliver Twist, ne mâche pas ses mots quand elle a quelque chose à dire, et la vie de Joanna prend bientôt des couleurs de plaisir, d’amusement, de tendresse. Entre la gorille et Joanna, c’est bientôt l’adoption mutuelle. Quand débarque Tord, le conseiller municipal, aux intentions douteuses… Loufoque mais très attachant, autant par les deux héroïnes que sont Joanna et la gorille que par l’écriture enlevée, très dialoguée, Ma mère est une gorille (et alors ?) dresse le portrait d’une adulte hors normes, qui assume tout à fait sa marginalité et sait transmettre à la petite Joanna ce qui fait le sel de la vie. « Leshh choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être », telle est la dernière phrase de ce roman original, comme souvent chez les auteurs suédois. Ma mère est un gorille (et alors ?) de Frida Nilsson, Bayard jeunesse, collection Estampille, 230 pages, 11,90 €, à partir de 9 ans

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