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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 17 décembre 2014

Nicolas Pantalacci, alias Monsieur Lune (auteur-compositeur-interprète) ; Géraud Vérité et Julien Prost (jeux vidéo)
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Dernière émission de l’année 2014 ; petit break annoncé, donc, pendant les fêtes de fin d’année. Au programme : Nicolas Pantalacci, alias Monsieur Lune, pour "L’incroyable histoire de Gaston et Lucie", livre-cd (L’Autre distribution) et concert animé ; Géraud Vérité et Julien Prost présentent leur sélection mensuelle de jeux vidéo ; Lionel Chenail lit un extrait de littérature générale. Et on aura écouté juste une chanson de Noël, et encore, seulement le début…

Histoire en chansons

Interview de Monsieur Lune, c’est au début

Dans la vie de tous les jours on l’appelle Monsieur Lune, mais en vrai c’est Nicolas Pantalacci, qui chante pour les enfants comme pour les grands. En 2010, paraissait L’incroyable histoire de Gaston et Lucie, un livre CD, une histoire en chansons dont nous venons d’entendre non pas la première mais la deuxième chanson qui donne le ton. Certes une histoire aux allures de conte, avec château, roi et princesse, mais qui joue avec malice à prendre à contrepied quelques-uns de ses archétypes : la princesse est moche, son futur amoureux est moche, mais il passe avec succès l’épreuve qui lui permettra de gagner sa main. Deux anti-héros bien sympathiques. Les Bovilains, ce sont les habitants de Boville, se trouvent tellement beaux qu’ils en sont bêtes et le resteront, tandis que le récit se clôt sur une fin mi-figue, mi-raisin. Une histoire, à la fois drôle et poétique, avec rebondissements et personnages hauts en couleur, racontée avec juste ce qu’il faut d’auto dérision, par le comédien Pierre Santini, qui en est le narrateur. Elle est rythmée par de nombreux dialogues et une dizaine de chansons, pleines d’entrain, écrites et composées par Nicolas Pantalacci, et interprétées par quelques artistes de la scène actuelle de la chanson, comme on dit, Gérald Genty, Carmen Maria Vega, Oldelaf, Ben RIcour, pour en citer quelques-uns, et qui semblent drôlement bien s’amuser à mettre en voix cette histoire imaginée par Nicolas Pantalacci et Sébastien Rost. Dans le livre, on retrouve bien sûr le texte du récit et des chansons, avec une mise en page très dynamique et des illustrations drôles, très colorées, pleines de mouvements, de contrastes et de jeux sur les profondeurs de champ, illustrations signées Sébastien Rost. Sorti une première fois en 201 chez Enfance et Musique / Le merle moqueur, L’incroyable histoire de Gaston et Lucie reparaît ce mois-ci, distribué cette fois par l’Autre distribution. Mais L’incroyable histoire de Gaston et Lucie, c’est aussi un concert, avec sur scène Monsieur Lune au chant et à la guitare, entouré de Gaël Derdeyn et de Jean-Pierre Bottiau dit « Cheveu », Cécile Hercule et Alexis Sébileau, déjà présents sur le CD. C’est un concert illustré, comme ils l’ont appelé, car sont projetées sur grand écran les images du livre adaptées en film d’animation, mêlant bande son enregistrées et musique live. La prochaine représentation parisienne, c’est ce dimanche après-midi au Café de la danse à Paris dans le 11e, deux représentations à 14h30 et 17h30, et l’occasion pour nous de recevoir ce matin Nicolas Pantalacci, alias Monsieur Lune.

- site de Gaston et Lucie

Jeux vidéo

Chronique de Géraud Vérité et Julien Prost, c’est à 45 minutes

Les références des jeux présentés :

Sur plateforme mobile
- 1. Retry. C’est gratuit : infos
- 2. Hearthstone bientôt sur android (parce que ça fait déjà un moment sur iOS). C’est gratuit : infos. Y’a l’extention gnomes et gobelins qui est sortie aussi (rajoute les mecas et 140 nouvelles cartes, varie le jeu)
- 3. Badland . C’est gratuit ; existe en version premium :infos : 3,99 euros sur IOS.

Sur consoles et PC
- 1. Papers Please, disponible sur IOS : 6,99 euros ou sur steam :infos
- 2. Towerfall ascension PS4/PC 14€ http://fr.wikipedia.org/wiki/TowerFall
- 3. Sherlock Holmes : Crimes and Punishments (bon ok 16+ mais c’est bien) sur PC, PS3 et PS4, Xbox 360 et Xbox On : entre 30 et 40€.Infos

Sur navigateur
- 1. The company of myself (génial !!!). C’est gratuit :infos

- 2. Gods will be watching en français. Gratuit pour le premier niveau :infos

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Lecture

C’est quelques minutes avant la fin

Lionel Chenail lit le début de : Le petit Bonzi, de Sorj Chalandon (Grasset, 2005)

Informations

C’est à 40 minutes

Jusqu’à dimanche au théâtre du Grand Parquet dans le 18e arrondissement, Klesudra ou celui qui vole l’eau, par la compagnie les frères Kazamaroffs. Un spectacle qui mêle habilement conte traditionnel, musique, jonglage, marionnette, théâtre d’objets, film d’animation, dessin dans le sable et même magie, pour raconter combien l’eau représente un bien précieux, d’autant plus précieux quand elle vient à manquer. Sur scène, ils sont trois Matthieu Rauchavarger, Gérad Clarté, Corinne Chevauché, musiciens pour les uns, jongleurs et manipulateurs d’objets pour l’autre ; ou plutôt, ils sont quatre, car il faut ajouter la grande marionnette à taille presque humaine et à l’expression tellement réaliste. On pourrait même ajouter encore un partenaire de plus, l’eau qui coule de différentes façons sur le plateau, bassine, clepsydre, canalisations, et fait entendre sa petite musique. Au récit inspiré par les contes du fin fond de l’Europe de l’est, porté par la musique jouée sur scène, entre autres au violon et à la flûte, s’ajoutent les nombreux moments tout en poésie et délicatesse, comme ces scènes de jonglage avec les tasses, ou celles dans le sable d’où émergent peu à peu les balles ; les dessins creusés à main levée sur une plaque couverte de sable, et projeté sur l’écran ; les balles qu’on dirait de cristal et qui courent dans les canalisations d’eau ; les papillons rouges qui volent sous le souffle des éventails ou encore le film d’animation réalisé image par image avec du sable. Le sable du désert, la quête du puits et de la moindre goutte d’eau… Klesudra ou celui qui vole l’eau est un spectacle tout public à voir partir de 8 ans. Jeudi, vendredi, samedi à 20 heures, dimanche à 15 heures ; 6, 12 et 18 euros Le grand Parquet, rue d’Aubervilliers, dans le 18e arrondissement.
- Le site de la compagnie

Au cinéma, parmi les films pour enfants sortis en cette période de Noël, un film d’animation norvégien, De la neige pour Noël, réalisé par Rasmus Sivertsen, distribué par les Films du préau. Dans le petit village de Pinchcliffre, la neige tarde à venir, et un Noël sans neige, ce n’est pas un vrai Noël. Le journal local a beau annoncer son arrivée imminente, elle tarde à venir et les habitants du village sont de plus en plus impatients. Alors Féodor, une sorte de Géo Trouvetout à sa manière, décide de fabriquer un canon à neige super puissant. Mais bien évidemment les choses ne se déroulent pas comme prévu, et les deux compagnons de Féodor, le canard Solan et le hérisson Ludvig auront du fil à retordre. Ce sont eux les véritables héros du film, le premier, bavard invétéré, vantard, et jouant au chef plus souvent qu’à son tour ; le second plutôt trouillard, ayant peur de tout, du noir même en plein jour, et peu enclin aux changements, mais qui bien sûr sauvera le village de la catastrophe. Réalisé image par image et non pas à l’ordinateur, avec des marionnettes dont les trognes et l’allure ne sont pas sans rappeler celles du studio d’animation Aardman, De la neige pour Noël repose sur un scénario au fil un peu mince, mais son charme tient beaucoup plus à son atmosphère un rien désuète, à ses personnages bien campés et aux multiples détails dans la mise en scène comme dans les décors. A voir à partir de 6 ans dans les salles de cinéma.

On vous a déjà dit ici tout le bien qu’on pensait du groupe rock suisse Bricojardin, complètement déjanté, ébouriffant bourré de poésie et d’inventions, et surtout complètement enthousiasmant, pour leur premier opus, Petit Robert le mystère du frigidaire, leur conte musical créé en2010, et pour le suivant, créé cette année, sur scène et sur CD, Lola Folding. Une histoire en musique, racontée par Zak ze Cat, chat de grand-mère, GrandMa Folding, 100 ans, et son album de photos, remplis de souvenirs, auquel la petite Lola Folding, 9 ans, héroïne de cette histoire n’a pas le droit de toucher. Il lui suffit alors d’attendre la sieste de sa grand-mère, et la voici happée dans l’album ; elle se retrouve parmi les lolaroïds, autrement dit des photos de famille vivantes, des photos qui parlent. Elle plonge dans les souvenirs et les secrets de famille. Sous la plume de Marc Jeanneret, avec la mise en musique de Simon Aeschimann, les voix de Mariama Sylla et de Simon Aieschiman, et de très nombreux instruments, cette histoire de transmission familiale et du temps qui passe, est ancrée dans la musique rock des années 60-70, mais aussi dans celui du cinéma et du cabaret. Ecriture fine et imagée, personnages truculents, pour aborder avec le sourire des thèmes profonds, passer du rire au grave avec la même exigence. Voilà une histoire musicale écrite à hauteur de sentiments d’enfants, mais qui embarque petits et grands ! Un juste équilibre entre rêve et réalité, entre ombres et lumières, entre tendresse et fantaisie, entre loufdinguerie et poésie. A voir les quelques extraits filmés du spectacle, sur le site de Bricojardin, on devine que celui-ci est bourré de trouvailles visuelles et sonores. Une seule occasion de le découvrir en région parisienne avant longtemps, et c’est aujourd’hui, ce soir à 19h30 au théâtre 71 à Chatillon. Si vous pouvez, allez-y, ce serait trop dommage de le rater !

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