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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 17 octobre 2012

avec Geneviève Lefaure (Scènes d’enfance et d’ailleurs) ; et Entre deux caisses, pour "Je hais les gosses" à Ivry-sur-Seine
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Chansons pour enfants

Le groupe Entre deux caisses a créé son premier spectacle pour les enfants, Je hais les gosses, des chansons d’Alain Leprest, dans une mise en scène de Juliette, au théâtre Antoine Vitez, à Ivry-sur-Seine, dans le cadre du Festival de Marne, du 11 au 19 octobre. Un spectacle à la fois drôle et grave, bourré d’idées et de belles images. Si Alain Leprest n’a pas écrit de chansons pour les enfants, l’enfance est souvent au coeur de ses chansons. Rencontre avec les quatre musiciens interprètes d’Entre deux caisses à la sortie de la deuxième représentation. C’est à 15 minutes.

Théâtre jeune public

Le jeune public a l’âge de la maturité, c’est le titre du colloque organisé samedi prochain par l’association Scène d’enfance et d’ailleurs, une association qui rassemble tous ceux qui militent pour une véritable politique artistique et culturelle du spectacle vivant en direction de la jeunesse : artistes, acteurs culturels, médiateurs ou spectateurs. Si le secteur du spectacle vivant est bien vivant, il reste néanmoins une dynamique fragile qui repose sur la volonté des uns et des autres, mais qui manque d’une volonté politique qui soutienne et favorise la création, la diffusion et la transmission. C’est ainsi que Scènes d’enfance et d’ailleurs vient de publier un manifeste avec 40 propositions pour le jeune public, que le colloque organisé samedi prochain, au théâtre Monfort, présentera en détail et mettra en débat, avec metteurs en scène, comédiens, universitaires, auteurs, élus. Geneviève Lefaure est la présidente de Scènes d’enfance et d’ailleurs, et nous l’avons rencontrée il y a quelques jours. C’est à 30 minutes.

Films pour enfants

Cela fait un bon moment déjà que les auteurs illustrateurs de livres pour enfants des pays du Nord se distinguent par leur regard ouvert sur les enfants, dans le sillage d’une Fifi Brindacier qui a ouvert la brèche il y a une cinquantaine d’années et influencé nombre d’entre eux. Les premiers livres pour enfants qui ont abordé sans tabou les sujets du divorce, des familles recomposées ou monoparentales sont venus de Suède, Norvège ou Danemark, un courant qui reste encore aujourd’hui très vivace. Pas de gravité pour autant. Humour et légèreté pour en parler, tout en prenant l’enfant toujours au sérieux. Karla von Bengtson, danoise, s’inscrit dans cette lignée. Rélisatrice de films d’animation, mais aussi illustratrice, elle a écrit et réalisé Mon tonton ce tatoueur tatoué, sorti en 2010 au Danemark et aujourd’hui sur les écrans français. Avec humour et bonhomie, le film interroge la notion de famille contemporaine, tout en prenant le sujet à contre-pied. La petite Maj, six ou sept ans, vit en toute harmonie avec son oncle Sonny, un gars aux gros bras tatoués, tatoueur de son métier, mais à la sensibilité à fleur de peau. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces deux-là s’aiment, même s’ils ne savent pas se le dire. D’ailleurs ils s’accordent tous les deux pour affirmer que ce dont a besoin Maje, c’est une famille avec père, mère et des légumes tous les soirs, comme on en voit à la télévision. Et pas d’une vie dans un salon de tatouage. Oui, mais comment trouver la famille idéale ? Un événement imprévu les lance tous les deux sur la route, à moto, et quelques péripéties et rencontres incongrues avec des familles hors normes plus tard, ils auront compris que la famille de Maj, c’est celle qu’elle forme avec son oncle. Pas de bons sentiments pour autant dans ce film ; Maj est une petite fille qui n’a pas la langue dans sa poche ni froid aux yeux, et c’est plutôt une fonceuse. Ce n’est pas non plus seulement une chronique réaliste, puisque la magie, ou plutôt la fantaisie, vient apporter sa couleur poétique. Dans la forêt où elle se perd, Maj fait la rencontre d’une drôle de bestiole ailée, douée de parole et au caractère bien trempé, dont la vie familiale n’a rien d’enviable. Le graphisme des images du film est directement inspiré des livres pour enfants, dans la tradition nordique actuelle où le trait, un rien caricatural, donne beaucoup de caractère aux personnages et de vivacité au récit. On aurait presque envie d’aller s’asseoir dans le fauteuil du salon de tatouage de l’oncle Sonny ! Mon tonton ce tatoueur tatoué, un film de Karla von Bengtson, distribué par Cinéma Public Film, pour les enfants à partir de 6 ans, sort aujourd’hui au cinéma.

Le Petit Gruffalo, lui, est l’adaptation d’un album pour enfants, de Julia Donaldson et Axel Scheffler, comme l’était déjà Gruffalo, le film sorti en 2009. Les deux albums, anglais, ont paru à la fin des années 90 et ont été traduits en France d’abord chez Autrement, puis chez Gallimard Jeunesse qui d’ailleurs sort aujourd’hui les deux albums en coffret, à l’occasion de la sortie du film, réalisé par Johannes Weiland et Uwe Heidschötter. Depuis la première histoire, Gruffalo, le monstre, est devenu le père du petit Gruffalo et ils vivent tous les deux dans une grotte au cœur de la forêt enneigée. Le petit monstre rêve d’aller découvrir le monde mais son père lui interdit de s’aventurer trop loin, au risque d’y rencontrer la grande méchante souris. Et bien sûr, une nuit, Petit Gruffalo, qui veut éprouver son courage, sortira de la grotte pour une balade nocturne, à la recherche de la Grande méchante Souris… qu’il finira par trouver, après avoir rencontré le méchant serpent, le hibou pédant et le renard poltron. Réalisé en 3 D, tous les personnages ont à la fois une raideur et une douceur qui soulignent leurs caractères bien trempés. Cette histoire toute simple, construite comme un conte initiatique ou conte de randonnée, dégagent une douceur et une poésie, amplifiées par la musique de René Aubry. La projection de ce film d’animation anglais est précédée de trois brefs courts métrages, dont l’univers, la forêt, la neige, les animaux, ou encore le thème, la découverte du monde par les plus petits, font écho au Petit Gruffalo. Trois merveilleux courts métrages, sans parole, mais dont la musique, légère, cristalline, amplifie leur poésie. Le premier, Des pas dans la neige, un film japonais en déclinaisons de bleu, est particulièrement émouvant de simplicité. Dans un paysage de neige, la nuit, un petit loir sort de l’hibernation, découvre la neige et part sur les traces d’autres animaux, avant de retrouver la chaleur de son terrier. Des images comme peintes à l’aquarelle, une musique égrenée sur les cordes de la guitare, c’est une vraie merveille. Le petit Grufffalo, quatre films pour les petits, dès 3 ans, le programme dure 45 minutes, il est diffusé par les Films du préau, et il sort aujourd’hui sur les écrans.

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