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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 19 juin 2013

Alain Serres (éd. Rue du monde), Marc Jeancourt (Festival Solstice), Alain Schneider (chanteur)
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avec Alain Serres (Rue du monde) pour évoquer L’été des bouquins solidaires, Marc Jeancourt, directeur du Festival Solstice les arts du cirque à Antony-Chatenay-Malabry, Alain Schneider pour son superbe CD "Le vent qui nous mène", et autres petites infos autour de l’actualité culturelle des enfants en Ile-de-France.

Livres

C’est au début

Le livre qui parlait toutes les langues (voir présentation ci-dessous), fait partie des trois albums que viennent de publier les éditions Rue du monde, pour faire partie de L’été des bouquins solidaires, une opération menée avec le Secours populaire français. Chaque fois que deux de ces livres sont achetés entre le 20 juin et le 15 oaût,, un troisième livre est offert à un enfant, un oublié des vacances, comme les appelle le Secours populaire français. Car cela fait 34 ans que le Secours populaire français organise chaque année la « Journée des oubliés des vacances », à la fin du mois d’août, pour emmener à la mer, près de 40 000 enfants pour lesquels ce sera leur seule journée de vraies vacances, loin de la maison. Et cela fait dix ans que les éditions Rue du monde s’associent à cette action en offrant un livre aux 5000 enfants de la région Ile de France qui iront passer cette journée à Cabourg. L’été des bouquins solidaires. Une action solidaire tout autant qu’engagée dans le développement de la lecture, car on sait que posséder au moins un livre à soi, un beau livre, c’est déjà un premier pas dans le plaisir de lire. Aussi ce matin, pour les dix ans de L’été des bouquins solidaires, nous accueillons, au téléphone, Alain Serres, auteur, mais aussi éditeur des éditions Rue du monde.

Les deux autres livres : La sieste, Judith Gueyfier et Alain Serres et Martin et Rosa, de Raphaëlle Frier et Zaü

Festival

C’est à 30 minutes

Solstice, le festival des arts du cirque proposé par le Théâtre Firmin Gémier-La Piscine, à Antony et Chatenay-Malabry revient pour la treizième année, du 21 au 29 juin. Déambulations, spectacles aériens, promenade sonore et visuelle, jonglages, acrobaties dans les airs, il semblerait bien que cette année le festival Solstice prend les chemins de traverse, dans les rues de la ville, dans les parcs et dans les arbres pour des spectacles avant tout poétiques. Spectacles insolites, parcours, performances, mais aussi clowns, musique, une dizaine de spectacle, sans oublier les apéro concerts et les ateliers pour les enfants, cette année encore, [Solstice->http://www.theatrefirmingemier-lapi…] invite à rêver, à rire et à danser. Et on ajoutera que tous les spectacles sont gratuits. Petit coup de projecteur avec Marc Jeancourt, directeur du Théâtre Firmin Gémier/La piscine, pôle national des arts du cirque.

Chanson

C’est à 55 minutes

Le nouveau CD d’Alain Schneider est sorti le mois dernier chez Victorie Music : Le vent qui nous mène, un superbe CD où les chansons s’adressent autant aux enfants qu’aux adultes, avec des arrangements musicaux d’une grande finesse. [Alain Schneider->http://www.alain-schneider.com/]l est interviewé par Gilles Avisse. Voir un extraitdu spectacle du même nom, aux Sax d’Achères, il y a quelque temps.

Manifestations

Alain Chiche, auteur et illustrateur de livres pour les enfants, en particulier à l’école des loisirs, est également musicien, guitariste jazz, nous avons déjà eu l’occasion de vous faire entendre quelques-unes de ses musiques, comme celle que nous venons d’entendre, extraites de son CD De bas en haut, paru fin 2012. A l’occasion de la Fête de la musique, Alain Chiche chante, conte et joue de la musique pour les enfants, son premier spectacle pour enfants, et c’est dimanche. Le spectacle s’intitule [Contes de trois rien->http://minisites-charte.fr/sites/al…], une promenade poétique et musicale en contes, comptines et chansons qu’il a imaginées et mises en musique, accompagné par les percussions de Julien Giraud. C’est dimanche prochain à 17 heures, au Petit théâtre du Bonheur, rue du Drevet dans le 18e arrondissement, au pied du Sacré Cœur. A découvrir en famille à partir de 3 ans. 5 euros pour les enfants, et 7 euros pour les adultes.

L’institut du pop-up de l’école d’art Maryse Leroy, qui se trouve à trois pas de la radio, rue des Boulets dans le 11e arrondissement, expose dans sa galerie samedi après-midi prochain. Exposition de pop-up, des livres des cartes ou autres objets en papier qui se déplient en volume, réalisés au cours des trois dernières sessions de formation à l’art du pop-up. Ces formations de 5 jours au cours desquels les étudiants sont encadrés par Philippe UG, célèbre ingénieur papier comme on dit, et qui a réalisé de nombreux merveilleux livres en pop up. L’exposition a donc lieu samedi prochain, de 15 heures à 18 heures, et oui, seulement 3 heures, au 37 rue des Boulets, à L’école d’art Maryse Leroy.

Publications

Le premier au tout début, les autres à 20 minutes

Quelle ingénieuse idée, quelle jolie façon de faire découvrir, entendre et même lire la diversité des langues aux enfants. Le livre qui parlait toutes les langues, un livre-CD, écrit et raconté en français par Alain Serres, illustré par Fred Sochard, mis en musique par Nicolas Allemand, et raconté dans 19 autres langues avec la collaboration des anciens élèves de l’Inalco, et édité par Rue du monde qui édite là son premier livre CD pour les enfants. L’histoire, c’est celle d’un petit garçon qui marche jusque dans la forêt, ouvre grand son livre pour y lire ses histoires ; mais voici qu’un loup, un vrai, s’approche, prêt à le dévorer. "Attends mon histoire n’est pas terminée", dit le petit garçon qui continue sa lecture. Mais à chaque fois qu’il arrive à la fin de l’histoire, voici que celle-ci recommence dans une autre langue et la fin, je vous la laisse deviner, même si elle réserve quelques petites surprises. Une fine ode à la lecture et au plaisir des histoires. Sur le CD, 4 versions de cette histoire assez courte et très enlevée, les deux premières en musique, l’une en français, l’autre mêle toutes les langues, la troisième, sans musique, alterne l’histoire en français et ses multiples traductions, et enfin la dernière, seulement la musique. Fallait y penser, et sûr que les nombreuses écoutes successives de l’une ou l’autre de ces versions permettront aux enfants non seulement de se familiariser et reconnaître les sonorités, mais pourquoi pas, de mémoriser quelques bribes de turc, russe, chinois, khmer, swahili ou d’autres. L’album, plutôt de petit format, ne permettait pas bien sûr de reproduire le texte de l’histoire dans les vingt langues, mais comme dans la version 3 du CD, il alterne les traductions de chaque épisode à côté du texte français sur vingt doubles pages. L’occasion pour les enfants de découvrir des alphabets et des graphies qu’ils ne connaissent certainement pas. Les illustrations lumineuses de Fred Sochard, avec ses grands aplats de couleurs franches qui campent un loup plutôt débonnaire, et avec ses gros plans assez singuliers, en font un album vraiment réussi. Sans oublier la création musicale, à la fois légère et inventive. Le livre qui parlait toutes les langues, Alain Serres, Fred Sochard, Nicolas Allemand, livre CD, Rue du monde, 18,50 € à partir de 4 ans

Nous vous avions déjà présenté le magazine Georges, publié par les éditions lyonnaises Grains de sel, lors de sa sortie il y a maintenant 3 ans et qui continue son petit bonhomme de chemin, sa belle aventure créatrice et inventive, pour les enfants dès sept ans. Difficile de compter les numéros, ils ne sont pas indiqués sur la couverture. Pas de numéro 1, 2 ou 3, mais un numéro Ampoule, un numéro Vélo, Lunettes, en mars dernier c’était le numéro Pomme, et pour le tout nouveau numéro, paru le 26 mai dernier, il s’agit du numéro Lettres, je crois bien que c’est le dixième. Car chaque numéro de Georges, petit petit petit magazine pour enfants pas encore adultes, c’est ce qui est écrit sur la couverture, chaque numéro de ce trimestriel décline ainsi toutes ses rubriques autour d’une thématique, que ce soit les histoires, vraies ou inventées, des interviews vraies ou inventées, la BD, les jeux, les bricolages, les expériences, les recettes, ou même les saynètes à mettre en scène. Jusque dans la façon d’écrire, de tourner les phrases et dans le vocabulaire utilisé. C’est drôle et subtil, et toujours très soigné jusque dans le moindre coin de page. Une cinquantaine de pages sur un papier bistre, qui lui donne son petit ton décalé, avec ses couleurs assourdies, et une maquette et un graphisme impeccables, un rien vintage. Certains illustrateurs sont des collaborateurs réguliers, comme Séverin Millet ou Anna Novion, d’autres s’invitent pour un numéro comme Tom Schamp, Amélie Fontaine ou Didier Cornille, ou encore Chloé Perarnau, Agathe Demois ou Crushiform pour ce numéro Lettres. Dans ce numéro Lettres du magazine Georges, on découvre l’histoire du facteur Cheval, une lettre anonyme à décrypter ou un jeu sur les télégrammes, une leçon de morse, des modèles de carte pop-up, et même une scène de L’école des facteurs de Jacques Tati à mimer ou à mettre en scène. De quoi inciter à lâcher son ordinateur pour lui préférer papier, crayons et ciseaux. Longue vie au Magazine Georges, que vous pouvez acheter dans toute bonne librairie, 6 euros le numéro. On peut aussi s’abonner bien sûr, les infos sur le site magazinegeorges.com

A signaler également la parution du numéro 5 de Biscoto, le journal plus fort que costaud, journal de bandes dessinées, d’histoires, de jeux, de feuilletons, de bricolage, d’histoires vraies et fausses, de blagues, concoctés par une bande de jeunes auteurs et d’illustrateurs au ton à la fois sérieux et décalé et dont nous avions reçu l’une des deux responsables, Suzanne Arhex, à l afin de l’hiver. Tout le monde semble s’amuser et le lecteur aussi. Là aussi, un thème fédérateur tire le fil commun à l’ensemble des articles, ce mois-ci c’est le bazar. Les auteurs s’y sont mis à cœur joie pour semer le bazar dans les 16 pages du numéro, enfin, non pas tout à fait, car le journal conserve toute son organisation habituelle, et c’est tant mieux. Un journal à lire tout à partir de 6/ 7 ans, un journal qui se déplie comme un vrai journal. Biscoto, le journal plus fort que costaud, 3,50 euros, toutes les infos sur le site : biscotojournal.com

Avez-vous déjà essayé d’attraper un trou, oui, un vrai trou, et de le mettre dans un carton ? Impossible ? C’est pourtant ce que parvient à faire le héros de cet album truculent, Le trou, de l’auteur illustrateur norvégien Oyvind Torseter, publié à la Joie de lire. Ce personnage à la curieuse tête de souris vient d’emménager dans un nouvel appartement, découvre un trou dans le mur, un trou qui bouge et roule dans la pièce, un trou qui finit par tant l’obséder qu’il appelle le centre scientifique, lequel lui dit de rappliquer tout de suite avec son trou. Le carton sous le bras, il traverse toute la ville et pourtant le trou semble continuer à vouloir lui échapper, là dans un phare de voiture, ici dans la narine d’une fillette ou dans l’œil de son voisin de tramway. Car toute la subtilité, et la réussite, de l’album repose sur le fait qu’un trou, un vrai, transperce l’ouvrage, à l’épaisse couverture de carton bouilli, de part en part. Et les illustrations s’organisent autour de ce trou, donnant pourtant l’impression de mouvements, par de légers décalages de points de vue. Sur la base de ce scénario drolatique, presque sans parole, Oyvind Torseter a composé des images pleine page, d’un trait de crayon noir très léger, presque des esquisses, et à peine rehaussé de couleurs, jaune ou bien bleu. Sauf le carton, couleur carton, renfermant le trou. Tout au long de la soixantaine de pages de ce récit digne d’un film de Jacques Tati, on s’amuse de ce périple mouvementé ; le passage au laboratoire scientifique, où les savants soumettent le trou à un examen rigoureux, est particulièrement savoureux. On peut peut-être lire cet album comme une réflexion philosophique autour du trou et du vide, mais on peut aussi se contenter de sourire à voir ce drôle de personnage dégingandé se débattre avec ce trou qui ne cesse de lui échapper. Et bravo aux éditions de la Joie de lire de continuer à traduire les albums d’Oyvind Torseter, aux univers et aux intrigues toujours insolites. Depuis 1998, cet auteur-illustrateur norvégien illustre ses propres livres, mais aussi les textes d’auteurs tels que Jon Fosse, et travaille également pour la presse norvégienne. Artiste reconnu dans son pays, il a déjà plusieurs fois exposé ses œuvres. Le trou, d’Oyvind Torseter, traduit du norvégien par Jean-Baptiste COursaud, éditions de la Joie de lire, 24,90 euros, à partir de 6 ans.

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