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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 04 octobre 2014

avec Merlot et Gilles Avisse (Festival de Marne), Julien Prost et Géraud Vérité (jeux vidéo)
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Nous commençons cette nouvelle saison en chansons, à l’occasion du Festival de Marne, festival de chansons dans le Val-de-Marne, avec Gilles Avisse, programmateur jeune public, et avec Merlot pour son spectacle Aroundtheweurde. Julien Prost et Géraud Vérité présentent une sélection de jeux vidéo. Lionel Chenail termine l’émission par une lecture.

Chansons

Interview de Gilles Avisse et Merlot, c’est au début.

La vingt-huitième édition du Festival de Marne démarre aujourd’hui et se déroule jusqu’au 19 octobre dans une vingtaine de villes du Val de Marne. Et comme chaque année depuis sa création, le festival réserve une place de choix au jeune public avec sa programmation Les refrains des gamins. Une dizaine de spectacles, concerts, ciné concerts ou théâtre musical, des créations et des cartes blanches, déclinés dans des univers musicaux aussi variés que le sont eux-mêmes, les artistes invités cette année, des plus connus aux tout nouveaux talents. La programmation est concocté par Gilles Avisse, longtemps collaborateur de cette émission ; il est venu ce matin avec Merlot qui ouvre les Refrains des gamins au tout public samedi prochain 4 octobre à Arcueil avec son spectacle Araoundzeweurld, dont nous venons d’entendre une des chansons.

Pour voir la http://www.dailymotion.com/video/x1...vidéo du spectacle de Merlot.

Jeux vidéo

Chronique de Julien Prost et Géraud Vérité, c’est à 50 minutes

Les jeux présentés :

  • 1 - Monument Valley, édité par Ustwo, 2014 sur iOS et Android
  • 2 - Gauntlet, édité par Warner Interactive, 2014 sur PC
  • 3 - Kawaii Killer, édité par Tabemasu Games, 2014 sur iOS et Android
  • 4 - Mujo, édité par Oink Games, 2014 sur iOS
  • 5 - Pixel Dungeon, développé par Watabou, 2014 sur Android
  • 6 - Brother, par Luke Thompson
  • 7 - Pocket Code, édité par Catrobat, 2014 sur Android

Pour écouter la publicité pour le blog de la bibliothèque Louise Michel que vous n’avez pas pu entendre, c’est ici.

Lecture

Chronique de Lionel Chenail, c’est 5 minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait de : Comment j’ai appris à lire, de Agnès Desarthe (Stock, 2013)

Parutions

C’est à 75 minutes

Parmi les nouveautés de la rentrée éditoriale jeunesse, un album au titre osé, La dictature des petites couettes , par Ilya Green, aux éditions Didier jeunesse, nous donne le plaisir de retrouver la petite héroïne Olga et ses copines, déjà rencontrée dans cinq autres albums, dont le premier, Histoire de l’œuf, a paru il y a tout juste dix ans. Titre osé, parce que c’est un album pour les jeunes enfants qui ne connaissent certainement pas le mot « dictature » et vont donc pouvoir l’inclure dans leur vocabulaire, eux qui aiment tant découvrir et expérimenter les mots inconnus. On retrouve Ana, Sophie et Olga, trois gamines au fort tempérament, qui plongent dans un coffre à déguisements et décident illico d’organiser un concours à celle qui sera la plus belle. Mais quand leur copain Gabriel demande à participer, elles commencent par refuser tout net, un garçon ça peut pas être beau, puis elles se font plus conciliantes, surtout quand le chat se présente à son tour. Mais elles imposent leurs conditions, sans discussion possible : ce sera couettes, paillettes et couleurs roses. Pas sûr, pourtant que le jury, composé d’une bande de fourmis et d’un moineau, suivra les mêmes critères de beauté pour les départager. Toujours à hauteur d’enfants, pour lesquels le jeu prime avant tout, Ilya Green interroge avec humour les questions d’identité et de genre, démonte avec finesse les stéréotypes à l’œuvre déjà chez les tout-petits, la séduction, la beauté, le regard des autres. Un petit théâtre de l’enfance, tout en dialogues, sans décor, mais des pages blanches sur lesquelles se détachent les personnages, tracés d’un trait noir, habillés de vêtements aux motifs graphiques très colorés. Le charme de cet album, comme dans les précédents de la collection, tient autant à son dessin qu’à sa façon de mettre en scène des enfants pas toujours tendres entre eux, parfois mal embouchés, mais toujours attachants, auxquels se mêlent avec naturel chat, moineau et fourmis, comme dans tous les jeux imaginés par les petits. La dictature des petites couettes, d’Ilya Green, aux éditions Didier jeunesse, 11,10 euros, à partir de 4 ans et pour plus grands

Le meilleur livre pour apprendre à dessiner une vache, écrit par Hélène Rice et illustré par Ronan Badel  : derrière ce titre didactique se cache un petit livre drôle et malin, qui joue avec le lecteur de façon tout à fait malicieuse. Oui, il lui donne bien des conseils pour dessiner une vache, deux techniques même, mais l’une comme l’autre s’avèrent peu concluantes. La première vache ressemble plutôt à un crocodile, et le petit garçon sur les illustrations aura bon suivre la consigne et mettre l’animal à bouillir dans une marmite, difficile de croire que c’est un herbivore qui ne mange pas les enfants. D’ailleurs, la page suivante le confirme, le garçon se retrouve coincé dans le ventre de l’animal. Alors dans pareille situation, une gomme peut s’avérer bien utile, c’est la conclusion tirée par l’auteur. Quant à la deuxième technique pour dessiner une vache, il faut savoir imiter le cri de la bête, ce que je n’oserai pas tenter à ce micro, mais là aussi une gomme sera nécessaire pour arriver à ses fins. Ce jeu entre texte et images, qui se contredisent avec humour de la première à la dernière page de ce petit livre, est savoureux, autant par son texte, qui adresse ses consignes au lecteur, que par ses illustrations, dessinées d’un trait noir vif et léger, aquarellé de vert pétant. C’est le premier livre du duo d’Hélène Rice et de Ronan Badel, et l’accord est déjà parfait ! Clin d’œil évident, ou peut-être pas d’ailleurs, à l’album d’André François, Les larmes de crocodile, paru en 1956, l’album à la couverture intrigante vert fluo, a adopté un petit format tout en largeur s’ouvrant vers le haut, qui convient particulièrement à cette histoire de crocodile qu’il ne faut pas prendre pour une vache. Le meilleur livre pour apprendre à dessiner une vache, texte d’Hélène Rice, images de Ronan Badel, éditions Thierry Magnier, 10,90 euros, à partir de 5 ans et pour longtemps.

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