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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 02 avril 2014

Collidram, avec les collégiens de Chatillon et de Hay-les-Roses ; Simon Massei (les films Walt Disney et le genre)
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Pour cette troisième émission autour de Collidram 2014, le prix de littérature dramatique décernée par des collégiens, ils sont 8 du collège Paul Eluard à Chatillon et du collège Eugène Chevreul à l’Hay les Roses à présenter "Soeurs, je ne sais pas quoi frère", de Philippe Dorin, et "Annette. Tombée des mains des dieux", de Fabienne Swiatly.

Si les stéréotypes sexuels sont légion dans les albums pour enfants, ils ne le sont pas moins dans les films, en particulier dans les dessins animés de Walt Disney : Blanche, Neige, la Belle au bois dormant, Raiponce, par exemple. Simon Massei, étudiant chercheur en sciences politiques les a regardés de près et a interrogés les enfants sur ce qu’ils en perçoivent.

Le temps d’ajouter chaises et micros dans le studio pour accueillir en direct les collégiens, de s’installer, de faire quelques essais micro, l’émission a commencé avec un peu de retard, à 10h45.

Livres

Les collégiens du prix Collidram, c’est au début

Collidram, le prix de littérature dramatique, organisé par l’association Postures, et décerné par des collégiens, édition 2014, émission numéro 3. Depuis novembre, les collégiens d’une trentaine de classes en France découvrent, lisent, discutent, débattent, argument autour de 4 pièces de théâtre contemporain, accompagnés par leurs professeurs et par les intervenants de l’association Postures. Ils rencontrent les auteurs des pièces, c’était la semaine dernière à la médiathèque Marguerite Duras, et le 7 avril prochain, lundi, un comité de lecture final réunira, les représentants des 30 classes à Paris, pour déterminer le lauréat, en se basant sur le nombre d’argument avancés pour chacun d’entre eux. Car c’est la règle pour le prix Collidram : le vote ce n’est pas une personne égale une voix, non, c’est un argument égale une voix. La pièce qui a reçu le plus d’arguments en sa faveur est donc récompensée. Sans oublier la participation à cette émission, sur Aligre FM, pour présenter les pièces et les auteurs en compétition. Mercredi dernier, des collégiens du collège Plaisance à Créteil et du collège Victor Duruy à Fontenay-sous-Bois étaient dans ce studio pour présenter en détail Traversée, d’Estelle Savasta et Poucet pour les grands, de Gilles Granouillet. Ce matin, en direct depuis le studio d’Aligre FM, des collégiens en cinquième au collège Paul Eluard à Chatillon et en troisième au collège Eugène Chevreul à l’Hay les Roses, vont présenter les deux autres pièces, Sœurs je ne sais pas quoi frère, de Philippe Dorin(L’école des loisirs) et Annette. Tombée des mains des dieux de Fabienne Swiatly (Color gang).

Cinéma et genre

Interview de Simon Massei, c’est à 45 minutes

La question du genre, les stéréotypes sexuels, en particulier dans les publications pour la jeunesse, voilà un sujet que nous n’avons pas fini d’épuiser dans cette émission et sur lequel nous revenons souvent, surtout à propos des albums pour enfants ; et d’autant plus en cette période d’attaques régressives et réactionnaires. Il faut dire que les études et les initiatives sont aujourd’hui assez nombreuses qui pointent et démontent tous ces stéréotypes à l’œuvre dans les bouquins, ou même dans les jouets. En revanche, peu encore se sont penchées sur les films, et encore moins sur la façon dont les enfants perçoivent, reçoivent, voire décryptent ces stéréotypes. Comment les enfants les repèrent-il dans les dessins animés ? La princesse qui rêve d’épouser le prince charmant, celle qui rêve et chante un balai à la main, la méchante marâtre, le cavalier toujours habile et entreprenant : images de fictions ou représentations de la réalité ? Aussi c’est à ce double titre, une analyse du contenu des films et une analyse de la réception par les enfants, que le travail de recherche mené par Simon Massei, dans le cadre d’un master en sciences sociales, nous a particulièrement intéressés. Quelles sont les représentations de sexe et de rapports de sexe, ainsi que leur évolution, dans les longs métrages d’animation des studios Disney, depuis le premier en 1937, Blanche Neige et les sept nains, jusqu’à 2012, année de sortie sur les écrans de Rebelle ?Comment les enfants entre 8 et 11 ans, les regardent-ils et les reçoivent-ils ? Neuf films, anciens ou récents, sont ainsi passés au crible, tant du point de vue de la description physique, comportementale, interrelationnelle des personnages masculins ou féminins que de la façon de les mettre en scène, de les faire dialoguer, bouger ou agir. On ne s’étonnera pas alors que même dans les films plus récents, et sous couvert de personnages féminins plus dégourdis et moins passifs, les stéréotypes ont toujours la vie dure ! Pour autant, les enfants spectateurs que Simon Massei a interrogés ne sont pas dupes et savent faire la part des choses entre fiction et réalité, mais de façon différente s’ils sont un garçon ou une fille, selon leur âge ou leur milieu social, et surtout selon leur habitudes culturelles ou leurs croyances personnelles, certains s’identifiant beaucoup plus aisément que d’autres aux héros ou héroïnes. Intitulé L’esquisse du genre, les longs métrages Disney et leur réception par le jeune public au prisme des rapports sociaux de sexe, le mémoire de recherche de Simon Massei, passionnant, invite, avec beaucoup de pertinence et de précision, à poser un regard attentif sur les films Walt Disney, mais aussi à tendre une oreille attentive aux enfants qui aiment les voir et les revoir.

"L’esquisse du genre. Les longs métrages Disney et leur réception par le jeune public au prisme des rapports sociaux de sexe". Mémoire de Simon Massei. Ecole Normale Supérieure/Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, mai 2013 - 195 pages.

Pour des commentaires, plus d’infos, demandes de précisions, etc., n’hésitez pas à écrire à Simon Massei  : simonmassei@hotmail.fr

Parutions

C’est au tout début

Pinocchio, la création du CREA pour la scène de l’espace Jacques Prévert à Aulnay sous Bois, date d’octobre 2012, et vient d’être publié sous forme de CD, Pinocchio, un opéra jazz, édité par Black and Blue. Comme la plupart des créations du CREA d’Aulnay-sous-Bois, qui initie les enfants et les jeunes à la pratique du chant et des arts de la scène sous des formes depuis de nombreuses années, et sous des formes pédagogiques à la fois ouvertes et innovantes, Pinocchio est une véritable réussite, un opéra jazz sur une musique de Thierry Lalo, un livret de Christian Eymery, sous la direction de Didier Grosjman, le directeur du CREA et interprété par 41enfants ou adolescents. Si ce n’est pas la première fois que l’oeuvre de Carlo Collodi était adaptée pour la scène, elle ne l’avait jamais été pour un opéra, et encore moins un opéra jazz. La mise en scène alternait scènes chantées et scènes jouées, et se détachait avantageusement de l’aspect moralisateur du texte de Collodi. La création musicale, est, elle aussi, particulièrement réussie, qui privilégie les chœurs plutôt que les solos, en se frottant à différents courants du jazz, pour trompette, trombone, saxo, flute, clarinette, piano, contrebasse, basse électrique et batterie. C’est à la fois joyeux et émouvant. Pinocchio, un opéra jazz, édité par Black and Blue. On écoute le tout début.

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