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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 2 janvier 2013

Juliette Arnaud (rediff) - Virginie Capizzi (rediff)
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Livres

Rediffusion de l’interview de Juliette Arnaud pour son roman Arsène (Casterman), diffusée le 24 octobre 2012. Présentation ici.. C’est en début d’émission.

Chansons

Rediffusion de l’interview avec Virginie Capizzi pour son CD Drôles de zanimaux, diffusée le 12 décembre 2012. Présentation ici. C’est à 55 minutes.

Nouveautés : applications numériques

C’est à 35 minutes

Hier on pouvait repérer hier repérer sur Declikidsque l’application L’Australie de Lulu de l’éditeur Zanzibooks était en promotion à 1,79 euros au lieu des 3,59 euros habituels, mais seulement jusqu’au 5 janvier. L’occasion donc pour découvrir cette application qui, comme les deux autres de la série, La Polynésie de Lulu et L’Amazonie de Lulu, invite les jeunes enfants dès 4 ans à découvrir un pays en suivant une gamine, Lulu, et son chat Zazou. Un périple aux quatre coins du pays, imaginé et écrit par Vanessa Pol et David Herschel, illustré par Stéphanie Bertault, mis en musique et en chansons par David Herschel, avec les voix de David Herschel et de Lola Magnard. Le récit de voyage, très simple, est ponctué de chansons et de petits jeux, comme récupérer les bagages à l’aéroport, jouer au boomerang ou acheter un chapeau. C’est bien sûr l’occasion d’apporter quelques informations, peu nombreuses, sur la faune locale, tels les kangourous ou les koalas, ou la culture australienne, comme la musique ou le surf. Un dessin gai, clair et lisible, des quelques zones interactives, des animations pas trcop systématiques, et une carte de l’Australie en guise de sommaire, voilà une application qui ne cherche pas à en mettre plein les yeux. Mais on regrettera quand même le peu d’informations documentaires apportées, ici c’est plutôt la fiction qui prime et j’avoue que j’ai quand même du mal avec la voix du chat Zazou. Mais c’est une histoire de goût. L’Australie de Lulu, une application de Zanzibook, pour Ipad et Iphone, à proposer aux enfants dès 4 ans.

Un hommage, si je puis dire, du numérique aux livres anciens avec L’épouvantable Noël fantôme, par Pierre Dubois, illustré par Elian Black’mor et Carine M, une application, ou plutôt un livre enrichi, édité par Glénat. Pierre Dubois est écrivain, conteur, bédéiste, passionné depuis plus de 50 ans par les fées, les elfes, les lutins, dont il s’est fait le spécialiste, auteur de nombreux ouvrages sur le sujet qui font référence, encyclopédies, livres d’art, recueils de nouvelles ou de contes, avec toujours beaucoup d’humour. L’épouvantable Noël fantôme, c’est d’abord L’épouvantable encyclopédie des fantômes, un ouvrage de 200 pages paru le mois dernier aux éditions Glénat, des histoires de fantômes en tous genres, glacés, brulants, feux follets ou géants de braise, à propos desquels le conteur Pierre Dubois raconte de multiples histoires et anecdotes, mises en valeurs par les illustrations, en noir et blanc, ou sépia, d’Elian Black Mor et Carine M. L’application propose une de ces histoires, Noël au gibet, qui semble se présenter comme les pages du livre, je ne l’ai pas vu, mais j’imagine, un peu grimoire, un peu à l’ancienne. A peine quelques animations très discrètes, mais la lecture à haute voix, chaleureuse, par Pierre Dubois lui-même, de cette histoire de fantôme de Noël. Car oui, Noël c’est d’abord la fête paienne du solstice d’hiver, comme le rappelle Pierre Dubois, la nuit qui recule de quelques pas devant le jour. Et cette nuit-là, les fantômes, les esprits et les morts en errance avaient le droit de festoyer avec les autres. Pas la peine de pianoter, là non plus, on écoute, on frissonne, on se laisse séduire par la musique qui, d’ailleurs, n’est même pas créditée, dommage. Conçue certainement comme produit annexe à l’Epouvantable encyclopédie des fantômes, une sorte de produit d’appel en somme, un petit plus, l’application vaut cependant complètement le coup, à commencer pour profiter des talents du conteur Pierre Dubois. Et puis effectivement, elle donnera peut-être envie de se plonger dans l’encyclopédie pour découvrir d’autres histoires de fantômes. Et de plus, cette application ne coûte que 1,79 euro, moins cher qu’un café en salle, ce serait dommage de s’en priver. L’Epouvantable Noël Fantôme, de Pierre Dubois, une appli livre, une application éditée par Glénat pour tablette iPad et Android, 1,79 euros, à lire et écouter à partir de 8 ans.

A signaler également, les applications numériques éditées par la BnF, la Bibliothèque nationale de France, pas vraiment pour les enfants mais qui pourront cependant en intéresser certains, et qui sont gratuites. Comme L’âge d’or des cartes marines, une application qui accompagne l’exposition en cours actuellement, sur le début de la cartographie, des grands voyages d’exploration et des grandes découvertes. Marco Polo, Vasco de Gama, Magella … Reproductions de cartes, superbes, avec de nombreux commentaires et explications, à lire ou écouter. C’est érudit et passionnant.

Nouveautés : Livres

C’est à 45 minutes.

Que ce soit sur écran ou sur papier, les cartes ou les mappemondes, ne cessent d’attiser l’intérêt et la curiosité. On peut rester des heures plongés dans les cartes, à suivre des parcours, à inventer des voyages, à découvrir des pays, des noms, des lieux, des villes, la faune ou la flore. Et si les grands voyageurs ont été nombreux, au cours des siècles, à redessiner les contours du monde, il y en a encore aujourd’hui pour continuer à le faire, comme le prouve l’ouvrage de Aleksandra Mizielinska et Daniel Mizielinski, Cartes, voyage parmi mille curiosités et merveilles du monde, traduit du polonais. Ces deux graphistes, diplômés de l’académie des beaux arts de Varsovie, sont de grands voyageurs, pleins d’imagination aussi. Leur livre, un grand album de plus de 100 pages, rassemble les cartes d’une trentaine de pays, continents ou régions, dessinées à petits traits, dans un style et des couleurs, à la fois naïfs et précis, qui leur donnent un côté désuet, mais surtout les inscrivent dans la lignée des anciennes cartes illustrées ou encore évoquent les anciennes cartes suspendues aux murs des écoles d’antan. Outre les informations classiques qui accompagnent toute carte - capitale, nombre d’habitants, superficie, langue parlée –chaque carte fourmille de petits dessins légendés caractérisant le pays ou la région : ainsi pour la France, les monuments et châteaux côtoient Claude Monet peignant la cathédrale de Rouen, les Frères Lumière, le roquefort, une pie bavarde, René Descartes, le festival international du film de Cannes, Charles Perrault, les Parfums, etc., etc, ou même Zoé et Antoine, allez savoir qui c’est. C’est sûr, on n’échappe pas à quelques clichés, comme la Bretonne en costume traditionnel, mais toutes ces curiosités et merveilles du monde, dans un joyeux mélange hétéroclite de coutumes, spécialités culinaires, monuments, sites archéologiques, la faune, la flore, instruments de musique, les desserts, de personnage célèbres, artistes, savants, et même des héros imaginaires comme le Loch Ness en Ecosse, etc., tout cela est surtout une invitation à butiner, à chercher, à se promener, à découvrir, en parcourant ces quelque 4000 illustrations légendées, dans un graphisme minutieux. Cartes, voyage parmi mille curiosités et merveilles du monde, de Aleksandra Mizielinska et Daniel Mizielinski, édité par Rue du monde, 25,80 €, à partir de 8 ans et bien plus grands.

Voici un drôle de bouquin, un livre qui disparaît au fur et à mesure de la lecture, comme dit le slogan sur la couverture. La grande évasion de mademoiselle Oignon, de l’illustratrice italienne Sara Fanelli qui a fait ses études artistiques à Londres. Nous avons découvert cette illustratrice en France en 1994, avec Le Bouton, son premier album, publié la même année en Angleterre. Une dizaine d’albums ont suivi, dont un Pinocchio, presque tous traduits en français, mais hélas presque tous épuisés. Dans tous ses albums elle fait état d’une grande maitrise graphique et d’une incroyable inventivité, jouant avec beaucoup d’humour avec les codes de la narration et de la représentation, pour des images très colorées. Elle a reçu de nombreux prix et en 2006, la Tate Modern, à Londres, lui a commandé une frise chronologique et quatre entrées de salles pour le nouvel accrochage de la collection permanente. C’est dire. Le principe de La grande évasion de Mademoiselle Oignon ? Il faut aider mademoiselle Oignon à échapper à la maudite friture, et donc du livre. Au fur et à mesure, le lecteur doit répondre à des questions, écrire dans le livre, mais surtout détacher les pages, jusqu’à ce qu’il lui reste en main, deux livres, la partie centrale en forme d’oignon, donc, et le reste des pages. Ca c’est pour la forme, plutôt rigolote pour un livre jeu. Sur le fond, par les questions qu’elle pose, Sara Fanelli invite l’enfant à un véritable cheminement philosophique sur la base « Réfléchis, imagine, écris » ; Par exemple : « Serais tu différent si tu portais un autre prénom ? Et si tu penses à un éléphant, de quelle taille est ta pensée ? Peut-on être ni heureux ni malheureux ? » Au fil des pages, elle aborde avec humour, poésie voire avec un peu d’absurde, les thèmes de la mémoire, de l’identité, du temps, entraînant ses lecteurs toujours un peu plus loin dans leur réflexion, à travers des questions parfois complexes ou inattendues. Et la métaphore de l’oignon et de ces peaux successives à retirer en est très jolie. A la fin de sa lecture, et donc de son cheminement, le lecteur a créé, quasi de ses mains, un tout autre livre que celui du départ. Et les couleurs vives, le texte tracé à la main, et les multiples collages et griffonnages achèvent de faire cet album une idée lumineuse. La grande évasion de Mademoiselle Oignon, de Sara Fanelli, édité par Phaidon, 19,95 euros, à partir de 8 ans

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