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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 22 mai 2013

Olivier Meier et Léa Barbier (Festival de l’Oh) ; Matthieu Roy (Cie du Veilleur) ; Isabelle Bertola (Théâtre de la marionnette à Paris)
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Au programme : Le festival de l’Oh, avec Olivier Meier (directeur) et Léa Barbier (médiatrice scientifique) ; la Biennale internationale des arts de la marionnette, avec Isabelle Bertola (directrice) ; "Même les chevaliers tombent dans l’oubli", avec Matthieu Roy (metteur en scène)

Festival

avec Olivier Meier et Léa Barbier, c’est au début

L’eau, on le sait, représente un enjeu environnemental, social et sanitaire partout, ici comme ailleurs dans le monde. C’est pour sensibiliser les grands comme les enfants sur cette problématique que depuis treize ans le Département du Val de Marne propose à chaque printemps le Festival de l’Oh,un événement aux multiples facettes. Le week-end prochain, les 25 et 26 mai, place à la fête, aux spectacles, aux débats, aux conférences, sur les berges des fleuves qui traversent le département. pour s’informer, débattre, expérimenter, jouer, regarder, écouter, s’amuser, et découvrir ou mieux connaître tous les enjeux liés à l’eau dans notre quotidien, dans notre environnement mais aussi pour notre avenir. Balades en bateau, expositions, spectacles, ateliers scientifiques, jeu de plateau, concerts, conférences, lectures, à chacun de construire son parcours tout au long de ces deux jours pour profiter de tout. Cette année, le Danube est l’invité d’honneur du Festival de l’Oh : pour découvrir ce fleuve dans ses dimensions environnementales, culturelles voire symboliques dans les dix pays qu’il traverse, l’équipe des médiateurs scientifiques a conçu un jeu de plateau, le jeu de l’oie du Danube, auquel les festivaliers seront invités à jouer. Léa Barbier, médiatrice scientifique au Festival de l’Oh, e présente, tandis qu’Olivier Meier, directeur du festival, présentee cette treizième édition.

Festival

Avec Isabelle Bertola, c’est à 35 minutes du début

La Biennale internationale des arts de la marionnette, proposée par le Théâtre de la marionnette à Paris, en collaboration avec la Ville e Pantin et la Maison des métallos a commencé mardi dernier pour trois semaines de spectacles, expositions, performances, pour tout public, c’est-à-dire pour les adultes et aussi pour les enfants. L’occasion de découvrir des créations contemporaines d’une trentaine de compagnies françaises mais aussi d’Italie, Pays Bas, Portugal, Allemagne, Québec ou même de Chine, théâtre de marionnettes, théâtre d’objets, théâtre d’ombres, etc. Rencontre avec Isabelle Bertola, directrice du Théâtre de la marionnette à Paris.

Théâtre

avec Matthieu Roy, Cie du Veilleur, c’est à 45 minutes

Qu’est-ce que l’identité ? Est-ce notre peau, la couleur de notre peau, notre enveloppe charnelle qui nous définit, parfois à notre corps défendant ? Tel est le fil conducteur de Même les chevaliers tombent dans l’oubli , écrite par Gustave Akakpo et mise en scène par Matthieu Roy, de la compagnie des Veilleurs, dans le cadre du projet de commande d’écriture et de mise en scène initiée par 6 théâtres de Seine-Saint-Denis,avec le soutien du Conseil général. Même les chevaliers tombent dans l’oubl i met en scène des jeunes adolescents, à cet âge de l’entre-deux où il leur semble que leur peau craque de partout, et qu’il est temps de quitter l’enfance, quitter sa carapace pour avancer vers l’âge adulte. Le fameux complexe du homard décrit par Françoise Dolto. Mais ici, ce n’est pas l’aspect psychologique de la pré-adolescence qui a intéressé Gustave Akakpo, mais tout ce que la couleur de la peau, noire ou blanche, implique dans le regard des autres mais aussi dans le sien propre, sur son identité culturelle. La question de l’altérité et de l’intégration, qui se pose à tant d’enfants, en Seine-Saint-Denis comme ailleurs. Ainsi, parce qu’il a la peau noire, le jeune Mamadou est invité par l’enseignante, croyant bien faire, à parler de la culture du pays d’où il vient, alors qu’il est né en France et ne connaît que son quartier. « La maîtresse, elle raconte n’importe quoi ! Je suis comme vous : je n’ai pas de culture. Je viens d’ici », insiste-t’il. George, elle, aurait su quoi répondre à l’enseignante. Car si elle a la peau blanche, elle rêve qu’elle est noire, se sait noire. D’ailleurs, elle a un secret : elle a deux peaux, celle de la maison, une peau blanche, et celle pour le dehors, une peau noire. Et tous ses camarades croient qu’elle est née en Afrique, dont elle semble tout connaître, jusqu’à ses légendes, comme celle du dragon saint Georges. Mais peut-on se choisir une autre famille que la sienne, une autre culture ? George perd ses deux peaux, disparaît peu à peu aux yeux de tous. Aux yeux de sa mère, d’abord, mais qui n’a jamais vraiment fait attention à elle ; de ses amis aussi, mais c’est grâce à eux, et d’une manière étonnante, qu’elle va reconstruire sa nouvelle identité. Une identité faite de tous, parce que c’est ainsi qu’on peut grandir, ici comme ailleurs.. Par son écriture imagée, poétique, contemporaine, où les mots et les sonorités ricochent, Gustave Akakpo insuffle rythme et énergie auxquels fait écho la mise en scène de Matthieu Roy, en particulier avec ce très intéressant et réussi travail sur les comédiens et la scénographie. Ainsi Georges est jouée tour à tour par une Béninoise et une Française. Le groupe d’enfants, lui, est ingénieusement représentés en images vidéo noir et blanc, 5 ou 6 ados, projetées en très grand format sur un mur d’écran mobiles, telles des ombres protectrices… ou pas. Véritable chœur d’enfants chez qui les mots, les phrases glissent de l’un à l’autre, sur cadence de rap, son rôle est de première importance. Quant à l’ingénieux dispositif d’écrans, avec ses différents effets spéciaux, il participe avec efficacité de l’ambiance, entre réalisme et fantastique, qui traverse toute la pièce, Même les chevaliers tombent dans l’oubli laquelle s’adresse avec intelligence et inventivité, aux enfants comme aux adultes. La pièce a déjà été jouée par la compagnie du Veilleur dans plusieurs théâtres de Seine Saint-Denis, vous pouvez encore la voir cette semaine à Rosny sous Bois et à Saint-Ouen. Rencontre avec son metteur en scène Matthieu Roy.

Programmation musicale

Parmi les nouveautés CD parues ces dernières semaines, nous avons diffusé :

  • Charles Trenet pour les enfants, chanté par Jacque Haurogné - Victorie / Editions des Braques
  • Abeilles et bourdons - Nid de coucou
  • Hombrecito, le petit bonhomme de Buenos Aires, Ezequiel Spucches - Victorie
  • Pitt Ocha et la tisane de couleurs - Ifran
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