Aligre FM - Paris 93.1

Radio libre, indépendante et non-commerciale depuis 1981.

En ce moment à l’antenne :
22h30 - 23h59
Audiometric

Accueil du site / Programmes / Les émissions / Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin / Emission du 23 octobre 2013

Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 23 octobre 2013

avec Véronique Boursier (Mon premier festival) ; Corinne Bongrand (illustratrice) ; Gabriel Lucas (La mare aux mots)
Courriel Facebook Myspace Google Yahoo! Plus...

Cinéma avec "Mon premier festival", coordonné par Véronique Boursier ; "Miss Joséphine", une application numérique de Corinne Bongrand ; la sélection d’albums de Gabriel Lucas ; la lecture de Lionel Chenail

Cinéma

C’est en début d’émission

Neuvième édition de Mon premier festival, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à mardi prochain dans 11 salles de cinéma art et essai de la capitale ainsi qu’au Forum des images. Ce festival de cinéma pour les enfants dès deux ans, initié par la Mairie de Paris et organisé par l’association Enfances au cinéma, propose non seulement un large choix de films récents ou pas, pour certains même projetés en avant-première, mais surtout accompagne ces séances de débats, d’activités et de présentations qui rendent ces séances particulièrement intéressantes. Côté pratique, ce sont des tarifs uniques à 4 euros, 3 séances par jour dans chacune des 11 salles et à chaque fois un accueil personnalisé des enfants. Côté programmation, elle est très riche, il y a des ciné concerts, des invités de marque, des prix qui sont décernés par le public, des animations, des hommages, des sélections thématiques de films, avec plus de 200 projections sur la semaine. Présentation de Mon premier festival 2013 oar Véronique Boursier, coordinatrice du festival.

Les écrans numériques

C’est à 25 minutes

Du côté du numérique et des écrans, tablette ou smartphone, pour commencer, un bouquin pour les parents, signé Serge Tisseron, 3-6-9—12, apprivoiser les écrans et grandir, publié par les éditions Erès. Serge Tisseron, psychiatre et docteur en psychologie, s’est depuis un bon moment fait le spécialiste des écrans dans la vie de l’enfant, en particulier pour dénoncer les effets néfastes de la télévision sur les tout-petits. Il est aussi l’un des auteurs du Rapport de l’Académie des sciences sur l’Enfant et les écrans, paru en tout début d’année et que nous avions évoqué ici. Dans 3-6-9-12, apprivoiser les écrans et grandir, Serge Tisseron propose une réflexion sur la place des écrans dans la vie de l’enfant, ou plutôt apporte des conseils aux parents sur leur usage. Pas question de diaboliser, d’autant qu’on sait que les campagnes contre les dangers des écrans restent sans effet. Non, Tisseron parle plutôt d’apprivoisement, en respectant certaines règles : pas de télévision avant 3 ans, pas offrir de console de jeux personnelle avant 6 ans, un accompagnement sur internet entre 9 et 12 ans, pas le laisser se connecter de façon illimitée quand il est en âge de surfer seul à 12 ans. Pour chaque tranche d’âge, il revient de façon simple et très claire sur l’état des connaissances actuelles sur les besoins de l’enfant, et donc sur les avantages et les désavantages des écrans. Pas d’opposition binaire, mais des positions plutôt nuancées pour rappeler qu’on n’a pas non plus encore le recul nécessaire pour porter des jugements définitifs. Du côté des ados, Tisseron revient sur les lieux communs habituellement entendus sur leurs usages du net. Non, les ados ne savent pas tout faire sur le net sans rien apprendre, bien au contraire, ils ne connaissent rien d’internet, connaissent au grand maximum 5 sites sur lesquels ils reviennent toujours, mais c’est vrai qu’ils s’approprient plus rapidement les nouveaux outils mis à leur disposition que les seniors, car comme dit Tisseron ce n’est pas une question de compétence mais de désir. Idem pour les réseaux sociaux, où contrairement à ce qu’on croit, les relations n’y sont pas moins exigeantes que dans la vie réelle, mais s’y organisent autrement. La question est plutôt de les informer et de les accompagner sur ce qu’ils exposent d’eux-mêmes sur le net, mais à ce titre, les adultes ne sont pas en reste. Si les photos exposées par les adolescents peuvent prêter à conséquence et s’ils s’inquiètent rarement voire jamais de vérifier si les gens photographiés sont d’accord, Tisseron rappelle que leurs parents ne sont pas forcément les mieux placés pour les juger, quand on voit le nombre de photos d’enfants postés sur le net, sans que les parents leur aient demandé leur avis. Bref, l’éducation à l’internet, notamment sur le droit à l’image, le droit à l’intimité, avec la différence entre espace intime et espace public, cette éducation est absolument nécessaire. Mais pour un bon usage des écrans, Tisseron donne deux conseils : D’une part l’enfant doit avoir intégré les repères spatiaux et temporels pour ne pas se perdre dans les écrans, autrement dit avoir empilé des cubes dans la vie réelle avant d’empiler des cubes virtuels sur un écran ; d’autre part, ne pas laisser l’enfant passif et seul devant l’écran, mais au contraire favoriser toutes les activités créatrices et partagées que permettent les outils numériques. Ainsi pour Tisseron, ces technologies numériques doivent être considérées comme des outils qui démutliplient et différencient nos possibilités. A nous d’apprendre aux enfants à les maîtriser. 3-6-9-12, apprivoiser les écrans et grandir, de Serge Tisseron, est un petit bouquin d’une centaine de pages, très clair, simple à lire, qui s’adresse autant aux parents qu’aux éducateurs. Il est publié par les éditions Erès, dans la collection 1001 Bébés plus. 10 euros.

Même si on commence à voir quelques bonnes applications développées pour les tablettes Android, c’est quand même toujours Apple qui tient le marché, on pourrait même dire qui jugule le marché, puisque l’Appstore, la plateforme de vente d’applications de Apple, est le seul endroit où on peut acheter les applications pour les ipad. C’est Apple qui décide de diffuser ou pas une application et la plupart des applications pour enfants sont développées seulement pour ipad. Très récemment, Apple vient d’ouvrir sur son Appstore une rubrique "Enfants" regroupant les applications qui répondent à certains critères, entre autres celles qui ne permettent pas aux enfants de sortir de l’appli pour aller en acheter d’autres ou naviguer sur le net. Pour plus d’infos sur cette catégorie Enfants, je vous invite à aller lire l’article très intéressant de Nathalie Colombier, sur son site dédié aux applications numériques pour enfants, Declickids. Elle a regardé de très près les aspects positifs et négatifs de cette catégorie spécifique sur l’Appstore, en particulier pour l’aide qu’elle apporte ou pas aux parents pour faire leur choix .

Applimini, comme Declickids, est un blog sur lequel trouver des informations, des critiques, des conseils sur les applications pour enfants. Vous pourrez aussi y lire un article très intéressant, intitulé « Méfiez-vous des applications gratuites ». Car le gratuit cache presque toujours du payant, qui prend différentes formes : des liens publicitaires, des achats intégrés, des liens vers des sites inappropriés pour les enfants ou qui demandent de laisser une adresse mel. Et quand il n’y a pas tout ça, ce sont souvent des applications promotionnelles ou produits dérivés de films ou dessins animés, conçues pour être des produits d’appel, ou bien encore des applications traduites en français par des robots de façon très approximative. Reste qu’il y a quand même des applications gratuites de bonne qualité, souvent produites par des institutions ou des organismes qui ont les budgets dédiés. Et certaines applications sont vraiment peu chères. L’article en question est à lire sur le site Applimini.com.

Applications numériques

Interview de Corinne Bongrand : c’est à 30 minutes

Parmi les applications récemment parues, en voici une pour les jeunes enfants à partir de 4 ou 5 ans, à découvrir tranquillement avec eux pendant les vacances, malheureusement seulement sur ipad ou iphone. L’application Miss Joséphine est étonnante de simplicité mais extrêmement raffinée : 6 planches à colorier du bout des doigts et c’est tout. Quoi, c’est tout ? direz-vous peut-être. Oui, mais c’est grandement suffisant à Corinne Bongrand, son auteure, pour créer un univers poétique, drôle et délicat. Miss Joséphine est une petite fille espiègle qui découvre la vie à la ferme et de sa basse-cour dans la chaleur de l’été. Six planches croquées d’un trait malicieux à l’encre de Chine noire sur le fond blanc, avec juste quelques touches de couleur. Six planches disposées sur le fond vert prairie de l’écran, des sandales et une fourmi qui trainent, et surtout le chant des cigales, le bourdonnement des insectes, quelques gloussements de poules ou pépiements d’oiseaux, et nous voici plongés dans la torpeur d’une chaude après-midi. Reste à choisir quelle planche colorier en premier : le bain de Joséphine dans la bassine sous le regard amusé de la poule, ? l’auscultation d’une fourmi à la loupe ? la collecte des œufs qui risque de se terminer en omelette ou encore la dégustation d’un œuf à la coque accompagnée de mouillettes. ?Au-delà de ces images remplies de détails amusants, aux animations très minimalistes qu’on découvre peu à peu, tel ce nuage qui avance doucement dans le ciel avant de retomber en pluie fine sur la tête de Miss Joséphine, il y a surtout la très jolie palette de couleurs mise à disposition pour colorier les images. Ce ne sont pas des couleurs made in ordinateur sorties tout droit d’un logiciel, comme c’est souvent le cas pour les jeux de coloriage sur écran, mais une palette de couleurs réalisées à la gouache, au pastel et aux crayons de couleur par Corinne Bongrand, différentes pour chaque planche, une trentaine à chaque fois, dans des tonalités chatoyantes, lumineuses et surtout qui donnent à voir la matière de la couleur, le grain du papier. Vert anis, vert sapin, rose tyrien, jaune d’or, bleu vif… des harmonies de couleurs pétillantes. Des couleurs, mais aussi des textures et des motifs, des imprimés, à carreaux, à rayures, ou à fleurs qui évoquent les motifs des papiers peints ou des tissus japonais ou anglais. On colore avec son doigt, avec des traits tout fins ou au contraire à larges tracés, c’est selon l’épaisseur qu’on choisit et module à loisir. On colore sans déborder, c’est prévu pour, on fait autant d’essais qu’on veut, poule à rayures roses et vertes, à fleurs mauves et fushia, à carreaux vert et blanc ou tout simplement aplat jaune citron. On peut photographier ses œuvres, enfin, les enregistrer et constituer sa petite galerie, avant d’aussitôt en recommencer une autre. Tout est fait à la main, si je peux dire, avant d’être numérisé, et c’est certainement ce qui rend cette application si chaleureuse, Corinne Bongrand pour les images et les couleurs avec Philippe Letessier, Coba Coalin pour la bande sonore de la cour de la ferme, à la fois discrète et très plaisante ; le développement a été réalisé par Julien Rozé. L’application Miss Joséphine, développée pour ipad et qui coûte 2,99 euros, est sortie au cœur de l’été. Elle nous a particulièrement plu, aussi avons-nous demandé à Corinne Bongrand de nous dévoiler ce matin quelques petits secrets de fabrication. Voir aussi le site de Corinne Bongrand.

Livres pour enfants

C’est à 45 minutes

Gabriel Lucas, rédacteur en chef du blog La mare aux mots, site spécialisé en conseils culturels pour les parents, rejoint l’équipe de Ecoute ! Il y un éléphant dans la jardin. Chaque mois, il présente une brassée d’albums pour enfants autour d’une thématique. Pour sa première chronique, il a choisi de présenter des albums sur le thème de la différence. Vous pouvez en retrouver toute la liste sur le blog La mare aux mots.

Lecture

C’est 5 minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait d’un roman de littérature générale sur le thème de l’enfance : La Battue, de Gaël Brunet (Rouergue, 2013)

Les nouveautés musicales

  • Un petit poisson, un petit oiseau , par Sophie Forte, extrait du CD Un petit poisson, paru ce mois-ci chez Victorie Music
  • Nordestintinabulle , par Les Petits loups du jazz, extrait du CD Ca c’est bossa, paru ce mois-ci chez Enfance et musique
  • Ta différence , par Steve Waring, extrait du CD La sorcière, paru ce mois-ci chez Victorie Music
| Plan du site | À propos | Mentions légales | Haut de page