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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 27 janvier 2016

Festival Ciné junior et Festival Image par image//avec Camille Maréchal, Chiarra Dacco et Yves Bouveret ; "Des châteaux en Espagne"//avec Philippe Dorin (auteur) et Sylviane Fortuny (metteure en scène)
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Cinéma

avec Chiarra Dacco et Camille Maréchal, c’est au début

Pour leur chronique mensuelle sur le cinéma jeune public, Camille Maréchal et Chiarra Dacco présente deux festivals : Ciné Junior (Val-de-Marne) et Image par Image (Val d’Oise). Deux festivals importants, ancrés sur leurs territoires au plus près de leurs publics. Avec Yves Bouveret, délégué général du festival Image par Image, elles évoquent les similarités entre les deux festivals, leurs objectifs et engagements, leurs points forts et leur programmation.

Présentation critique de "Tout en haut du monde", le film d’animation de Rémi Chayé qui sort aujourd’hui sur les écrans, et qui est programmé dans les deux festivals.
- Infos

  • Festival Ciné junior, dans le Val-de-Marne, se déroule du 3 au 16 février 2016.
    - Informations sur le site de l’association Cinéma public
  • Le festival Image par image, festival de films d’animation, dans le Val-d’Oise, se déroule du 12 février au 5 mars 2016.
    - Information sur le site du festival.

Théâtre

Interview de Sylviane Fortuny et Philippe Dorin, c’est à 45 minutes

Au théâtre, il y a parfois des représentations qui sont ratées, on ne sait pas toujours pourquoi, mais il y en a d’autres qui sont de vrais moments de grâce, des moments magiques. Pour les spectateurs, comme pour les comédiens. Des moments de grâce autant pour la beauté du spectacle que l’on vient découvrir, que pour l’intense attention et présence des spectateurs, mais aussi, parfois, pour les énergies mises en œuvre qui ont su réunir petits et grands dans ce théâtre, ce jour-là, malgré les circonstances. Car il s’en est fallu de peu, quelques heures seulement, ce vendredi de début décembre pour que la première représentation de la toute nouvelle création de la compagnie Pour ainsi dire, Des chateaux en Espagne, puisse avoir lieu. Etat d’urgence, sorties scolaires interdites depuis 3 semaines, et d’autant plus interdites que c’est à Saint-Denis, au Théâtre Gerard Philippe. Mais au dernier moment, levée de l’interdiction ! et les enfants de plusieurs classes d’écoles de Saint-Denis ont pu assister en tant que premiers spectateurs à la représentation de Des châteaux en Espagne. Et les questions et les échanges avec les comédiens, l’auteur Philippe Dorin et la metteure en scène Sylviane Fortuny à la fin de la représentation ont prouvé, si besoin était, que les enfants sont entrés de plain pied dans le spectacle, comme dans toutes les autres pièces de la Compagnie Pour ainsi dire, avec ces courtes scènes où les mots fusent, ricochent et s’échappent, avec ses silences et ses ellipses, avec ses images qui en évoquent d’autres ou pas, avec ces comédiens dont on ne sait bientôt plus si ils interprètent un personnage ou jouent leur propre rôle, tant ils semblent attendre, s’interroger, avancer, observer tout en même temps, le théâtre dans le théâtre, en quelque sorte. Des châteaux en Espagne, c’est la rencontre entre deux cultures, deux langues – on y parle autant l’espagnol que le français - ou plutôt la difficile rencontre entre deux groupes de jeunes qui ne partagent ni la même langue ni la même façon de vivre ou de voir les choses. De chaque côté de la scène, ils s’observent. Au milieu, un petit garçon, il a perdu l’usage de la parole, et un homme, un cavalier sans son cheval comme il dit, qui va tout mettre en œuvre, plus ou moins adroitement, pour que l’enfant retrouve la parole. Et pour cela, faire que le dialogue s’engage, enfin, entre les jeunes. Les mots en espagnol viennent se frotter et cogner aux phrases en français la bagarre n’est jamais loin, mais la musique, telle une troisième langue, ou plutôt un langage commun, tout comme la danse, le flamenco, peuvent permettre d’entamer le dialogue. Aux rythmes et sonorités espagnoles viennent se mêler les couleurs du rock. Bientôt le monde n’est plus binaire, les méchants contre les gentils, même si côté filles / garçons, il y a encore du travail à faire L’histoire, leur histoire à tous peut se construire, joyeuse, et tournée vers le futur. Tout comme les scènes, abruptes, qui s’enchaînent vite, les jeux de mots qui rebondissent, les gestes qui s’ébauchent et retombent, l’espace et le décor eux aussi bougent, évoluent, se transforment à vue, à commencer par ce mur qui tombe pour dévoiler l’intimité d’une cuisine autour de la radio, où apprendre à nommer le monde. Les 7 jeunes gens espagnols et français, l’homme âgé, le très jeune enfant… les neuf comédiens sur scène investissent avec force tout l’espace de la scène, et interprètent avec finesse les gaucheries, les tâtonnements et l’énergie de ces jeunes qui sont en train de grandir ensemble. Des chateaux en Espagne, de Philppe Dorin, scénographié et mis en scène par Sylviane Fortuny, est la onze ou douzième création commune. Ensemble, ils ont fondé il y a bientôt vingt ans la compagnie Pour Ainsi dire, que nous aimons suivre ici de spectacle en spectacle. Après avoir été joué à Saint Denis et à Choisy-le-Roi, puis dans le sud de la France, Des châteaux en Espagne est en représentation au théâtre de Noisy le Sec, les 9 et 10 février prochain et à Argenteuil en avril.

- Informations sur le site du théâtre des Bergeries à Noisy-le-Sec
- Site de la compagnie Pour ainsi dire

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