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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 27 novembre 2013

avec Chantal Lavallée ("Beurre de pinottes") ; Gabriel Lucas
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L’invitée du jour : Chantal Lavallée, pour son spectacle musical "Beurre de pinottes" au Théâtre Dunois. Les chroniqueurs : Gabriel Lucas (livres) et Lionel Chenail (lecture)

Spectacle

interview de Chantal Lavallée, c’est au début

Beurre de pinottes, par Chantal Lavallée, c’est le titre du spectacle musical de Chantal Lavallée, son troisième spectacle pour les enfants, après Le petit rocher et Jazzy Joe et le petit gentil pois, actuellement à l’affiche du théâtre Dunoisjusqu’à dimanche prochain. Avec Chantal Lavallée qui a écrit, qui chante, raconte, interprète et avec Stéphane Leach, qui a composé la musique et l’accompagne au piano sur scène, Beurre de pinottes emmène les spectateurs, petits et grands, de l’autre côté de l’Atlantique, chez nos cousins les Québécois, dans le pays où Chantal Lavallée a grandi. Les souvenirs de la très très petite fille – le déménagement dans la nouvelle maison qui tremble à cause du passage du train, la découverte des nouveaux voisins, le premier jour d’école et le bus scolaire, la chambre aux pommes, les premières lunettes, et bien sûr le froid, la neige, les virées en patin à glace ou les matchs de hockey – tous ces souvenirs, réels ou inventés, tissent un spectacle porté par le plaisir et l’émotion de les raconter aujourd’hui, et de faire découvrir des traditions certainement inconnues des petits Français : la boîte à lunch, le bonhomme sept heures, les locutions québécoises où l’anglais et le français s’entremêlent. Glissant du récit à la chanson, comme dans une comédie musicale, Chantal Lavallée raconte la petite fille qui grandit au fil des saisons, observe les voisins autour d’elle. Aux spectateurs, elle fait respirer la neige, le vent et l’odeur des pommes, ressentir les sensations qui habitaient la petite fille, goûter la saveur des mots québécois et de leur accent, découvrir les particularités culturelles d’un pays. Dans ses chansons comme dans son récit, la langue est belle, ciselée, poétique, drôle, des chansons superbement mises en musique par Stéphane Leach. Ses compositions musicales, pour les chansons comme pour l’accompagnement au piano sur scène, à la fois simples et très élaborées dans ses harmonies, jouent avec beaucoup de finesse entre classique et modernité, avec même, parfois, de brèves allusions aux comédies musicales américaines ou aux chansons de Gilles Vigneault. Quant à la mise en scène de Nicolas Struve, sobre mais très inventive, elle assure une belle présence à Chantal Lavallée comme à Stéphane Leach, dans une scénographie qui évolue au fil du spectacle. Dans la salle, les enfants savourent ! Soigné dans les moindres détails, Beurre de pinottes, produit par Gaby théâtre, est un spectacle musical qui enchante. A l’affiche du théâtre Dunois, dans le 13e arrondissement depuis une semaine, on peut l’y voir encore cette semaine-ci, aujourd’hui, samedi et dimanche. Un vrai plaisir ! Ce matin, Chantal Lavallée est également sur scène, elle ne pouvait donc être avec nous. Aussi sommes-nous allées la rencontrer hier, dans un café un peu bruyant, mais ce n’est pas bien grave. Et nous sommes ravis de vous proposer de l’entendre parler de Beurre de pinottes.

Cinéma

C’est à 45 minutes

Sortie aujourd’hui sur les écrans du film d’animation La sorcière dans les airs, de Max Lang et Jan Lachauer. C’est une adaptation de l’album éponyme de Julia Donaldson et Axel Scheffler, les auteur et illustrateurs anglais qui avaient déjà raconté les histoires de Gruffalo, lui-même aussi adapté pour le cinéma. Avec La sorcière dans les airs, le scénario est beaucoup plus simple et met en scène une sorcière sur son balai qui s’envole dans les airs sur son balai, accompagné de son chat, poursuivie par un dragon. Au fil du voyage, la sorcière perd son chapeau, sa baguette et son nœud dans les cheveux qui s’envolent. Ils sont rapportés tour à tour par un chien, un oiseau et une grenouille qui rejoignent le balai. Mais la charge est trop lourde, le balai casse, c’est la dégringolade et le dragon rugissant n’est pas loin. Mais la sorcière n’est pas au bout de ses surprises. Conçu comme un conte randonnée, dans lequel les événements se succèdent et se répètent, voilà un film vraiment pour les très jeunes enfants. Bien plus que le récit, qui manque quand même de piquant et d’originalité, c’est surtout la réalisation du film qui est séduisante. Le travail sur la trois D rend les décors et les personnages très dynamiques et donnent l’impression qu’il suffit de tendre la main pour les toucher. Quasiment aucun dialogue, mais des bruitages, et un narrateur, doublé par Pierre Richard dans la version française. Il raconte comme il lirait l’histoire dans un album, tandis que la musique, signée René Aubry confère une ambiance légère à l’histoire. L’album de Julia Donaldson et Axel Scheffler, dont le film est adapté, est publié par Gallimard pour l’occasion, enfin c’est une deuxième édition, puisque l’album, paru en 2001en Grande Bretagne avait déjà été traduit en 2004 chez Autrement jeunesse sous le titre Et hop dans les nuages. Dans l’album, l’histoire y est bien plus resserrée que dans son adaptation, qui dure quand même 26 minutes, avec du coup, des détails pas forcément nécessaires. Mais pourquoi pas. Le film est précédé de deux autres films d’animation pour composer un programme de 50 minutes. Un film suédois met lui aussi en scène une ribambelle d’animaux qui vont croiser un drôle de crapaud ; l’autre film, lettonien, conte, sans parole, l’aventure d’un chat et de sa jeune maîtresse, avec décor et personnages, en pâte fimo ou équivalent très colorés. C’est plutôt réussi. C’est donc le programme La sorcière dans les airs, trois films d’animation distribués par les Films du préau, sortie aujourd’hui dans les cinémas, dix salles à Paris, à voir à partir de 4 ans.

Livres

Chronique de Gabriel Lucas, c’est à 50 minutes

Pour sa chronique mensuelle, Gabriel Lucas, de La mare aux mots, présente des livres, essentiellement des albums pour les plus jeunes, qui luttent contre les préjugés sexistes : des parents dont les rôles sont partagés, des garçons qui réclament à jouer aussi à la poupée, des princesses entreprenantes… Retrouvez tous les titres cités sur le site de La mare aux mots.

A lire également avec les enfants, pour ouvrir la discussion, alimenter leur réflexion, l’album de Delphine Beauvois et Claire Cantais, On ’est pas des poupées. Mon premier manifeste féministe : un essai à hauteur d’enfant, pour affirmer qu’une fille peut être aussi forte qu’un garçon, que le rose n’est pas l’apanage des filles, qu’être princesse n’est pas leur vocation etc. Les illustrations très dynamiques et colorées, qui jouent avec les formes et la perspective, sont réjouissantes. La narration est portée par une petite fille qui affirme haut et fort ses convictions à l’encontre des clichés habituels sur les filles, bien décidée à prendre sa place dans l’espace public. Des affirmations qu’il sera intéressant et utile d’interroger avec les enfants, en famille, en classe ou à la bibliothèque, et d’accompagner d’autres lectures. Et on attend avec impatience le deuxième volet, celui sur les garçons, car ici, ils sont absents. On n’est pas des poupées, de Delphine Beauvais et Claire Cantais, La ville brûle, 13 €, à partir de 5 ans.

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