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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 04 mars 2015

avec David Sire (Niet Popov) ; Stella Garcia (Salon du livre jeunesse Saint Germain les Arpajon)
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avec David Sire pour son spectacle et CD "Niet Popov" (rediff.) ; Stella Garcia, présidente de l’association FLPEJR, organisatrice du Salon du livre de jeunesse à Saint-Germain-les-Arpajon (Essonne) toute cette semaine ; Lucie présente un roman qu’elle a aimé et Lionel lit un extrait d’un roman sur le thème de l’enfance.

Chansons

Interview de David Sire, c’est au début

Toute cette semaine, David Sire, et son compère Pierre Caillot sont en concert à Nanterre, pour leur spectacle de chansons Niet Popov. Plusieurs représentation pour les enfants des écoles, comme celle qui a lieu en ce moment même, et représentation, dimanche après midi 8 mars pour les enfants et leurs familles. Niet Popov c’est aussi un livre CD, paru l’année dernière aux éditions Des braques. David Sire était venu en parler à ce micro au moment de sa sortie. Rediffusion ce matin et ça commence en chansons.
- Représentation dimanche à15h30 : Nanterre = Maison de la musique. Infos.
- mais aussi le 29 mars prochain au Magic Mirror à la Défense dans le cadre des Chorus des Hauts de Seine
- Et le mercredi 25 mars au Scarabée à la Verrière, dans les Yvelines, pour le ciné concert Filopat et compagnie.

Livres

Interview de Stella Garcia, c’est à 65 minutes

Pour sa seizième édition, qui se déroule cette semaine jusquà dimanche, le salon du livre de jeunesse de Saint Germain les Arpajon, en Essonne, a choisi le thème de Lettres en jeu. Jouer avec les lettres, avec les mots, pour en inventer, imaginer des histoires, s’amuser avec les sonorités. Comme chaque année, le programme est riche avec spectacles, ateliers, lectures, journée professionnelle, expositions, et surtout rencontre avec les auteurs et les illustrateurs invités, plus d’une quinzaine, parmi lesquels, François Roca, Fred Bernard, Cécilé Roumiguière, Davide Cali, et bien sûr j’en oublie, avec comme invitée d’honneur l’auteure illustratrice Emily Gravett. Rencontres avec les enfants des écoles tout au long de la semaine, puisque ce Salon s’appuie sur un partenariat de longue durée avec l’éducation nationale, et rencontre en famille durant le week end. Le Salon du livre de jeunesse de Saint Germain les Arpajon est organisé par l’association Fréderic Louis Paul Elsa Jules Roland et les autres, autrement dit FLPEJR pour faire plus court ; Stella Garcia en est la présidente et elle est téléphone avec nous pour nous présenter cette seizième édition.

Livres

Chronique de Lucie, c’est à 45 minutes

Lola, 11 ans, et Lucie, 9 ans, présentent tour à tour un roman qu’elles ont lu et apprécié.

Une courte présentation, la lecture d’un extrait, un commentaire plus ou moins enthousiaste, et c’est dans la boîte. Ce matin, c’est au tour de Lucie de présenter qui l’a amusée. C’est : Verte, un roman de Marie Desplechin, paru en 1996 à l’école des loisirs.

Livres : parutions

C’est à 50 minutes

Sophie et sa courge est un album signé Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf, il vient tout juste de paraître aux éditions Kaléidoscope. Traduit de l’américain, mais en fait Anne WIlsdorf est d’origine alsacienne et ce n’est pas le premier album qu’elle publie chez Kaléidoscope, mais d’habitude elle est l’auteure des textes et des illustrations, alors qu’ici elle illustre l’histoire d’une auteure américaine. Elle possède un coup de crayon très enlevé, joyeux et dynamique, pour croquer une petite Sophie, nattes dressées sur la tête, tour à tour ravie, rêveuse ou râleuse. Sur le marché aux légumes, accompagnée de ses parents, c’est elle, Sophie, qui choisit la courge pour le repas du soir, mais en fait elle a une tout autre idée en tête. Car une courge, cela a pile la taille pour être tenue dans les bras ou pour être bercée. Il suffit de rajouter deux yeux et une bouche au crayon feutre et prénommée aussitôt Bernice, oui, Bernice, la courge ne quitte plus Sophie, à l’école, à la bibliothèque, au jardin, dans sa chambre. Elle est sa meilleure amie, et même ses parents, fort compréhensifs par ailleurs, ont bien du mal à lui faire comprendre qu’une courge est une courge, qu’elle va donc pourrir. Impossible de faire entendre raison à Sophie. « Bernice est éternelle », rétorque Sophie. Et juste malade. Heureusement, le fermier du marché lui donnera pile la bonne réponse sur le secret d’une courge en pleine forme. Tout comme les illustrations qui campent une Sophie craquante, nez froncé ou sourire aux lèvres, l’histoire, elle aussi très enlevée, est racontée vraiment à hauteur d’enfant dans sa façon de mettre en scène la ténacité de Sophie envers l’évidence, enfin, pour les autres, et sa passion pour sa courge, et l’attention permanente qu’elle y porte. Une ténacité toute enfantine, et toujours accompagnée par l’attention compréhensive des parents. Comme souvent dans ses traductions, Elisabeth Duval a su trouver les jolis mots qui servent un texte plein de détails savoureux et drôlement bien vus, qu’on retrouve aussi dans les images aquarellées. Sophie et sa courge, de Pat Zietlow Miller, illustré par Anne Wildsdorf, traduit de l’américain par Elisabeth Duval, éditions Kaléidoscope, 12,80 euros, à partir de 3 / 4 ans.

Autre album anglais, avec une petite héroïne tout aussi entreprenante, prénommée Isabel : Peut-on mettre un loup dans un carton ?, écrit et illustré par Daisy Hirst dont c’est le premier album pour les enfants. C’est l’histoire d’une petite fille qui a un perroquet sur la tête, et ne le quitte jamais, et encore moins depuis que son grand ami Simon a déménagé. Colère, désespoir, déprime… puis un jour elle décide qu’elle est aussi bien sans amis, et qu’avec son système, elle s’en sortira très bien. Son système ? Trier et ranger dans des cartons empilés dans sa chambre toutes les choses autour d’elles, chapeaux, ours, hula hoop, monstres, loups, ténèbres. Oui, mais problème, que faire de ce loup qui semble bien trop gros pour son système, et donc impossible à contenir ? Jusqu’au jour où elle trouve dans la rue un grand carton, parfait pour y ranger un loup, mais hélas déjà occupé par un petit garçon. C’est le début d’une nouvelle amitié, la résolution du problème avec le loup, le perroquet qui prend enfin son indépendance et le grand carton transformé en station spatiale pour deux astronautes. Avec beaucoup de finesse et de subtilité, Daisy Hirst évoque les sentiments de toutes sortes qui agitent la petite fille, l’énergie – et l’imagination - qu’elle met pour ne pas se laisser envahir par eux, mais aussi pour accepter un nouvel ami. Un ami qui a tout de suite compris son problème de loup et a su avec elle convaincre l’animal de quitter la chambre et de filer loin d’ici. Le texte de Daisy Hirst est simple, direct, porté par les illustrations, pleine page ou éclatées en vignettes. Des illustrations, au premier abord un rien maladroites, presque enfantines dans leur tracé, mais en fait très maîtrisées, en particulier dans la composition de la page. Réalisées au feutre noir et en sérigraphie, dans une palette réduite de couleurs, surtout rouge, brun et bleu, elles donnent une tonalité à l’album plutôt réjouissante. Peut-on mettre un loup dans un carton, de Daisy Hirst, traduit de l’anglais, édité par Albin Michel jeunesse, 14,50 euros, à partir de 4 ans.

Actualité des spectacles

C’est à 55 minutes

Aurore et Théo ne se connaissent pas encore, ils sont tous les deux au seuil de l’adolescence, sont souvent seuls, se questionnent. Elle, elle joue du piano, se prend souvent en photo pour tenter de comprendre son corps qui se transforme, doit souffler seule ses bougies d’anniversaire, quand ses parents ont préféré aller danser en amoureux. Lui, la clé de la maison autour du cou, a un ami imaginaire bien présent avec qui jouer et discuter en attendant son père qui rentre tard tous les soirs ; file en solitaire sur son skate à travers la ville, et aimerait bien être plus à l’aise avec les autres. C’est à l’école qu’ils vont faire connaissance. Comment grandir, comment se trouver quand on quitte l’enfance, avec tous les doutes et les questionnements, comment quitter sa peau d’enfant pour revêtir celle de l’adolescence, comment penser à l’amour, c’est quoi devenir un homme, ou une femme ? Le temps qui s’étire, vide, en suspens, comme le sommeil. « Je déteste le silence. Je m’entends penser », dit Aurore qui pour combler son angoisse compte et recompte tout : des touches de piano au nombre de photos prises sur son portable. Pour raconter et mettre en scène cette période trouble et pleine de doutes, dans son spectacle Dormir cent ans, l’auteure et metteur en scène Pauline bureau a fait appel, en toute discrétion, aux contes traditionnels, dans lesquels les héros doivent accomplir exploits et épreuves pour enfin devenir eux-mêmes. C’est ainsi que Aurore et Théo se rejoindront dans leurs rêves, la nuit, dans cette forêt sombre pour affronter leurs peurs et aller au-delà d’eux-mêmes vers le désir partagé. Dans une scénographie inventive, avec des images vidéo magnifiques de réalisme et de poésie pour les décors ou les ambiances, Dormir cent ans est un spectacle à la fois drôle et touchant, et surtout très juste dans sa façon de raconter cette entrée dans l’adolescence. Les deux adolescents sont impeccablement interprétés par Géraldine Martineau et Marie Nicolle, jusque dans leur gaucherie ; quant à l’ami imaginaire, un crapaud qui n’a pas sa langue dans sa poche, il tient son rôle avec beaucoup de cocasserie. Sans oublier la bande son, entre autres avec la voix ,profonde de Patti Smith chantant Because the night belongs to lovers, qui participe de la force du spectacle. Dormir cent ans, la création toute récente de Pauline Bureau, est à l’affiche du théâtre Paris Villette pour une semaine encore, avec des séances tout public cet après midi, et vendredi à 19 heures. A voir avec les enfants à partir de 10 ans.

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