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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant # 05 décembre 2012

avec Antonin Louchard (auteur illustrateur) ; Edith Louis (Tralalère)
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Livres

Cela faisait un bon moment qu’Antonin Louchard n’avait pas publié de livres pour les enfants, même si on peut retrouver régulièrement ses images dans certains magazines pour enfants, ou qu’il a illustré plusieurs livres CD chez Enfance et musique. Depuis ses premiers livres, au début des années 90, en particulier Têtes à classe, nous avons suivi avec attention et enthousiasme son parcours de créateur mais aussi celui d’éditeur, puisqu’il dirige l’iconoclaste collection Tête de lard chez Thierry Magnier. C’est chez Thierry Magnier également, qu’il a publié en 1999, à quatre mains avec Katy Couprie, Tout un monde, un imagier étonnant pour les tout-petits, un gros livre où les images d’une grande variété se succèdent de façon inventive et malicieuse, et dont le succès ne s’est pas démenti auprès des enfants qui aiment s’y plonger pour de longs moments. On pourrait encore citer d’autres titres, d’autres imagiers ou bien la série de La p’tite bête, suivis de quelques années plus discrètes. A la fin de l’été, Antonin Louchard a publié, toujours chez Thierry Magnier, Je suis…, un réjouissant album, au petit format carré mais pour lequel il n’a pas fait dans la demi-mesure, puisqu’il compte pas loin de 200 pages. Au fil des pages : une centaine de déclinaisons autour de Je suis : je suis unique, la première, puis, dans le désordre, je suis original, je suis malin… beau, aimable, amoureux, à l’envers, curieux, impulsif, jaloux, maniaque, le jouet du destin, bavard, narcissique, hors-jeu, moutonnier, etc., etc., autant de qualificatifs, une centaine donc, qui peu à peu, et mine de rien, dressent le portrait de l’homme, de l’humain, dans tous ses états. Mais cet inventaire à la Prévert ou à la Perec prend toute sa dimension avec les illustrations qui, sur chacune des doubles pages, viennent souligner, percuter, rebondir sur les formules, avec humour, finesse et poésie. Sur les images très simples, dépouillées, presque des croquis parfois, dans une palette de quelques couleurs assourdies très élégantes – noire, rouille, coquille d’œuf et quelques rares touches colorées, se détachent une ou plusieurs silhouettes, minimalistes. Ainsi pour la première – je suis unique - , une silhouette rouille parmi une foule de silhouettes noires, tandis que sur la page suivante, je suis original, la même silhouette rouille se retrouve au même endroit, mais sur la tête ; ou encore page suivante pour je suis malin, elle est cette fois devenue noire comme les autres. Parfois, c’est simple, évident, d’autres fois plus malin, ou poétique comme ce je suis insaisissable, où l’on voit la silhouette rouille voler dans les airs poursuivie par un homme avec un filet à papillons. Parfois on se dit il fallait y penser, comme ce Je suis compliqué imagé par une tête en labyrinthe, parfois cela incite à penser, ou à rêver ou à s’amuser. Jeu avec les mots, avec les expressions, avec les idées et les associations, au premier, deuxième voire troisième degré, tandis que l’enchainement des pages, fortuit ou voulu par l’auteur, provoque encore d’autres images dans la tête du lecteur, suscite d’autres questions. Et c’est au final un véritable petit livre de philosophie, savoureux, profond et iconoclaste, que propose Antonin Louchard, avec Je suis… à lire à tout âge, dès 5 ans, même si bien sûr, les plus jeunes ne comprendront pas toutes les formules de la même façon. Mais c’est aussi un livre à partager entre adultes et enfants, pour partager et répondre aux questions qu’il ne peut manquer de susciter. Antonin Louchard vit dans le sud de la France, aussi avons-nous profité de son passage à Paris pour aller à sa rencontre pour évoquer avec lui Je suis…. C’est en début d’émission.

Vivre ensemble

Vinz et Lou sont deux personnages, deux enfants héros de petits dessins animés imaginés par Tralalère, producteurs de produits multimédia, que nous évoquions déjà ici même la semaine dernière. Ces petits dessins animés, destinés aux enfants de 7 à 12 ans qui peuvent les visionner sur un site dédié sur internet, constituent la trame de programmes de sensibilisation traitant de thématiques telles que la prévention sur internet , l’alimentation, la citoyenneté ou l’environnement. Des séries de dessins animés très courts, deux minutes, mettant en scène des situations très concrètes, jouant sur l’humour et sur la répartie pour transmettre leur message plutôt que sur le didactisme ou la leçon de morale. Vinz et Lou sont deux gamins d’aujourd’hui, vifs et débrouillards, et qui découvrent le monde à hauteur d’enfant. Le dernier programme proposé par Tralalère, intitulé Vinz et Lou et le handicap, vient tout juste d’être inauguré sur le site vinzetlou.net, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées qui s’est déroulée lundi dernier 3 décembre. Pour le découvrir, nous sommes allées à la rencontre d’Edith Louis, chef de projet chez Tralalère. C’est à 55 minutes.

Numérique

C’est à 50 minutes.

Pour les plus jeunes, Gallimard jeunesse vient de faire paraître sa troisième application de sa collection Mes premières découvertes, basée sur sa célèbre collection de livres avec transparents qui a bousculé l’édition il y a une vingtaine d’années. Son nouveau titre, Les dinosaures, s’adresse à des enfants un peu plus grands que pour les précédents titres, La forêt et La coccinelle, des enfants en fin de maternelle, début de primaire, qui ne lisent pas encore beaucoup tout seuls. Aussi l’application privilégie t’elle beaucoup les explications orales, clairement éconcées par une voix féminine, mais on regrettera un peu qu’on ne puisse pas retrouver ce texte à l’écrit quand on est un peu plus grand. Mais ne boudons pas notre plaisir, car cette application qui devrait séduire plus d’un enfant, vu que les dinosaures sont toujours parmi les sujets préférés des enfants de cet âge, est réussie. Tous les types de dinosaures sont passés en revue, replacés dans le temps en millions d’années de façon assez subtile, dans une illustration en trois dimensions superbe, et qui reprend celle des ouvrages originaux, signées Henri Galeron, Donald Grant et quelques autres. On retrouve des techniques d’interactivité tactiles, spécial tablettes qui deviennent habituelles, comme celle d’éclairer ou de découvrir quelque chose en frottant l’écran avec son doigt, mais ce n’est jamais gratuit, très bien fait et assez varié dans l’approche. Comparer les tailles des divers dinosaures par rapport à celle de l’homme, repérer leurs descendants, associer un squelette à un dinosaure, identifier des fossiles, classer les herbivores et les carnivores, les informations sont précises et intéressantes, même si on n’apprend pas beaucoup sur la disparition de ces bêtes préhistoriques. Pas de gadget, mais de vraies activités qui placent l’enfant dans une démarche scientifique ; et j’ose avouer que je n’ai pas réussi à reconstituer le squelette à partir des os rangés dans les malles du musée. Mais c’est sûr que les enfants, eux, y réussiront sans peine. Les dinosaures est une application pour tablettes Apple et depuis peu pour Android, elle est éditée par Gallimard jeunesse, 4,49 euros, à partir de 5 ans.

Pour les plus grands, à partir de 10 ans, découverte de l’art avec la revue Dada, la revue d’art pour les enfants, qui s’est associée avec aux éditeurs d’applications Joue avec pour proposer des sortes de monographies sur un artiste. Nous les avions déjà évoquée dans cette émission avant l’été. Troisième titre aussi, après Cézanne et de Vinci parus au début de l’année 2012, voici Vasarely, une application construite sur le même principe que les précédentes. Cinq rubriques – Imagine, Regarde, Ecoute, Joue, Touche – autant de façons d’entrer dans l’œuvre d’un artiste. Beaucoup d’informations, érudites sur l’homme autant que sur son œuvre, qu’on peut lire ou écouter, et qui permettent de s’immerger, comme dans un livre. L’atelier de création permet à l’enfant d’expérimenter la démarche de Vasarely autour des illusions d’optique et de créer ses propres tableaux, et même y glisser ses propres photos, tandis que les techniques d’interactivité comme le glisser, frotter, pencher invitent à éprouver la façon dont Vasarely travaillait ses œuvres. Comme pour les autres titres, c’est très bien fait, et les pistes à suivre sont nombreuses, et c’est bourré d’infos. Est-ce qu’un enfant, même grand, va s’y plonger seul ? Ce n’est pas sûr, mais accompagné par un adulte, avant ou après une visite au musée ou la découverte d’un tableau dans un livre, c’est une façon ludique et intelligente de découvrir un univers artistique, d’autant qu’il y a également une rubrique de jeux et des invitations à partager ses découvertes avec d’autres via les réseaux. Nombreuses reproductions qu’on peut agrandir pour en voir les détails, on peut faire son parcours sur une musique de Jean-Sébastien Bach qui, ma foi, est plutôt agréable. C’est sûr que la revue Dada possède un certain savoir-faire pédagogique, et sait mêler avec beaucoup d’intelligence l’érudition et le ludique pour faire découvrir les univers d’artistes. Une collection à suivre Vasarely, une application pour tablette Apple, coédition Dada et Joue avec, 4,49 euros, à partir de 9 ans

Programmation musicale

  • Les crocodiles, par les Gimicks - Explose les comptines - Naïve, novembre 2012 : une réjouissante interprétation des chansons traditionnelles enfantines.
  • Le bégonia en fête, par les Petits loups du jazz - Petits loups du jazz en fête - Enfance et musique
  • Je suis le lynx, par Mia - Pyjama party - La montagne secrète, novembre 2012
  • C’est long d’attendre, par Nathalie Tual - Bulle et Bob préparent Noël, Didier jeunesse, octobre 2012
  • Na Fomte est à lianor Portugal - Au fil de l’air : Ruelles, 2012
  • Ca va pas, par Sophie Forte - Chou fleur - Victorie music
  • Qui sont les voisins, par Brico Jardin - Petit Robert et le mystère du frigidaire - Notari et Naïve
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