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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 8 janvier 2014

avec Cati Baur, auteure de BD ; Ingrid Godon, auteure-illustratrice
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Une émission quasi exclusivement consacrée aux livres : d’abord, avec Cati Baur, pour son adaptation des Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh, dont le deuxième tome, Hortense, parait aujourd’hui ; puis avec Ingrid Godon, autour de J’aimerais, paru cet automne à la Joie de lire. En fin d’émission Lionel Chenail lit un extrait d’un roman de Jeanette Winterson.

Livres

Interview de Cati Baur, c’est au début

Enfin ! Trois ans après la parution en 2011 de Enid, le premier tome de l’adaptation en bande dessinée par Cati Baur, de Quatre sœurs, la tétralogie romanesque de Malika Ferdjoukh publiée à l’école des loisirs, trois ans après donc, le deuxième tome, vient de sortir, aujourd’hui même 8 janvier, aux éditions Rue de sèvres, le récent département bandes dessinées de l’école des loisirs. Nous l’attendions avec impatience et c’est un vrai plaisir que de retrouver la suite des aventures des sœurs Verdelaine, croquées avec talent par Cati Baur. En même temps qu’Hortense, Rue de sèvres réédite, dans un format un peu plus grand, le premier tome, Enid, publié à l’époque, par Delcourt. Nous avions alors reçu Cati Baur à ce micro, et ce matin, pour saluer sa nouvelle édition ainsi que la publication du deuxième tome des Quatre sœurs, nous vous proposons de réécouter cet entretien, consacré donc au premier tome. Enid et Hortense par Cati Bauer, scénario co écrit avec Malika Ferdjoukh, Rue de Sèvres, 15 euros chaque tome. A partir de 11 ans.

Livres, encore

Interview d’Ingrid Godon, c’est à 45 minutes

Sous la jaquette en papier calque translucide, sur la couverture du livre ne comportant, elle, aucun mot, un enfant, raie sur le côté et nœud papillon sous le menton, plonge son regard dans celui du lecteur, sans sourire. C’est le portrait d’un enfant qui semble ne plus en être tout à fait un, le visage empreint de gravité, mais il provoque immédiatement l’empathie. Est-ce à cause de ses yeux bleus, bien trop écartés ? de son oreille droite légèrement décollée ? de sa bouche close ? ou encore à cause de son allure surannée, insufflée par ses vêtements, les couleurs sépia et le tracé au pastel de l’illustratrice ? Certainement tout cela à la fois. Ce portrait en gros plan est l’un des quelque 35 qui composent l’album J’aimerais de l’auteure-illustratrice Ingrid Godon, paru à l’automne aux éditions de la Joie de lire. 35 portraits d’adultes et surtout d’enfants, parfois très jeunes, tous aussi graves, voire mélancoliques, inquiets ou étonnés, mais qui expriment quelque chose de familier, comme si ils appartenaient à un vieil album de famille retrouvé au grenier. En face de chacun de ces portraits pleine page, un court texte écrit par Toon Tellegen, leur donne la parole, pour évoquer leurs espoirs, leurs désir, leurs craintes, leurs attentes, leurs questionnements, avec beaucoup de poésie et de tendresse. « J’aimerais ne plus jamais rougir. Je déteste ça. Si le rougissement était un ver de terre, je l’écraserais aussitôt », déclare une petite fille ». « J’aimerais avoir plus de courage, j’en ai si peu… Si on pouvait l’acheter, je dépenserais tout mon argent à cela », dit un garçon. Autant de propos existentiels qui se font écho et résonnent avec les images. J’aimerais, ce superbe album qui s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes, est le dernier né parmi la soixantaine d’albums publiés depuis 1990 par Ingrid Godon, auteure illustratrice belge. Les premiers ont été édités par des éditeurs belges, entre autres la quarantaine de titres de la série pour les plus petits, Nelly et César, préalablement parus dans la presse enfantine. Depuis plusieurs années, Ingrid Godon est aussi éditée par les éditeurs français tels Sarbacane, Bayard, Etre ou Circonflexe, qui ont publié aussi ses albums pour les plus grands, tels Attendre un matelot, Un bus pour Hawaï, Ana Marias Sofia et Petit Max, écrits par elle ou par d’autres auteurs jeunesse belges et dans lesquels Ingrid Godon excelle à exprimer les sentiments, à laisser affleurer la fragilité de ses personnages, en travaillant essentiellement à la peinture, au crayon et au pastel gras. A l’occasion de la parution de J’aimerais aux éditions non pas belges mais suisses La joie de lire, Ingrid Godon était présente au Salon du livre de jeunesse à Montreuil au début du mois de décembre, et c’est là que nous l’avons rencontrée, ce qui explique le bruit de fond. J’aimerais, des images d’Ingrid Godon, des textes de Toon Tellegen, traduits du néerlandais par Maurice Lomré, édité par la Joie de lire, 29,90 euros, pour tous, adultes, ados et enfants à partir de 10 ans.

Lecture

C’est quelques minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait de Les oranges ne sont pas les seuls fruits, de Jeanette Winterson (Olivier, 2012)

Des infos littéraires : parutions, cinéma, expos

Dorothée de Monfreid possède un sacré coup de crayon pour donner du caractère à ses personnages, même quand il s’agit de chiens. Il faut dire que le héros de son dernier album, Pas envie, paru à l’école des loisirs début novembre dernier, son héros Micha est un chien plutôt grognon et râleur. Jamais content, celui-là. Ses copains, des chiens eux aussi, ont beau l’inviter à jouer au foot, à la bataille, à se balader, à se déguiser, à jouer à cache-cache, Micha n’a qu’une seule réponse : « J’ai pas envie ». Une mauvaise humeur aussi manifeste finit par lasser la bonne volonté de ses six copains qui tentent quand même de savoir pourquoi il boude. Et la réponse arrive, d’une terrible mauvaise foi : « J’ai faim ». Et il y a quand même un des gars pour se précipiter lui offrir un de ses gâteaux. Ce sont vraiment des bons copains ! Mais comme le confirmera sa dernière répartie, Micha, lui, ne l’est vraiment pas, bon copain. En tous cas pas aujourd’hui ; car, au fond, il est comme les jeunes enfants, bougon sans raison, et que rien se semble dérider, mais qui quelques instants plus tard, rigolent et vous font la fête. Il faut dire qu’avec sa trogne boudeuse, ses oreilles dressées et ses pattes avant croisées bien serrées, Micha, assis très raide sur son arrière train, est plutôt craquant. Les autres copains, tous de races différentes, l’un habillé d’un short, l’autre portant un chapeau ou un collier, sont eux aussi drôlement expressifs. Comme à son habitude, Dorothée de Monfreid concentre toute l’action sur ses personnages : pas de décor, à peine quelques accessoires, mais un fond de page rouge très dynamique, et un récit, très bref, tout en dialogues, dans des bulles de BD. Cette tranche de vie à hauteur de petite enfance est particulièrement bien vue. Pas envie, de Dorothée de Monfreid, un album aux épaisses pages cartonnées, édité par l’Ecole des loisirs, dans la collection Loulou et compagnie, 10,70 euros, à partir de 2 ans.

Au Forum des images, la nouvelle thématique des Après midi des enfants, démarrée la samedi dernier, s’intitule Le livre fait son cinéma. Chaque mercredi et chaque samedi jusque fin mars, à 15 heures, film plus goûter plus film pour les enfants de 18 mois à 11 ans, avec un film qui fait la part belle aux adaptations de contes, de romans, ou d’albums pour enfants, ou aux passerelles plastiques ou picturales entre livres et films. Chaque mercredi et chaque samedi jusque fin mars, cela fait 33 films. On ne va donc pas tous les citer. Il y a bien sûr les grands classiques, tels Le livre de la jungle, cet après midi, ou Cendrillon, de Walt Disney ou encore Zazie dans le métro ou L’enfant sauvage, de Truffaut : les déjà classiques ou en passe de le devenir, comme le film d’animation U de Grégoire Solotareff, ou Ernest et Célestine, ou ceux qui sont tout récents. Certaines séances sont suivies d’un atelier ou d’une rencontre avec des créateurs de livres, comme c’est le cas samedi prochain. La séance s’intitule [Océano->http://www.forumdesimages.fr/les-fi…], du nom de l’album pop-up réalisé par Anouk Boisrobert et Louis Rigaud, qui seront présents pour évoquer la réalisation d’un livre pop up après la projections de courts métrages sur les secrets des océans. Tout le programme de ce cycle des Après midi des enfants, sur le site du Forum des images. Quoique pour trouver où télécharger le programme complet sur le site, ce n’est pas gagné, mais bon, vous serez peut-être plus rapide que moi.

A signaler également l’exposition présentée actuellement dans les médiathèques de Issy les Moulineaux autour de l’œuvre de l’illustrateur Antoine Guilloppé, entre autres autour de son superbe travail autour du noir et blanc, de ses papiers découpés, comme dans Pleine lune ou Plein soleil, publiés par Gautier Languerau. 75 illustrations, planches originales ou reprographies, pour certaines en très grand format, couvrent l’ensemble de sa carrière et permettent de confronter ses différents styles, l’évolution et la variété de ses techniques : pastel, puis encre de chine, puis découpe au laser. Jouant sur la perspective, les cadrages, les points de vue, l’ombre et la lumière, Antoine Guilloppé ménage le suspense et les surprises pour raconter ses histoires en images, comme il l’a fait dans Prédateurs ou Loup noir. Mais il aime aussi écrire des histoires aux allures de conte comme il le fait avec ses différentes histoires de la petite fille japonaise Akiko. L’exposition, intitulée De l’ombre à la lumière avec Antoine Guilloppé, est présentée dans les deux médiathèques d’issy les Moulineaux jusqu’au 2 février. Il y a également des ateliers et animations qui sont proposées, avec un peu de chance, il y aura de la place, en particulier deux animés par Antoine Guilloppé, les mercredi 15 et mercredi 22 janvier. Il faut s’inscrire à l’avance. Les infos sur le site de la ville d’Issy les Moulineaux.

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