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La vie est un roman

La Vie est un roman # 20 juin 2017

Olivier Wickers, Le Caravage, Criticat 19, l’Entrepôt Calberson-Macdonald
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criticat 19 visite Françoise Fromonot  : Le passage du nord-est

Depuis quinze ans, le territoire qui chevauche la limite nord-est de Paris fait l’objet d’un grand projet de rénovation urbaine. La pièce maîtresse en est la reconversion de l’ancien entrepôt Calberson, boulevard Macdonald, livrée l’an dernier à grand bruit. Aller voir de plus près  : c’est l’objectif de ce voyage par des chemins de traverse dans les paysages, présents et passés, de ces confins de la capitale.

glossaire Stéphanie Sonnette   : Mots magiques

La littérature de l’urbanisme a toujours eu ses éléments de langage. Toujours plus nombreux et sophistiqués, maîtrisés et partagés par tous les acteurs de l’aménagement, largement relayés par les habitants et les médias, vont-ils finir par tenir lieu de pensée sur la ville  ?

débat L’innovation en questions

La tribune «  Parole à l’architecture  » organisée par Romain Lacroix au Centre Pompidou a donné carte blanche à ­criticat pour quatre soirées durant l’­hiver 2016. À cette occasion, nous avons échangé avec des journalistes, universitaires, écrivains, éditeurs et artistes à propos de quatre outils — l’­enquête, l’histoire, l’écriture et le ­dessin — utilisés dans notre revue depuis bientôt dix ans pour mener une critique d’architecture engagée. Au nombre des invités se trouvait l’­historien britannique David Edgerton dont l’ouvrage, The Shock of the Old (paru en français en 2013 sous le titre Quoi de neuf  ?), interroge singulièrement la place qu’occupe l’innovation technologique dans les discours actuels. En introduction de sa conférence, nous avons projeté un extrait du film documentaire de Harun Farocki, Zum Vergleich (2009), qui montre la multiplicité des méthodes de construction en brique de terre employées aujourd’hui simultanément à travers le monde, de la plus sophistiquée à la plus archaïque. Ce film nous a semblé illustrer la thèse de David Edgerton selon laquelle, dans les faits, les techniques présumées obsolètes persistent, alors que dans les discours elles sont souvent balayées par les innovations les plus récentes.

Avec le présent dossier, nous avons cherché à prolonger le débat entamé au Centre Pompidou. D’abord en publiant le texte de la conférence prononcée par David Edgerton à Paris, dans laquelle il plaide, comme dans son livre, pour une histoire et une critique des innovations technologiques plus inclusives que celles qui d’habitude privilégient les récits héroïques et futuristes. À sa suite, Valéry Didelon analyse le discours sur l’innovation et la créativité dans le monde de l’architecture contemporaine, à l’aune notamment de la logique économique qui le sous-tend, voire le détermine en profondeur. Enfin, sont rassemblés dans une anthologie un ­certain nombre de textes d’architectes ou de critiques (Banham, Collins, Venturi-Scott Brown-Izenour, Jencks, Crosby, Maxwell, Krier, Caruso, de Graaf) qui, depuis les années 1960, ont envisagé, de manières différentes et parfois opposées, les enjeux de l’innovation et de la technologie en architecture.

conférence David Edgerton  : Pour une histoire critique de la nouveauté

Criticat a invité l’historien David Edgerton à exposer au Centre Pompidou, le 9 novembre 2016, les thèses qu’il déployait dans Quoi de neuf  ? (Seuil, 2013). Se démarquant des histoires conventionnelles de la science et de la technique, l’ouvrage critiquait leurs récits centrés sur l’innovation pour revendiquer une histoire centrée sur l’usage.

analyse Valéry Didelon  : L’architecture, de l’innovation à l’enrichissement

Au cours des dernières décennies, l’innovation a été l’un des principaux moteurs du capitalisme dans les pays développés, imposant sa logique au secteur de l’immobilier, et donc à l’architecture. Au moment où en France la croissance économique emprunte aussi de nouvelles voies, il nous a semblé important de questionner ces enjeux auxquels sont confrontés les architectes.

anthologie Critiques architecturales de l’innovation

Reyner Banham (1960), Peter Collins (1965), Venturi-Scott Brown-Izenour (1972), Charles Jencks (1972), Theo Crosby (1975), Robert Maxwell (1996), Léon Krier (1998), Adam Caruso (1998), Reinier de Graaf (2016)

visite Martin Étienne  : Les «  Lods  » à Rouen, la guerre du feu

rencontre Tricia Meehan  : Conversation avec Robert Maxwell

Présenté par Kenneth Frampton comme «  architecte, enseignant, théoricien, critique, fan d’opéra bouffe, aquarelliste et jazzman occasionnel  », Robert Maxwell (né en 1922) est surtout connu pour avoir présidé à une période particulièrement féconde de l’école d’architec­ture de Princeton, dont il fut doyen entre 1982 et 1993. Depuis sa villégiature provençale, cet Irlandais franco­phile revient sur les nombreuses autres facettes de sa trajectoire d’architecte intellectuel.

carte blanche Clément Masurier  : Obsolescence

correspondance Olivier Boucheron  : Lettre de Yangon

Ancien joyau de l’Empire Britannique, second plus grand port mondial par son activité dans les années 1920, capitale dès la fin des années 1940 de la jeune république de Birmanie, métropole fébrile sous le joug de la dictature jusqu’en 2011, Yangon (Rangoon) commence à ressentir les effets de sa récente ouverture à la convoitise des investisseurs étrangers.

Numéro 19 (2017 printemps)

Après deux essais remarqués sur l’écriture, Trois aventures extraordinaires de Jean-Paul Sartre (Gallimard, col L’un et l’autre, 2000) et Chambres de Proust (Flammarion, 2013), Olivier Wickers livre ici une enquête passionnante sur la langue que parle, bien sûr sans mots, la peinture. Perdre le jour - le jour est ici bien plus que la seule lumière qui vient brutalement à manquer à cette peinture quand au tournant des années 1600, à mi-parcours de l’oeuvre, Caravage plonge soudain ses images dans la nuit et les ombres. Des dix ans qui suivent, assombrie, crépusculaire, la peinture ne renouera plus jamais avec les teintes claires de ses débuts. En nous plaçant face à cinq tableaux de Caravage peints entre 1590 et 1610, gais ou sombres, ravissants ou horribles, aux tons de comédie ou de tragique, et qui sont autant d’actes d’un drame, cinq pièces à conviction pour une même enquête, Olivier Wickers tente de percer l’énigme de ce jour perdu. Et si, à nous faire perdre notre contenance, nos certitudes, les mots ou la langue, si à perdre le jour, la peinture cherchait bien mieux à nous rendre quelque chose ?

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