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La voix du ghetto

La voix du ghetto # 27 avril 2016

"Les Halles, passé, présent, futur" // avec Jean-Yves de Lépinay (Forum des images)
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Invité : Jean-Yves de Lépinay, directeur des programmes du Forum des images.

Pour présenter la manifestation "Les Halles passé, présent et futur", qui se déroule du 27 au 30 avril au Forum des images.

Présentation sur le site du Forum des images : Qu’elles soient ventre, trou ou coeur de Paris, les Halles n’ont jamais cessé d’exister et de se renouveler. Avec l’inauguration de la Canopée au mois d’avril, le quartier commence sa nouvelle mutation. C’est l’occasion de retracer en images l’histoire et les transformations de ce lieu singulier, à travers notamment trois soirées avec un historien, un artiste ou un architecte et suivies d’une projection.

PRÉSENTATION DU PROGRAMME

S’il existe un marché depuis 1137, la construction des pavillons Baltard au XIXe siècle met fin à l’anarchie qui caractérisait alors le quartier. Symbole d’une modernité flamboyante, les parapluies de verre et de fer s’imposent alors, avec l’aide de la plume de Zola, comme « le ventre » de Paris. Au cinéma, Les Halles centrales (1927) filment de nuit les hommes, bêtes et machines qui travaillent sans relâche. Et quand Marcel L’Herbier fait écho à ce monde mystérieux dans La Nuit fantastique (1941), c’est pour en faire le théâtre d’aventures merveilleuses.

Au plus près du ventre de Paris, on mange, on boit, on fait la fête. Travailleurs, bourgeois, touristes et filles de joie se côtoient dans un heureux bazar. Irma la douce (1963) et son Paris coloré en carton-pâte en est une parfaite illustration. Puis il faut attendre la menace du changement, l’annonce de la destruction, pour que les Halles redeviennent un objet filmique. Année charnière, 1969 voit la réalisation du diptyque de Gérard Chouchan (Les Halles, la vie ancienne et Les Halles, le marché), formidable témoignage d’une époque en train de disparaître.

Puis l’histoire se répète, les pavillons vieillissent et deviennent d’un « autre temps ». Paris est tiraillé entre son passé et son avenir (Du ventre au coeur,1979) alors que son présent est d’une absurde laideur : un trou géant permet le tournage du surprenant Touche pas à la femme blanche (1973). Devenu le coeur de la ville, le quartier peine à se reconstruire une identité et 40 ans plus tard il faut déjà tout refaire. Le documentaire Quatre projets pour les Halles nous accompagne dans cette nouvelle mutation. Impossible de ne pas se demander ce qui viendra après… Peut-être trouverons-nous des réponses dans le Paris futuriste de Christian Volckman (Renaissance, 2006).

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