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Les Jeudis Littéraires

Les jeudis littéraires # 15 octobre 2015

"L’été contraire" // avec Yves Bichet (auteur) ; "Oeuvres postumes" //Jean Ristat (auteur)
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Invités : Yves Bichet pour "L’été contraire" (Mercure de France) puis Jean Ristat pour "Oeuvres Posthumes Tome II" (Gallimard)

Présentation de "L’Eté contraire" de Yves Bichet sur le site de l’éditeur :

Une infirmière, un agent d’entretien, deux retraités, une simplette… Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l’été arrive, qu’il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s’aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s’apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d’utopie. Yves Bichet a été salarié agricole puis artisan du bâtiment pendant plus d’une vingtaine d’années. Il se consacre désormais entièrement à l’écriture. Il est l’auteur de nombreux recueils de poésie et de romans, notamment "La Part animale", "Resplandy" et "L’homme qui marche". "L’été contraire" est son dixième roman.

Présentation de "Oeuvres posthumes, tome II", de Jean Ristat, sur le site de l’éditeur :

« Je ne sais si cette lettre vous parviendra un jour. Nous sommes l’un à l’autre inconnus et, pourtant c’est à vous que j’écris comme à un confesseur tendre et complice on livre son âme. Ai-je donc une âme ? et si, par extraordinaire, il se trouvait que j’en possédasse une, je la donnerais volontiers au diable pour l’amour de vous. Vous m’avez donc rencontré par hasard, au détour d’une promenade. Vous avez mis le livre dans la poche, négligemment, en pensant à autre chose. Par exemple à la couleur du ciel en cette fin de journée d’automne. Vous êtes allé sur les bords de la Loire. Vous marchiez à la rencontre du soleil, à son couchant, si bas en cette saison qu’on imagine qu’il va rouler dans le lit du fleuve comme la tête du guillotiné dans le panier d’un miroir. Le regarder vous a rendu aveugle. Vous vous êtes assis dans l’herbe ou sur un banc. Puis, peu à peu, le fleuve a pris feu comme une botte de paille et, à son tour, embrasé le ciel. Vous avez fermé les yeux et vous avez su alors que, vous aussi, étiez en train de brûler. »

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