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Les Jeudis Littéraires

Les Jeudis littéraires # 13 octobre 2016

avec Pierre Escot (auteur), Hubert Haddad (auteur) et Colette Fellous (éditrice)
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Invités :

  • Pierre Escot pour "Carnet Lambert" (Ed. Art et Fiction) et "Planning" (Ed. PPT)
  • Hubert Haddad pour »Les Coïncidences exagérées" (Mercure de France)
  • Colette Fellous,romancière, ancienne productrice à France Cultures et éditrice d’Hubert Haddad dans sa collection « Traits et Portraits » au Mercure de France.

Présentation de "Carnet Lambert" sur le site de l’éditeur :

Le Carnet Lambert se passait de mains en mains.  »

Tout devient Carnet Lambert même le Carnet Lambert. On nous assure qu’il fait partie d’un plus vaste corpus, qu’il est sans fin, qu’il pourra s’écrire tout le long de la vie de l’auteur, condamné à n’en livrer que des extraits, avec cette sensation permanente d’une construction qui se fait à travers le filtre de sa personnalité, mais que le texte s’élabore distinctement de lui en tant qu’entité. Pourvu que ça tienne debout, que ça tienne droit. Enfin que ça tienne. Le Carnet Lambert est là pour nous guider, pour nous soutenir, pour nous renseigner et nous divertir, même s’il ne peut au fond pas grand-chose pour notre humaine condition. Il se fait parfois manuel de logique formelle ou kit de survie à un quotidien aporétique. Il est comme une béquille qui ploie avec élégance. Il nous aide à garder en chemin une sorte de sourire, un peu crispé mais sincère.

Le Carnet Lambert est une méthode d’investigation entre prose, poésie et récit. À la nécessité du sens répondent l’ironie et l’humour légèrement excédé de l’auteur, qui construit, à distance respectable de son objet, un miroir complexe fait de glissements, de pièges, de répétitions, de modes d’emploi qui génèrent à leur tour d’autres modes d’emploi. Des sentiers qui bifurquent, des réseaux entrelacés, des carrefours incertains, des slogans concassés, des lueurs méthodologiques, des pistes de fictions et des aires de jeux fantômes.

Présentation de "Les Coïncidences exagérées" sur le site de l’éditeur :

 : J’avais en ce temps-là de noirs éblouissements et courais les champs de mines avec une distraction de décapité. La réalité m’était un embarras. Je ne supportais pas l’ironie des miroirs. La poésie était l’autre nom de l’amour, celui qu’on tait, les yeux brûlés. Paris en sang, ce soir – mais ce n’est pas du vendredi 13 novembre 2015 dont je voudrais parler. Qu’y puis-je, si pour moi coïncident, à plusieurs décennies d’intervalle, l’horreur des tueries frappant en nombre des femmes et des hommes, par centaines on peut craindre, jeunes pour la plupart, et la première page évocatoire du récit d’un jour de mon passage sur la planète Terre ? Ce jour qui aurait dû être pour moi l’ultime, mais ne l’ayant pas été, il ne cesse de me hanter, sans aplomb dans sa folle effraction.

C’était un 17 septembre, à Paris. Hubert Haddad avait 20 ans. Debout sur le rebord de sa fenêtre, au 4eétage d’un immeuble de la rue Pastourelle, complètement nu, il allait se jeter dans le vide. Un jeune homme est entré par hasard juste à ce moment-là, un ami. Il est allé vers lui et, à la manière d’un ange, il a su trouver des mots simples pour le calmer et le faire revenir de son geste qui lui aurait été fatal.

C’est à partir de ce jour-là, où il croyait chercher la vérité dans cet acte, qu’Hubert Haddad, en poète et en peintre, dessine un autoportrait vibrant, énigmatique, presque halluciné. Des échos d’un jour à l’autre, d’un texte à l’autre, d’une scène d’enfance au présent le plus brûlant, comme celui de la nuit des attentats du 13 novembre 2015, quand il a couru à l’hôpital, au chevet de son frère qui n’avait plus que quelques instants à vivre, au moment même où, à quelques mètres de là, toute une jeunesse a été assassinée.

Son récit est ainsi à chaque fois aimanté par d’étranges coïncidences qui font apparaître les êtres essentiels de sa vie. Avec au cœur du livre, la perte de ses deux frères et la magie d’une génération, la sienne, pour qui la vie était avant tout une recherche de la poésie, de la beauté, de l’amour et de l’excès.

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