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Liberté sur paroles

Liberté sur paroles # 04 mai 2015

Jean-Claude Boual // Genevieve Jacques //Laure Piaton, Jacques Bedrossian et Pierre Mampreyan, Robert Guédiguian
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Les associations, nouvelle manne pour les banques ?

avec Jean-Claude Boual

Il s’agit bel et bien d’une alerte lancée par le collectif des association citoyennes ! Comme l’explique son président, Jean-Claude Boual, au désengagement de l’Etat dans le financement des associations, particulièrement celles à but social et culturel, reconnues d’utilité publique, qui va de pair avec la quasi-obligation faite aux associations de recourir aux emplois précaires et sous-qualifiés (emplois d’avenir, CUI/CAE, etc.) ou au dispositif service civique et, depuis les 5 dernières années à la perte de milliers d’emplois dans ce secteur s’ajoute maintenant l’incitation croissante au financement privé via les obligations à impact social (social impact bonds), le financement participatif/crowdfunding, le mécénat d’entreprises ou encore l’augmentation du prix des prestations… Autant d’éléments qui augurent une remise en cause profonde de la vocation même des associations. Pire, il s’agit d’un véritable holp-up de la part de banques privées qui via les social impact bonds (des actions dont le rapport moyen est d’environ 13%), vont toucher des dividendes sur la production réalisée grâce au travail de bénévoles… Le principe est simple. La pauvreté, le chômage, l’exclusion sont des « marchés » porteurs dans nos sociétés en crise, malade de l’accaparement des richesses par quelques uns… qu’à cela ne tienne, il a là un moyen pour les banques, avec la complicité active des Etats, d’en tirer profits, suivant un modèle analogue au très décriés partenariats public-privélire ici :Résumé-SIB-31-mars15

Plus d’infos sur http://www.liberte-expression.fr/le...le site de l’émission

A quand une politique d’accueil digne du courage des migrants ?

avec Geneviève Jacques, présidente de la CIMADE

Geneviève Jacques, présidente de la CIMADE, revient sur le jeu de dupe des responsables politiques européens face aux naufrages meurtriers en mer méditerranée. En pointant l’unique responsabilité de ceux (les « passeurs ») qui profitent du renforcement croissant du contrôle des frontières, et en proposant d’absurdes mesures guerrière contre eux, les dirigeants européens, savamment conseillés par l’agence frontex, insultent à la fois l’intelligence et le cœur des peuples d’Europe. Qui sont ces hommes, ces femmes, ces enfants qui s’entassent dans des bateaux pour rejoindre l’Europe ? Pourquoi refuse-t-on de mesurer l’immensité de leur vitalité et de leur courage ? Pourquoi feindre d’ignorer le potentiel de richesse que représente leur expérience de la vie ? Que ne mesure-t-on pas le nombre d’alliés potentiels qu’ils représentent pour inverser le rapport de forces et exiger une meilleure répartition des richesses dans nos pays ? Geneviève Jacques nous invite à briser les murs de notre aveuglement pour faire histoire (et luttes ?) communes avec ces Ulysses modernes. Ainsi nous pourrons exiger de nos représentants politiques qu’ils réserve un accueil digne à ceux qui fuient les massacres et la misère engendrés par les guerres… Ces conflits déclenchés en rafales ou entretenus par les Etats occidentaux qui sont plus enclins à favoriser la libre circulation des armes que celle des hommes !

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Mémoires arméniennes : parcours singuliers, histoire commune

avec Laure Platon, Jacques Bedrossian, Pierre Mamprevan. Chronique avec Marie Poinson, rédactrice en chef de Hommes et migrations

Réunis à l’appel d’un collectif d’ONG turques et internationales, les manifestants se sont successivement retrouvés devant l’ancienne prison, aujourd’hui Musée des arts islamiques, où furent détenus les premiers Arméniens arrêtés le 24 avril 1915 et à la gare d’Haydarpasa, d’où ils furent ensuite déportés. Sous l’oeil des forces de l’ordre, ils ont exhibé des portraits des victimes tuées en 1915 et des pancartes Reconnaissez le génocide !, en turc, en arménien et en anglais. Le 24 avril 2015 marque la commémoration du centenaire du premier génocide du XXe siècle.Les massacres et les déportations des Arméniens de l’Empire ottoman entre 1915 et 1917 firent près d’un million et demi de morts. Le combat de leurs descendants pour que soit nommé et reconnu à la hauteur de sa gravité ce que leurs aïeux ont subi, continue… 100 ans après il s’agit donc de « faire passer » la mémoire pour qu’enfin la vérité fasse histoire. C’est avec l’ambition d’y prendre sa part que cette émission en partenariat avec la revue Hommes et Migrations évoque ces mémoires arméniennes, à travers les témoignages de Jacques Bedrossian et Pierre Mampreyan deux donateurs d’origine arménienne, de la collection de la Galerie de dons du Musée de l’histoire de l’immigration et Robert Guédiguian, réalisateur d’origine arménienne. Laure Piaton, directrice du Centre du Patrimoine arménien, situé à Valence, qui propose cette année une belle programmation sur « les Arméniens avant la nuit », nous explique ses missions de consolidation de l’histoire arménienne à travers la circulation des mémoires et l’ouverture à un large public. En 2007, la revue Hommes et Migrations avait déjà publié un dossier couvrant plusieurs périodes historiques après le génocide et des pays d’accueil différents en s’interrogeant à la reconstitution d’une communauté arménienne en exil. La revue se situait au cœur des interrogations sur les relations entre mondialisation et réseaux diasporiques. Depuis, la revue a accompagné sur plusieurs années la réalisation des collections ethnologiques du musée de l’histoire de l’immigration en publiant des chroniques sur les dons et les récits migratoires. Les mémoires des Arméniens en France constituent un patrimoine essentiel pour la survie de la diaspora. Le Musée de l’histoire de l’immigration a fait entrer en collection des objets donnés par des descendants de rescapés de ce génocide arménien, objets devenus emblématiques de leurs trajectoires migratoires, mais aussi des vecteurs de transmission de mémoires singulières, parfois douloureuses, désormais exposés dans les espaces permanents du musée.

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