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Liberté sur paroles

Liberté sur paroles # 07 mars 2016

avec Clémence Richard, La CIMADE ; Critique des médias//avec Benjamin Lagues (ACRIMED), Rafaele Arditi (comédienne) ; Comment l’Iran compose avec les diasporas iraniennes (en partenariat avec Hommes et migrations)
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8h : Émission en partenariat avec la CIMADE

Clémence Richard, chargée de mission "éloignement" à la CIMADE présente les conclusion d’un rapport d’observation de la CIMADE Ile-de-France sur les audiences relatives aux recours contre les refus de titre de séjour et obligation à quitter le territoire (OQTF) avec délai de départ volontaire.

Ces observations qui se sont tenues au sein de deux tribunaux administratifs (TA) de la région parisienne : le TA de Montreuil situé en Seine-Saint-Denis et le tribunal administratif de Cergy-Pontoise situé dans le département du Val d’Oise, montrent à travers moult exemples, que, dans un contexte où la loi ne cesse d’augmenter les pouvoirs discrétionnaires de l’administration et de restreindre les droits des personnes étrangères à s’installer en France, il est difficile de croire à un traitement juste et équitable des personnes étrangères en tant qu’administrés. Les juges n’apparaissent hélas que comme de faibles remparts face à la maltraitance institutionnelle organisée par loi et les pratiques abusives de l’administration à l’encontre des personnes étrangères : la volonté toujours plus grande de faire entrer les personnes dans les des cases administratives et légales ne traduisent pas la complexité et la pluralité des parcours et histoires individuel ce qui amène les personnes concernées à ressentir (à juste titre), ce traitement administratif et juridictionnel avec violence et incompréhension. Par ailleurs,la complexité et la longueur de ces procédures éloignent nombre de personnes de cette justice. Et celles qui y parviennent malgré tout ont bien du mal à s’en sentir pleinement actrices.

9h : Spéciale "critique des médias"

  • avec Benjamin Lagues, co animateur de l’association ACRIMED, qui organisait le 12 mars la deuxième édition, de la journée de critique des médias avec pour objectif, à travers différents débats, d’analyser les récentes évolutions qui ont touché le paysage médiatique : passage du « print » au « web », nouvelles pratiques journalistiques, « réorganisation » des rédactions, fourmillement de nouveaux médias – et de critiques des médias – indépendants sur Internet, etc. Le tout sur fond d’un mouvement de concentration et de financiarisation peut-être un peu moins « nouveau », mais que rien n’est venu enrayer, bien au contraire.
  • et Rafaele Arditti, comédienne, auteure et interprète du spectacle "Vive la télé Bidon, pamphlet clownesque". Comment les émissions d’information ou infotainment dont nous abreuve la télévision même à bien une entreprise de banalisation d’idées nauséabondes, notamment celles du FN ? Tel est le thème du spectacle de la clown politique Rafaele Arditti qui présente son solo tous les samedis à l’Aire Falguière (Paris 15e).

10h : Émission en partenariat avec la revue Hommes et migrations :

Comment l’Iran compose avec les diasporas iraniennes ?

Depuis la révolution islamique, les migrations ont constitué des diasporas hors de l’Iran qui ont évolué depuis plusieurs décennies en fonction des différents pays d’accueil. Ces communautés peuvent-elles intervenir dans la nouvelle position internationale d’un pays qui tente de reprendre ses échanges commerciaux avec les autres puissances étrangères ? Comment l’Iran peut-elle renouer plus directement avec des groupes socialement et idéologiquement hétérogènes ? Comment s’appuyer sur ces diasporas pour développer de nouveaux contacts ? Les nouvelles formes de migrations trans-frontalières sont-elles également un atout pour ce pays qui tente de s’insérer tardivement dans la mondialisation ?

Pour évoquer ces questions, Serge Weber, géographe à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et Amin Moghadam, géographe à l’université Aix-Marseille (en direct par téléphone), les deux coordinateurs du dossier de la revue Hommes et Migrations consacré aux diasporas iraniennes et Mina Saïdi-Sharouz, géographe à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette, qui présente les effets économiques des migrations pendulaires des Iraniens en Turquie.

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