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Liberté sur paroles

Liberté sur paroles # 25 janvier 2016

Les crimes policiers impunis
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Les crimes policiers impunis

avec

  • Ariane Herbay et Samia Moucharik, les réalisatrices d’un documentaire sonore (diffusé en intégralité durant l’émission), intitulé « Pas de justice pas de paix ». Ce slogan est le mot d’ordre qu’on a réentendu dernièrement dans les rues de Ferguson, Detroit, New York ou Baltimore après la mort de noirs tués aux mains de la police. Mais quand ces mêmes mots résonnent dans les villes françaises, la presse s’en fait à peine l’écho, comme si ces violences policières étaient l’apanage des Etats-Unis. « Pas de justice pas de paix » a été réalisé aux côtés du collectif Urgence notre police assassine, fondé en France en 2012 par Amal Bentounsi à la suite de la mort de son frère Amine tué d’une balle dans le dos par un policier à Noisy-le-Sec. Elle a été rejointe par des familles ayant perdu un proche aux mains de la police. Ce collectif a réactivé de manière fracassante la lutte, longue de 40 ans, contre l’impunité policière accordée de fait par la Justice qui opte la plupart du temps pour un non-lieu ou une relaxe. « Pas de justice pas de paix » se comprend ainsi comme la déclaration d’un combat qui ne s’achèvera qu’avec la fin des violences et crimes policiers. Rencontrée à plusieurs reprises, tout au long de l’année 2014 et du début de l’année 2015, Amal Bentounsi expose ses réflexions et ses enseignements de cette lutte contre l’Etat et ses deux appareils que sont la police et la Justice. Cette bataille frontale contre l’Etat l’a d’ailleurs amenée à être poursuivie par le ministre de l’Intérieur d’alors, Manuel Valls, pour diffamation contre la police. Ce documentaire cherche à épouser au plus près cette lutte, ce qui a supposé une présence dans le temps aux différents rassemblements et manifestations ainsi qu’au procès. Il offre également, via les modalités de sa voix, le portrait d’une femme que le drame a projetée dans le combat. Par ailleurs, notre choix de ne pas faire de commentaires conduit l’auditeur à s’immerger dans les propos et les réflexions tenus, aussi bien en entretien que lors de prises de parole publiques, par Amal Bentounsi, des proches de victimes ou des militants. Les résonances actuelles de ce documentaire ne manquent pas. Ainsi, le 31 octobre dernier, la Marche de la dignité et contre le racisme, dont l’initiative revient à Amal Bentounsi, a rassemblé à Paris 10 000 personnes derrière les familles de proches tués par des policiers. Au mois de décembre, les familles de Abdoulaye Camara et de Bilal Nzohabonayo commémoreront le premier "anniversaire" de la mort de ces deux hommes, tués chacun de plusieurs balles, comme l’a été Babacar Guèye dans la nuit du 2 au 3 décembre dernier à Rennes. Par ailleurs, en janvier 2016, aura lieu le procès aux assises du policier qui a tué Amine Bentounsi. Le retentissement du procès est plus que prévisible dans la mesure où les procès de policiers aux assises sont très rares en France. Enfin, on ne peut pas oublier la déclaration de l’état d’urgence, et entre autres, l’autorisation pour les policiers de porter leur arme hors de leur service ainsi que l’annonce concernant l’armement des policiers municipaux.
  • Amal Bentounsi dont le frère a été tué par un policier d’une balle dans le dos (le procès a lieu en ce moment) .
  • Laurence Blisson, secrétaire générale du syndicat de la magistrature et juge d’application des peines au tribunal de grande instance de Bobigny qui parlera des implications de la future "loi antiterroriste" qui va encore renforcer les prérogatives des policiers.
  • Hassan Ben Mohamed, policier, qui a écrit "J’ai la gâchette facile" un livre sur l’assassinat gratuit de son frère par un policier à Marseille en 1981
  • Joseph 
El Aouadi Marando, qui a réalisé le film "Ya Oulidi, le prix de la douleur", qui montre comment dans les années 80 les moyens donnés à la culture ont permis aux jeunes de quartiers harcelés par la police de se découvrir des vocation et de prendre un revanche sur un destin"écrit d’avance".
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