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Liberté sur paroles

Liberté sur paroles # 31 octobre 2016

Spécial Amérique /avec Christophe Deroubaix, et Sébastien Godret
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Emission spéciale "Amérique"

Dans la première partie, nous écoutons Christophe Deroubaix, grand reporter à "l’Humanité", qui nous donne dans son livre "L’Amérique qui vient" (éditions de l’Atelier) les clés pour comprendre pourquoi les États-Unis sont poussés par leur jeunesse vers un progressisme qui renouvelle et bouleverse en profondeur le parti démocrate. Il montre que la vieille Amérique incarnée par Donald Trump est en train de mourir pendant qu’une autre naît, portée par la montée en puissance des minorités et l’ouverture culturelle de la nouvelle génération, les « Millennials ». Car, contrairement aux clichés et aux raccourcis médiatiques, les États-Unis ne sont pas dominés par une idéologie conservatrice que Reagan puis Bush père et fils avaient propagée. Donald Trump n’est que le témoin en colère d’un changement majeur que l’Amérique conservatrice ne peut plus arrêter. Une autre Amérique émerge, jeune, métissée, progressiste. Elle a élu Obama et a obtenu en Californie et l’Etat de New York l’augmentation du salaire minimum et réclame l’instauration d’un système public de santé, la réduction des inégalités. L’improbable irruption de Bernie Sanders dans les primaires démocrate n’est pas un phénomène fortuit et passager. Il n’est pas un épiphénomène mais le signe de bouleversements profonds et majeurs dans la société américaine.

- Ensuite nous vous diffusons un "voyage sonore" à Dallas, réalisé par Benjamin Bibas et Sébastien Godret, mise en son Sébastien Lecordier et Coproduit par ArchiDB / la fabrique documentaire dans le cadre de l’exposition « Dallas Big D » à la Grande Orangerie du jardin de l’Arquebuse de Dijon (France) du 1er au 24 juillet 2016 et qui arrive bientôt à Paris. Vous pourrez la voir au Lavoir Modernele 5 et 6 novembre prochains.

Comme la plupart des villes américaines, Dallas se parcourt en automobile. En compagnie de l’architecte Darryl Baker, la ville et ses environs s’explorent sous le bruit des avions et des vibrations de ponts autoroutiers, dans lequel surnagent nettement les chants d’oiseaux : à Dallas, la nature n’est jamais très loin. Au fil des rencontres – anthropologue, économiste, conservateur de musée, jeune artiste latino… -, un autre moteur fait son apparition : celui d’un univers urbain en continuelle mutation.

  • Le voyage se prolonge par une interview de Sébastien Godret le concepteur de l’exposition "Dallas Big D" que l’on retrouve à Paris le samedi 5 et dimanche 6 novembre 2016. Depuis quelques années, Sébastien Godret décrypte l’usage du monde à travers l’architecture des villes. Il dresse un portrait de cette ville texane dont l’histoire et l’organisation ne sont peut-être pas sans lien avec les événements tragiques qui l’ont propulsée sous les feux de l’actualité début juillet 2016. « Les deux choses auxquelles les habitants de Dallas détestent que l’on associe leur ville sont l’assassinat du président Kennedy et l’incontournable série télévisée des années 80 », précise Sébastien Godret, "l’architecte" de l’exposition.

La deuxième ville du Texas que ses habitants surnomment fièrement Big D., pour Big Dallas, recouvre des réalités sociales très contrastée. L’ensemble des photos, textes et le documentaire sonore proposés au visiteur, dans l’exposition « Dallas Big D », dressent un portrait, bien loin de ces clichés, de cette ville, très verte et très peu dense, constituée essentiellement de maisons individuelles et où les trois principales communautés qui forment sa population de 1,3 millions d’habitants (40 % de Latinos, 30 % de Blancs et 30 % d’Afro-Américains) vivent dans des quartiers cloisonnés. Emblématique des villes américaines, Dallas est également le symbole de l’individualisme et du libéralisme puisque dans cet Etat où le taux d’imposition est nul, l’espace public est « privatisé » de même que les équipements collectifs et l’essentiel des fonctions régaliennes. Cela produit des copropriétés hyper aisées et sécurisées pour les uns tandis que les autres construisent des maisons et une vie sociale solidaire, conviviale et créative sur ce qui ressemble à des terrains vagues. Par dernier aspect cette ville d’Amérique du Nord a une organisation qui la rapproche davantage des villes africaines (objets d’une précédente exposition en 2013) que du modèle urbanistique européen.

  • Sans oublier la chronique de Vincent Turban, qui a accepté de se plier au thème imposé pour conclure cette émission spéciale !

Les rendez-vous : – samedi 5 novembre de 11h à 19h, expo – samedi 5 novembre de 19h à 23h, soirée spéciale « Dallas Remix »
- 19h, documentaire audio « Dallas, ton univers… »
- 20h, « 1 Day in D », Dallas soundscapes par Kristin Lee & Frank Dufour
- 20h30, concert vidéo « Baduizm » avec Erykah Badu
- 21h30, Dallas Remix, le rap de Dallas par DJ Crew
- N.B. : Dallas Soup servie dès 19h ! – dimanche 6 novembre de 11h à 19h, expo : un vaste espace sonorisé immersif dans lequel quatre vidéoprojecteurs font tourner en boucle 500 photographies.

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