<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:psc="http://podlove.org/simple-chapters/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0">
  <channel>
    <title>Au fil des pages - Le podcast</title>
    <link>http://aligrefm.org</link>
    <description>Au fil des pages est une émission produite par Nadia Ettayeb - Vannini dans le sillage des Jeudis littéraires produits et animés pendant quarante ans par Philippe Vannini, disparu en 2021. Elle est animée en alternance par Nadia Ettayeb - Vannini et Thierry Gillyboeuf. 
Chroniqueuses : Cécile A.Holdban et Anouk Ait Ouadda. 
Plus d'information sur l'émission</description>
    <pubDate>Tue, 28 Apr 2026 21:17:40 +0000</pubDate>
    <managingEditor>aufildespages@aligrefm.org (Nadia Ettayeb)</managingEditor>
    <generator>Zend Framework Zend_Feed</generator>
    <language>fr</language>
    <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
    <itunes:author>Nadia Ettayeb</itunes:author>
    <itunes:owner>
      <itunes:email>aufildespages@aligrefm.org</itunes:email>
      <itunes:name>Nadia Ettayeb</itunes:name>
    </itunes:owner>
    <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/6331c9b31665e0.28267573.jpg"/>
    <itunes:summary>Au fil des pages est une émission produite par Nadia Ettayeb - Vannini dans le sillage des Jeudis littéraires produits et animés pendant quarante ans par Philippe Vannini, disparu en 2021. Elle est animée en alternance par Nadia Ettayeb - Vannini et Thierry Gillyboeuf. 
Chroniqueuses : Cécile A.Holdban et Anouk Ait Ouadda. 
Plus d'information sur l'émission</itunes:summary>
    <itunes:explicit>no</itunes:explicit>
    <itunes:category text="Arts"/>
    <googleplay:author>Nadia Ettayeb</googleplay:author>
    <googleplay:email href="aufildespages@aligrefm.org"/>
    <googleplay:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/6331c9b31665e0.28267573.jpg"/>
    <googleplay:description>Au fil des pages est une émission produite par Nadia Ettayeb - Vannini dans le sillage des Jeudis littéraires produits et animés pendant quarante ans par Philippe Vannini, disparu en 2021. Elle est animée en alternance par Nadia Ettayeb - Vannini et Thierry Gillyboeuf. 
Chroniqueuses : Cécile A.Holdban et Anouk Ait Ouadda. 
Plus d'information sur l'émission</googleplay:description>
    <googleplay:explicit>no</googleplay:explicit>
    <googleplay:category text="Arts"/>
    <atom:link href="http://aligrefm.org//rss-feed-7-205" rel="self" type="application/rss+xml"/>
    <item>
      <title>Tariq Ali, Une passionnante traversée du siècle</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/tariq-ali-une-passionnante-traversee-du-siecle-3544</link>
      <guid isPermaLink="false">98a0190e1e6afcaeedf436424e563cdb632d1029</guid>
      <description>Entretien avec Tariq Ali à l'occasion de la parution de ses mémoires ( 1943-2024)  intitulées On ne peut pas plaire à tout le monde aux éditions Sabine Wespieser.

S'il revendique de ne pas plaire à tout le monde, titre qui donne idée de sa liberté de ton et de pensée, Tariq Ali mérite qu'on s'arrête sur son oeuvre, sa pensée et son parcours.
L'homme qui a inspiré Street Fighting Man à Mick Jagger et Power to the people à John Lennon est un intellectuel marxiste de réputation internationale, qui a mis sa plume, sa culture et ses combats au service de la paix, de la justice et de l'émancipation.
Il nous offre avec la publication de ses mémoires aux éditions #SabineWespieser, une passionnante traversée du siècle qui rend plus intelligible les temps que nous vivons, insuffisamment mis en perspective à l'heure où le traitement de l'actualité obéit trop souvent à une logique de flux tendu.
Du roman familial débuté au Pakistan sous domination britannique aux rencontres avec les intellectuels, les artistes et les dirigeants de ce monde, notamment durant la guerre froide et la décolonisation et jusqu'à des années plus récentes, les mémoires de Tareq Ali nous plongent dans une histoire vivante et vibrante, retracée sur un ton très personnel et non dénué d'humour.
Tariq Ali vit à Londres depuis 1963. Journaliste, romancier, directeur éditorial de Verso Book et éditeur à la New Left Review, il écrit également pour le théâtre, le cinéma et la télévision.
Il s'entretient dans ce podcast avec Nadia Ettayeb.

Traduction: Fabienne Gondrand
Playlist
Mike Jagger Street Fighting Man.
John Lennon , Power to the people.
Ensemble Al-Kindi  Samal Shadd-araban
Johne Baez, Diammonds and rust


#histoire #communisme #guerrefroide #littérature #ProcheOrient #actualité #géopolitique #islam #mémoires </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Entretien avec Tariq Ali à l'occasion de la parution de ses mémoires ( 1943-2024)  intitulées <em>On ne peut pas plaire à tout le monde</em> aux éditions Sabine Wespieser.</p>

<p>S'il revendique de ne pas plaire à tout le monde, titre qui donne idée de sa liberté de ton et de pensée, Tariq Ali mérite qu'on s'arrête sur son oeuvre, sa pensée et son parcours.</p>
<p>L'homme qui a inspiré <em>Street Fighting Man</em> à Mick Jagger et <em>Power to the people</em> à John Lennon est un intellectuel marxiste de réputation internationale, qui a mis sa plume, sa culture et ses combats au service de la paix, de la justice et de l'émancipation.</p>
<p>Il nous offre avec la publication de ses mémoires aux éditions #SabineWespieser, une passionnante traversée du siècle qui rend plus intelligible les temps que nous vivons, insuffisamment mis en perspective à l'heure où le traitement de l'actualité obéit trop souvent à une logique de flux tendu.</p>
<p>Du roman familial débuté au Pakistan sous domination britannique aux rencontres avec les intellectuels, les artistes et les dirigeants de ce monde, notamment durant la guerre froide et la décolonisation et jusqu'à des années plus récentes, les mémoires de Tareq Ali nous plongent dans une histoire vivante et vibrante, retracée sur un ton très personnel et non dénué d'humour.</p>
<p>Tariq Ali vit à Londres depuis 1963. Journaliste, romancier, directeur éditorial de <em>Verso Book </em>et éditeur à la <em>New Left Review,</em> il écrit également pour le théâtre, le cinéma et la télévision.</p>
<p>Il s'entretient dans ce podcast avec Nadia Ettayeb.</p>

<p><strong>Traduction</strong>: Fabienne Gondrand</p>
<p><strong>Playlist</strong></p>
<p>Mike Jagger <em>Street Fighting Man.</em></p>
<p>John Lennon , <em>Power to the people.</em></p>
<p>Ensemble Al-Kindi <em> Samal Shadd-araban</em></p>
<p>Johne Baez, <em>Diammonds and rust</em></p>


<p>#histoire #communisme #guerrefroide #littérature #ProcheOrient #actualité #géopolitique #islam #mémoires </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 23 Apr 2026 18:19:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1776967579179-b1b494ff-0b46-4aa7-80fe-c2cb76536ed9.mp3" type="audio/mpeg" length="132088475"/>
      <itunes:title>Tariq Ali, Une passionnante traversée du siècle</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69ea65171424e1.93129067.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 23 AVRIL 2026 – JIL SILBERSTEIN</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-23-avril-2026-jil-silberstein-3549</link>
      <guid isPermaLink="false">a190db4d9226cd89bd1380c2558ef7d23bcb553b</guid>
      <description>Invitée : Jil Silberstein pour son récit : Thessalonique dans le flux des vivants et des morts aux Éditions La Baconnière (2025).
Écrivain, traducteur et ethnologue, parisien de naissance mais vaudois d’adoption, Jil Silberstein a eu plusieurs vies. Critique littéraire, journaliste, éditeur, il a vécu une année au milieu des Indiens montagnais du Labrador, puis chez les Indiens Kali’na d’Amazonie et trois étés au milieu des Tchoukches du détroit de Béring.
Désireux de « faire le point », Jil Silberstein part pour un mois d’exil lumineux à Thessalonique, avec quelques livres, une collection de vieilles cartes postales et sans but précis. Il se met en état de disponibilité aux êtres, aux lieux, aux images, aux bruits, aux odeurs et à la ville. Chronique d’une déambulation dans la mémoire, personnelle ou collective, Thessalonique se nourrit des poèmes de Yorgos Iaonnou et Yorgos Themelis, des rebétiko, du cinéma de Théo Angelopoulos. Mû par sa curiosité insatiable, il part sur les traces d’un éditeur de cartes postales au début du xxe siècle, qui l’entraîne sur la tragédie des Juifs de Thessalonique, et sur l’histoire de sa propre famille, des Juifs ayant fui les pogroms de Iași. Sans complaisance, sans narcissisme, Jil Silberstein tente de trouver un sens à ce qu’il appelle ses « éparpillements », et qui sont peut-être l’autre nom d’un émerveillement continu habité par la « nostalgie de l’absolu ».
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Níkos Kazantzákis, Lettre au Greco, traduit du grec par Michel Saunier, Presses-Pocket (1998).
Kazantzákis propose une confession spirituelle, un testament philosophique et une quête intérieure menée jusqu’à ses limites les plus extrêmes. Dans Lettre au Greco, chaque épisode biographique – voyage, rencontre, lecture – est transfiguré en symbole et le réel est constamment élevé vers une dimension mythique. Cette stylisation rappelle la peinture du Greco, où les formes sont étirées, les corps spiritualisés et la lumière semble provenir d’un autre monde. Avec ce livre, il offre le récit d’un homme qui a toujours voulu savoir où diriger sa vie, et qui, au terme d’un cheminement spirituel, intellectuel, politique et sensible, a su rester cet enfant qui « absorbe insatiablement le monde, le reçoit dans ses entrailles, l’assimile et le transforme en enfant ».
 
 
MUSIQUES :
 Angélique Ionnatos, « Perséphone »
 Stratos Pagioumtzis et Vassilis Tsitsanis, « A Night in Pasalimani »
 
EXTRAITs SONORES :
 Extrait de Le regard d’Ulysse de Theo Angelopoulos
 Extrait du documentaire « En Grèce, la ville de Thessalonique, surnommée la “Jérusalem des Balkans” » (émission Mediterraneo)
 Extrait d’un entretien de Níkos Kazantzákis (ORTF, 1957)
 
 
             
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée : <b>Jil Silberstein </b>pour son récit : <b>Thessalonique dans le flux des vivants et des morts </b>aux Éditions La Baconnière (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Écrivain, traducteur et ethnologue, parisien de naissance mais vaudois d’adoption, <b>Jil Silberstein</b> a eu plusieurs vies. Critique littéraire, journaliste, éditeur, il a vécu une année au milieu des Indiens montagnais du Labrador, puis chez les Indiens Kali’na d’Amazonie et trois étés au milieu des Tchoukches du détroit de Béring.</span></p>
<p><span>Désireux de « faire le point », Jil Silberstein part pour un mois d’exil lumineux à Thessalonique, avec quelques livres, une collection de vieilles cartes postales et sans but précis. Il se met en état de disponibilité aux êtres, aux lieux, aux images, aux bruits, aux odeurs et à la ville. Chronique d’une déambulation dans la mémoire, personnelle ou collective, Thessalonique se nourrit des poèmes de Yorgos Iaonnou et Yorgos Themelis, des rebétiko, du cinéma de Théo Angelopoulos. Mû par sa curiosité insatiable, il part sur les traces d’un éditeur de cartes postales au début du <span>xx</span>e siècle, qui l’entraîne sur la tragédie des Juifs de Thessalonique, et sur l’histoire de sa propre famille, des Juifs ayant fui les pogroms de Ia</span><span>ș</span><span>i. Sans complaisance, sans narcissisme, Jil Silberstein tente de trouver un sens à ce qu’il appelle ses « éparpillements », et qui sont peut-être l’autre nom d’un émerveillement continu habité par la « nostalgie de l’absolu ».</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : Níkos Kazantzákis, </span><b><span>Lettre au Greco</span></b><span>, </span><span>traduit du grec par Michel Saunier, Presses-Pocket (1998).<span></span></span></p>
<p><span>Kazantzákis propose une confession spirituelle, un testament philosophique et une quête intérieure menée jusqu’à ses limites les plus extrêmes. Dans Lettre au Greco, chaque épisode biographique – voyage, rencontre, lecture – est transfiguré en symbole et le réel est constamment élevé vers une dimension mythique. Cette stylisation rappelle la peinture du Greco, où les formes sont étirées, les corps spiritualisés et la lumière semble provenir d’un autre monde. Avec ce livre, il offre le récit d’un homme qui a toujours voulu savoir où diriger sa vie, et qui, au terme d’un cheminement spirituel, intellectuel, politique et sensible, a su rester cet enfant qui « absorbe insatiablement le monde, le reçoit dans ses entrailles, l’assimile et le transforme en enfant ».</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Angélique Ionnatos, « Perséphone »</span><span></span></p>
<p><strong><span> </span></strong><span>Stratos Pagioumtzis et Vassilis Tsitsanis, « A Night in Pasalimani »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITs SONORES :</span><span></span>
<p><span> </span><span>Extrait de Le regard d’Ulysse de Theo Angelopoulos</span><span></span></p>
<p><strong><span> </span></strong><span>Extrait du documentaire « En Grèce, la ville de Thessalonique, surnommée la “Jérusalem des Balkans” » (émission Mediterraneo)</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Extrait d’un entretien de Níkos Kazantzákis (ORTF, 1957)</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>             </span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 23 Apr 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1777048448343-506dbc3c-4c69-48cb-9e1d-0bfc9d662d74.mp3" type="audio/mpeg" length="129600782"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 23 AVRIL 2026 – JIL SILBERSTEIN</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69eb9bf9d384c8.98500121.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Nassera Tamer, Allô la place éditions Verdier</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/nassera-tamer-allo-la-place-editions-verdier-3516</link>
      <guid isPermaLink="false">f63f53a8f8cec5a39a99ab841c1a84c5a0e86ed5</guid>
      <description>C'est une histoire de "langue chimère", de mots perdus, ceux du darija, cette langue utilisée oralement par les Marocains. Nassera Tamer ne parle pas la langue de sa mère. De cette langue entendue enfant, elle ne garde que quelques bribes, semeés comme des cailloux pour un improbable retour au pays natal où ses parents vivent une partie de l'année. Une langue de la double absence, de la perte, du manque qui charrie la nostalgie d'une enfance, d'un pays en partie fantasmé.
Nassera Tamer est née et a grandi au Havre et vit à Paris où elle exerce comme avocate. Elle nous livre ici un premier récit vertigineux qui puise dans sa tentative d'apprendre la langue de ses parents,  longtemps  liée pour elle à l'amer- mot dans lequel on entend d'autres mots - une langue qui vit en elle et dans laquelle elle vit alors même que l'éloignement géographique et social installe un silence entre elle et ses parents.
Un récit écrit dans une langue mouvante, tantôt grave tantôt caustique, qui cultive sans excès le sens de l'image.
Si ce premier récit, comme souvent, puise dans l'expérience vécue, il sait aussi la dépasser pour donner à réflechir sur le rapport à l'écriture, à l'exil et sur notre société.
Elle est l'invitée de Nadia Ettayeb dans ce numéro du magazine Au fil des pages.

Playlist

Nass el ghiwan
Warda
Ino Casablanca

Extrait filmique : Fatima, Philippe Faucon
Interview TV : Leila Sebbar , TV5 Monde
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>C'est une histoire de "langue chimère", de mots perdus, ceux du darija, cette langue utilisée oralement par les Marocains. Nassera Tamer ne parle pas la langue de sa mère. De cette langue entendue enfant, elle ne garde que quelques bribes, semeés comme des cailloux pour un improbable retour au pays natal où ses parents vivent une partie de l'année. Une langue de la double absence, de la perte, du manque qui charrie la nostalgie d'une enfance, d'un pays en partie fantasmé.</p>
<p>Nassera Tamer est née et a grandi au Havre et vit à Paris où elle exerce comme avocate. Elle nous livre ici un premier récit vertigineux qui puise dans sa tentative d'apprendre la langue de ses parents,  longtemps  liée pour elle à l'amer- mot dans lequel on entend d'autres mots - une langue qui vit en elle et dans laquelle elle vit alors même que l'éloignement géographique et social installe un silence entre elle et ses parents.</p>
<p>Un récit écrit dans une langue mouvante, tantôt grave tantôt caustique, qui cultive sans excès le sens de l'image.</p>
<p>Si ce premier récit, comme souvent, puise dans l'expérience vécue, il sait aussi la dépasser pour donner à réflechir sur le rapport à l'écriture, à l'exil et sur notre société.</p>
<p>Elle est l'invitée de Nadia Ettayeb dans ce numéro du magazine Au fil des pages.</p>

<p><strong>Playlist</strong></p>
<ul>
<li>Nass el ghiwan</li>
<li>Warda</li>
<li>Ino Casablanca</li>
</ul>
<p>Extrait filmique : <em>Fatima</em>, Philippe Faucon</p>
<p>Interview TV : Leila Sebbar , TV5 Monde</p>
<p><br /><br /></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 12:46:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1775132434168-45392e2c-d557-4776-9459-b2c5796a567f.mp3" type="audio/mpeg" length="126721252"/>
      <itunes:title>Nassera Tamer, Allô la place éditions Verdier</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69ce6f8372efb4.99413468.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Hommage à Lobo Antunes, figure majeure de la littérature européenne</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/hommage-a-lobo-antunes-figure-majeure-de-la-litterature-europeenne-3509</link>
      <guid isPermaLink="false">3f3fc34d1aed2ba7ef8751805080890eb82cda00</guid>
      <description>Il était l'une des plus grandes voix de la littérature européenne.
L'écrivain portugais Antonio Lobo Antunes, maintes fois pressenti pour le prix Nobel, s'est éteint le 5 mars 2026.
Il nous laisse une œuvre riche de vingt-huit romans, de chroniques et recueils de poésie, traduite dans de nombreuses langues.
Une œuvre exigeante marquée par son expérience de médecin de guerre en Angola, le passage de la dictature portugaise à la démocratie et des récits portés par un style à nul autre pareil : long continuum enveloppant de voix qui se répondent comme dans une fugue. Qu'il aborde la guerre en Angola ( Le cul de Judas, Le Retour des caravelles, Fado Alexandro) ou son expérience de psychiatre ( Connaissance de l'enfer) Lobo Antunes prend toujours le parti des opprimés et porte sur l'histoire du Portugal comme sur l'humanité un regard à la fois tendre et corrosif.
Le lire, c' est s'offrir une rencontre saisissante avec ce que la littérature a de plus mystérieux et intense, à l'image de la vie.
Aligre FM lui rend ici hommage en diffusant l'un des entretiens qu'il avait eus (en 2009) avec Philippe Vannini avec qui il avait noué une amitié profonde. Deux voix chères et libres qui se sont tues mais qui résonnent grâce à la magie de l'écriture et de la radio. Antonio Lobo Antunes venait de publier "je ne t'ai pas vu hier dans Babylone" aux éditions Éditions Christian Bourgois
#antonioloboantunes #littérature #littérature portugaise</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il était l'une des plus grandes voix de la littérature européenne.</p>
<p>L'écrivain portugais Antonio Lobo Antunes, maintes fois pressenti pour le prix Nobel, s'est éteint le 5 mars 2026.</p>
<p>Il nous laisse une œuvre riche de vingt-huit romans, de chroniques et recueils de poésie, traduite dans de nombreuses langues.</p>
<p>Une œuvre exigeante marquée par son expérience de médecin de guerre en Angola, le passage de la dictature portugaise à la démocratie et des récits portés par un style à nul autre pareil : long continuum enveloppant de voix qui se répondent comme dans une fugue. Qu'il aborde la guerre en Angola ( Le cul de Judas, Le Retour des caravelles, Fado Alexandro) ou son expérience de psychiatre ( Connaissance de l'enfer) Lobo Antunes prend toujours le parti des opprimés et porte sur l'histoire du Portugal comme sur l'humanité un regard à la fois tendre et corrosif.</p>
<p>Le lire, c' est s'offrir une rencontre saisissante avec ce que la littérature a de plus mystérieux et intense, à l'image de la vie.</p>
<p><br />Aligre FM lui rend ici hommage en diffusant l'un des entretiens qu'il avait eus (en 2009) avec Philippe Vannini avec qui il avait noué une amitié profonde. Deux voix chères et libres qui se sont tues mais qui résonnent grâce à la magie de l'écriture et de la radio. Antonio Lobo Antunes venait de publier "je ne t'ai pas vu hier dans Babylone" aux éditions Éditions Christian Bourgois</p>
<p>#antonioloboantunes #littérature #littérature portugaise</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 14:55:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1774967958951-82fb58ae-6971-46fa-8f12-7f0aface8dfc.mp3" type="audio/mpeg" length="102378474"/>
      <itunes:title>Hommage à Lobo Antunes, figure majeure de la littérature européenne</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69cbe0b9d45ae1.65577687.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 12 MARS 2026 – JEAN-YVES CLÉMENT</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-12-mars-2026-jean-yves-clement-3479</link>
      <guid isPermaLink="false">5e5e9071bbfe57356f48ae6bb9cf7bb11f563529</guid>
      <description>Invitée : Jean-Yves Clément pour son recueil d’aphorismes : L’Exil de la pensée aux Éditions du Condottiere (2025).
Musicien, écrivain et éditeur, Jean-Yves Clément a fondé et organise les Lisztomanias de Châteauroux, ainsi que du festival Correspondance des arts de Braine, et préside le jury du Concours international de piano d’Istanbul. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à ses musiciens de prédilection, Chopin, Liszt ou Scriabine, ainsi qu’à Glenn Gould.
Plus qu’un simple recueil d’aphorismes, L’Exil de la pensée est composé selon une structure musicale en deux parties, intitulées respectivement « Notations » et « Variations ». Avec ces pensées, ces fulgurances, Jean-Yves Clément s’inscrit dans la tradition de Nietzsche, Joubert, Porchia ou Lichtenberg. Il n’est pas à ranger parmi les moralistes façon La Rochefoucauld. Il aborde tous les sujets qui lui tiennent à cœur, de la musique à l’écriture en passant par l’amour et l’enfance, avec grâce, humour, mélancolie et sensibilité. Loin de porter un regard narquois sur le monde, il en célèbre la beauté, fragile mais permanente. C’est un bréviaire de l’attention qui invite à prendre le temps de penser. L’exil qui donne son titre au recueil n’est pas une relégation ou une coupure, il est celui de la lucidité. Jean-Yves Clément nous propose de le suivre dans cette quête à la fois philosophique, esthétique et spirituelle, qui ne semble obéir qu’à une seule règle : la célébration de la vie.
 
MUSIQUES :
 Ludwig van Beethoven, « Variations Diabelli » (thème, Alla marcia maestoso et Poco allegro), interprétées par Maurizio Pollini
 Frédéric Chopin, « Prélude op. 28 n°24 en ré mineur », interprété par Maurizio Pollini
 Franz Liszt, « Trübe Wolken (Nuage gris) », interprété par André Laplante
 Alexandre N. Scriabine, « Vers la flamme », op. n°72, interprété par Alexandre Kantorow
 
 
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée : <b>Jean-Yves Clément </b>pour son recueil d’aphorismes : <b>L’Exil de la pensée </b>aux Éditions du Condottiere (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Musicien, écrivain et éditeur, Jean-Yves Clément a fondé et organise les Lisztomanias de Châteauroux, ainsi que du festival Correspondance des arts de Braine, et préside le jury du Concours international de piano d’Istanbul. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à ses musiciens de prédilection, Chopin, Liszt ou Scriabine, ainsi qu’à Glenn Gould.</span></p>
<p><span>Plus qu’un simple recueil d’aphorismes, L’Exil de la pensée est composé selon une structure musicale en deux parties, intitulées respectivement « Notations » et « Variations ». Avec ces pensées, ces fulgurances, Jean-Yves Clément s’inscrit dans la tradition de Nietzsche, Joubert, Porchia ou Lichtenberg. Il n’est pas à ranger parmi les moralistes façon La Rochefoucauld. Il aborde tous les sujets qui lui tiennent à cœur, de la musique à l’écriture en passant par l’amour et l’enfance, avec grâce, humour, mélancolie et sensibilité. Loin de porter un regard narquois sur le monde, il en célèbre la beauté, fragile mais permanente. C’est un bréviaire de l’attention qui invite à prendre le temps de penser. L’exil qui donne son titre au recueil n’est pas une relégation ou une coupure, il est celui de la lucidité. Jean-Yves Clément nous propose de le suivre dans cette quête à la fois philosophique, esthétique et spirituelle, qui ne semble obéir qu’à une seule règle : la célébration de la vie.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Ludwig van Beethoven, « Variations Diabelli » (thème, Alla marcia maestoso et Poco allegro), interprétées par Maurizio Pollini</span><span></span></p>
<p><strong><span> </span></strong><span>Frédéric Chopin, « Prélude op. 28 n°24 en ré mineur », interprété par Maurizio Pollini</span><span></span></p>
<p><strong><span> </span></strong><span>Franz Liszt, « Trübe Wolken (Nuage gris) », interprété par André Laplante</span><span></span></p>
<p><strong><span> </span></strong><span>Alexandre N. Scriabine, « Vers la flamme », op. n°72, interprété par Alexandre Kantorow</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 12 Mar 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1773952803201-ff3118c7-57de-454d-a3d4-96847fe5dd5d.mp3" type="audio/mpeg" length="128041586"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 12 MARS 2026 – JEAN-YVES CLÉMENT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69bc60108a1977.92275870.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 19 FÉVRIER 2026 – LAKIS PROGUIDIS</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-19-fevrier-2026-lakis-proguidis-3438</link>
      <guid isPermaLink="false">05237b2afd29ba2a71378d3238892f4140216f93</guid>
      <description>Invitée : Lakis Proguidis pour son essai : L’Être et le roman De Gombrowicz à Rabelais aux Éditions du Canoë (2026), prix Roger Caillois et pour son recueil d’articles : Ce petit grand monde aux éditions Boréal collection « Papiers collés » (2025).
Ancien ingénieur, Lakis Proguidis a entièrement bifurqué vers la littérature après sa découverte de Witold Gombrowicz et Milan Kundera, dont il a été un proche. Essayiste dont l’œuvre est une réflexion vivante autour du roman, il a fondé en 1993 avec sa femme Doris L’Atelier du roman, revue trimestrielle dont l’aventure se perpétue depuis plus de trente ans.
Avec ce deuxième volume d’un triptyque autour de Rabelais, Lakis Proguidis s’interroge sur le « corps romanesque » et sur le roman pensé non plus comme un genre littéraire mais comme un art à part entière, qui marque un tournant décisif et unique avec toute la littérature qui l’a précédé. Pour lui, les premières lignes de Pantagruel marquent la rupture avec la magie mimétique de l’épopée et de la poésie lyrique, pour laisser la place à la magie romanesque. C’est l’Europe, selon lui, qui a « porté le roman au monde », pour répondre à la nécessité de « comprendre et scruter les énigmes du temps présent ». L’apparition du roman au xvie siècle est le corollaire du progressisme, et son antidote. Dans ce deuxième volume, qui ne suit pas la structure d’une étude classique et abonde en digressions, Lakis Proguidis célèbre le plaisir littéraire, ce plaisir que l’on a envie de partager et d’approfondir dans l’amitié, la fameuse philia grecque, qui confère sa valeur à une œuvre d’art. La beauté étant l’œuvre collective par excellence, L’Être et le roman tente de comprendre la nécessité civilisationnelle qui a présidé à l’émergence du corps romanesque dans notre imaginaire, et d’apporter une « définition intérieure » du roman.
Dans Ce petit grand monde, Lakis Proguidis réunit plusieurs articles qu’il a consacrés, dans L’Atelier du roman, à des romans qu’il a choisis dans ce qu’il est d’usage d’appeler les « petites littératures ». Dans sa défense inlassable du roman, Lakis Proguidis fustige impitoyablement « notre époque mondialisée », pour mieux célébrer la liberté lucide, émouvante et rieuse de la lecture.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Alfred Jarry, Ubu roi, paru au Livre de Poche en 2000.
Il y a dans Ubu roi le même grand rire à gorges déployés, le rire démesuré et grotesque que chez Rabelais. Mais une simple pochade estudiantine n’aurait pas eu la postérité qu’on lui connaît, au point de donner naissance dès 1922 à un qualificatif passé dans le langage courant, si elle n’était qu’un chahut littéraire tourné contre un professeur. Ubu, c’est la caricature impitoyable des puissants, de la cupidité et de l’ambition, de ce ridicule sur lequel repose toute autorité cristallisée. Mais derrière la farce, la pièce met l’accent sur la violence verbale et physique du pouvoir quand il tend à être autocratique. En ridiculisant le tyran, Jarry le dépouille de toute grandeur tragique et montre que la tyrannie repose moins sur la force que sur la bêtise et la démesure humaines.
 
MUSIQUES :
 Clément Janequin, « Voulez ouyr les cris de Paris »
 François Couperin, « Les barricades mystérieuses »
 
EXTRAITs SONORES :
 Entretien non daté avec Witold Gombrowicz
 Ubu roi (1965), mise en scène de Jean-Claude Averty, avec Judith Magre et Michel Aumont
 
 
                            
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée : <b>Lakis Proguidis </b>pour son essai : <b>L’Être et le roman De Gombrowicz à Rabelais </b>aux Éditions du Canoë (2026), prix Roger Caillois et pour son recueil d’articles : <b>Ce petit grand monde</b> aux éditions Boréal collection « Papiers collés » (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Ancien ingénieur, Lakis Proguidis a entièrement bifurqué vers la littérature après sa découverte de Witold Gombrowicz et Milan Kundera, dont il a été un proche. Essayiste dont l’œuvre est une réflexion vivante autour du roman, il a fondé en 1993 avec sa femme Doris L’Atelier du roman, revue trimestrielle dont l’aventure se perpétue depuis plus de trente ans.</span></p>
<p><span>Avec ce deuxième volume d’un triptyque autour de Rabelais, Lakis Proguidis s’interroge sur le « corps romanesque » et sur le roman pensé non plus comme un genre littéraire mais comme un art à part entière, qui marque un tournant décisif et unique avec toute la littérature qui l’a précédé. Pour lui, les premières lignes de Pantagruel marquent la rupture avec la magie mimétique de l’épopée et de la poésie lyrique, pour laisser la place à la magie romanesque. C’est l’Europe, selon lui, qui a « porté le roman au monde », pour répondre à la nécessité de « comprendre et scruter les énigmes du temps présent ». L’apparition du roman au <span>xvi</span>e siècle est le corollaire du progressisme, et son antidote. Dans ce deuxième volume, qui ne suit pas la structure d’une étude classique et abonde en digressions, Lakis Proguidis célèbre le plaisir littéraire, ce plaisir que l’on a envie de partager et d’approfondir dans l’amitié, la fameuse philia grecque, qui confère sa valeur à une œuvre d’art. La beauté étant l’œuvre collective par excellence, L’Être et le roman tente de comprendre la nécessité civilisationnelle qui a présidé à l’émergence du corps romanesque dans notre imaginaire, et d’apporter une « définition intérieure » du roman.</span></p>
<p><span>Dans <b>Ce petit grand monde</b>, Lakis Proguidis réunit plusieurs articles qu’il a consacrés, dans L’Atelier du roman, à des romans qu’il a choisis dans ce qu’il est d’usage d’appeler les « petites littératures ». Dans sa défense inlassable du roman, Lakis Proguidis fustige impitoyablement « notre époque mondialisée », pour mieux célébrer la liberté lucide, émouvante et rieuse de la lecture.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : Alfred Jarry, </span><b><span>Ubu roi</span></b><span>, paru au Livre de Poche en 2000.</span></p>
<p><span>Il y a dans Ubu roi le même grand rire à gorges déployés, le rire démesuré et grotesque que chez Rabelais. Mais une simple pochade estudiantine n’aurait pas eu la postérité qu’on lui connaît, au point de donner naissance dès 1922 à un qualificatif passé dans le langage courant, si elle n’était qu’un chahut littéraire tourné contre un professeur. Ubu, c’est la caricature impitoyable des puissants, de la cupidité et de l’ambition, de ce ridicule sur lequel repose toute autorité cristallisée. Mais derrière la farce, la pièce met l’accent sur la violence verbale et physique du pouvoir quand il tend à être autocratique. En ridiculisant le tyran, Jarry le dépouille de toute grandeur tragique et montre que la tyrannie repose moins sur la force que sur la bêtise et la démesure humaines.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Clément Janequin, « Voulez ouyr les cris de Paris »</span><span></span></p>
<p><strong><span> </span></strong><span>François Couperin, « Les barricades mystérieuses »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITs SONORES :</span><span></span>
<p><span> </span><span>Entretien non daté avec Witold Gombrowicz</span><span></span></p>
<p><strong><span> </span></strong><span>Ubu roi</span><span> (1965), mise en scène de Jean-Claude Averty, avec Judith Magre et Michel Aumont</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>              </span><span>              </span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 19 Feb 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1771794331269-1e929402-2b54-4bb6-8b62-157841644dc6.mp3" type="audio/mpeg" length="130831463"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 19 FÉVRIER 2026 – LAKIS PROGUIDIS</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/699b706943f503.38103873.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>#Jean-Paul Kauffmann, L'Accident éditions des Equateurs</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/jean-paul-kauffmann-l-accident-editions-des-equateurs-3428</link>
      <guid isPermaLink="false">0919959ef13307de5f425bc6e4bd8b3813259ac5</guid>
      <description>Jean-Paul Kauffmann est l'invité de Thierry Gillyboeuf et Nadia Ettayeb pour son dernier récit publié aux éditions des Equateurs : l'Accident.

            

 2 janvier 1949, dix-huit footballeurs du bourg de Corps-Nuds, en Bretagne, revenant d’un match, trouvent la mort dans un accident. Cette tragédie a marqué la France entière et pesé sur la jeunesse de Jean-Paul Kauffmann, enfant du même village. A mi-chemin entre enquête journalistique et récit intime, ce très beau texte interroge la question du destin en faisant résonner cet évènement avec l'enlèvement et la captivité de l'auteur au Liban. Entre ces deux "accidents", JP Kauffmann déploie, sans céder à la nostalgie, la mémoire d'une enfance heureuse entre l'église du père Bironne et le fournil de son père boulanger, une enfance bercée par les odeurs , le rapport à une nature "virgilienne " qui développe les cinq sens et le prépare peut-être à son métier de journaliste curieux du monde et d'autrui. Le récit interroge également les distorsions de la mémoire et laisse vibrer les incertitudes de celui qui regarde le passé en étant devenu un autre, interrogeant ainsi l'énigme même de la vie.
Dans ses Entretiens avec Emmanuelle Pouquet et Ingrid Blanchard, Jean-Paul Kauffmann se livre avec pudeur et chaleur sur son enfance, sur l'importance des odeurs qu'il tient de son enfance boulangère et à laquelle il doit son appétence pour les vins, sur l'écriture et la littérature qui a pour "devoir de perturber", sur son attirance pour les lieux de "l'entre-deux", ce qu'il appelle les zones limites "où il n'y a rien à voir extérieurement, mais où le dedans travaille".
Rencontre avec un écrivain sans artifice qui aborde l'écriture avec vérité et une simple et profonde humanité.

La chronique de Cécile Holdban , et ce n'est pas un hasard, propose de découvrir ou de redécouvrir le Journal d'un curé de campagne  de Bernanos.

MUSIQUE :
 Georges Brassens, « Heureux qui comme Ulysse »
 
EXTRAIT SONORE :
 « 1001 Escapades : L’église Maximilien Kolbe, Corps-Nuds, Ille-et-Vilaine (35) »
#JPkauffmann #enfance #mémoire #Corps-Nuds</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Paul Kauffmann est l'invité de Thierry Gillyboeuf et Nadia Ettayeb pour son dernier récit publié aux éditions des Equateurs : <em>l'Accident.</em></p>

<p><span><span>            </span></span></p>

<p>2 janvier 1949, dix-huit footballeurs du bourg de Corps-Nuds, en Bretagne, revenant d’un match, trouvent la mort dans un accident. Cette tragédie a marqué la France entière et pesé sur la jeunesse de Jean-Paul Kauffmann, enfant du même village. A mi-chemin entre enquête journalistique et récit intime, ce très beau texte interroge la question du destin en faisant résonner cet évènement avec l'enlèvement et la captivité de l'auteur au Liban. Entre ces deux "accidents", JP Kauffmann déploie, sans céder à la nostalgie, la mémoire d'une enfance heureuse entre l'église du père Bironne et le fournil de son père boulanger, une enfance bercée par les odeurs , le rapport à une nature "virgilienne " qui développe les cinq sens et le prépare peut-être à son métier de journaliste curieux du monde et d'autrui. Le récit interroge également les distorsions de la mémoire et laisse vibrer les incertitudes de celui qui regarde le passé en étant devenu un autre, interrogeant ainsi l'énigme même de la vie.</p>
<p>Dans ses <em>Entretiens avec Emmanuelle Pouquet et Ingrid Blanchard</em>, Jean-Paul Kauffmann se livre avec pudeur et chaleur sur son enfance, sur l'importance des odeurs qu'il tient de son enfance boulangère et à laquelle il doit son appétence pour les vins, sur l'écriture et la littérature qui a pour "<em>devoir de perturber</em>", sur son attirance pour les lieux de "l'entre-deux", ce qu'il appelle les zones limites "<em>où il n'y a rien à voir extérieurement, mais où le dedans travaille</em>".</p>
<p>Rencontre avec un écrivain sans artifice qui aborde l'écriture avec vérité et une simple et profonde humanité.</p>

<p>La chronique de Cécile Holdban , et ce n'est pas un hasard, propose de découvrir ou de redécouvrirle <em>Journal d'un curé de campagne </em> de Bernanos.</p>

<span>MUSIQUE :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Georges Brassens, « Heureux qui comme Ulysse »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAIT SONORE :</span><span></span>
<p><span> </span><span>« 1001 Escapades : L’église Maximilien Kolbe, Corps-Nuds, Ille-et-Vilaine (35) »</span><span></span></p>
<p>#JPkauffmann #enfance #mémoire #Corps-Nuds</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 15 Feb 2026 19:07:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1771177008350-7d27a765-679d-48bc-8630-88a9110beef2.mp3" type="audio/mpeg" length="129601409"/>
      <itunes:title>#Jean-Paul Kauffmann, L'Accident éditions des Equateurs</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69921ee3839c10.14835247.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Guillaume Viry, l'Esprit de Sel, éditions du Canoë</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/guillaume-viry-l-esprit-de-sel-editions-du-canoe-3427</link>
      <guid isPermaLink="false">c147500d07985be783a163d973c1d9066c4b25a9</guid>
      <description>#Guillaume Viry publie son deuxième roman aux #éditions du Canoë : l'Esprit de sel. Il est l'invité de Nadia Ettayeb dans ce numéro d'Au Fil des pages.

Après # l'Appelé, vibrant récit choral sur les silences et les fantômes de la Guerre d'Algérie, Guillaume Viry, auteur et comédien, nous donne à lire et à entendre l'histoire bouleversante d'Ita qui grandit dans la petite ville de Sieradz, entre son père Mendel qui vend des harengs et sa mère Pessa. Ils sont pauvres et ils sont juifs dans un monde où résonne le bruit des bottes et la barbarie nazie. Elle rêve d'évasion et de voyage avec son ami Joseph. Mais la vie en décide autrement. Ses parents meurent, Joseph émigre aux Etats-unis et change de nom.
Emportée au hasard des routes, Ita se retrouve à Liège, Ostende, Bruxelles puis Paris avec ce dé à coudre dont sa mère Pessa l’a convaincue de ne jamais se défaire pour survivre. 
Son histoire tragique se termine le 16 juillet 1942 à l’aube de la rafle du Vél d’Hiv.
De cette histoire inspirée de faits réels, Guillaume Viry donne un récit choral, au souffle puissant où chaque mot fait vibrer dans les silences de la page l'indicible d'une histoire qui résonne étrangement avec l'actualité.
Playlist :
Jean -Jacques Goldmann, Elle s'appelait Sarah
Léonard Cohen, the Partisan
Sonia Wieder-Atherton



#rafle #nazisme #littérature #exil
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>#Guillaume Viry publie son deuxième roman aux #éditions du Canoë : <em>l'Esprit de sel</em>. Il est l'invité de Nadia Ettayeb dans ce numéro d'Au Fil des pages.</p>

<p>Après # <em>l'Appelé</em>, vibrant récit choral sur les silences et les fantômes de la Guerre d'Algérie, Guillaume Viry, auteur et comédien, nous donne à lire et à entendre l'histoire bouleversante d'Ita qui grandit dans la petite ville de Sieradz, entre son père Mendel qui vend des harengs et sa mère Pessa. Ils sont pauvres et ils sont juifs dans un monde où résonne le bruit des bottes et la barbarie nazie. Elle rêve d'évasion et de voyage avec son ami Joseph. Mais la vie en décide autrement. Ses parents meurent, Joseph émigre aux Etats-unis et change de nom.</p>
<p>Emportée au hasard des routes, Ita se retrouve à Liège, Ostende, Bruxelles puis Paris avec ce dé à coudre dont sa mère Pessa l’a convaincue de ne jamais se défaire pour survivre. </p>
<p>Son histoire tragique se termine le 16 juillet 1942 à l’aube de la rafle du Vél d’Hiv.</p>
<p>De cette histoire inspirée de faits réels, Guillaume Viry donne un récit choral, au souffle puissant où chaque mot fait vibrer dans les silences de la page l'indicible d'une histoire qui résonne étrangement avec l'actualité.</p>
<p>Playlist :</p>
<p>Jean -Jacques Goldmann, <em>Elle s'appelait Sarah</em></p>
<p>Léonard Cohen, the Partisan</p>
<p>Sonia Wieder-Atherton</p>



<p>#rafle #nazisme #littérature #exil</p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 29 Jan 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1771171918509-e51a46a5-bd5d-4ca9-bad8-6f735106befa.mp3" type="audio/mpeg" length="83656201"/>
      <itunes:title>Guillaume Viry, l'Esprit de Sel, éditions du Canoë</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6991f7358543d7.72592065.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Et Dieu dans tout ça ?</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/et-dieu-dans-tout-ca-3333</link>
      <guid isPermaLink="false">184d44a3a8c039445feeeed09efcc0b59f08715e</guid>
      <description>Podcast après ce texte ( le début de l'émission est retardé de quelques mn)

Dans cette émission, Nadia Ettayeb reçoit Jean Pruvost, dicopathe, amoureux des mots comme il se doit,  historien de la langue française diplômé du prix de l'Académie française et auteur de plus de 5000 chroniques radiophoniques et télévisuelles sur les mots de notre langue ainsi que de nombreux ouvrages. 
Il nous propose cette fois d'explorer un sujet vaste comme l'infini , insondable , vertigineux : Dieu ! à travers les mots et leur histoire. Un passionnant voyage linguistique, sociologique, historique philosophique et littéraire.
Qu'on y croit ou qu'on n' y croit pas, qu'on le prie, qu'on le conspue, qu'on jure par lui comme Blier dans les Tontons flingueurs ou qu'on dialogue avec lui comme Don Camillo, Dieu est bien présent dans notre langue française, "en y pensant et sans y penser", et il est même très entouré. Curieusement , cet invisible, inacessible, ponctue nos interjections les plus archaïques ou les plus familières, inspire nos prénoms, nos toponymies, nos crédos favoris et ce, alors même que son nom fait souvent débat : faut-il nommer Dieu ?  Le dernier livre de Jean Pruvost est un passionnant périple sur les traces non pas de Dieu ( avec ou sans majuscules ?) mais du mot qui le désigne et des mots qui l'entourent , et pour un tel sujet, un livre non plus qu'une émission ne suffisent .
                        
Playlist :
Amadeus, Milos Forman ( extrait)
Dany Brillant, Dieu 
Daniel Balavoine, Dieu que c'est beau
Brassens, Les jurons
Le Retour de Don Camillo, Jean Duvivier, 1953
Les Tontons flingueurs, Georges Lautner 1963.

La chronique d'Anouk Aït Ouadda : La Soif d'Assia Djebbar (réédition Barzakh).


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Podcast après ce texte ( le début de l'émission est retardé de quelques mn)</p>

<p>Dans cette émission, Nadia Ettayeb reçoit Jean Pruvost, dicopathe, amoureux des mots comme il se doit,  historien de la langue française diplômé du prix de l'Académie française et auteur de plus de 5000 chroniques radiophoniques et télévisuelles sur les mots de notre langue ainsi que de nombreux ouvrages. </p>
<p>Il nous propose cette fois d'explorer un sujet vaste comme l'infini , insondable , vertigineux : Dieu ! à travers les mots et leur histoire. Un passionnant voyage linguistique, sociologique, historique philosophique et littéraire.</p>
<p>Qu'on y croit ou qu'on n' y croit pas, qu'on le prie, qu'on le conspue, qu'on jure par lui comme Blier dans les <em>Tontons flingueurs </em>ou qu'on dialogue avec lui comme Don Camillo, Dieu est bien présent dans notre langue française, "en y pensant et sans y penser", et il est même très entouré. Curieusement , cet invisible, inacessible, ponctue nos interjections les plus archaïques ou les plus familières, inspire nos prénoms, nos toponymies, nos crédos favoris et ce, alors même que son nom fait souvent débat : faut-il nommer Dieu ?  Le dernier livre de Jean Pruvost est un passionnant périple sur les traces non pas de Dieu ( avec ou sans majuscules ?) mais du mot qui le désigne et des mots qui l'entourent , et pour un tel sujet, un livre non plus qu'une émission ne suffisent .</p>
<p>                        </p>
<p><strong>Playlist :</strong></p>
<p><em>Amadeus</em>, Milos Forman ( extrait)</p>
<p>Dany Brillant, <em>Dieu </em></p>
<p>Daniel Balavoine<em>, Dieu que c'est beau</em></p>
<p>Brassens<em>, Les jurons</em></p>
<p><em>Le Retour de Don Camillo, </em>Jean Duvivier<em>, </em>1953</p>
<p>Les Tontons flingueurs, Georges Lautner 1963.</p>

<p>La chronique d'Anouk Aït Ouadda : <em>La Soif</em> d'Assia Djebbar (réédition Barzakh).</p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 18 Dec 2025 13:23:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/6913d51dc1ed8717c51629e9/1766067833915-ebc46c51-09ea-48e8-aade-8b556c5efe59.mp3" type="audio/mpeg" length="119292028"/>
      <itunes:title>Et Dieu dans tout ça ?</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6944134eae8f70.45830957.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 11 DÉCEMBRE 2025 – EMANUEL DADOUN</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-11-decembre-2025-emanuel-dadoun-3336</link>
      <guid isPermaLink="false">62551d23dce8e5448cc6f3a0810d5d75890b3474</guid>
      <description>Invité : Emanuel Dadoun, pour son roman L’Armée des bayous aux éditions Le Sonneur (2024).
Auteur de livre pour la jeunesse, de romans policiers et de science-fiction, peintre, Emanuel Dadoun s’aventure vers le roman mi-historique mi-fantatisque. Autour de la figure de Camille de Polignac, un noble français féru de botanique engagé dans les rues sudistes pendant la guerre de Sécession, il raconte une improbable épopée, parodie savoureuse d’un des plus grands mythes grecs, dans une Louisiane peuplée de dangers, d’Indiens, d’Amazones-sirènes, de monstres, de soldats unionistes et confédérés et d’une ménagerie circassienne. On est chez Jules Verne mais augmenté du réalisme magique cher à García Márquez. Mais le récit se nourrit également de références cinéphiles qui lorgnent autant du côté de Sam Peckinpah que de Quentin Tarantino. Dans l’opiniâtreté de Polignac à mener à terme sa mission, il y a autant du capitaine Achab à la poursuite de Moby Dick, que de la noirceur impénétrable du Kurtz d’Au cœur des ténèbres. Roman foisonnant, haletant et jubilatoire, L’Armée des bayous est une célébration de la fiction, de la langue et de l’imaginaire.
 
Chronique de Cécile A. Holdban: L’Insigne rouge du courage de Stephen Crane traduit par Johanne Le Ray et Pierre Bondil, paru chez Gallmeister en 2019.
Dans ce chef-d’œuvre sur la guerre de Sécession, Stephen Crane propose un formidable récit psychologique de la peur jusqu’à son dépassement. Car le jeune héros s’interroge sur sa capacité au courage, sur ses doutes, se reproche sa lâcheté qui le pousse à fuir dès le premier affrontement, laisse libre cours à sa honte devant sa propre faiblesse et à son désarroi face à la mort des autres soldats. Loin des représentations épiques, les combats ne sont pas décrits comme des scènes claires et ordonnées. Ils sont une succession de bruits, de fumées, de couleurs indistinctes, un chaos où les perceptions s’effritent. La guerre ne forme pas des héros, elle les déstabilise ; loin de révéler une grandeur intérieure, elle ouvre une zone de confusion, presque métaphysique, où l’individu lutte moins contre l’ennemi que contre lui-même.
 
MUSIQUES :
 Confederate Song, « I wish I was in Dixie »
 Creedence Clearwater Revival, « Born on the Bayou »
 The Death South, « In Hell I’ll be in good company »
 Lynyrd Skynyrd, « Sweet Home Alabama »
 
EXTRAIT SONORE :
 Bande annonce du film The Red Badge of Courage (La Charge victorieuse) de John Huston (1951)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Emanuel Dadoun</span></strong>, pour son roman <em><b><span>L’Armée des bayous</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Le Sonneur (2024).</span><span></span></p>
<p><span>Auteur de livre pour la jeunesse, de romans policiers et de science-fiction, peintre, Emanuel Dadoun s’aventure vers le roman mi-historique mi-fantatisque. Autour de la figure de Camille de Polignac, un noble français féru de botanique engagé dans les rues sudistes pendant la guerre de Sécession, il raconte une improbable épopée, parodie savoureuse d’un des plus grands mythes grecs, dans une Louisiane peuplée de dangers, d’Indiens, d’Amazones-sirènes, de monstres, de soldats unionistes et confédérés et d’une ménagerie circassienne. On est chez Jules Verne mais augmenté du réalisme magique cher à García Márquez. Mais le récit se nourrit également de références cinéphiles qui lorgnent autant du côté de Sam Peckinpah que de Quentin Tarantino. Dans l’opiniâtreté de Polignac à mener à terme sa mission, il y a autant du capitaine Achab à la poursuite de Moby Dick, que de la noirceur impénétrable du Kurtz d’Au cœur des ténèbres. Roman foisonnant, haletant et jubilatoire, L’Armée des bayous est une célébration de la fiction, de la langue et de l’imaginaire.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban: </span><b><span>L’Insigne rouge du courage</span></b><span><span> de Stephen</span></span><span> Crane traduit par Johanne Le Ray et Pierre Bondil, paru chez Gallmeister en 2019.</span><span></span></p>
<p><span>Dans ce chef-d’œuvre sur la guerre de Sécession, Stephen Crane propose un formidable récit psychologique de la peur jusqu’à son dépassement. Car le jeune héros s’interroge sur sa capacité au courage, sur ses doutes, se reproche sa lâcheté qui le pousse à fuir dès le premier affrontement, laisse libre cours à sa honte devant sa propre faiblesse et à son désarroi face à la mort des autres soldats. Loin des représentations épiques, les combats ne sont pas décrits comme des scènes claires et ordonnées. Ils sont une succession de bruits, de fumées, de couleurs indistinctes, un chaos où les perceptions s’effritent. La guerre ne forme pas des héros, elle les déstabilise ; loin de révéler une grandeur intérieure, elle ouvre une zone de confusion, presque métaphysique, où l’individu lutte moins contre l’ennemi que contre lui-même.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Confederate Song, « I wish I was in Dixie »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Creedence Clearwater Revival, « Born on the Bayou »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>The Death South, « In Hell I’ll be in good company »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Lynyrd Skynyrd, « Sweet Home Alabama »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAIT SONORE :</span>
<p><span> </span><span>Bande annonce du film The Red Badge of Courage (La Charge victorieuse) de John Huston (1951)</span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1766246522919-6344c03f-3c65-4c07-9391-09dc0c7dc25c.mp3" type="audio/mpeg" length="126932531"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 11 DÉCEMBRE 2025 – EMANUEL DADOUN</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6946c8fa6f3502.41879097.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 4 DÉCEMBRE 2025 – FRANÇOISE MÉLONIO</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-4-decembre-2025-francoise-melonio-3335</link>
      <guid isPermaLink="false">24cd45670d9986038427035c549de947c94bde73</guid>
      <description>Invité : Françoise Mélonio, pour sa biographie Tocqueville aux éditions Gallimard (2025).
Historienne et professeur émérite, spécialiste d’Alexis de Tocqueville, Françoise Mélonio a consacré à l’auteur de La Démocratie en Amérique une biographie de référence récompensée par le prix Aujourd’hui, montrant la complexité et la modernité de cette œuvre et de cette pensée. Françoise Mélonio s’attache à nouer le lien entre l’homme et l’acteur politique, en faisant ressortir le cheminement de l’adhésion à la démocratie de cet aristocrate. La vie de Tocqueville épouse les soubresauts de son temps, entre résurgences révolutionnaires, hésitations entre république, empire et monarchie. Se dégage de ces pages le portrait d’un homme attachant dont la réflexion, nourrie par une importante documentation et une observation sur le terrain, ne s’assujettit à aucun dogme. Et surtout, Françoise Mélonio suit une œuvre et un parcours intellectuel qui s’est toujours construit dans le dialogue avec soi et avec les autres. Ce qui contribue à faire de Tocqueville un auteur pour temps inquiets.
 
Chronique de Cécile A. Holdban: Quinze jours au désert d’Alexis de Tocqueville, suivi de deux textes de Gustave de Beaumont, avec une préface de Claude Corbo, éditions Le Passager clandestin (2011) et la bande dessinée Tocqueville vers un nouveau monde de Kévin Bazot, Castermann (2016).
Au cours du long séjour aux États-Unis qui lui inspirera son De la démocratie en Amérique, Tocqueville veut voir de ses yeux la frontier, cette ligne imaginaire qui marque, selon ses propres termes, “les extrêmes limites de la civilisation européenne”. Il en tire un récit de voyage qui témoigne de l’impressionnante originalité de sa pensée. Face au spectacle de cette nature vaste, encore vierge, il en vient à s’interroger sur le rapport de l’homme à la nature, sur cette passion obsessionnelle du pionnier pour la domination du milieu naturel, et il sent déjà, avec regret, que cette splendeur originelle, sauvage et vivante est appelée à disparaître. Son propos préfigure ce que les futurs auteurs du nature writing écriront sur la question de la préservation du monde sauvage face au développement humain.
 
MUSIQUE :
 Jean Lemaire, « Le chant des transportés »
 
EXTRAIT SONORE :
 Extrait d’un documentaire consacré à Alexis de Tocqueville (1980)
 
 
           </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Françoise Mélonio</span></strong>, pour sa biographie <em><b><span>Tocqueville</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Gallimard (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Historienne et professeur émérite, spécialiste d’Alexis de Tocqueville, Françoise Mélonio a consacré à l’auteur de La Démocratie en Amérique une biographie de référence récompensée par le prix Aujourd’hui, montrant la complexité et la modernité de cette œuvre et de cette pensée. Françoise Mélonio s’attache à nouer le lien entre l’homme et l’acteur politique, en faisant ressortir le cheminement de l’adhésion à la démocratie de cet aristocrate. La vie de Tocqueville épouse les soubresauts de son temps, entre résurgences révolutionnaires, hésitations entre république, empire et monarchie. Se dégage de ces pages le portrait d’un homme attachant dont la réflexion, nourrie par une importante documentation et une observation sur le terrain, ne s’assujettit à aucun dogme. Et surtout, Françoise Mélonio suit une œuvre et un parcours intellectuel qui s’est toujours construit dans le dialogue avec soi et avec les autres. Ce qui contribue à faire de Tocqueville un auteur pour temps inquiets.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban: <b>Quinze jours au désert</b> </span><span>d’Alexis de Tocqueville</span><span>,</span><span> suivi de deux textes de Gustave de Beaumont, avec une préface de Claude Corbo, éditions Le Passager clandestin (2011) et la bande dessinée <b>Tocqueville vers un nouveau monde</b> de Kévin Bazot, Castermann (2016).</span><span></span></p>
<p><span>Au cours du long séjour aux États-Unis qui lui inspirera son De la démocratie en Amérique, Tocqueville veut voir de ses yeux la frontier, cette ligne imaginaire qui marque, selon ses propres termes, “les extrêmes limites de la civilisation européenne”. Il en tire un récit de voyage qui témoigne de l’impressionnante originalité de sa pensée. Face au spectacle de cette nature vaste, encore vierge, il en vient à s’interroger sur le rapport de l’homme à la nature, sur cette passion obsessionnelle du pionnier pour la domination du milieu naturel, et il sent déjà, avec regret, que cette splendeur originelle, sauvage et vivante est appelée à disparaître. Son propos préfigure ce que les futurs auteurs du nature writing écriront sur la question de la préservation du monde sauvage face au développement humain.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Jean Lemaire, « Le chant des transportés »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAIT SONORE :</span>
<p><span> </span><span>Extrait d’un documentaire consacré à Alexis de Tocqueville (1980)</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>         </span><span>  </span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 04 Dec 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1766246266839-13fb47cb-08bb-48c0-aabe-770bf294a6ff.mp3" type="audio/mpeg" length="127914944"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 4 DÉCEMBRE 2025 – FRANÇOISE MÉLONIO</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6946c834807d89.85396909.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Ecrire depuis un gouffre, Si la mer se meurt, Fréderic Jean Gilles , ed. Les Cahiers de l'Egaré</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/ecrire-depuis-un-gouffre-si-la-mer-se-meurt-frederic-jean-gilles-ed-les-cahiers-de-l-egare-3296</link>
      <guid isPermaLink="false">814cbe86644eaa7ae6b59985ab70a9dafcbbfaaf</guid>
      <description>
Dans ce podcast , Nadia Ettayeb reçoit Fréderic Jean-Gilles qui publie pour la première fois un récit- poème , " Si la mer se meurt" aux éditions Les Cahiers de l'Egaré. Préface de Jean Védrines

Fréderic Jean Gilles est atteint de schizophrénie chronique, diagnostiquée lorsqu'il avait vingt ans.
Depuis très longtemps, il noircit des pages pou,r dit-i,l faire "taire les voix venues d'en bas, les injonctions qui lacèrent. Il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout , jusqu'à ce qu'il tienne debout". Ces pages, il nous les donne à lire aujourd'hui dans un texte poétique bouleversant qui abolit la frontière entre folie et normalité.

Ecrire pour se frayer un passage dans le vacarme de voix intérieures fracassantes qui étouffent la voix intime. Ecrire pour imposer le silence, laisser parler une voix maîtrisée, et redevenir ainsi maître des mots et du silence, impulser son rythme et, enfin,  donner  à entendre une autre vérité que celle du verdict médical, froid et pétrifiant qui emmure dans une altérité radicale et muette.
Dans "Si la mer se meurt" , récit-poème d'une rare intensité, Fréderic Jean Gilles nous livre non pas seulement un témoignage mais les affres d'un combat mots contre mots. qui invitent à explorer des territoires inconnus aux confins d'un vécu psychique douloureux, d'une réalité singulière qui se nourrit d'imaginaire. Une réalité que seule la force des mots , libérés de leur camisole scientifique, peut transfigurer en montrant la voie d'apaisements provisoires mais bien réels, nourris d'amour, d'amitié, de création, de spiritualité.
Le livre est disponible ici :  www.fredericjeangilles.com ou auprès de l'Editeur.
Nadia Ettayeb
#santémentale #littérature #schizophrénie #poésie #folie
Playliste et sons :
Michael Jackson, Man in the mirror
Vivaldi, Nisi Dominus, Philippe Jaroussky
Fauré, Après un rêve
Rosalia, Berghain
Björk, Human Behavior

Chronique de Anouk Aït Ouadda en deuxième partie d'émission (1'19) Les yeux d'Alex chez Glénat
      
#femme #désirféminin #malegaze</description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p>Dans ce podcast , Nadia Ettayeb reçoit Fréderic Jean-Gilles qui publie pour la première fois un récit- poème , " Si la mer se meurt" aux éditions <em>Les Cahiers de l'Egaré. </em>Préface de Jean Védrines</p>

<p>Fréderic Jean Gilles est atteint de schizophrénie chronique, diagnostiquée lorsqu'il avait vingt ans.</p>
<p>Depuis très longtemps, il noircit des pages pou,r dit-i,l faire "<em>taire les voix venues d'en bas, les injonctions qui lacèrent. Il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout , jusqu'à ce qu'il tienne debout". </em>Ces pages, il nous les donne à lire aujourd'hui dans un texte poétique bouleversant qui abolit la frontière entre folie et normalité.</p>

<p>Ecrire pour se frayer un passage dans le vacarme de voix intérieures fracassantes qui étouffent la voix intime. Ecrire pour imposer le silence, laisser parler une voix maîtrisée, et redevenir ainsi maître des mots et du silence, impulser son rythme et, enfin,  donner  à entendre une autre vérité que celle du verdict médical, froid et pétrifiant qui emmure dans une altérité radicale et muette.</p>
<p>Dans "Si la mer se meurt" , récit-poème d'une rare intensité, Fréderic Jean Gilles nous livre non pas seulement un témoignage mais les affres d'un combat mots contre mots. qui invitent à explorer des territoires inconnus aux confins d'un vécu psychique douloureux, d'une réalité singulière qui se nourrit d'imaginaire. Une réalité que seule la force des mots , libérés de leur camisole scientifique, peut transfigurer en montrant la voie d'apaisements provisoires mais bien réels, nourris d'amour, d'amitié, de création, de spiritualité.</p>
<p>Le livre est disponible ici : <span><span> </span></span><a href="http://www.fredericjeangilles.com/" title="http://www.fredericjeangilles.com">www.fredericjeangilles.com</a> ou auprès de l'Editeur.</p>
<p><em>Nadia Ettayeb</em></p>
<p>#santémentale #littérature #schizophrénie #poésie #folie</p>
<p>Playliste et sons :</p>
<p>Michael Jackson,<em> Man in the mirror</em></p>
<p>Vivaldi<em>, Nisi Dominus, </em>Philippe Jaroussky</p>
<p>Fauré, <em>Après un rêve</em></p>
<p>Rosalia<em>, Berghain</em></p>
<p>Björk,<em> Human Behavior</em></p>

<p>Chronique de Anouk Aït Ouadda en deuxième partie d'émission (1'19)<em> Les yeux d'Alex</em> chez Glénat</p>
<p>      </p>
<p>#femme #désirféminin #malegaze</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 29 Nov 2025 12:38:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1764347688873-26b93aff-9504-4354-883b-53c9999a68de.mp3" type="audio/mpeg" length="130899172"/>
      <itunes:title>Ecrire depuis un gouffre, Si la mer se meurt, Fréderic Jean Gilles , ed. Les Cahiers de l'Egaré</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/692afe5d698b51.62849085.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 20 NOVEMBRE 2025 – DOMINIQUE GRANDFILS</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-20-novembre-2025-dominique-grandfils-3299</link>
      <guid isPermaLink="false">214ae085571864e10c1cc40320fe9f608f5b0f13</guid>
      <description>Invité : Dominique Grandfils, pour sa biographie George Harrison L’âme tranquille des Beatles chez Erick Bonnier Éditions (2025).
Enfant des sixties, Dominique Grandfils est naturellement tombé dans le rock à l’adolescence. Il a longtemps officié sur la radio Ici &amp; Maintenant, et collabore à de nombreuses revues de musique. Il dirige également le site Maccaclub, consacré à Paul McCartney. Il est l’auteur de nombreuses biographies consacrées à Billy Joel, Cat Stevens, Ringo Starr…
Richement documentée, racontée avec passion, la biographie que Dominique Grandfils consacre à George Harrison permet de suivre le parcours de ce musicien hors pair, avant, pendant et après les Beatles. Une personnalité complexe, tourmentée, exigeante, en quête de spiritualité et aux nombreuses amitiés musicales (Clapton, Dylan, Orbison, Ravi Shankar, etc.) et cinématographiques (Monty Pythons), se dégage de ces pages. Longtemps « écrasé » par le génie de Lennon-McCartney, Harrison a cherché sa place dans les Beatles et n’a pu laisser éclater son inventivité et son talent qu’avec son premier triple album, sorti juste après l’annonce de la séparation des Fab Four, impressionnant ses anciens complices. Il fut l’un des pionniers de la World Music, l’inventeur des concerts caritatifs, membre d’un des meilleurs « super-groupes », les Travelling Wilburys, et un homme qui, malgré ses excès, n’a cessé de rechercher une dimension spirituelle à son existence. La qualité de cette biographie est de faire ressortir les différents pans de celui que l’on surnommait The Quiet One, d’en montrer les contradictions, et de proposer une minutieuse analyse de ses compositions.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Pascal Quignard, Tous les matins du monde, Gallimard, 1991.
Nous sommes au xviie siècle, à l’apogée de la musique baroque dont Marin Marais est l’un des compositeurs les plus talentueux. Quignard, lui-même joueur de violoncelle et érudit exceptionnel, raconte l’apprentissage du jeune Marais auprès de son maître, l’énigmatique, austère et farouche Monsieur de Sainte-Colombe, dont on ne sait pas grand-chose. Comment expliquer qu’une intrigue aussi réduite, pour ne pas dire aussi aride, ait trouvé un tel écho au point de faire de ce livre un classique moderne ? Parce que Quignard, dans un style qui confine à l’épure, offre un récit captivant par la complexité et la profondeur des liens entre les deux musiciens, le maître et l’élève. Il suggère ainsi qu’il existe des êtres pour qui l’art n’est pas un moyen mais un refuge, un mode d’être et une manière de survivre à ce qui dévaste.
 
MUSIQUES :
 George Harrison et Carl Perkins, « Everybody’s Trying to Be My Baby »
 George Harrison, « Isn’t It a Pity »
 Travelling Wilburys, « Handle with Care »
 George Harrison, « Rising Sun »
 George Harrison, Elton John, Eric Clapton, Ringo Starr, Phil Collins, etc., « While My Guitar Gently Weeps »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait du film Tous les matins du monde d’Alain Corneau (1991)
 
 
          
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Dominique Grandfils</span></strong>, pour sa biographie <em><b><span>George Harrison L’âme tranquille des Beatles</span></b></em><strong><span> </span></strong>chez Erick Bonnier Éditions (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Enfant des sixties, Dominique Grandfils est naturellement tombé dans le rock à l’adolescence. Il a longtemps officié sur la radio Ici &amp; Maintenant, et collabore à de nombreuses revues de musique. Il dirige également le site Maccaclub, consacré à Paul McCartney. Il est l’auteur de nombreuses biographies consacrées à Billy Joel, Cat Stevens, Ringo Starr…</span><span></span></p>
<p><span>Richement documentée, racontée avec passion, la biographie que Dominique Grandfils consacre à George Harrison permet de suivre le parcours de ce musicien hors pair, avant, pendant et après les Beatles. Une personnalité complexe, tourmentée, exigeante, en quête de spiritualité et aux nombreuses amitiés musicales (Clapton, Dylan, Orbison, Ravi Shankar, etc.) et cinématographiques (Monty Pythons), se dégage de ces pages. Longtemps « écrasé » par le génie de Lennon-McCartney, Harrison a cherché sa place dans les Beatles et n’a pu laisser éclater son inventivité et son talent qu’avec son premier triple album, sorti juste après l’annonce de la séparation des Fab Four, impressionnant ses anciens complices. Il fut l’un des pionniers de la World Music, l’inventeur des concerts caritatifs, membre d’un des meilleurs « super-groupes », les Travelling Wilburys, et un homme qui, malgré ses excès, n’a cessé de rechercher une dimension spirituelle à son existence. La qualité de cette biographie est de faire ressortir les différents pans de celui que l’on surnommait The Quiet One, d’en montrer les contradictions, et de proposer une minutieuse analyse de ses compositions.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Pascal Quignard</span></b><span>, </span><b><span>Tous les matins du monde</span></b><span>, Gallimard, 1991.</span><span></span></p>
<p><span>Nous sommes au <span>xvii</span>e siècle, à l’apogée de la musique baroque dont Marin Marais est l’un des compositeurs les plus talentueux. Quignard, lui-même joueur de violoncelle et érudit exceptionnel, raconte l’apprentissage du jeune Marais auprès de son maître, l’énigmatique, austère et farouche Monsieur de Sainte-Colombe, dont on ne sait pas grand-chose. Comment expliquer qu’une intrigue aussi réduite, pour ne pas dire aussi aride, ait trouvé un tel écho au point de faire de ce livre un classique moderne ? Parce que Quignard, dans un style qui confine à l’épure, offre un récit captivant par la complexité et la profondeur des liens entre les deux musiciens, le maître et l’élève. Il suggère ainsi qu’il existe des êtres pour qui l’art n’est pas un moyen mais un refuge, un mode d’être et une manière de survivre à ce qui dévaste.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><strong><span> </span></strong><span>George Harrison et Carl Perkins, « Everybody’s Trying to Be My Baby »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>George Harrison, « Isn’t It a Pity »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Travelling Wilburys, « Handle with Care »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>George Harrison, « Rising Sun »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>George Harrison, Elton John, Eric Clapton, Ringo Starr, Phil Collins, etc., « While My Guitar Gently Weeps »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span> </span><span>Extrait du film Tous les matins du monde d’Alain Corneau (1991)</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>          </span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1764443331428-b86feba1-c709-4753-b956-bf35e501649a.mp3" type="audio/mpeg" length="127105566"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 20 NOVEMBRE 2025 – DOMINIQUE GRANDFILS</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/692b4974c3e4b6.54179942.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Alexis Salatko, L'enfant à la tête baissée, Denoël</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/alexis-salatko-l-enfant-a-la-tete-baissee-denoel-3274</link>
      <guid isPermaLink="false">cb5b33d52a14498b69aee848ea2565477e2d1066</guid>
      <description>Dans cet épisode,  un entretien de Nadia Ettayeb avec #Alexis Salatko et la chronique d'Anouk Aitouadda sur La Peste de Camus, roman tristement d'actualité.

Longtemps j'ai été cet enfant malingre, marchant tête baissée,
le long de Trottebec à Cherbourg, Cotentin
A force de ne rien manger, je n'avais plus de muscles pour soutenir ma nuque. Des étoiles d'inanition dansaient devant mes yeux hallucinés.
Il y avait deux mondes, celui du haut et celui du bas.
J'appartenais au monde du bas.
Mon champ de vision se limitait aux
trottoirs
crottes de chien
chaussures de passants
flaques de pluie
bouches d'égout
piécettes tombées des poches
papiers gras
vieux mégots
crachats
mendiants accroupis
humus pourrissant
colonnes de fourmis
Grouillements de vers de terre
limaces qui plongent la tête dans des bouteilles de bière
abandonnées sur l'herbe
mousse
lichens
primevères
coquelicots
(...)
 
C'est par ces mots que débute  l'Enfant à la tête baissée, dernier roman d'Alexis Salatko publié aux éditions Denoël.
 Victime d'un mal étrange, la desnophobie, Alio est incapable de manger sous le regard d'autrui. Il vit tête baissée, (une tête trop lourde à porter) entre un père médecin, une mère enseignante et un frère protecteur : Doc, Prof et le comte Kostia, à Black House, majestueuse maison où les conduits de cheminée résonnent des discussions familiales qui souvent tournent autour de ce mal étrange que chacun entend comprendre et soigner à sa façon.
A Cherbourg, ville des deux Jacques, Prévert et Demi, Alio vit dans la nuit de son mal, qui le condamne à vivre en marge, solitaire, à l'écoute des autres, du monde et de son corps.
 L'Enfant à la tête baissée est sans doute le texte le plus intime d'Alexis Salatko, qui, devenu personnage de roman, se livre à son lecteur dans une langue transparente, aux accents tour à tour truculents et tragiques qui transfigure le vécu pour lui donner la force de l'imaginaire romanesque. L'écrivain nous offre ainsi une oeuvre d'une rare intensité, teintée d'auto-dérision et d'inquiétude mêlées, où chaque page relate le combat contre cet "autre", "ce démon dévorant" que seuls le cinéma, le théâtre, la musique et finalement la lecture et l'écriture pourront nourrir.
Comment ne pas penser à ces mots de Kundera :
 La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire : certaines vérités sont inaccessibles à la philosophie, à la recherche universitaire, aux essais, au cinéma, à la poésie.
 
Les mets qui tuent
Les mots qui sauvent
Les mets devenus des mots dont je me rassasiais ... page 72. 

C'est dans ces trois phrases que repose le secret de L'Enfant à la tête baissée, très beau conte cruel et tendre publié chez Denoël, où se mène également une enquête sur l'histoire familiale, en particulier celle d'un père dépositaire de l'exil de son propre père, pianise, russe blanc, co-disciple d'Horowitz, puis ouvrier chez Pathé-Marconi. Une histoire de déclassement qui traverse les générations.


 Playlist et extraits soufflés par la lecture du roman
Henri Crolla, Tout est permis quand on rêve
Nat King Cole, Les Feuilles mortes ( paroles de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma)
Pink Floyd, Eclipse ( Dark side of the moon)
Prévert, Yves Montand, En sortant de l'école.
Film : Extrait de Touchez pas au Grisbi, Jacques Becker 1954
#desnophobie #troublesocial #littérature #roman #autofiction #roman #editionsdenoêl


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Dans cet épisode,  un entretien de Nadia Ettayeb avec #Alexis Salatko et la chronique d'Anouk Aitouadda sur La <em>Peste </em>de Camus, roman tristement d'actualité.</p>

<p><em>Longtemps j'ai été cet enfant malingre, marchant tête baissée,</em></p>
<p><em>le long de Trottebec à Cherbourg, Cotentin</em></p>
<p><em>A force de ne rien manger, je n'avais plus de muscles pour soutenir ma nuque. Des étoiles d'inanition dansaient devant mes yeux hallucinés.</em></p>
<p><em>Il y avait deux mondes, celui du haut et celui du bas.</em></p>
<p><em>J'appartenais au monde du bas.</em></p>
<p><em>Mon champ de vision se limitait aux</em></p>
<p><em>trottoirs</em></p>
<p><em>crottes de chien</em></p>
<p><em>chaussures de passants</em></p>
<p><em>flaques de pluie</em></p>
<p><em>bouches d'égout</em></p>
<p><em>piécettes tombées des poches</em></p>
<p><em>papiers gras</em></p>
<p><em>vieux mégots</em></p>
<p><em>crachats</em></p>
<p><em>mendiants accroupis</em></p>
<p><em>humus pourrissant</em></p>
<p><em>colonnes de fourmis</em></p>
<p><em>Grouillements de vers de terre</em></p>
<p><em>limaces qui plongent la tête dans des bouteilles de bière</em></p>
<p><em>abandonnées sur l'herbe</em></p>
<p><em>mousse</em></p>
<p><em>lichens</em></p>
<p><em>primevères</em></p>
<p><em>coquelicots</em></p>
<p>(...)</p>
<p></p><p> </p>
<p>C'est par ces mots que débute  <em>l'Enfant à la tête baissée</em>, dernier roman d'Alexis Salatko publié aux éditions Denoël.</p>
<p></p><p> </p>Victime d'un mal étrange, la desnophobie, Alio est incapable de manger sous le regard d'autrui. Il vit tête baissée, (une tête trop lourde à porter) entre un père médecin, une mère enseignante et un frère protecteur : Doc, Prof et le comte Kostia, à <em>Black House</em>, majestueuse maison où les conduits de cheminée résonnent des discussions familiales qui souvent tournent autour de ce mal étrange que chacun entend comprendre et soigner à sa façon.
<p>A Cherbourg, ville des deux Jacques, Prévert et Demi, Alio vit dans la nuit de son mal, qui le condamne à vivre en marge, solitaire, à l'écoute des autres, du monde et de son corps.</p>
<p></p><p> </p><em>L'Enfant à la tête baissée</em> est sans doute le texte le plus intime d'Alexis Salatko, qui, devenu personnage de roman, se livre à son lecteur dans une langue transparente, aux accents tour à tour truculents et tragiques qui transfigure le vécu pour lui donner la force de l'imaginaire romanesque. L'écrivain nous offre ainsi une oeuvre d'une rare intensité, teintée d'auto-dérision et d'inquiétude mêlées, où chaque page relate le combat contre cet "autre", "ce démon dévorant" que seuls le cinéma, le théâtre, la musique et finalement la lecture et l'écriture pourront nourrir.
<p>Comment ne pas penser à ces mots de Kundera :</p>
<p></p><p> </p><em>La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire : certaines vérités sont inaccessibles à la philosophie, à la recherche universitaire, aux essais, au cinéma, à la poésie.</em>
<p></p><p> </p>
<p><em>Les mets qui tuent</em></p>
<p></p><em>Les mots qui sauvent</em>
<p><em>Les mets devenus des mots dont je me rassasiais ... page 72. </em></p>

<p>C'est dans ces trois phrases que repose le secret<em> de L'Enfant à la tête baissée, très beau </em>conte cruel et tendrepublié chez Denoël<em>, où se mène également une enquête sur l'histoire familiale, en particulier celle d'un père dépositaire de l'exil de son propre père, pianise, russe blanc, co-disciple d'Horowitz, puis ouvrier chez Pathé-Marconi. Une histoire de déclassement qui traverse les générations.</em></p>


<p></p><p> Playlist et extraits soufflés par la lecture du roman</p>
<p>Henri Crolla, <em>Tout est permis quand on rêve</em></p>
<p>Nat King Cole, <em>Les Feuilles mortes ( </em>paroles de Jacques Prévert, musique de Joseph Kosma<em>)</em></p>
<p>Pink Floyd,<em> Eclipse</em> (<em> Dark side of the moon)</em></p>
<p>Prévert, Yves Montand<em>, En sortant de l'école.</em></p>
<p>Film : Extrait de<em> Touchez pas au Grisbi, </em>Jacques Becker 1954</p>
<span><em>#desnophobie #troublesocial #littérature #roman #autofiction #roman #editionsdenoêl</em></span>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 15 Nov 2025 08:19:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1763054711774-fc027e4e-9ab6-40df-81ed-c8aaa6a5c8a3.mp3" type="audio/mpeg" length="126577684"/>
      <itunes:title>Alexis Salatko, L'enfant à la tête baissée, Denoël</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69184ec0134c95.79086253.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 6 NOVEMBRE 2025 – ANNE SECRET</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-6-novembre-2025-anne-secret-3280</link>
      <guid isPermaLink="false">6b812aed8d48cdf4d386e62c092c080947036ebe</guid>
      <description>Invitée : Anne Secret, pour son roman Le Nord-Sud aux éditions Asphalte (2025).
Anne Secret a longtemps travaillé dans un réseau de médiathèques d’entreprise, et en parallèle, a publié plusieurs romans noirs.
Séverine, une jeune femme travaillant dans une célèbre enseigne d’habits bon marché, se retrouve soudain happée par son passé quand elle apprend le meurtre du frère de son ancien petit ami. Une sorte de quête qu’elle est incapable de s’expliquer à elle-même la pousse à retrouver la trace de cet ex, Baptiste, pour tenter de comprendre tout ce qu’elle a tenté de refouler depuis sa sortie de prison. Dans un style sobre proche de celui de Simenon, Anne Secret campe à merveille une atmosphère qui embarque le lecteur dès les premières pages. Séverine est comme hantée par cet ex et sa famille dont elle recompose, par bribes, par rapiéçages, l’histoire, qui épouse celle du métro, depuis l’ancienne ligne Nord-Sud qui traversait Paris à la verticale et à l’horizontale. Et c’est comme si Anne Secret parvenait à donner au polar populaire une forme de mélancolie modianesque. Le charme de ce roman prenant réside dans la part de mystère qui entoure l’héroïne et dont l’auteure ne livre pas tous les secrets. Car il ne s’agit pas d’une enquête policière, mais d’une déambulation entre chien et loup, dans un Paris souterrain et sur la côte normande, où les lieux sont imprégnés de la mémoire de ceux qui les ont habités.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Georges Simenon, L’Homme de Londres, Le Livre de Poche, 2004.
Dans L’Homme de Londres, Louis Maloin, qui travaille comme aiguilleur de nuit dans le port de Dieppe, assiste à une rixe entre deux Anglais qui viennent de débarquer. La bagarre tourne mal et l’un des deux se noie en emportant avec lui une valise. Maloin est un père de famille gagne-petit qui, comme souvent dans les livres de Simenon, n’en peut plus de sa vie. Il a bien conscience d’avoir assisté à un crime, mais sans s’expliquer son geste, il finit par décider de descendre de son poste d’observation et d’aller récupérer la valise en secret, qui se révèle pleine d’argent. On a bien tous les “codes” du polar, mais Simenon s’en écarte très vite, il lâche cette fameuse “rampe” dont il parle, pour nous entraîner dans le drame de deux hommes, Maloin, et Pitt Brown, l’assassin. Comme dans la plupart de ses “romans durs”, on a un décor, une atmosphère et des personnages simples, à la limite de l’insignifiance, qui se retrouvent confrontés à une situation grâce à laquelle leur personnalité va se révéler.
 
MUSIQUES :
 Bill Evans, « You Must Believe In Spring »
 Alain Bashung, « La nuit je mens »
 
EXTRAITS SONORES :
 Georges Simenon interviewé chez lui au château d’Echandens (1960)
 Gabriel Malo, « La Compagnie Nord-Sud »
 Portrait de Jean-Pierre Manchette
 Interview de Béla Tarr au sujet de son film L’Homme de Londres
 
 
        </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Anne Secret</span></strong>, pour son roman <em><b><span>Le Nord-Sud</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Asphalte (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Anne Secret a longtemps travaillé dans un réseau de médiathèques d’entreprise, et en parallèle, a publié plusieurs romans noirs.</span><span></span></p>
<p><span>Séverine, une jeune femme travaillant dans une célèbre enseigne d’habits bon marché, se retrouve soudain happée par son passé quand elle apprend le meurtre du frère de son ancien petit ami. Une sorte de quête qu’elle est incapable de s’expliquer à elle-même la pousse à retrouver la trace de cet ex, Baptiste, pour tenter de comprendre tout ce qu’elle a tenté de refouler depuis sa sortie de prison. Dans un style sobre proche de celui de Simenon, Anne Secret campe à merveille une atmosphère qui embarque le lecteur dès les premières pages. Séverine est comme hantée par cet ex et sa famille dont elle recompose, par bribes, par rapiéçages, l’histoire, qui épouse celle du métro, depuis l’ancienne ligne Nord-Sud qui traversait Paris à la verticale et à l’horizontale. Et c’est comme si Anne Secret parvenait à donner au polar populaire une forme de mélancolie modianesque. Le charme de ce roman prenant réside dans la part de mystère qui entoure l’héroïne et dont l’auteure ne livre pas tous les secrets. Car il ne s’agit pas d’une enquête policière, mais d’une déambulation entre chien et loup, dans un Paris souterrain et sur la côte normande, où les lieux sont imprégnés de la mémoire de ceux qui les ont habités.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Georges Simenon</span></b><span>, </span><b><span>L’Homme de Londres</span></b><span>, Le Livre de Poche, 2004.</span><span></span></p>
<p><span>Dans L’Homme de Londres, Louis Maloin, qui travaille comme aiguilleur de nuit dans le port de Dieppe, assiste à une rixe entre deux Anglais qui viennent de débarquer. La bagarre tourne mal et l’un des deux se noie en emportant avec lui une valise. Maloin est un père de famille gagne-petit qui, comme souvent dans les livres de Simenon, n’en peut plus de sa vie. Il a bien conscience d’avoir assisté à un crime, mais sans s’expliquer son geste, il finit par décider de descendre de son poste d’observation et d’aller récupérer la valise en secret, qui se révèle pleine d’argent. On a bien tous les “codes” du polar, mais Simenon s’en écarte très vite, il lâche cette fameuse “rampe” dont il parle, pour nous entraîner dans le drame de deux hommes, Maloin, et Pitt Brown, l’assassin. Comme dans la plupart de ses “romans durs”, on a un décor, une atmosphère et des personnages simples, à la limite de l’insignifiance, qui se retrouvent confrontés à une situation grâce à laquelle leur personnalité va se révéler.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Bill Evans, « You Must Believe In Spring »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Alain Bashung, « La nuit je mens »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span> </span><span>Georges Simenon interviewé chez lui au château d’Echandens (1960)</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Gabriel Malo, « La Compagnie Nord-Sud »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Portrait de Jean-Pierre Manchette</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Interview de Béla Tarr au sujet de son film L’Homme de Londres</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>        </span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1763500742340-5c7a568f-71ac-4526-940a-4fa7852d78e3.mp3" type="audio/mpeg" length="132874657"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 6 NOVEMBRE 2025 – ANNE SECRET</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/691ce3c50d9152.10106823.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Akira Mizubayashi , écrire la force créatrice de l'art</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/akira-mizubayashi-ecrire-la-force-creatrice-de-l-art-3246</link>
      <guid isPermaLink="false">a27481e9373fddeff6727286a9b46bcac8abb363</guid>
      <description>Fin août 44 dans le centre de tri postal d’Ueno à Tokyo, un trio amical se noue entre Yuki et Ren, étudiant en peinture et  Bin qui étudie la musique.
 Une amitié scellée par le goût pour l’art et  menacée par le bruit sourd des bottes, la menace d’enrôlement. Bientôt Ren reçoit le petit billet rouge qui fait de lui un artiste au service d’une guerre dont il reviendra amputé des deux mains.et de sa force créatrice
Le trio séparé et se retrouvera au fil des années liés à la vie, à la mort par le pouvoir rédempteur de la peinture, de la musique et de l’écriture …
La forêt de flammes et d’ombres est le titre du cycle de peintures monumentales arrachées à la guerre par un corps meurtrie, c’est aussi le titre du dernier roman d’Akira MIZUBAYASHI, dont les titres évoquent ceux d’une partition de musique écrite et jouée à plusieurs mains …Un roman écrit en français , comme toux ceux qui l'  ont précédé, dans une langue ciselée où la justesse et la musicalité des mots cherchent à percer le mystère incandescent de l’art comme ultime rampart contre la destruction et la mort. 


 
On retrouve dans ce dernier roman d'Akira Mzubayashi, les points cardinaux de son oeuvre  : l’amitié, l’amour, la guerre, la mort… sublimés par l’art. Un récit porté par une langue élégante qui épouse les soubresauts violents  de l'histoire et son influence sur nos destins.



Chronique d'Anouk Aitouadda : Love that bunch Aline Kominsky-Crumb. </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Fin août 44 dans le centre de tri postal d’Ueno à Tokyo, un trio amical se noue entre Yuki et Ren, étudiant en peinture et <span> </span>Bin qui étudie la musique.</p>
<p><span> </span>Une amitié scellée par le goût pour l’art et <span> </span>menacée par le bruit sourd des bottes, la menace d’enrôlement. Bientôt Ren reçoit le petit billet rouge qui fait de lui un artiste au service d’une guerre dont il reviendra amputé des deux mains.et de sa force créatrice</p>
<p>Le trio séparé et se retrouvera au fil des années liés à la vie, à la mort par le pouvoir rédempteur de la peinture, de la musique et de l’écriture …</p>
<p>La forêt de flammes et d’ombres est le titre du cycle de peintures monumentales arrachées à la guerre par un corps meurtrie, c’est aussi le titre du dernier roman d’Akira MIZUBAYASHI, dont les titres évoquent ceux d’une partition de musique écrite et jouée à plusieurs mains …Un roman écrit en français , comme toux ceux qui l'<span>  </span>ont précédé, dans une langue ciselée où la justesse et la musicalité des mots cherchent à percer le mystère incandescent de l’art comme ultime rampart contre la destruction et la mort. </p>


<p></p><p> </p>
<p>On retrouve dans ce dernier roman d'Akira Mzubayashi, les points cardinaux de son oeuvre  : l’amitié, l’amour, la guerre, la mort… sublimés par l’art. Un récit porté par une langue élégante qui épouse les soubresauts violents  de l'histoire et son influence sur nos destins.</p>



<p>Chronique d'Anouk Aitouadda : <em>Love that bunch</em> Aline Kominsky-Crumb. </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Oct 2025 15:55:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762525519415-9838a067-19ef-4a7d-a4c2-79bb6d033e46.mp3" type="audio/mpeg" length="130928012"/>
      <itunes:title>Akira Mizubayashi , écrire la force créatrice de l'art</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/69077bea4e4ec9.45682919.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 16 OCTOBRE 2025 – MARTINE REID</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-16-octobre-2025-martine-reid-3230</link>
      <guid isPermaLink="false">f896edcffebb3756f68744c54035b79626a92bf7</guid>
      <description>Invitée : Martine Reis, pour son essai Voir rouge aux éditions Arléa (2025).
Professeur émérite de langue et de littérature françaises à l’Université de Lille, Martine Reid est spécialiste de George Sand, mais plus généralement, de la place des femmes dans la littérature.
Après avoir découvert l’œuvre de la peintre amérindienne Jaune Quick-to-See Smith (1940-2025) et vu un siège de coiffeur couvert de cheveux d’enfants indiens arrachés à leur famille pour une assimilation forcée, Martine Reid s’interroge sur l’omniprésence toponymique – elle rappelle pour chaque nom de lieu sa signification dans l’une des multiples langues indiennes – et l’invisibilisation des premiers habitants de ce qui n’était pas encore l’Amérique. Elle interroge également le rapport que nous entretenons avec une mythologie nourrie d’un narratif largement alimenté, dans un premier temps, par les grands spectacles à la Buffalo Bill, et, par la suite, l’industrie cinématographique. Cette enquête à sauts et à gambades, nourrie par une saine colère, est une entreprise mémorielle inattendue, où l’on croise Tintin, Buffalo Bill, Rosa Bonheur, Louis-Philippe, Tocqueville, George Sand, le créateur de « l’identité » camarguaise et l’inventeur – français – du far-west. Passionnant et éclectique, cet ouvrage érudit invite le lecteur à voir rouge, couleur de la colère, du sang et de l’identité amérindienne.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : N. Scott Momaday, La Maison de l’aube, traduit de l’américain par Daniel Bismuth, Folio, 1996 et Le Chemin de la Montagne de Pluie, traduit de l’américain par Joëlle Rostkowski, Folio, 2020.
La Maison de l’aube est considéré comme l’œuvre fondatrice du Native American Renaissance, couronnée par le Prix Pulitzer, faisant de N. Scott Momaday le seul auteur amérindien à avoir reçu cette prestigieuse récompense. Il y exprime la nostalgie des nations amérindiennes et décrit l’histoire faite de souffrances, de deuils et de douleurs de son peuple et de l’échec de son intégration dans l’Amérique moderne. Avec Le Chemin de la Montagne de Pluie, l’auteur adopte une forme hybride, plus méditative, à mi-chemin entre mythes et mémoire. C’est un livre sur la transmission et un acte de sauvegarde. Par ce retour aux sources, Momaday accomplit un geste fondateur : il inscrit la voix amérindienne au cœur de la littérature universelle, prouvant qu’il est possible, à travers la poésie, de redonner souffle et dignité à un monde menacé de silence.
 
MUSIQUES :
 Chant des Ancêtres
 Jean-Philippe Rameau, « Les Sauvages » (Les Indes Galantes)
 
EXTRAITS SONORES :
 Joë Hamman, le Français qui inventa le Western
 Remembering Jaune Quick-to-See Smith
 Dialogue entre Robert Redford et N. Scott Momaday sur la tradition orale
 
 
                                
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Martine Reis</span></strong>, pour son essai <em><b><span>Voir rouge</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Arléa (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Professeur émérite de langue et de littérature françaises à l’Université de Lille, Martine Reid est spécialiste de George Sand, mais plus généralement, de la place des femmes dans la littérature.</span><span></span></p>
<p><span>Après avoir découvert l’œuvre de la peintre amérindienne Jaune Quick-to-See Smith (1940-2025) et vu un siège de coiffeur couvert de cheveux d’enfants indiens arrachés à leur famille pour une assimilation forcée, Martine Reid s’interroge sur l’omniprésence toponymique – elle rappelle pour chaque nom de lieu sa signification dans l’une des multiples langues indiennes – et l’invisibilisation des premiers habitants de ce qui n’était pas encore l’Amérique. Elle interroge également le rapport que nous entretenons avec une mythologie nourrie d’un narratif largement alimenté, dans un premier temps, par les grands spectacles à la Buffalo Bill, et, par la suite, l’industrie cinématographique. Cette enquête à sauts et à gambades, nourrie par une saine colère, est une entreprise mémorielle inattendue, où l’on croise Tintin, Buffalo Bill, Rosa Bonheur, Louis-Philippe, Tocqueville, George Sand, le créateur de « l’identité » camarguaise et l’inventeur – français – du far-west. Passionnant et éclectique, cet ouvrage érudit invite le lecteur à voir rouge, couleur de la colère, du sang et de l’identité amérindienne.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>N. Scott Momaday</span></b><span>, </span><b><span>La Maison de l’aube</span></b><span>, traduit de l’américain par Daniel Bismuth, </span><span>Folio, 1996 et <b>Le Chemin de la Montagne de Pluie</b>, traduit de l’américain par Joëlle Rostkowski, Folio, 2020.</span><span></span></p>
<p><span>La Maison de l’aube</span><span> est considéré comme l’œuvre fondatrice du Native American Renaissance, couronnée par le Prix Pulitzer, faisant de N. Scott Momaday le seul auteur amérindien à avoir reçu cette prestigieuse récompense. Il y exprime la nostalgie des nations amérindiennes et décrit l’histoire faite de souffrances, de deuils et de douleurs de son peuple et de l’échec de son intégration dans l’Amérique moderne. Avec Le Chemin de la Montagne de Pluie, l’auteur adopte une forme hybride, plus méditative, à mi-chemin entre mythes et mémoire. C’est un livre sur la transmission et un acte de sauvegarde. Par ce retour aux sources, Momaday accomplit un geste fondateur : il inscrit la voix amérindienne au cœur de la littérature universelle, prouvant qu’il est possible, à travers la poésie, de redonner souffle et dignité à un monde menacé de silence.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Chant des Ancêtres</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Jean-Philippe Rameau, « Les Sauvages » (Les Indes Galantes)</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span> </span><span>Joë Hamman, le Français qui inventa le Western</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Remembering Jaune Quick-to-See Smith</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Dialogue entre Robert Redford et N. Scott Momaday sur la tradition orale</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>                </span><span>                </span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Oct 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1760904579714-f187f492-efe5-4eb4-b862-0b5d555df328.mp3" type="audio/mpeg" length="128107414"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 16 OCTOBRE 2025 – MARTINE REID</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68f54658d0a354.89891898.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 9 OCTOBRE 2025 – GILLES COLLARD</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-9-octobre-2025-gilles-collard-3218</link>
      <guid isPermaLink="false">2f171b744ec82c84b475feed6ad215c3e9fd3493</guid>
      <description>Invité : Gilles Collard, pour son essai Klaus Une vie antifasciste aux éditions Flammarion « Climats » (2025).
Fondateur de la revue Pylônes, Gilles Collard est professeur de philosophie à l’ENSAV-La Cambre à Bruxelles.
Klaus Mann est le fils du grand écrivain allemand Thomas Mann, dont on a pu dire qu’il était la « mauvaise conscience » de l’Allemagne. Mais c’est lui-même un remarquable écrivain, auteur de deux romans majeurs, Mephisto et Le Volcan, et de pas moins de trois autobiographies, dont ce chef-d’œuvre qu’est Le Tournant. Tout en mettant en exergue les qualités littéraires de cette œuvre souffrant encore de l’ombre paternelle, de celui que ses enfants surnommaient affectueusement et ironiquement le « Magicien », Gilles Collard restitue, avec minutie et passion, le parcours intellectuel d’un homme qui, bien que jeune et en proie à ses propres tourments (des amours homosexuelles malheureuses et une très forte addiction à la drogue), fut d’une lucidité plus aiguë que ses aînés et ses contemporains. La précocité de son engagement contre la montée d’Hitler et l’avènement du nazisme lui valut d’être déchu de sa nationalité allemande et condamné à l’exil. Le grand mérite de l’essai de Gilles Collard est de ne pas s’attarder sur cette image d’enfant terrible et de « fils de » qui colle à Klaus Mann, et nuit à la perception de son œuvre et de sa réflexion politique. Dans une période où tant d’intellectuels se sont fourvoyés, dans un camp ou dans l’autre, Klaus Mann, sous la plume élégante de Gilles Collard, apparaît comme un « intellectuel de raison », un être pensant à la « générosité inadaptée », comme il le disait de Don Quichotte. Témoin clairvoyant de la crise de la civilisation européenne, Klaus Mann, plus que jamais, apparaît, grâce à cet essai brillant, comme notre contemporain capital.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Joseph Roth, La fuite sans fin, traduit de l’allemand par Romana Altdorf et René Jouglet, éditions Gallimard collection « L’Imaginaire », 2005.
Le personnage principal de La fuite sans fin, paru en 1927, est un lieutenant autrichien capturé par les Russes pendant la Grande Guerre, envoyé dans un camp de prisonniers en Sibérie. N’apprenant que tardivement la fin du conflit, il parvient à s’évader et met six années à rejoindre Vienne, où il ne reste pas longtemps, séjourne à Berlin et termine son périple à Paris, en 1926, sans réussir à trouver sa place dans cette Europe bouleversée par quatre années de guerre. À travers cette trajectoire, Roth pose une question essentielle : que devient l’individu quand s’effondrent toutes les structures qui le définissent : État, patrie, classe sociale, morale, culture ? Dans une Europe privée de son centre, Franz Tunda devient une figure du déracinement moderne, de l’exil intérieur, de l’errance sans fin.
 
MUSIQUES :
 Franz Schubert, Sonate pour piano n°2 en do majeur, D. 959, « Andantino », par Krystian Zimerman
 Stef Kamil Carlens, « Suspicion »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait de Die Manns – Ein Jahrhundertroman de Heinrich Breloer (2011)
 Discours prononcé par Klaus Mann (1942)
 Présentation d’une adaptation théâtrale de Die Flucht ohne Ende de Joseph Roth
 
 
             </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Gilles Collard</span></strong>, pour son essai <em><b><span>Klaus Une vie antifasciste</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Flammarion « Climats » (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Fondateur de la revue Pylônes, Gilles Collard est professeur de philosophie à l’ENSAV-La Cambre à Bruxelles.</span><span></span></p>
<p><span>Klaus Mann est le fils du grand écrivain allemand Thomas Mann, dont on a pu dire qu’il était la « mauvaise conscience » de l’Allemagne. Mais c’est lui-même un remarquable écrivain, auteur de deux romans majeurs, Mephisto et Le Volcan, et de pas moins de trois autobiographies, dont ce chef-d’œuvre qu’est Le Tournant. Tout en mettant en exergue les qualités littéraires de cette œuvre souffrant encore de l’ombre paternelle, de celui que ses enfants surnommaient affectueusement et ironiquement le « Magicien », Gilles Collard restitue, avec minutie et passion, le parcours intellectuel d’un homme qui, bien que jeune et en proie à ses propres tourments (des amours homosexuelles malheureuses et une très forte addiction à la drogue), fut d’une lucidité plus aiguë que ses aînés et ses contemporains. La précocité de son engagement contre la montée d’Hitler et l’avènement du nazisme lui valut d’être déchu de sa nationalité allemande et condamné à l’exil. Le grand mérite de l’essai de Gilles Collard est de ne pas s’attarder sur cette image d’enfant terrible et de « fils de » qui colle à Klaus Mann, et nuit à la perception de son œuvre et de sa réflexion politique. Dans une période où tant d’intellectuels se sont fourvoyés, dans un camp ou dans l’autre, Klaus Mann, sous la plume élégante de Gilles Collard, apparaît comme un « intellectuel de raison », un être pensant à la « générosité inadaptée », comme il le disait de Don Quichotte. Témoin clairvoyant de la crise de la civilisation européenne, Klaus Mann, plus que jamais, apparaît, grâce à cet essai brillant, comme notre contemporain capital.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Joseph Roth</span></b><span>, </span><b><span>La fuite sans fin</span></b><span>, traduit de l’allemand par Romana Altdorf et René Jouglet, </span><span>éditions Gallimard collection « L’Imaginaire », 2005.</span><span></span></p>
<p><span>Le personnage principal de La fuite sans fin, paru en 1927, est un lieutenant autrichien capturé par les Russes pendant la Grande Guerre, envoyé dans un camp de prisonniers en Sibérie. N’apprenant que tardivement la fin du conflit, il parvient à s’évader et met six années à rejoindre Vienne, où il ne reste pas longtemps, séjourne à Berlin et termine son périple à Paris, en 1926, sans réussir à trouver sa place dans cette Europe bouleversée par quatre années de guerre. À travers cette trajectoire, Roth pose une question essentielle : que devient l’individu quand s’effondrent toutes les structures qui le définissent : État, patrie, classe sociale, morale, culture ? Dans une Europe privée de son centre, Franz Tunda devient une figure du déracinement moderne, de l’exil intérieur, de l’errance sans fin.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Franz Schubert, Sonate pour piano n°2 en do majeur, D. 959, « Andantino », par Krystian Zimerman</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Stef Kamil Carlens, « Suspicion »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span> </span><span>Extrait de Die Manns – Ein Jahrhundertroman de Heinrich Breloer (2011)</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Discours prononcé par Klaus Mann (1942)</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Présentation d’une adaptation théâtrale de Die Flucht ohne Ende de Joseph Roth</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>             </span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1760175309954-b995df68-cf74-42f2-bfb5-3a4db9b66851.mp3" type="audio/mpeg" length="126649781"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 9 OCTOBRE 2025 – GILLES COLLARD</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68ea2640966656.53902879.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Festival Formula Bula : quel avenir pour les maisons d'édition alternatives ?</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/festival-formula-bula-quel-avenir-pour-les-maisons-d-edition-alternatives-3211</link>
      <guid isPermaLink="false">5046993a8c8112cd9b93240018ff901640c0c074</guid>
      <description>Nadia Ettayeb reçoit Raphaël Barban, directeur artistique du festival Formula Bula et Serge Ewenczyk, éditeur et fondateur des éditions çaetlà pour parler bandes dessinées d'hier et d'aujourd'hui, création, partage entre lecteurs et auteurs mais aussi pour évoquer les difficultés de ce secteur indispensable à nos horizons qu'est la création indépendante de BD.

Podcast ci-dessous.

#BD #éditionindépendante #romansgraphiques #création #festivalformulabula</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nadia Ettayeb reçoit Raphaël Barban, directeur artistique du festival Formula Bula et Serge Ewenczyk, éditeur et fondateur des éditions çaetlà pour parler bandes dessinées d'hier et d'aujourd'hui, création, partage entre lecteurs et auteurs mais aussi pour évoquer les difficultés de ce secteur indispensable à nos horizons qu'est la création indépendante de BD.</p>

<p>Podcast ci-dessous.</p>

<p>#BD #éditionindépendante #romansgraphiques #création #festivalformulabula</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 06 Oct 2025 13:45:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762526173802-11643d8b-67d2-45e1-aa0b-be37a4b4940e.mp3" type="audio/mpeg" length="77113468"/>
      <itunes:title>Festival Formula Bula : quel avenir pour les maisons d'édition alternatives ?</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68e3e8eeb53d95.26174775.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 2 OCTOBRE 2025 – PIERRE BONCENNE</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-2-octobre-2025-pierre-boncenne-3212</link>
      <guid isPermaLink="false">874fd669645a55a225d70e71323c28af24ed0495</guid>
      <description>Invité : Pierre Boncenne, pour son récit autobiographique Colombiennes aux éditions Philippe Rey (2025).
Colombien par sa mère, Pierre Boncenne a grandi dans une sorte d’enclave de son pays maternel en plein Paris, avec ses parents, ses frères et sœurs et ses grands-parents maternels, sans compter les oncles, les « tios » de passage. Appartenant à une illustre famille qui compte dans ses rangs des présidents de la république, des sénateurs, des savants, des écrivains, Pierre Boncenne interroge, dans un récit sensible et nostalgique, les fantasmes que nourrissent, dans l’imaginaire européen, et en particulier, français, la Colombie et, par métonymie, le continent sud-américain. À travers la figure de ce cousin de sa mère, dont il fut proche enfant, le père Camillo Torres, prêtre devenu guerillero et mort dans un affrontement avec l’armée, il décrit la complexité de l’histoire colombienne, traversée par une « violencia » qui fut tour à tour celle des milices paramilitaires, des narcotrafiquants et des guerillas. On croise dans ces pages Bolívar, Santander, la jungle amazonienne, Pablo Escobar, le playboy Porfirio Rubinosa, des joueuses de canasta, etc. Même quand il décrit les pages sombres de l’histoire colombienne, Pierre Boncenne célèbre ce pays à la fois réel et imaginaire, celui qu’il découvrit jeune adulte et celui dans la reconstruction duquel il a grandi à Paris. Ce grand lecteur y célèbre aussi les auteurs sud-américains, de Juan Carlos Onetti à Jorge Luis Borges, et ne cache pas son admiration et son amitié pour Mario Vargas Llosa, qu’il préfère à son « compatriote » Gabriel García Márquez. Le dépaysement procuré par cette lecture vient de la Colombie véritable restituée par ce livre, riche, fantasque et nostalgique.
 
Pierre Boncenne a été directeur du magazine Lire et collaborateur de Bernard Pivot sur « Apostrophes » et « Bouillon de culture ». Il est l’auteur d’essais sur Jean-François Revel et Simon Leys, ainsi que d’un dialogue politique avec Michel Rocard.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Roger Caillois, Le fleuve Alphée, éditions Gallimard collection « L’Imaginaire », 1992
Pierre Boncenne dit de Caillois qu’il est « l’un des esprits les plus brillants de sa génération dont, aujourd’hui, on méconnaît par trop le registre étendu et la qualité du style ». Le fleuve Alphée est une autobiographie à nulle autre pareille, sans date, sans famille ni amis (ou presque), sans parcours professionnel ou littéraire. Il y décrit des moments choisis, au prime abord anodins, qui ont pourtant façonné sa vision du monde, entre les « empreintes fertiles de l’enfance » et les « embellies de l’âme ».
 
MUSIQUES :
 Victor Jara, « Cruz de luz »
 El Combo de las Estrellas, « Me voy para Medellín »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait d’une interview de Mario Vargas Llosa
 Discours prononcé par Camillo Torres
 Extrait d’une interview de Roger Caillois (1974)
 
 
             </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Pierre Boncenne</span></strong>, pour son récit autobiographique <em><b><span>Colombiennes</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Philippe Rey (2025).</span><span></span></p>
<p><span>Colombien par sa mère, Pierre Boncenne a grandi dans une sorte d’enclave de son pays maternel en plein Paris, avec ses parents, ses frères et sœurs et ses grands-parents maternels, sans compter les oncles, les « tios » de passage. Appartenant à une illustre famille qui compte dans ses rangs des présidents de la république, des sénateurs, des savants, des écrivains, Pierre Boncenne interroge, dans un récit sensible et nostalgique, les fantasmes que nourrissent, dans l’imaginaire européen, et en particulier, français, la Colombie et, par métonymie, le continent sud-américain. À travers la figure de ce cousin de sa mère, dont il fut proche enfant, le père Camillo Torres, prêtre devenu guerillero et mort dans un affrontement avec l’armée, il décrit la complexité de l’histoire colombienne, traversée par une « violencia » qui fut tour à tour celle des milices paramilitaires, des narcotrafiquants et des guerillas. On croise dans ces pages Bolívar, Santander, la jungle amazonienne, Pablo Escobar, le playboy Porfirio Rubinosa, des joueuses de canasta, etc. Même quand il décrit les pages sombres de l’histoire colombienne, Pierre Boncenne célèbre ce pays à la fois réel et imaginaire, celui qu’il découvrit jeune adulte et celui dans la reconstruction duquel il a grandi à Paris. Ce grand lecteur y célèbre aussi les auteurs sud-américains, de Juan Carlos Onetti à Jorge Luis Borges, et ne cache pas son admiration et son amitié pour Mario Vargas Llosa, qu’il préfère à son « compatriote » Gabriel García Márquez. Le dépaysement procuré par cette lecture vient de la Colombie véritable restituée par ce livre, riche, fantasque et nostalgique.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Pierre Boncenne a été directeur du magazine Lire et collaborateur de Bernard Pivot sur « Apostrophes » et « Bouillon de culture ». Il est l’auteur d’essais sur Jean-François Revel et Simon Leys, ainsi que d’un dialogue politique avec Michel Rocard.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Roger Caillois</span></b><span>, </span><b><span>Le fleuve Alphée</span></b><span>, </span><span>éditions Gallimard collection « L’Imaginaire », 1992</span><span></span></p>
<p><span>Pierre Boncenne dit de Caillois qu’il est « l’un des esprits les plus brillants de sa génération dont, aujourd’hui, on méconnaît par trop le registre étendu et la qualité du style ». Le fleuve Alphée est une autobiographie à nulle autre pareille, sans date, sans famille ni amis (ou presque), sans parcours professionnel ou littéraire. Il y décrit des moments choisis, au prime abord anodins, qui ont pourtant façonné sa vision du monde, entre les « empreintes fertiles de l’enfance » et les « embellies de l’âme ».</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Victor Jara, « Cruz de luz »</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>El Combo de las Estrellas, « Me voy para Medellín »</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span> </span><span>Extrait d’une interview de Mario Vargas Llosa</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Discours prononcé par Camillo Torres</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Extrait d’une interview de Roger Caillois (1974)</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>             </span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Oct 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1759866421204-d04199e4-873d-45c1-80ae-e09734fd67ec.mp3" type="audio/mpeg" length="109489004"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 2 OCTOBRE 2025 – PIERRE BONCENNE</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68e576a2a95414.33400978.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Yanick Lahens, Passagères de nuit éditions Sabine Wespieser</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/yanick-lahens-passageres-de-nuit-editions-sabine-wespieser-3210</link>
      <guid isPermaLink="false">24f78f7fe1142a8d1bdb717cbd6d5cb54b384cd3</guid>
      <description>Photo : @Philippe Matsas
Le podcast se trouve à la suite de ce texte.
Yanick Lahens est l'invitée de Nadia Ettayeb pour son dernier roman publié aux éditions Sabine Wespieser.
Elisabeth Dubreuil née vers 1860 à à la Nouvelle-Orléans doit partir pour Port-au-Prince après avoir violamment repoussé les  assauts d'un ami de son père. Son destin rejoint ainsi celui de sa grand-mère, qui, des années auparavant, a décidé de ne plus jamais tomber sous le joug d'un homme après avoir été affranchie par son maître qu'elle avait suivi à la Nouvelle-Orléans. C'est à travers Régina, née pauvre et devenue maîtresse d'un général libérateur en 1867 que nous saurons ce qu'est devenue Elisabeth.
Trois femmes, trois destins, inspirés par les aïeules de l'auteure.
Yanick Lahens leur rend hommage et nous offre un très beau  roman au souffle épique porté par une langue métissée. Un récit qui fait vibrer en creux la culture et l'histoire si singulière d'Haïti  accouchant par soubresaut de la première République noire après la conquête de son indépendance en 1804. Récit de transmissions de femmes à femmes, toutes passagères d'une nuit marquée par l'esclavage, la dépossession de son corps, l'exil, la haine de l'autre que véhicule parfois la haine de soi dans une société fortement hiérarchisée par les différentes couleurs de peau. Une épopée où le silence et le dialogue avec les Invisibles sont une arme insoupçonnée qui s'exerce dans deux géographies unies par le fer de l'esclavage et la rébellion : la Nouvelle-Orléans et Port-au-Prince. 
Playlist et son
Emeline Michelle, L'odeur de ma terre.
Frankétienne interviewé par Philippe Vannini en 2017 au festival Etonnants Voyageurs.
Yanick Lahens est née en 1953 en Haïti. Elle y a fait ses études primaires et une partie de ses études secondaires, avant de partir en France pour son cursus universitaire en Lettres Modernes. Elle retourne en Haïti en 1977. Elle y enseigne la littérature à l’université d’État d’Haïti et participe, à l’Institut pédagogique national, à la mise en place de la réforme qui contribuera, entre autres, à introduire l’enseignement du créole dans les premières années de l’école primaire. Elle anime une émission culturelle, Entre nous, sur Radio Haïti Inter et publie ses premiers articles sur la littérature et la société haïtiennes.
Elle quitte l’enseignement universitaire en 1995 et, après avoir été membre du cabinet du ministre de la Culture Raoul Peck, elle intègre la direction du projet de La route de l’esclave, qui s’intéresse à la problématique de l’esclavage à travers les sciences et les arts, et ce jusqu’à cessation des activités de ce projet en Haïti, en 2000. À la même époque, elle devient membre du comité de rédaction de la revue haïtiano-caribéenne Chemins Critiques, qui a représenté un moment important de la réflexion en Haïti et dans la Caraïbe. Elle a été membre du Congrès international des études francophones, organisme fondé par des universités nord-américaines. Elle est membre, jusqu’à aujourd’hui, du comité de rédaction de la revue franco-haïtienne Conjonction, et publie dans des revues haïtiennes et étrangères. Elle a récemment intégré le conseil d’administration de l’université Quisqueya (Port-au-Prince).
En 1998, elle fonde, avec d’autres écrivains, l’Association des écrivains haïtiens, et continue d’animer des séminaires sur la littérature.
En 2008, elle met sur pied une fondation qui encadre ses jeunes dans des activités de sensibilisation aux questions sociales. Elle apporte un appui à des associations qui travaillent à la promotion de la lecture, à l’implantation de bibliothèques et à l’organisation d’événements culturels.
En 1990, paraît son essai, Entre l’ancrage et la fuite, l’écrivain haïtien (Deschamps, Port-au-Prince), bientôt suivi de deux recueils de nouvelles : en 1994, Tante Résia et les dieux (L’Harmattan, Paris) et, en 1999, La Petite Corruption (éditions Mémoire, Port-au-Prince). En 2000, son premier roman, Dans la maison du père, paraît au Serpent à Plumes (Paris), puis, en 2005, un troisième recueil de nouvelles, La Folie était venue avec la pluie (Presses nationales, Haïti). Toutes ses nouvelles parues – pour beaucoup inédites en France – sont reprises dans un recueil intitulé L’Oiseau Parker dans la nuit et autres nouvelles, paru chez Sabine Wespieser éditeur en mars 2019.
À partir de 2008, tous ses livres sont publiés chez Sabine Wespieser éditeur : La Couleur de l’aube (roman, 2008), Failles (récit, 2010), Guillaume et Nathalie (roman, 2013), Bain de lune (roman, 2014) et Douces déroutes (roman, 2018).
Dans la maison du père a obtenu le Literatur Preis en 2009 au salon du livre de Leipzig ; La Couleur de l’aube, le prix Millepages 2008, le prix RFO 2009, le prix Richelieu de la Francophonie 2009 et le prix des lecteurs de la ville Vincennes dans le cadre du Festival America en 2010 ; Guillaume et Nathalie, le prix ADELF en 2013 et le prix Carbet des lycéens 2013 ; Bain de lune, le prix Femina en 2014.
Ses œuvres sont traduites en anglais, en brésilien, en catalan, en japonais, en allemand et en italien. Des traductions sont en cours en norvégien et en espagnol.
Yanick Lahens a été honorée par l’organisation de femmes Kay Fanm pour son implication citoyenne en 2007. Par le ministère des Affaires étrangères et l’Organisation de la francophonie en Haïti, par le Haïtian Studies Association pour l’ensemble de son œuvre et par l’association culturelle ARAKA. Elle a été la première femme invitée d’honneur de la Foire du livre Livres en Folie en Haïti, en 2009, et a été nommée par la France officier des Arts et des Lettres en 2009.
Saluée par le Collège de France comme « une personnalité remarquable de la littérature et de la culture en langue française », Yanick Lahens a donné le 21 mars 2019 la leçon inaugurale de la chaire des Mondes francophones intitulée Urgence(s) d’écrire, rêve(s) d’habiter, diffusée sur France Culture vendredi 12 mars 2021 et à réécouter ici.
En octobre 2020, Yanick Lahens est récompensée par le Prix Carbet pour l’ensemble de son œuvre « pour sa contribution à une meilleure connaissance de la littérature et de la culture haïtienne ainsi que de la représentation du monde caribéen ».

#Haïti #littérature #Vaudou #Nouvelle-Orléans #femme #esclavage #indépendance #Sabine Wespieser</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Photo : @Philippe Matsas</p>
<p>Le podcast se trouve à la suite de ce texte.</p>
<p>Yanick Lahens est l'invitée de Nadia Ettayeb pour son dernier roman publié aux éditions Sabine Wespieser.</p>
<p>Elisabeth Dubreuil née vers 1860 à à la Nouvelle-Orléans doit partir pour Port-au-Prince après avoir violamment repoussé les  assauts d'un ami de son père. Son destin rejoint ainsi celui de sa grand-mère, qui, des années auparavant, a décidé de ne plus jamais tomber sous le joug d'un homme après avoir été affranchie par son maître qu'elle avait suivi à la Nouvelle-Orléans. C'est à travers Régina, née pauvre et devenue maîtresse d'un général libérateur en 1867 que nous saurons ce qu'est devenue Elisabeth.</p>
<p>Trois femmes, trois destins, inspirés par les aïeules de l'auteure.</p>
<p>Yanick Lahens leur rend hommage et nous offre un très beau  roman au souffle épique porté par une langue métissée. Un récit qui fait vibrer en creux la culture et l'histoire si singulière d'Haïti  accouchant par soubresaut de la première République noire après la conquête de son indépendance en 1804. Récit de transmissions de femmes à femmes, toutes passagères d'une nuit marquée par l'esclavage, la dépossession de son corps, l'exil, la haine de l'autre que véhicule parfois la haine de soi dans une société fortement hiérarchisée par les différentes couleurs de peau. Une épopée où le silence et le dialogue avec les Invisibles sont une arme insoupçonnée qui s'exerce dans deux géographies unies par le fer de l'esclavage et la rébellion : la Nouvelle-Orléans et Port-au-Prince. </p>
<p><strong>Playlist et son</strong></p>
<p>Emeline Michelle, <em>L'odeur de ma terre</em>.</p>
<p>Frankétienne interviewé par Philippe Vannini en 2017 au festival Etonnants Voyageurs.</p>
<p>Yanick Lahens est née en 1953 en Haïti. Elle y a fait ses études primaires et une partie de ses études secondaires, avant de partir en France pour son cursus universitaire en Lettres Modernes. Elle retourne en Haïti en 1977. Elle y enseigne la littérature à l’université d’État d’Haïti et participe, à l’Institut pédagogique national, à la mise en place de la réforme qui contribuera, entre autres, à introduire l’enseignement du créole dans les premières années de l’école primaire. Elle anime une émission culturelle, <em>Entre nous</em>, sur Radio Haïti Inter et publie ses premiers articles sur la littérature et la société haïtiennes.</p>
<p>Elle quitte l’enseignement universitaire en 1995 et, après avoir été membre du cabinet du ministre de la Culture Raoul Peck, elle intègre la direction du projet de <em>La route de l’esclave,</em> qui s’intéresse à la problématique de l’esclavage à travers les sciences et les arts, et ce jusqu’à cessation des activités de ce projet en Haïti, en 2000. À la même époque, elle devient membre du comité de rédaction de la revue haïtiano-caribéenne <em>Chemins Critiques</em>, qui a représenté un moment important de la réflexion en Haïti et dans la Caraïbe. Elle a été membre du Congrès international des études francophones, organisme fondé par des universités nord-américaines. Elle est membre, jusqu’à aujourd’hui, du comité de rédaction de la revue franco-haïtienne <em>Conjonction</em>, et publie dans des revues haïtiennes et étrangères. Elle a récemment intégré le conseil d’administration de l’université Quisqueya (Port-au-Prince).</p>
<p>En 1998, elle fonde, avec d’autres écrivains, l’Association des écrivains haïtiens, et continue d’animer des séminaires sur la littérature.</p>
<p>En 2008, elle met sur pied une fondation qui encadre ses jeunes dans des activités de sensibilisation aux questions sociales. Elle apporte un appui à des associations qui travaillent à la promotion de la lecture, à l’implantation de bibliothèques et à l’organisation d’événements culturels.</p>
<p>En 1990, paraît son essai, <em>Entre l’ancrage et la fuite, l’écrivain haïtien </em>(Deschamps, Port-au-Prince), bientôt suivi de deux recueils de nouvelles : en 1994, <em>Tante Résia et les dieux</em> (L’Harmattan, Paris) et, en 1999, <em>La Petite Corruption</em> (éditions Mémoire, Port-au-Prince). En 2000, son premier roman, <em>Dans la maison du père</em>, paraît au Serpent à Plumes (Paris), puis, en 2005, un troisième recueil de nouvelles, <em>La Folie était venue avec la pluie</em> (Presses nationales, Haïti). Toutes ses nouvelles parues – pour beaucoup inédites en France – sont reprises dans un recueil intitulé <em>L’Oiseau Parker dans la nuit et autres nouvelles</em>, paru chez Sabine Wespieser éditeur en mars 2019.</p>
<p>À partir de 2008, tous ses livres sont publiés chez Sabine Wespieser éditeur : <em>La Couleur de l’aube</em> (roman, 2008), <em>Failles</em> (récit, 2010), <em>Guillaume et Nathalie</em> (roman, 2013), <em>Bain de lune</em> (roman, 2014) et <em>Douces déroutes</em> (roman, 2018).</p>
<p><em>Dans la maison du père</em> a obtenu le Literatur Preis en 2009 au salon du livre de Leipzig ; <em>La Couleur de l’aube</em>, le prix Millepages 2008, le prix RFO 2009, le prix Richelieu de la Francophonie 2009 et le prix des lecteurs de la ville Vincennes dans le cadre du Festival America en 2010 ; <em>Guillaume et Nathalie,</em> le prix ADELF en 2013 et le prix Carbet des lycéens 2013 ; <em>Bain de lune,</em> le prix Femina en 2014.</p>
<p>Ses œuvres sont traduites en anglais, en brésilien, en catalan, en japonais, en allemand et en italien. Des traductions sont en cours en norvégien et en espagnol.</p>
<p>Yanick Lahens a été honorée par l’organisation de femmes <em>Kay Fanm</em> pour son implication citoyenne en 2007. Par le ministère des Affaires étrangères et l’Organisation de la francophonie en Haïti, par le Haïtian Studies Association pour l’ensemble de son œuvre et par l’association culturelle ARAKA. Elle a été la première femme invitée d’honneur de la Foire du livre <em>Livres en Folie</em> en Haïti, en 2009, et a été nommée par la France officier des Arts et des Lettres en 2009.</p>
<p>Saluée par le Collège de France comme « une personnalité remarquable de la littérature et de la culture en langue française », Yanick Lahens a donné le 21 mars 2019 la leçon inaugurale de la chaire des Mondes francophones intitulée <em>Urgence(s) d’écrire, rêve(s) d’habiter,</em> diffusée sur France Culture vendredi 12 mars 2021 et <em><a href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/urgences-decrire-reves-dhabiter-lecon-inaugurale-de-yannick-lahens">à réécouter ici</a>.</em></p>
<p>En octobre 2020, Yanick Lahens est récompensée par le Prix Carbet pour l’ensemble de son œuvre « pour sa contribution à une meilleure connaissance de la littérature et de la culture haïtienne ainsi que de la représentation du monde caribéen ».</p>

<p>#Haïti #littérature #Vaudou #Nouvelle-Orléans #femme #esclavage #indépendance #Sabine Wespieser</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 26 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762526418139-e6795d3a-e66e-44a9-ac6f-eb68b93b6551.mp3" type="audio/mpeg" length="78121586"/>
      <itunes:title>Yanick Lahens, Passagères de nuit éditions Sabine Wespieser</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68e3c4dfca59c9.76387303.webp"/>
    </item>
    <item>
      <title>Aïda Amara, Avec ma tête d'arabe</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/aida-amara-avec-ma-tete-d-arabe-3181</link>
      <guid isPermaLink="false">42ce65e74d1f6e9eccc1953f26a6deb1501ef090</guid>
      <description>Au Fil des Pages fait sa rentrée et accueille une nouvelle chroniqueuse, Anouk AïtOuadda .
Aïda Amara se trouvait devant le restaurant Le Petit Cambodge, à Paris, le 13 novembre 2025. Ce soir-là, elle croise d'autres "têtes d'Arabes" armées de kalachnikovs.  Un traumatisme partagé avec de nombreuses autres victimes mais qui la confronte violamment à la question de l'identité et l'amène à plonger dans l'histoire de son père...
Elle nous offre ici un premier récit profond écrit dans une langue accidentée et non dénuée d'humour, qui met à mal les raccourcis de pensée et la taxinomie identitaire, rappelant que tout individu est à la confluence d'histoires qui croisent la grande histoire. Un récit qui contribue à inscrire l'immigration algérienne dans le roman national français.
Elle est interviewée par Nadia Ettayeb.
Avec ma tête d'arabe @hors_d_atteinte.
En seconde partie, Anouk AîtOuadda nous parle de son coup de coeur pour un autre premier roman, La bonne mère de Mathilda Di Matteo publié aux éditions de l'Iconoclaste ( @ed_iconoclaste)
Deux nouveaux romans publiés par des maisons d'édition indépendante dont Aligre FM apprécie le catalogue. C'est partie !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em>Au Fil des Pages</em> fait sa rentrée et accueille une nouvelle chroniqueuse, Anouk AïtOuadda .</p>
<p>Aïda Amara se trouvait devant le restaurant <em>Le Petit Cambodge</em>, à Paris, le 13 novembre 2025. Ce soir-là, elle croise d'autres "têtes d'Arabes" armées de kalachnikovs.  Un traumatisme partagé avec de nombreuses autres victimes mais qui la confronte violamment à la question de l'identité et l'amène à plonger dans l'histoire de son père...</p>
<p>Elle nous offre ici un premier récit profond écrit dans une langue accidentée et non dénuée d'humour, qui met à mal les raccourcis de pensée et la taxinomie identitaire, rappelant que tout individu est à la confluence d'histoires qui croisent la grande histoire. Un récit qui contribue à inscrire l'immigration algérienne dans le roman national français.</p>
<p>Elle est interviewée par Nadia Ettayeb.</p>
<p>Avec ma tête d'arabe @hors_d_atteinte.</p>
<p>En seconde partie, Anouk AîtOuadda nous parle de son coup de coeur pour un autre premier roman, <em>La bonne mère </em>de Mathilda Di Matteo publié aux éditions de l'Iconoclaste ( @ed_iconoclaste)</p>
<p>Deux nouveaux romans publiés par des maisons d'édition indépendante dont Aligre FM apprécie le catalogue. C'est partie !</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 15 Sep 2025 13:51:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762522725836-a14299e8-e96f-4ebc-bfd4-37dd1a1435a6.mp3" type="audio/mpeg" length="135415639"/>
      <itunes:title>Aïda Amara, Avec ma tête d'arabe</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68c840b37dade3.35259375.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 10 AVRIL 2025 – DENIS GROZDANOVITCH</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-10-avril-2025-denis-grozdanovitch-3165</link>
      <guid isPermaLink="false">eff943a4382524fcd64eba376bb4675df013ab1e</guid>
      <description>Invité : Denis Grozdanovitch, pour son essai Une affaire de style aux éditions Grasset (2025).
Ancien champion de courte paume et squash, grand amateur du jeu d’échecs, érudit, flâneur et cinéphile, Denis Grozdanovitch se lance dans son nouvel essai dans une réflexion malicieuse, originale et approfondie de ce qui caractérise le style littéraire. S’il s’appuie sur une approche philosophique en s’appuyant sur Jung ou Husserl, il se livre, comme à son accoutumée, à de savoureux « exercices d’admiration » qui constituent une jouissive galerie de portraits littéraires et humains. On y croise Proust, John Cowper Powys, Adalbert Stifter, Vialatte, Henry James ou Montherlant. Enrichie de citations pour le choix desquels il a développé un véritable talent, Denis Grozdanovitch s’adonne à une célébration de la littérature, avec enthousiasme et gratitude.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Jean Paul, Éloge de la Bêtise, traduit de l’allemand par Nicolas Briand, avec une préface de Hermann Hesse, aux éditions José Corti (1965)
C’est d’une Bêtise en majuscule (et avec majuscule) dont parle l’écrivain allemand Jean Paul, ou plutôt qu’il fait parler, car c’est bien elle qui parle à la première personne et se livre à un plaidoyer pro domo. Ce que Jean Paul comme Flaubert a parfaitement compris, c’est que l’essence même de la Bêtise est qu’elle est un spectacle à elle seule. Il ne s’en prend pas à cette cible facile de la bêtise de “l’homme moyen”. Ce serait perpétuer le système social et culturel qu’ils dénoncent avec des arguments complémentaires. C’est avant tout à la bêtise qui se paye de mots et d’idées qu’il faut s’attaquer. Qu’il faut apprendre à reconnaître. Et contre laquelle le seul moyen de se prémunir est d’adopter un comportement éthique dont la première étape consiste à renoncer à l’esprit de sérieux.
 
MUSIQUES :
 Léo Ferré, « Comme Ostende »
 Nino Ferrer, « Le Sud »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait du téléfilm autrichien Adalbert Stifter
 Extrait du téléfilm Bouvard et Pécuchet de Jean-Claude Carrière
 
 
              </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Denis Grozdanovitch</span></strong>, pour son essai <em><b><span>Une affaire de style</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Grasset (2025).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Ancien champion de courte paume et squash, grand amateur du jeu d’échecs, érudit, flâneur et cinéphile, Denis Grozdanovitch se lance dans son nouvel essai dans une réflexion malicieuse, originale et approfondie de ce qui caractérise le style littéraire. S’il s’appuie sur une approche philosophique en s’appuyant sur Jung ou Husserl, il se livre, comme à son accoutumée, à de savoureux « exercices d’admiration » qui constituent une jouissive galerie de portraits littéraires et humains. On y croise Proust, John Cowper Powys, Adalbert Stifter, Vialatte, Henry James ou Montherlant. Enrichie de citations pour le choix desquels il a développé un véritable talent, Denis Grozdanovitch s’adonne à une célébration de la littérature, avec enthousiasme et gratitude.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Jean Paul</span></b><span>, </span><b><span>Éloge de la Bêtise</span></b><span>, </span><span>traduit de l’allemand par Nicolas Briand, avec une préface de Hermann Hesse, aux éditions José Corti (1965)</span><span></span></span></p>
<p><span>C’est d’une Bêtise en majuscule (et avec majuscule) dont parle l’écrivain allemand Jean Paul, ou plutôt qu’il fait parler, car c’est bien elle qui parle à la première personne et se livre à un plaidoyer pro domo. Ce que Jean Paul comme Flaubert a parfaitement compris, c’est que l’essence même de la Bêtise est qu’elle est un spectacle à elle seule. Il ne s’en prend pas à cette cible facile de la bêtise de “l’homme moyen”. Ce serait perpétuer le système social et culturel qu’ils dénoncent avec des arguments complémentaires. C’est avant tout à la bêtise qui se paye de mots et d’idées qu’il faut s’attaquer. Qu’il faut apprendre à reconnaître. Et contre laquelle le seul moyen de se prémunir est d’adopter un comportement éthique dont la première étape consiste à renoncer à l’esprit de sérieux.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Léo Ferré, « Comme Ostende »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Nino Ferrer, « Le Sud »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Extrait du téléfilm autrichien Adalbert Stifter</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Extrait du téléfilm Bouvard et Pécuchet de Jean-Claude Carrière</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>              </span></span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 06 Sep 2025 10:43:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762522257759-b4cc0d4a-77e8-490c-bc58-db5d64d9f7c5.mp3" type="audio/mpeg" length="125342614"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 10 AVRIL 2025 – DENIS GROZDANOVITCH</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos_podcasts/rss/6331c9b31665e0.28267573.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Esther Benbassa, portrait d'une indocile.</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/esther-benbassa-portrait-d-une-indocile-3120</link>
      <guid isPermaLink="false">a8a29552eb84825dd15adca890866d96bb70174d</guid>
      <description>[ Le podcast se trouve après ce texte ]

Turquie, Israël , France. Trois vies et une personnalité hors du commun, un tempéramment forgé par les épreuves traversées et par  le goût pour la recherche, l'histoire,  l'art, la culture.
Esther Benbassa, à la demande de son ami Jean-François Colosimo directeur des éditions du Cerf, son histoire et ses engagements en tant qu' intellectuelle, professeure à l'Ecole pratique des hautes études puis femme politique, sénatrice d'Europe écologie les verts de 2011 à 2023.  Une passionnante aventure humaine. Un portrait de femme forte qui ne craint pas de dévoiler ses fragilités , et qui puise son inspiration dans ses idéntités plurielles. Démarche salutaire en ces temps de replis et de conflits sourds ou déclarés. 

Esther Banbassa est une infatiguable défenseuse des droits et de la lutte contre toutes les formes de discrimination. Ses positions courageusement défendues sur les droits des Palestiniens à disposer d'un Etat ne lui ont pas valu que des ami.e.s.
@editionsducerf 

Entretien avec Nadia Ettayeb.
mémoires #multiculturalisme #identités plurielles #engagement
En seconde partie d'émission ( 60 mn), retrouvez l'interview de Georges Morin, président de l'association Coup de soleil , à l'occasion de la 31 ème édition du Maghreb des livres qui se tient le 28 et le 29 juin à l'Hôtel de ville. Débats, rencontres,  interviews d'auteurs et d'autrices des deux rives de la Méditerrannée, un évènement indispensable qui jette des ponts entre des cultures issues d'un même creuset civilisationnel et rappelle ce qu'elles ont  en partage.


Toutes les informations ici : https://coupdesoleil.net/https-coupdesoleil-net-actualites-maghreb-orient-des-livres-programme-2022/prochaine-edition-maghreb-des-livres-2025/
#culture #livres #rencontres #Maghreb #Machrek
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>[ Le podcast se trouve après ce texte ]</p>

<p>Turquie, Israël , France. Trois vies et une personnalité hors du commun, un tempéramment forgé par les épreuves traversées et par  le goût pour la recherche, l'histoire,  l'art, la culture.</p>
<p>Esther Benbassa, à la demande de son ami Jean-François Colosimo directeur des éditions du Cerf, son histoire et ses engagements en tant qu' intellectuelle, professeure à l'Ecole pratique des hautes études puis femme politique, sénatrice d'Europe écologie les verts de 2011 à 2023.  Une passionnante aventure humaine. Un portrait de femme forte qui ne craint pas de dévoiler ses fragilités , et qui puise son inspiration dans ses idéntités plurielles. Démarche salutaire en ces temps de replis et de conflits sourds ou déclarés. </p>

<p>Esther Banbassa est une infatiguable défenseuse des droits et de la lutte contre toutes les formes de discrimination. Ses positions courageusement défendues sur les droits des Palestiniens à disposer d'un Etat ne lui ont pas valu que des ami.e.s.</p>
<p>@editionsducerf </p>

<p>Entretien avec Nadia Ettayeb.</p>
<span>mémoires #multiculturalisme #identités plurielles #engagement</span>
<p><span>En seconde partie d'émission ( 60 mn), retrouvez l'interview de Georges Morin, président de l'association Coup de soleil , à l'occasion de la 31 ème édition du Maghreb des livres qui se tient le 28 et le 29 juin à l'Hôtel de ville. Débats, rencontres,  interviews d'auteurs et d'autrices des deux rives de la Méditerrannée, un évènement indispensable qui jette des ponts entre des cultures issues d'un même creuset civilisationnel et rappelle ce qu'elles ont  en partage.</span></p>


<p><span>Toutes les informations ici : <a href="https://coupdesoleil.net/https-coupdesoleil-net-actualites-maghreb-orient-des-livres-programme-2022/prochaine-edition-maghreb-des-livres-2025/">https://coupdesoleil.net/https-coupdesoleil-net-actualites-maghreb-orient-des-livres-programme-2022/prochaine-edition-maghreb-des-livres-2025/</a></span></p>
<p><span>#culture #livres #rencontres #Maghreb #Machrek</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 27 Jun 2025 13:41:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762527186667-f9b8a64a-a687-410a-8ea5-2434bba3722d.mp3" type="audio/mpeg" length="129601409"/>
      <itunes:title>Esther Benbassa, portrait d'une indocile.</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/685fa1f9386aa3.85713455.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Dima Abadallah, d'une rive l'autre. Sabine Wespieser éditeur</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/dima-abadallah-d-une-rive-l-autre-sabine-wespieser-editeur-3091</link>
      <guid isPermaLink="false">59620d429647b9b09a9e3a07b806a59835312f7a</guid>
      <description>[Le podcast se trouve à la fin de ce texte].

Dans cette émission , Nadia Ettayeb reçoit Dima Abadallah pour son troisième roman, D'une rive l'autre,  publié aux éditions Sabine Wespieser. Un  récit qui nous emmène  "à la lisière du monde".

Trois enfants inséparables : Layla, Elias, le narrateur . Ce dernier, lit, et aime par dessus tout se plonger dans le dictionnaire. Il  rêve du jour où il connaitra assez de "jolis mots" pour convaincre Layla de quitter la cité avec lui. Avec son ami Elias, ils écoutent jusqu'au bout de la nuit Brassens et du rapp ... leur amitié n'a pas peur des silences.

Car c'est bien la puissance des mots et du silence qui sont au coeur de ce roman écrit dans une langue au souffle incantatoire qui nous emmène d'une cité en marge du monde à Beyrouth.

Comment dire l'exil intérieur et l'appel d'un ailleurs meurtri par la guerre, jamais nommé dont on hérite en même temps que d'un père absent au lourd passé ? Comment savoir qui l'on est lorsque l'on n'est nulle part à sa place et qu'on sent ce que les autres ne sentent pas ?

Comme dans Bleu nuit, l'univers de ce troisième roman est peuplé de fantômes qui pèsent sur des mémoires silencieuses, indéchiffrables à l'image d'un monde au centre manquant qui pousse à une insatiable quête de soi et de sens.





Playlist :

Brassens, Supplique pour être enterré à Sète.
Soeur Marie Kayrouz
Fayrouz, atayni nay oua ranni


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>[Le podcast se trouve à la fin de ce texte].</p>

<p>Dans cette émission , Nadia Ettayeb reçoit Dima Abadallah pour son troisième roman,<em> D'une rive l'autre</em>,  publié aux éditions Sabine Wespieser. Un  récit qui nous emmène  "à la lisière du monde".</p>

Trois enfants inséparables : Layla, Elias, le narrateur . Ce dernier, lit, et aime par dessus tout se plonger dans le dictionnaire. Il  rêve du jour où il connaitra assez de "jolis mots" pour convaincre Layla de quitter la cité avec lui. Avec son ami Elias, ils écoutent jusqu'au bout de la nuit Brassens et du rapp ... leur amitié n'a pas peur des silences.

Car c'est bien la puissance des mots et du silence qui sont au coeur de ce roman écrit dans une langue au souffle incantatoire qui nous emmène d'une cité en marge du monde à Beyrouth.

Comment dire l'exil intérieur et l'appel d'un ailleurs meurtri par la guerre, jamais nommé dont on hérite en même temps que d'un père absent au lourd passé ? Comment savoir qui l'on est lorsque l'on n'est nulle part à sa place et qu'on sent ce que les autres ne sentent pas ?

Comme dans <em>Bleu nuit,</em> l'univers de ce troisième roman est peuplé de fantômes qui pèsent sur des mémoires silencieuses, indéchiffrables à l'image d'un monde au centre manquant qui pousse à une insatiable quête de soi et de sens.





<strong>Playlist :</strong>

Brassens, Supplique pour être enterré à Sète.
Soeur Marie Kayrouz
Fayrouz, atayni nay oua ranni


]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 15 Jun 2025 08:49:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1749984040573-c6285b38-55aa-4cc7-a19b-26d46a6cfbbb.mp3" type="audio/mpeg" length="105973341"/>
      <itunes:title>Dima Abadallah, d'une rive l'autre. Sabine Wespieser éditeur</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/684ea9f325a5b4.90809540.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Frantz Fanon</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/frantz-fanon-3074</link>
      <guid isPermaLink="false">1cb480664c0955185646e13d6139d31eb1d79728</guid>
      <description>Chaque fois qu'un homme a fait triompher la dignité de l'esprit , chaque fois qu'un homme a dit non à une tentative d'asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte.
Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, 1952.
On parle dans ce podcast d'un homme qui a combattu toute forme d'aliénation et dont la vie, l'engagement furent le prolongement d'une oeuvre fulgurante, elle-même nourrie par l'expérience.
Frantz Fanon est mort le 6 décembre 1961, peu de temps avant l'indépendance de l'Algérie, pays auquel il fut viscéralement attaché. Psychiatre, révolutionnaire, militant et écrivain brillant, il nous lègue, au terme d'une vie brève vécue dans un monde en pleine mutation et traversés de contradictions, une oeuvre  d'une rare acuité où la réflexion sur la psychaitrie est indissociable du reste de sa pensée.
Pour l'évoquer, Fréderic Ciriez est au micro de Nadia Ettayeb. Il est l'auteur de nombreux romans publiés aux éditions Verticales et d'un roman graphique publié avec Romain Lamy aux éditions La Découverte qui revient sur la vie de Frantz Fanon à travers sa rencontre avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, peu de temps avant sa mort.


Archives :
Discours d'Aimé Césaire à la mort de Frantz Fanon exrait de Sur les traces de Frantz Fanon, documentaire de Mehdi Lallaoui, 2021.
Alice Cherki, Mémoire d'asile, conférence.
Aimé Césaire et Frantz Fanon vus par Maryse Condé. vidéo youtube
France culture,  Frantz Fanon, l'indocile.
Playlist :
Biguine de Stellio
BO du film Fanon de JC Barny composée par Thibault Kientz-Agyeman interprété par Ludovic Louis.

#Frantz Fanon #colonisation #littérature #engagement</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em>Chaque fois qu'un homme a fait triompher la dignité de l'esprit , chaque fois qu'un homme a dit non à une tentative d'asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte.</em></p>
<p>Frantz Fanon<em>, </em>Peau noire, masques blancs, 1952.</p>
<p>On parle dans ce podcast d'un homme qui a combattu toute forme d'aliénation et dont la vie, l'engagement furent le prolongement d'une oeuvre fulgurante, elle-même nourrie par l'expérience.</p>
<p>Frantz Fanon est mort le 6 décembre 1961, peu de temps avant l'indépendance de l'Algérie, pays auquel il fut viscéralement attaché. Psychiatre, révolutionnaire, militant et écrivain brillant, il nous lègue, au terme d'une vie brève vécue dans un monde en pleine mutation et traversés de contradictions, une oeuvre  d'une rare acuité où la réflexion sur la psychaitrie est indissociable du reste de sa pensée.</p>
<p>Pour l'évoquer, Fréderic Ciriez est au micro de Nadia Ettayeb. Il est l'auteur de nombreux romans publiés aux éditions Verticales et d'un roman graphique publié avec Romain Lamy aux éditions La Découverte qui revient sur la vie de Frantz Fanon à travers sa rencontre avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, peu de temps avant sa mort.</p>


<p><strong>Archives :</strong></p>
<p>Discours d'Aimé Césaire à la mort de Frantz Fanon exrait de <em>Sur les traces de Frantz Fanon</em>, documentaire de Mehdi Lallaoui, 2021.</p>
<p>Alice Cherki, <em>Mémoire d'asile</em>, conférence.</p>
<p>Aimé Césaire et Frantz Fanon vus par Maryse Condé. vidéo youtube</p>
<p>France culture, <em> Frantz Fanon, l'indocile.</em></p>
<p><strong>Playlist :</strong></p>
<p>Biguine de Stellio</p>
<p>BO du film Fanon de JC Barny composée par Thibault Kientz-Agyeman interprété par Ludovic Louis.</p>

<p>#Frantz Fanon #colonisation #littérature #engagement</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 04 Jun 2025 16:19:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1749056345732-611469e4-246d-4591-bb4e-418ed7b4bedd.mp3" type="audio/mpeg" length="126001527"/>
      <itunes:title>Frantz Fanon</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6840910f7691e1.51692939.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Gaza, y- a-t-il une vie avant la mort ? Anthologie de la  poésie gazaouie d'aujourd'hui.</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/gaza-y-a-t-il-une-vie-avant-la-mort-anthologie-de-la-poesie-gazaouie-d-aujourd-hui-3071</link>
      <guid isPermaLink="false">56b5556b4f8338afa129034f91dfdfdc902a182d</guid>
      <description>
Abdellatif Laâbi est un auteur dont la vie et l'oeuvre sont intimement liées.
Sa vie est placée sous le signe de l'engagement et du combat pour le respect des droits et l'égalité. Un engagement qui lui  valut d'être emprisonné au Maroc entre 1072 et 1980. Il vit aujourd'hui en banlieue parisienne. Son oeuvre a été couronnée de nombreux prix dont le prix Goncourt de la poésie.
En plus de son oeuvre poétique et littéraire, traduite  dans de nombreuses langues, Abdellatif Laâbi a traduit de l'arabe plusieurs auteurs  contemporains contribuant ainsi à ériger des ponts entre des civilisations, dont le dialogue hier fécond, est aujourd'hui compromis par des considérations politiques et idéologiques. 
Il nous offre aujourd'hui la traduction de vingt-six poèmes gazaouis réunis par Yassin Adnan et publiés aux éditions @Points Poésie. Les auteurs, hommes et femmes, vivent dans la bande de Gaza ou sont issus de la diaspora, certains sont morts, victimes des bombardements israéliens.
Une anthologie de textes dignes et poignants qui rend toute son humanité et sa part universelle à un peuple qui en est dépossédée par le déluge de feu et de sang qui s'abat sur lui depuis près de deux ans. Une façon pour le lecteur d'approcher au plus près cette terrifiante réalité, dite et sublimée par la poésie, ultime rampart, ultime refuge contre l'horreur vécue au quotidien. Des textes écrits au seuil de la mort, sans haine . Une édifiante leçon d'humanité. 

Abdellatif Laâbi est l'invité de Nadia Ettayeb. Ensemble, ils lisent certains de ces poèmes, en arabe et en français.


La Palestine sera l'invitée d'honneur du 42ème Marché de la poésie du 18 au 22 juin 2025.
https://www.marche-poesie.com/invite-dhonneur/
#poésie #littérature #Palestine 

</description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p>Abdellatif Laâbi est un auteur dont la vie et l'oeuvre sont intimement liées.</p>
<p>Sa vie est placée sous le signe de l'engagement et du combat pour le respect des droits et l'égalité. Un engagement qui lui  valut d'être emprisonné au Maroc entre 1072 et 1980. Il vit aujourd'hui en banlieue parisienne. Son oeuvre a été couronnée de nombreux prix dont le prix Goncourt de la poésie.</p>
<p>En plus de son oeuvre poétique et littéraire, traduite  dans de nombreuses langues, Abdellatif Laâbi a traduit de l'arabe plusieurs auteurs  contemporains contribuant ainsi à ériger des ponts entre des civilisations, dont le dialogue hier fécond, est aujourd'hui compromis par des considérations politiques et idéologiques. </p>
<p>Il nous offre aujourd'hui la traduction de vingt-six poèmes gazaouis réunis par Yassin Adnan et publiés aux éditions @Points Poésie. Les auteurs, hommes et femmes, vivent dans la bande de Gaza ou sont issus de la diaspora, certains sont morts, victimes des bombardements israéliens.</p>
<p>Une anthologie de textes dignes et poignants qui rend toute son humanité et sa part universelle à un peuple qui en est dépossédée par le déluge de feu et de sang qui s'abat sur lui depuis près de deux ans. Une façon pour le lecteur d'approcher au plus près cette terrifiante réalité, dite et sublimée par la poésie, ultime rampart, ultime refuge contre l'horreur vécue au quotidien. Des textes écrits au seuil de la mort, sans haine . Une édifiante leçon d'humanité. </p>

<p>Abdellatif Laâbi est l'invité de Nadia Ettayeb. Ensemble, ils lisent certains de ces poèmes, en arabe et en français.</p>


<p>La Palestine sera l'invitée d'honneur du 42ème Marché de la poésie du 18 au 22 juin 2025.</p>
<p><a href="https://www.marche-poesie.com/invite-dhonneur/">https://www.marche-poesie.com/invite-dhonneur/</a></p>
<p>#poésie #littérature #Palestine </p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 03 Jun 2025 14:24:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1748940984216-5c6bb8ea-28e5-4329-9fb3-10487a42176a.mp3" type="audio/mpeg" length="117703365"/>
      <itunes:title>Gaza, y- a-t-il une vie avant la mort ? Anthologie de la  poésie gazaouie d'aujourd'hui.</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/683f24dabcc9f8.57284506.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 1ER MAI 2025 – VALÈRE-MARIE MARCHAND</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-1er-mai-2025-valere-marie-marchand-3170</link>
      <guid isPermaLink="false">18d105f8a0891c71dc2ac5e2d075752a11d0bda5</guid>
      <description>Invité : Valère-Marie Marchand, pour son roman Spleen au lavomatic aux éditions Héliopoles (2024).
Émilien Dorval, la quarantaine, pigiste pour vivre, est un écrivain parisien habitué de la Laverie 66 dans le 11e arrondissement. Quand il perd son manuscrit dans ce lavomatic, il se lance dans une enquête policière burlesque et atypique dans ce lieu qui constitue un microcosme, reflet de la société. C’est un lieu avec ses rites et ses singularités. Du prosaïsme d’une laverie, Valère-Marie Marchand tire un exercice de contemplation onirique et drolatique. De policière, la quête devient existentielle, initiatique et bascule dans un réalisme magique comme si le lavomatic devenait une sorte de machine à remonter le temps ou l’autre côté du miroir d’Alice. Comme si Les Choses de Perec avait été réécrit par Edgar Allan Poe ou Lewis Carroll. Il faut du talent pour faire de ce lieu de passage et d’attente une invitation au voyage.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Max Picard, Le monde du silence, traduit de l’allemand par Jean-Jacques Anstett, avec un avant-propos de Carlo Ossola, une préface de Gabriel Marcel, une notice et un apparat critique de Jean-Luc Egger, aux éditions La Baconnière, (2019)
Ce qui fait la force et l’originalité de la pensée de Max Picard, et en particulier de ce livre qui est comme un vade-mecum pour supporter l’assourdissante rumeur du monde, c’est que c’est un homme en colère qui parle, mais de cette colère il tire une forme de sagesse contemplatrice et émancipatrice. Dans ces pages, Max Picard se livre à une archéologie du silence. Et d’abord à une archéologie du silence chez l’homme, pour retrouver les vestiges de ce lieu en soi « où le bruit n’a pas pénétré ». Le silence est une pratique de la liberté. Parce que dans un monde utilitariste, il est peut-être la seule chose inexploitable, nous dit Max Picard.
 
MUSIQUES :
 Vincent Delerm, « Monologue shakespearien »
 Alain Souchon, « L’amour à la machine »
 Simon &amp; Garfunkel, « The Sounds of Silence »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait du documentaire Le plus grand Lavomatic du monde (Berwyn, USA) d’Auberi Edler (Arte, 2023)
 Reportage Sur les traces de la Mère Denis (France 3 Normandie, 2019)
 
 
            </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Valère-Marie Marchand</span></strong>, pour son roman <em><b><span>Spleen au lavomatic</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Héliopoles (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Émilien Dorval, la quarantaine, pigiste pour vivre, est un écrivain parisien habitué de la Laverie 66 dans le 11e arrondissement. Quand il perd son manuscrit dans ce lavomatic, il se lance dans une enquête policière burlesque et atypique dans ce lieu qui constitue un microcosme, reflet de la société. C’est un lieu avec ses rites et ses singularités. Du prosaïsme d’une laverie, Valère-Marie Marchand tire un exercice de contemplation onirique et drolatique. De policière, la quête devient existentielle, initiatique et bascule dans un réalisme magique comme si le lavomatic devenait une sorte de machine à remonter le temps ou l’autre côté du miroir d’Alice. Comme si Les Choses de Perec avait été réécrit par Edgar Allan Poe ou Lewis Carroll. Il faut du talent pour faire de ce lieu de passage et d’attente une invitation au voyage.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Max Picard</span></b><span>, </span><b><span>Le monde du silence</span></b><span>, </span><span>traduit de l’allemand par Jean-Jacques Anstett, avec un avant-propos de Carlo Ossola, une préface de Gabriel Marcel, une notice et un apparat critique de Jean-Luc Egger, aux éditions La Baconnière, (2019)</span><span></span></span></p>
<p><span>Ce qui fait la force et l’originalité de la pensée de Max Picard, et en particulier de ce livre qui est comme un vade-mecum pour supporter l’assourdissante rumeur du monde, c’est que c’est un homme en colère qui parle, mais de cette colère il tire une forme de sagesse contemplatrice et émancipatrice. Dans ces pages, Max Picard se livre à une archéologie du silence. Et d’abord à une archéologie du silence chez l’homme, pour retrouver les vestiges de ce lieu en soi « où le bruit n’a pas pénétré ». Le silence est une pratique de la liberté. Parce que dans un monde utilitariste, il est peut-être la seule chose inexploitable, nous dit Max Picard.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Vincent Delerm, « Monologue shakespearien »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Alain Souchon, « L’amour à la machine »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Simon &amp; Garfunkel, « The Sounds of Silence »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Extrait du documentaire Le plus grand Lavomatic du monde (Berwyn, USA) d’Auberi Edler (Arte, 2023)</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Reportage Sur les traces de la Mère Denis (France 3 Normandie, 2019)</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>            </span></span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 01 May 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762523223603-00e68905-899b-41a6-b739-15af44e0b9aa.mp3" type="audio/mpeg" length="128401448"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 1ER MAI 2025 – VALÈRE-MARIE MARCHAND</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68bc308a1bc812.07033764.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 24 AVRIL 2025 – DANIEL PENNAC</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-24-avril-2025-daniel-pennac-3166</link>
      <guid isPermaLink="false">f8e211a148b323fe47e4df078e724bafdd200230</guid>
      <description>Invité : Daniel Pennac, pour son roman Mon assassin aux éditions Gallimard (2024).
Faut-il encore présenter Daniel Pennac, Grand prix de littérature de l’Académie française en 2023 ? Dans ce roman inclassable, l’auteur de la saga des Malaussène se propose de raconter la genèse de Pépère, le redoutable assassin de Terminus Malaussène. Mais à ce récit jubilatoire, Daniel Pennac entremêle des souvenirs personnels, une galerie de personnages hauts en couleur qu’il a croisés dans son parcours d’écrivain, et qui vont prêter leurs traits à nombre de ses personnages de la saga Malaussène. Mon assassin est un récit intimiste où l’on retrouve tout l’amour de la narration, ce talent de griot des Batignolles qui fait la marque de Daniel Pennac. Mais derrière la pochade qui lorgne savoureusement du côté de la série noire, il nous offre une vibrante ode à l’amitié et au temps qui passe.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Saki, Le Parlement infernal, traduit par Gérard Joulié, avec un avant-propos de Gérard Joulié et une préface de Nelly Kaprièlian, aux éditions Noir sur Blanc (2022)
Les nouvelles de Saki se caractérisent par une férocité feutrée, une transgression délectable des codes et des règles de la bonne société, et un véritable don pour les chutes, lapidaires comme des épigrammes au vitriol. Quand il se complaît à faire éventrer une gouvernante par un élan, à abandonner un évêque sur une île déserte en compagnie d’un léopard assis sur sa valise ou bien à enfermer un membre du Parlement dans une pièce avec un coq de combat et un porc, c’est une manière de célébrer la victoire de l’instinct sur l’éducation et les bonnes manières.
 
MUSIQUES :
 Alain Souchon, « Foule sentimentale »
 Thomas Fersen, « Monsieur »
 Jona Lewie, « Stop the Cavalry »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait d’un entretien avec Witold Gombrowicz
 Extrait du court-métrage The Open Doors (BBC, 2004)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Daniel Pennac</span></strong>, pour son roman <em><b><span>Mon assassin</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Gallimard (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Faut-il encore présenter Daniel Pennac, Grand prix de littérature de l’Académie française en 2023 ? Dans ce roman inclassable, l’auteur de la saga des Malaussène se propose de raconter la genèse de Pépère, le redoutable assassin de Terminus Malaussène. Mais à ce récit jubilatoire, Daniel Pennac entremêle des souvenirs personnels, une galerie de personnages hauts en couleur qu’il a croisés dans son parcours d’écrivain, et qui vont prêter leurs traits à nombre de ses personnages de la saga Malaussène. Mon assassin est un récit intimiste où l’on retrouve tout l’amour de la narration, ce talent de griot des Batignolles qui fait la marque de Daniel Pennac. Mais derrière la pochade qui lorgne savoureusement du côté de la série noire, il nous offre une vibrante ode à l’amitié et au temps qui passe.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Saki</span></b><span>, </span><b><span>Le Parlement infernal</span></b><span>, </span><span>traduit par Gérard Joulié, avec un avant-propos de Gérard Joulié et une préface de Nelly Kaprièlian, aux éditions Noir sur Blanc (2022)</span><span></span></span></p>
<p><span>Les nouvelles de Saki se caractérisent par une férocité feutrée, une transgression délectable des codes et des règles de la bonne société, et un véritable don pour les chutes, lapidaires comme des épigrammes au vitriol. Quand il se complaît à faire éventrer une gouvernante par un élan, à abandonner un évêque sur une île déserte en compagnie d’un léopard assis sur sa valise ou bien à enfermer un membre du Parlement dans une pièce avec un coq de combat et un porc, c’est une manière de célébrer la victoire de l’instinct sur l’éducation et les bonnes manières.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Alain Souchon, « Foule sentimentale »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Thomas Fersen, « Monsieur »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Jona Lewie, « Stop the Cavalry »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Extrait d’un entretien avec Witold Gombrowicz</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Extrait du court-métrage The Open Doors (BBC, 2004)</span></span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 24 Apr 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762522851764-af489c2d-812f-4500-b8a1-c879c12ec549.mp3" type="audio/mpeg" length="129085439"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 24 AVRIL 2025 – DANIEL PENNAC</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68bc2dd18f7773.77485403.png"/>
    </item>
    <item>
      <title>#Les Ruines de Paris, éditions Albin Michel</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/les-ruines-de-paris-editions-albin-michel-2995</link>
      <guid isPermaLink="false">5d7602eb1e6d57cf0c07d46442bbe02f9d87f7c5</guid>
      <description>Qui n'a plus en mémoire les images des capitales du monde rendues à elles-mêmes, à la solitude et à la nature lors du confinement imposé par l'apparition du Covid en 2021 ?
Noblesse des bâtiments, des places, des musées, des jardins publics et des rues désertés,  comme frappés d'un sortilège, dans un temps ayant suspendu son vol. Une vision quasi dystopique qui trouve un étrange prolongement dans le travail photographique récemment mené par Romain Meffre et Yves Marchand, mes invités dans ce numéro un peu particulier.
                                                                                  
           

Passionnés par les ruines et les lieux livrés à l'abandon, Ils ont eu en 2024 l'idée de solliciter l'intelligence artificielle dans un pacte faustien. Résultat cette collaboration ? Des vues saisissantes de lieux emblématiques et culturels de notre capitale. 80 photographies qui concentrent la puissance évocatrice des des vestiges, de leur beauté intemporelle et la peur que fait naitre la généralisation soudaine des intelligences artificielles et les risques qu'elles font peser , à leur tour sur l'environnement.
Vertige d'un art, sublime et effrayant, qui noue renvoie à notre humaine condition.
Les images publiées par @les éditions Albin Michel dans un format presse sont accompagnées d'un très beau texte de l'écrivain Nathan Devers qui s'interroge : de quelle Pompeï sommes-nous capables ? 

Exposition jusqu'au 3 mai @la galerie Fontana à Amsterdam et à partir du 19juin à la galerie Fontana à Bruxelles.
Nadia Ettayeb-Vannini
Playlist :
Pink Floyd, Another brick in the wall
Nougaro, Paris mai</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Qui n'a plus en mémoire les images des capitales du monde rendues à elles-mêmes, à la solitude et à la nature lors du confinement imposé par l'apparition du Covid en 2021 ?</p>
<p>Noblesse des bâtiments, des places, des musées, des jardins publics et des rues désertés,  comme frappés d'un sortilège, dans un temps ayant suspendu son vol. Une vision quasi dystopique qui trouve un étrange prolongement dans le travail photographique récemment mené par Romain Meffre et Yves Marchand, mes invités dans ce numéro un peu particulier.</p>
<p>                                                                                  </p>
<p>           </p>

<p>Passionnés par les ruines et les lieux livrés à l'abandon, Ils ont eu en 2024 l'idée de solliciter l'intelligence artificielle dans un pacte faustien. Résultat cette collaboration ? Des vues saisissantes de lieux emblématiques et culturels de notre capitale. 80 photographies qui concentrent la puissance évocatrice des des vestiges, de leur beauté intemporelle et la peur que fait naitre la généralisation soudaine des intelligences artificielles et les risques qu'elles font peser , à leur tour sur l'environnement.</p>
<p>Vertige d'un art, sublime et effrayant, qui noue renvoie à notre humaine condition.</p>
<p>Les images publiées par @les éditions Albin Michel dans un format presse sont accompagnées d'un très beau texte de l'écrivain Nathan Devers qui s'interroge : <em>de quelle Pompeï sommes-nous capable</em>s ? </p>

<p>Exposition jusqu'au 3 mai @la galerie Fontana à Amsterdam et à partir du 19juin à la galerie Fontana à Bruxelles.</p>
<p>Nadia Ettayeb-Vannini</p>
<p>Playlist :</p>
<p>Pink Floyd, <em>Another brick in the wall</em></p>
<p>Nougaro, <em>Paris mai</em></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 18 Apr 2025 12:49:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1744985678801-5b486581-6a8c-4a04-9e90-708a324606b2.mp3" type="audio/mpeg" length="127753821"/>
      <itunes:title>#Les Ruines de Paris, éditions Albin Michel</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68026c65400bf5.81547042.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 10 AVRIL 2025 – DENIS GROZDANOVITCH</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-10-avril-2025-denis-grozdanovitch-3169</link>
      <guid isPermaLink="false">c8d19039658d984c87dfbfff2d0cbd8974aa944a</guid>
      <description>Invité : Denis Grozdanovitch, pour son essai Une affaire de style aux éditions Grasset (2025).
Ancien champion de courte paume et squash, grand amateur du jeu d’échecs, érudit, flâneur et cinéphile, Denis Grozdanovitch se lance dans son nouvel essai dans une réflexion malicieuse, originale et approfondie de ce qui caractérise le style littéraire. S’il s’appuie sur une approche philosophique en s’appuyant sur Jung ou Husserl, il se livre, comme à son accoutumée, à de savoureux « exercices d’admiration » qui constituent une jouissive galerie de portraits littéraires et humains. On y croise Proust, John Cowper Powys, Adalbert Stifter, Vialatte, Henry James ou Montherlant. Enrichie de citations pour le choix desquels il a développé un véritable talent, Denis Grozdanovitch s’adonne à une célébration de la littérature, avec enthousiasme et gratitude.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Jean Paul, Éloge de la Bêtise, traduit de l’allemand par Nicolas Briand, avec une préface de Hermann Hesse, aux éditions José Corti (1965)
C’est d’une Bêtise en majuscule (et avec majuscule) dont parle l’écrivain allemand Jean Paul, ou plutôt qu’il fait parler, car c’est bien elle qui parle à la première personne et se livre à un plaidoyer pro domo. Ce que Jean Paul comme Flaubert a parfaitement compris, c’est que l’essence même de la Bêtise est qu’elle est un spectacle à elle seule. Il ne s’en prend pas à cette cible facile de la bêtise de “l’homme moyen”. Ce serait perpétuer le système social et culturel qu’ils dénoncent avec des arguments complémentaires. C’est avant tout à la bêtise qui se paye de mots et d’idées qu’il faut s’attaquer. Qu’il faut apprendre à reconnaître. Et contre laquelle le seul moyen de se prémunir est d’adopter un comportement éthique dont la première étape consiste à renoncer à l’esprit de sérieux.
 
MUSIQUES :
 Léo Ferré, « Comme Ostende »
 Nino Ferrer, « Le Sud »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait du téléfilm autrichien Adalbert Stifter
 Extrait du téléfilm Bouvard et Pécuchet de Jean-Claude Carrière
 
 
              </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Denis Grozdanovitch</span></strong>, pour son essai <em><b><span>Une affaire de style</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Grasset (2025).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Ancien champion de courte paume et squash, grand amateur du jeu d’échecs, érudit, flâneur et cinéphile, Denis Grozdanovitch se lance dans son nouvel essai dans une réflexion malicieuse, originale et approfondie de ce qui caractérise le style littéraire. S’il s’appuie sur une approche philosophique en s’appuyant sur Jung ou Husserl, il se livre, comme à son accoutumée, à de savoureux « exercices d’admiration » qui constituent une jouissive galerie de portraits littéraires et humains. On y croise Proust, John Cowper Powys, Adalbert Stifter, Vialatte, Henry James ou Montherlant. Enrichie de citations pour le choix desquels il a développé un véritable talent, Denis Grozdanovitch s’adonne à une célébration de la littérature, avec enthousiasme et gratitude.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : </span><b><span>Jean Paul</span></b><span>, </span><b><span>Éloge de la Bêtise</span></b><span>, </span><span>traduit de l’allemand par Nicolas Briand, avec une préface de Hermann Hesse, aux éditions José Corti (1965)</span><span></span></span></p>
<p><span>C’est d’une Bêtise en majuscule (et avec majuscule) dont parle l’écrivain allemand Jean Paul, ou plutôt qu’il fait parler, car c’est bien elle qui parle à la première personne et se livre à un plaidoyer pro domo. Ce que Jean Paul comme Flaubert a parfaitement compris, c’est que l’essence même de la Bêtise est qu’elle est un spectacle à elle seule. Il ne s’en prend pas à cette cible facile de la bêtise de “l’homme moyen”. Ce serait perpétuer le système social et culturel qu’ils dénoncent avec des arguments complémentaires. C’est avant tout à la bêtise qui se paye de mots et d’idées qu’il faut s’attaquer. Qu’il faut apprendre à reconnaître. Et contre laquelle le seul moyen de se prémunir est d’adopter un comportement éthique dont la première étape consiste à renoncer à l’esprit de sérieux.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Léo Ferré, « Comme Ostende »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Nino Ferrer, « Le Sud »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Extrait du téléfilm autrichien Adalbert Stifter</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Extrait du téléfilm Bouvard et Pécuchet de Jean-Claude Carrière</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>              </span></span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 10 Apr 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/68bc2b9db177a2f4841b8265/1757162409920-e8a8ac0d-6beb-4508-9014-24116db25b6e.mp3" type="audio/mpeg" length="125342614"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 10 AVRIL 2025 – DENIS GROZDANOVITCH</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68bc2f1ec10657.87482580.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 27 MARS 2025 – BERTRAND RUNTZ</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-27-mars-2025-bertrand-runtz-3164</link>
      <guid isPermaLink="false">ac0b5546558475dcc35910b8d6af5600686403ac</guid>
      <description>Invité : Bertrand Runtz, pour son recueil de nouvelles Il faudra bien redescendre aux éditions La Reine Blanche (2024).
Photographe et écrivain, Bertrand Runtz s’était fait remarquer par son premier roman Amère, aux éditions Finitude en 2010. Avec Il faudra bien redescendre, il se livre avec succès à l’art de la nouvelle. Les dix textes qui composent cet ensemble, augmenté de quelques photographies de l’auteur, offrent des tranches de vie tendres et crues, aux personnages bancals et majestueux. Le décor y est plus volontiers celui des friches urbaines, de ces quartiers déclassés, abandonnés comme la maison de l’une des plus belles nouvelles du recueil. On y croise une ancienne doublure de cinéma, une vieille dame confrontée au Père Noël dans un bar, un homme dont la passion pour le piano a été contrariée, etc. Bertrand Runtz éprouve une compassion sans complaisance pour ces « gueules cassées » de la vie. C’est l’air du temps que l’auteur saisit avec le regard affûté du photographe.
 
Chronique de Cécile A. Holdban: Stefan Zweig, Un homme qu’on n’oublie pas précédé d’Était-ce lui ?, traduit de l’allemand par Laure Bernardi et Isabelle Kalinowski, aux éditions Gallimard dans la collection « Folio » (2023)
Voici une nouvelle que l’on n’oublie pas. Le narrateur mène l’enquête sur un étrange personnage, Anton, un homme qui rend service à tous et refuse catégoriquement de percevoir plus que ce dont il a besoin pour la journée. Dans cette nouvelle, n’en déplaise aux cyniques et aux désabusés, Zweig montre que la bonté est possible. Par sa seule attitude, radieuse et inflexible, son mystérieux personnage a instauré un nouvel ordre de vie, de nouveaux rapports entre les êtres qui, au moins avec lui, ne connaissent pas d’abus, ne sont pas bafoués. Il faut lire cette petite merveille comme un bréviaire de la subversion par l’entraide, si chère à Kropotkine.
 
MUSIQUES :
 Brigitte Fontaine, « Belle abandonnée »
 Bertrand Belin, « Sur le cul »
 
 
                
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Bertrand Runtz</span></strong>, pour son recueil de nouvelles <em><b><span>Il faudra bien redescendre</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions La Reine Blanche (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Photographe et écrivain, Bertrand Runtz s’était fait remarquer par son premier roman Amère, aux éditions Finitude en 2010. Avec <b>Il faudra bien redescendre</b>, il se livre avec succès à l’art de la nouvelle. Les dix textes qui composent cet ensemble, augmenté de quelques photographies de l’auteur, offrent des tranches de vie tendres et crues, aux personnages bancals et majestueux. Le décor y est plus volontiers celui des friches urbaines, de ces quartiers déclassés, abandonnés comme la maison de l’une des plus belles nouvelles du recueil. On y croise une ancienne doublure de cinéma, une vieille dame confrontée au Père Noël dans un bar, un homme dont la passion pour le piano a été contrariée, etc. Bertrand Runtz éprouve une compassion sans complaisance pour ces « gueules cassées » de la vie. C’est l’air du temps que l’auteur saisit avec le regard affûté du photographe.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban: </span><b><span>Stefan Zweig</span></b><span>, </span><b><span>Un homme qu’on n’oublie pas</span></b><b><span> précédé d’</span></b><b><span>Était-ce lui ?</span></b><span>, </span><span>traduit de l’allemand par Laure Bernardi et Isabelle Kalinowski, aux éditions Gallimard dans la collection « Folio » (2023)</span><span></span></span></p>
<p><span>Voici une nouvelle que l’on n’oublie pas. Le narrateur mène l’enquête sur un étrange personnage, Anton, un homme qui rend service à tous et refuse catégoriquement de percevoir plus que ce dont il a besoin pour la journée. Dans cette nouvelle, n’en déplaise aux cyniques et aux désabusés, Zweig montre que la bonté est possible. Par sa seule attitude, radieuse et inflexible, son mystérieux personnage a instauré un nouvel ordre de vie, de nouveaux rapports entre les êtres qui, au moins avec lui, ne connaissent pas d’abus, ne sont pas bafoués. Il faut lire cette petite merveille comme un bréviaire de la subversion par l’entraide, si chère à Kropotkine.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Brigitte Fontaine, « Belle abandonnée »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Bertrand Belin, « Sur le cul »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>               </span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 27 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762524421170-0da21fc4-299b-40c8-92b4-920efe44e91e.mp3" type="audio/mpeg" length="78691473"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 27 MARS 2025 – BERTRAND RUNTZ</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b8a9316b6d90.37971027.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 6 MARS 2025 – GÉRARD CARTIER</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-6-mars-2025-gerard-cartier-3163</link>
      <guid isPermaLink="false">a01b8d02b3f1770dd433f669cb379d134cc4bbdb</guid>
      <description>Invité : Gérard Cartier, pour son recueil de poésie Le Voyage intérieur aux éditions Flammarion (2023), son roman L’Oca nera aux édition La Thébaïde (2019) et son essai Du volapük au franglais ou le perroquet aztèque aux éditions Obsidiane (2019).
Ingénieur de formation – il a travaillé sur le tunnel sous la Manche et la liaison ferroviaire transalpine entre Lyon et Turin –, Gérard Cartier est Grand prix de poésie de la Société des gens de lettres 2024 est l’auteur d’une œuvre abondante et éclectique, qui explore tous les genres. Avec Le Voyage intérieur, s’inspirant (pour le détourner) du Tour de France par deux enfants, ouvrage qui connut un grand succès sous la IIIe et la IVe République, il entreprend une traversée personnelle de la France, dans des poèmes à mi-parcours entre la poésie documentaire de Cendrars et Le Dépaysement de Jean-Christophe Bailly. Il propose ainsi un parcours intérieur, historique, géographique, visuel, qui recompose un espace échappant à tout discours, à toute récupération. Aimant la forme et les formes de l’écriture, Gérard Cartier livre un premier roman audacieux, L’Oca nera, constitué de 63 chapitres, comme le nombre de cases du jeu de l’oie, et entremêle les récits dans le temps comme dans la géographie, tout en enquêtant sur celle que l’on appelait l’Espionne du Vercors (région originaire de l’auteur), Mireille Provence. Enfin, Du volapük au franglais est un libelle vigoureux, animé d’une saine et jubilatoire colère contre l’invasion non pas de l’anglais mais du globish dans la langue française, dont l’influence ne s’exerce pas que dans le vocabulaire (qui est autant celui de l’entreprise que de la publicité), mais également sur la syntaxe et la façon de penser. Et loin de s’abandonner à un constat pessimiste, Gérard Cartier offre au lecteur un véritable manuel de résistance, clefs en mains.
 
Chronique de Cécile A. Holdban: Abdulrazak Gurnah, Paradis, traduit de l’anglais par Anne-Cécile Padoux, et c’est paru chez Denoël (2021)
Quatrième roman de l’écrivain tanzanien prix Nobel de littérature en 2021, Paradis suit le parcours de Yusuf, un jeune Swahili de douze ans, que ses parents « prêtent » à un riche commerçant caravanier, comme « caution » de la dette contractée par son père. Dans ce continent africain à l’orée de la Première guerre mondiale, Abdulrazak Gurnah décrit la réalité et les faits dans toute leur complexité, n’épargnant ni les colonisateurs européens, ni les tribus guerrières, ni les caravaniers musulmans. Paradis est à la fois un roman historique et politique, un Bildungsroman et un conte des Mille et une Nuits puisant dans les légendes et les récits oraux swahilis. Gurnah décrit la fin d’un monde et la naissance d’un autre.
 
MUSIQUES :
 Lucio Dalla, « Caruso »
 William Sheller, « Rock’n’dollars »
 Barbara, « Il pleut sur Nantes »
 
EXTRAITS SONORES :
 Bande annonce de l’adaptation (1957) de Le Tour de France par deux enfants d’Augustine Fouillée
 Entretien d’Abdulrazak Gurnah avec Marc -Christoph Wagner (festival Louisiana Literature, 2023)
 
 
              
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Gérard Cartier</span></strong>, pour son recueil de poésie <em><b><span>Le Voyage intérieur</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Flammarion (2023), son roman <b>L’Oca nera</b> aux édition La Thébaïde (2019) et son essai <b>Du volapük au franglais ou le perroquet aztèque</b> aux éditions Obsidiane (2019).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Ingénieur de formation – il a travaillé sur le tunnel sous la Manche et la liaison ferroviaire transalpine entre Lyon et Turin –, Gérard Cartier est Grand prix de poésie de la Société des gens de lettres 2024 est l’auteur d’une œuvre abondante et éclectique, qui explore tous les genres. Avec <b>Le Voyage intérieur</b>, s’inspirant (pour le détourner) du Tour de France par deux enfants, ouvrage qui connut un grand succès sous la IIIe et la IVe République, il entreprend une traversée personnelle de la France, dans des poèmes à mi-parcours entre la poésie documentaire de Cendrars et Le Dépaysement de Jean-Christophe Bailly. Il propose ainsi un parcours intérieur, historique, géographique, visuel, qui recompose un espace échappant à tout discours, à toute récupération. Aimant la forme et les formes de l’écriture, Gérard Cartier livre un premier roman audacieux, <b>L’Oca nera</b>, constitué de 63 chapitres, comme le nombre de cases du jeu de l’oie, et entremêle les récits dans le temps comme dans la géographie, tout en enquêtant sur celle que l’on appelait l’Espionne du Vercors (région originaire de l’auteur), Mireille Provence. Enfin, <b>Du volapük au franglais</b> est un libelle vigoureux, animé d’une saine et jubilatoire colère contre l’invasion non pas de l’anglais mais du globish dans la langue française, dont l’influence ne s’exerce pas que dans le vocabulaire (qui est autant celui de l’entreprise que de la publicité), mais également sur la syntaxe et la façon de penser. Et loin de s’abandonner à un constat pessimiste, Gérard Cartier offre au lecteur un véritable manuel de résistance, clefs en mains.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban: </span><b><span>Abdulrazak Gurnah</span></b><span>, </span><b><span>Paradis</span></b><span>, </span><span>traduit de l’anglais par Anne-Cécile Padoux, et c’est paru chez Denoël (2021)</span><span></span></span></p>
<p><span>Quatrième roman de l’écrivain tanzanien prix Nobel de littérature en 2021, Paradis suit le parcours de Yusuf, un jeune Swahili de douze ans, que ses parents « prêtent » à un riche commerçant caravanier, comme « caution » de la dette contractée par son père. Dans ce continent africain à l’orée de la Première guerre mondiale, Abdulrazak Gurnah décrit la réalité et les faits dans toute leur complexité, n’épargnant ni les colonisateurs européens, ni les tribus guerrières, ni les caravaniers musulmans. Paradis est à la fois un roman historique et politique, un Bildungsroman et un conte des Mille et une Nuits puisant dans les légendes et les récits oraux swahilis. Gurnah décrit la fin d’un monde et la naissance d’un autre.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Lucio Dalla, « Caruso »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>William Sheller, « Rock’n’dollars »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Barbara, « Il pleut sur Nantes »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Bande annonce de l’adaptation (1957) de Le Tour de France par deux enfants d’Augustine Fouillée</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Entretien d’Abdulrazak Gurnah avec Marc -Christoph Wagner (festival Louisiana Literature, 2023)</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span><span>     </span></span><span>  </span><span>       </span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 06 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762524973271-f5439ab4-4f5f-4c85-9e42-fede6b366267.mp3" type="audio/mpeg" length="130617677"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 6 MARS 2025 – GÉRARD CARTIER</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b8a430809222.67615408.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Ben Barka, La Disparition #éditions Futuropolis</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/ben-barka-la-disparition-editions-futuropolis-2881</link>
      <guid isPermaLink="false">57c224dc355721395b25575adbe90673c199f4bd</guid>
      <description>
Quand l’histoire prend des allures de roman noir… l’affaire Ben Barka est l'une des plus anciennes affaires instruites à ce jour.


Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, le principal opposant au roi du Maroc, Hassan II, a rendez-vous à la brasserie Lipp, à Paris, avec trois personnes : Philippe Bernier, journaliste, Georges Franju, cinéaste, et Georges Figon, producteur. L’enjeu de cette rencontre est la signature d’un contrat pour la production d’un film sur les luttes anticoloniales, écrit par Marguerite Duras, réalisé par Franju et produit par Figon. Avec, comme têtes d’affiche : Fidel Castro, Che Guevara, Mao, Ho Chi Minh, Nasser… Un casting de rêve, orchestré par Mehdi Ben Barka.
Bernier, un ami de Ben Barka, est, à son corps défendant, l’un des rouages du complot qui s’est mis en place. Figon est un voyou et il est de mèche avec les comploteurs. Avant même d’entrer dans la célèbre brasserie, Ben Barka est interpellé, sur le trottoir, par deux hommes qui se présentent comme des policiers... Il est embarqué dans une Peugeot 403, direction Fontenay-le-Vicomte, en région parisienne. On ne le reverra jamais plus...


Qui a tué Ben Barka ? Dans quel but ? Quel est le rôle des services secrets marocains ? Et celui de la France ?

Une enquête fouillée et passionnante de David Servenay, journaliste au long cours, et de Jacques Raynal, dessinateur au noir et blanc épuré et saillant. Les deux auteurs reviennent sur le traitement sensationnaliste auquel a pu donner lieu l'affaire das certains medias. En le mettant à distance et en s'en tenant aux  faits avérés d'un drame politique et familial,  ils livrent une approche à la fois sensible, inventive et sobre qui fait du lecteur, le principal témoin de l'enquête , laissant ainsi toute sa place place au questionnement et à la réflexion.



Dans ce podcast , #Jacques Raynal et #Bachir Ben Barka, le fils de Mehdi Ben Barka,  seront au micro d’Aligre FM dans l’émission Au Fil des pages présentée cette semaine par Nadia Ettayeb.



Littérature, histoire et histoire de l’ombre convergent pour nous donner à réfléchir le monde d’hier et d’aujourd’hui.




Playlist :


Musique orientale libre de droits
Ibrahim Maalouf , Missynia, Night in Tunis
Ibrahim Maalouf, 1925 ( feat Vincent Segal)

Extrait sonore : archive France 3 JT.

Pour continuer :

https://orientxxi.info/magazine/ben-barka-soixante-ans-de-combat-pour-la-verite-et-la-justice,7725
https://video.lefigaro.fr/figarotv/video/les-echos-de-lhistoire-ben-barka-temoin-genant-dune-dictature-en-marche/

https://www.youtube.com/watch?v=vrYvGmml6KU&amp;t=1989s
https://www.youtube.com/watch?v=E7S4dQflbWg


</description>
      <content:encoded><![CDATA[
Quand l’histoire prend des allures de roman noir… l’affaire Ben Barka est l'une des plus anciennes affaires instruites à ce jour.


Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka, le principal opposant au roi du Maroc, Hassan II, a rendez-vous à la brasserie Lipp, à Paris, avec trois personnes : Philippe Bernier, journaliste, Georges Franju, cinéaste, et Georges Figon, producteur. L’enjeu de cette rencontre est la signature d’un contrat pour la production d’un film sur les luttes anticoloniales, écrit par Marguerite Duras, réalisé par Franju et produit par Figon. Avec, comme têtes d’affiche : Fidel Castro, Che Guevara, Mao, Ho Chi Minh, Nasser… Un casting de rêve, orchestré par Mehdi Ben Barka.
Bernier, un ami de Ben Barka, est, à son corps défendant, l’un des rouages du complot qui s’est mis en place. Figon est un voyou et il est de mèche avec les comploteurs. Avant même d’entrer dans la célèbre brasserie, Ben Barka est interpellé, sur le trottoir, par deux hommes qui se présentent comme des policiers... Il est embarqué dans une Peugeot 403, direction Fontenay-le-Vicomte, en région parisienne. On ne le reverra jamais plus...


Qui a tué Ben Barka ? Dans quel but ? Quel est le rôle des services secrets marocains ? Et celui de la France ?

Une enquête fouillée et passionnante de David Servenay, journaliste au long cours, et de Jacques Raynal, dessinateur au noir et blanc épuré et saillant. Les deux auteurs reviennent sur le traitement sensationnaliste auquel a pu donner lieu l'affaire das certains medias. En le mettant à distance et en s'en tenant aux  faits avérés d'un drame politique et familial,  ils livrent une approche à la fois sensible, inventive et sobre qui fait du lecteur, le principal témoin de l'enquête , laissant ainsi toute sa place place au questionnement et à la réflexion.



Dans ce podcast , #Jacques Raynal et #Bachir Ben Barka, le fils de Mehdi Ben Barka,  seront au micro d’Aligre FM dans l’émission <em>Au Fil des pages</em> présentée cette semaine par Nadia Ettayeb.



Littérature, histoire et histoire de l’ombre convergent pour nous donner à réfléchir le monde d’hier et d’aujourd’hui.




<strong>Playlist :</strong>


Musique orientale libre de droits
Ibrahim Maalouf , <em>Missynia, Night in Tunis</em>
Ibrahim Maalouf<em>, 1925 (</em> feat Vincent Segal)

Extrait sonore : archive France 3 JT.

Pour continuer :

<a href="https://orientxxi.info/magazine/ben-barka-soixante-ans-de-combat-pour-la-verite-et-la-justice,7725">https://orientxxi.info/magazine/ben-barka-soixante-ans-de-combat-pour-la-verite-et-la-justice,7725</a>
https://video.lefigaro.fr/figarotv/video/les-echos-de-lhistoire-ben-barka-temoin-genant-dune-dictature-en-marche/

<a href="https://www.youtube.com/watch?v=vrYvGmml6KU&amp;t=1989s">https://www.youtube.com/watch?v=vrYvGmml6KU&amp;t=1989s</a>
<a href="https://www.youtube.com/watch?v=E7S4dQflbWg">https://www.youtube.com/watch?v=E7S4dQflbWg</a>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 15 Feb 2025 13:57:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762526761174-901aa131-8555-4dfe-bab1-0ba8fa47e8f7.mp3" type="audio/mpeg" length="103001651"/>
      <itunes:title>Ben Barka, La Disparition #éditions Futuropolis</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/67b0b36e0ff346.06937370.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 6 FÉVRIER 2025 – LUDOVIC ROUBAUDI</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-6-fevrier-2025-ludovic-roubaudi-3162</link>
      <guid isPermaLink="false">d3a6de2e4ec15effbc21086e8ed876e4f88b6ddb</guid>
      <description>Invité : Ludovic Roubaudi, pour son roman Le diplôme d’octobre aux éditions Rue Fromentin (2024).
Dans ce roman, qui peut s’apparenter à une dystopie, Ludovic Roubaudi imagine un empire sans doute situé au centre de l’Europe, qui a été créé à la suite d’une guerre ayant ravagé le continent. Mais cet empire repose sur des assises fragiles, et un ministre influent, sorte d’éminence grise froide, décide de confier à un brillant universitaire provincial l’élaboration d’un corpus idéologique qui tiendrait lieu de « roman national ». Il forme par ailleurs de jeunes étudiants qui seront appelés à occuper des postes importants et à diffuser cette pensée unique et globale. C’est une réflexion sur le totalitarisme, le nationalisme et le rôle des intellectuels et de la propagande que propose Ludovic Roubaudi dans un roman passionnant, solidement construit dans son argumentaire comme dans son intrigue, qui serait à la croisée entre 1984 de George Orwell et Le sceptre d’Ottokar…
 
Chronique de Cécile A. Holdban: Ferenc Molnár, Les Garçons de la rue Pál, traduit du hongrois par Sophie Képès, aux éditions Tristram (2024).
L’histoire, en apparence, est simple. Deux bandes d’enfants ou de jeunes adolescents, dans la Budapest de la fin du xixe siècle, s’affrontent pour la possession du seul terrain vague de la ville, jouxtant une scierie, qui constitue un formidable terrain de jeux. Mais le génie de Ferenc Molnár consiste à faire d’un petit quartier de Budapest une représentation du monde, et raconter la guerre à hauteur d’enfants pour mieux en démontrer la mécanique implacable. Les Garçons de la rue Pál est donc à la fois un roman d’apprentissage et une métaphore de la conquête guerrière. Un drame que l’on pressent et le destin du terrain vague au lendemain de l’affrontement font ressortir avec une force poignante l’absurde et le tragique de toute guerre.
 
MUSIQUES :
 Frédéric Chopin, « Polonaise » en la mineur interprétée par Vladimir Horowitz
 Johannes Brahms, « Danse hongroise n°5 » en sol mineur, allegro, par l’orchestre de Vienne sous la direction de Claudio Abbado
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait de l’émission « Apostrophe » avec Ismail Kadare
 Extrait de A Pál utcai fiúk (Les enfants de la rue Pal) par Zoltán Fábri (1969)
 
 
          </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Ludovic Roubaudi</span></strong>, pour son roman <em><b><span>Le diplôme d’octobre</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Rue Fromentin (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Dans ce roman, qui peut s’apparenter à une dystopie, <b>Ludovic Roubaudi</b> imagine un empire sans doute situé au centre de l’Europe, qui a été créé à la suite d’une guerre ayant ravagé le continent. Mais cet empire repose sur des assises fragiles, et un ministre influent, sorte d’éminence grise froide, décide de confier à un brillant universitaire provincial l’élaboration d’un corpus idéologique qui tiendrait lieu de « roman national ». Il forme par ailleurs de jeunes étudiants qui seront appelés à occuper des postes importants et à diffuser cette pensée unique et globale. C’est une réflexion sur le totalitarisme, le nationalisme et le rôle des intellectuels et de la propagande que propose <b>Ludovic Roubaudi</b> dans un roman passionnant, solidement construit dans son argumentaire comme dans son intrigue, qui serait à la croisée entre 1984 de George Orwell et Le sceptre d’Ottokar…</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban: </span><b><span>Ferenc Molnár</span></b><span>, </span><b><span>Les Garçons de la rue Pál</span></b><span>, traduit du hongrois par Sophie Képès</span><span>, </span><span>aux éditions Tristram (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span>L’histoire, en apparence, est simple. Deux bandes d’enfants ou de jeunes adolescents, dans la Budapest de la fin du <span>xix</span>e siècle, s’affrontent pour la possession du seul terrain vague de la ville, jouxtant une scierie, qui constitue un formidable terrain de jeux. Mais le génie de Ferenc Molnár consiste à faire d’un petit quartier de Budapest une représentation du monde, et raconter la guerre à hauteur d’enfants pour mieux en démontrer la mécanique implacable. Les Garçons de la rue Pál est donc à la fois un roman d’apprentissage et une métaphore de la conquête guerrière. Un drame que l’on pressent et le destin du terrain vague au lendemain de l’affrontement font ressortir avec une force poignante l’absurde et le tragique de toute guerre.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Frédéric Chopin, « Polonaise » en la mineur interprétée par Vladimir Horowitz</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Johannes Brahms, « Danse hongroise n°5 » en sol mineur, allegro, par l’orchestre de Vienne sous la direction de Claudio Abbado</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Extrait de l’émission « Apostrophe » avec Ismail Kadare</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Extrait de A Pál utcai fiúk (Les enfants de la rue Pal) par Zoltán Fábri (1969)</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span><span>          </span></span></span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 06 Feb 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762523434012-917bd521-0488-4e5a-b2ea-0cde66c9158a.mp3" type="audio/mpeg" length="127355715"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 6 FÉVRIER 2025 – LUDOVIC ROUBAUDI</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b75c07235ed3.07754132.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Jean Pichard, Les Horizons perdus. #Ed du Canoë</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/jean-pichard-les-horizons-perdus-ed-du-canoe-2857</link>
      <guid isPermaLink="false">34970903582ae7d690c8a55d16a0343ce9513d21</guid>
      <description>Partir, mettre à la voile et laisser derrière soi un mode en proie au désordre, une violence sur le point d'exploser, c'est ce que nous propose Jean Pichard dans un roman à la croisée de Plein soleil de René Clément et du grand roman d'aventures maritimes. Le narrateur, qui vit entre Berlin et l'ïle de Groix en Bretagne, rencontre Eric, jeune homme taiseux , déterminé à prendre la mer pour ne plus jamais revenir. Ensemble, il décide de tout larguer et prenne la mer sur les traces de Joshua Slocum, premier navigateur à avoir réalisé un tour du monde en solitaire d'avril 1995 à juin 1898.
Mais si le roman de Jean Pichard est traversé par un souffle de liberté et par l'ivresse que procure les grands espaces marins, cette liberté est peut-être aussi un piège. La houle et le calme sont deux versants d'une même incertitude, d'une même impuissance face aux forces de la nature. Le huis-clos entre deux êtres dissemblables, qui au fond ne se connaissent pas, installe une tension sourde. Et si le périple qui les mène des côtes bretonnes jusqu'à Punta Arenas, est jalonnée de paysages somptueusement rendus par la plume sans fioritures inutiles de l'auteur, il est fait de rencontres apaisantes et d'autres, plus inquiétantes.
A chaque étape du voyage, à chaque halte, la décomposition du monde se fait de plus en plus grande, ni les grandes villes, ni les îles n'y échappent et le récit dessine en creux les récifs d'une dystopie sourde, proche et lointaine à la fois...une ombre dystopique de plus en plus nette où les horizons lointains, s'ils permettent de se révéler à soi-même, n'échappent pas au chaos du monde... rêve ou réalité ? Au lecteur d'en juger.
Jean Pichard décrit avec une précision minutieuse des paysages réels mais inconnus de lui, il les imagine et leur restitue une présence imposante et fascinante . La force de la nature suggère dans les îles du Cap vert par exemple, une permanence inviolable tandis que le monde, lui, chavire. On découvre, sous sa plume, avec joie le savoir-faire d'une navigation qui délaisse le GPS pour le sextant dont la fiabilité a déjoué le temps,mais aussi un parfum d'aventures et de découvertes, des rebondissements, un effet d'attente sans cesse renouvelé pour le plus grand plaisir du lecteur, qui n'oublie pas, pourtant ce monde étrange et familier que laissent Eric et le narrateur mais qui ne les quitte pas vraiment.
.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Partir, mettre à la voile et laisser derrière soi un mode en proie au désordre, une violence sur le point d'exploser, c'est ce que nous propose Jean Pichard dans un roman à la croisée de Plein soleil de René Clément et du grand roman d'aventures maritimes. Le narrateur, qui vit entre Berlin et l'ïle de Groix en Bretagne, rencontre Eric, jeune homme taiseux , déterminé à prendre la mer pour ne plus jamais revenir. Ensemble, il décide de tout larguer et prenne la mer sur les traces de Joshua Slocum, premier navigateur à avoir réalisé un tour du monde en solitaire d'avril 1995 à juin 1898.</p>
<p><br />Mais si le roman de Jean Pichard est traversé par un souffle de liberté et par l'ivresse que procure les grands espaces marins, cette liberté est peut-être aussi un piège. La houle et le calme sont deux versants d'une même incertitude, d'une même impuissance face aux forces de la nature. Le huis-clos entre deux êtres dissemblables, qui au fond ne se connaissent pas, installe une tension sourde. Et si le périple qui les mène des côtes bretonnes jusqu'à Punta Arenas, est jalonnée de paysages somptueusement rendus par la plume sans fioritures inutiles de l'auteur, il est fait de rencontres apaisantes et d'autres, plus inquiétantes.</p>
<p><br />A chaque étape du voyage, à chaque halte, la décomposition du monde se fait de plus en plus grande, ni les grandes villes, ni les îles n'y échappent et le récit dessine en creux les récifs d'une dystopie sourde, proche et lointaine à la fois...une ombre dystopique de plus en plus nette où les horizons lointains, s'ils permettent de se révéler à soi-même, n'échappent pas au chaos du monde... rêve ou réalité ? Au lecteur d'en juger.</p>
<p>Jean Pichard décrit avec une précision minutieuse des paysages réels mais inconnus de lui, il les imagine et leur restitue une présence imposante et fascinante . La force de la nature suggère dans les îles du Cap vert par exemple, une permanence inviolable tandis que le monde, lui, chavire. On découvre, sous sa plume, avec joie le savoir-faire d'une navigation qui délaisse le GPS pour le sextant dont la fiabilité a déjoué le temps,mais aussi un parfum d'aventures et de découvertes, des rebondissements, un effet d'attente sans cesse renouvelé pour le plus grand plaisir du lecteur, qui n'oublie pas, pourtant ce monde étrange et familier que laissent Eric et le narrateur mais qui ne les quitte pas vraiment.</p>
<p>.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 02 Feb 2025 17:57:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1738522126564-3b1781dc-853e-47e4-a9a8-ec691141a388.mp3" type="audio/mpeg" length="111324263"/>
      <itunes:title>Jean Pichard, Les Horizons perdus. #Ed du Canoë</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/679fc0de21c6b4.58703377.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 23 JANVIER 2025 – MAÏA HRUSKA</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-23-janvier-2025-maia-hruska-3161</link>
      <guid isPermaLink="false">fab812e36c50a68bf8519d87c3515d7c1bddad8a</guid>
      <description>Invitée : Maïa Hruska, pour son essai Dix versions de Kafka aux éditions Grasset (2024).
En cette année du centenaire de la mort de Kafka, Maïa Hruska propose une célébration originale en mettant à l’honneur dix de ses premiers traducteurs : Jorge Luis Borges, Paul Celan, Alexandre Vialatte, Bruno Schulz, Primo Levi, Milena Jesenská, etc. Car pour Maïa Hruska, l’œuvre de Kafka réside tout entière dans ses traductions, chacune venant éclairer un aspect nouveau. Brillant, passionnant comme autant d’enquête, d’une érudition parfaitement maîtrisée, Dix versions de Kafka est autant une réflexion sur l’écrivain tchèque, la littérature et la traduction que sur le xxe siècle. Car la destinée posthume de Kafka, à travers le trajet de chacun de ses traducteurs, semble avoir épousé les terribles soubresauts de l’histoire.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Alexandre Vialatte, Les amants de Mata Hari, aux éditions du Dilettante (2005).
Les héros de Vialatte sont de jeunes hommes, des enfants frivoles. Ils sont en rhétorique, ils rêvent d’un exotisme de pacotille, ils font l’apprentissage maladroit de l’amour, et éprouvent la fidélité de la camaraderie. Surtout, ils font de l’étonnement ou de l’émerveillement un art de vivre. Fantasmant sur une photographie de magazine et sur une jeune fille en train de danser dont ils surprennent la nudité de dos, alimente leur imagination et leur ignorance. Et Alexandre Vialatte offre un envoûtant et bref récit qui dit une enfance qui se prolonge dans l’adolescence et ses premiers empêchements sentimentaux, ses amours refoulées, avant que la jeunesse s’étiole une fois le rêve vécu.
 
 
MUSIQUES :
 Falco, « Out of the Dark »
 Falco, « Rock Me Amadeus »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extraits de l’émission « L’invité du dimanche » (1969) consacrée à Alexandre Vialatte
 
 
          </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invitée<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Maïa Hruska</span></strong>, pour son essai <em><b><span>Dix versions de Kafka</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Grasset (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>En cette année du centenaire de la mort de Kafka, <b>Maïa Hruska</b> propose une célébration originale en mettant à l’honneur dix de ses premiers traducteurs : Jorge Luis Borges, Paul Celan, Alexandre Vialatte, Bruno Schulz, Primo Levi, Milena Jesenská, etc. Car pour Maïa Hruska, l’œuvre de Kafka réside tout entière dans ses traductions, chacune venant éclairer un aspect nouveau. Brillant, passionnant comme autant d’enquête, d’une érudition parfaitement maîtrisée, <b>Dix versions de Kafka</b> est autant une réflexion sur l’écrivain tchèque, la littérature et la traduction que sur le <span>xx</span>e siècle. Car la destinée posthume de Kafka, à travers le trajet de chacun de ses traducteurs, semble avoir épousé les terribles soubresauts de l’histoire.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Alexandre Vialatte</b>, <em><b><span>Les amants de Mata Hari</span></b></em>, </span><span>aux éditions du Dilettante (2005).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Les héros de Vialatte sont de jeunes hommes, des enfants frivoles. Ils sont en rhétorique, ils rêvent d’un exotisme de pacotille, ils font l’apprentissage maladroit de l’amour, et éprouvent la fidélité de la camaraderie. Surtout, ils font de l’étonnement ou de l’émerveillement un art de vivre. Fantasmant sur une photographie de magazine et sur une jeune fille en train de danser dont ils surprennent la nudité de dos, alimente leur imagination et leur ignorance. Et Alexandre Vialatte offre un envoûtant et bref récit qui dit une enfance qui se prolonge dans l’adolescence et ses premiers empêchements sentimentaux, ses amours refoulées, avant que la jeunesse s’étiole une fois le rêve vécu.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Falco, « Out of the Dark »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Falco, « Rock Me Amadeus »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Extraits de l’émission « L’invité du dimanche » (1969) consacrée à Alexandre Vialatte</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span><span>          </span></span></span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 23 Jan 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762524096116-7583cd9f-52d2-4588-8865-a028d00e0da8.mp3" type="audio/mpeg" length="126577684"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 23 JANVIER 2025 – MAÏA HRUSKA</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b752303e46a5.18040707.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>#Jeanne Benameur, l'écriture en partage</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/jeanne-benameur-l-ecriture-en-partage-2835</link>
      <guid isPermaLink="false">bc350947b548d5ea0b64a634754b8809940e050e</guid>
      <description>Mon invitée dans cet épisode est romancière et poète ou poète-romancière, car chez elles les frontières quelles qu'elles soient sont faites pour être franchies.

Jeanne Benameur est née en Algérie d'une mère italienne et d'un père tunisien. Elle a quitté ce pays brutalement alors qu'elle n' avait que cinq ans, à ce moment de l'existence où les évènements douloureux, vécus et ressentis dans le silence, impriment durablement leur trace. Une trace laissée dans l'ombre, une faille, une absence qui demandent à être exhumées, à se frayer un passage dans les mots.

L'exil, les mots, le partage et la transmissions sont le coeur vibrant des textes que nous offre Jeanne Benameur au fil des années, depuis ce jour où, après avoir franchi le seuil d'un libraire-éditeur, Guy Chambellan, rue Monsieur le Prince, elle a publié ses premiers poèmes, ses premiers textes.

Jeanne Benameur nous offre aujourd'hui trois textes ouverts les uns sur les autres, trois textes qui résonnent, comme l'ensemble de son oeuvre. Une oeuvre qui  tisse des fils d'ombre et de lumière dans un monde où l'écriture, les mots ajustés, le travail de la langue  donnent du sens à l'absence,  renouent les fils perdus d'un dialogue emprunt de mystère où "les naufrages des uns protègent la route des autres" .

Trois textes qui, sans rien figer, nous arriment puissament à l'humanité, font de l'écriture un  antidote au désordre  du monde, redonnant à chacun l'humanité en partage, tandis que nous restons "bouche bée, orphelins d'une langue qui se dérobe".
Nous vous parlons d'amour publié aux éditions #Bruno Doucey, est un receuil de poèmes choral, dit par les membres d'une troupe constituée de personnes dites "à la marge" dont les trajectoires de vie interrogent sur les frontières, l'altérité, la violence de la guerre, l'exil...parmi ces voix qui s'élèvent, celle de Jeanne Benameur qui à leur contact, interroge ce qui nous lie et nous anime, au fil de plusieurs résidences d'écriture où, les écoutant, elle leur livre un texte qu'ils s'approprient et nous livrent accompagnés par la musicienne Laetitia Shériff. Le texte mis en scène par Massimo Dean, sera donné du 26 février au 1er mars au théâtre national de Bretagne .

Vivre tout bas publié chez #Actes Sud , est un roman d'une très grande sensualité, qui libère Marie de son statut d'icône et la fait femme, lectrice de rouleaux qui lui ont été transmis par un savant dans le plus grand secret et écrivant la vie des gens simples  qui l'entourent. Après "la grande souffrance" du fils qu'elle était destinée à porter, elle recueille une enfant privée de sa mère par un naufrage et vouée au silence. En lui transmettant l'écriture, elle la ramène à la vie. Un roman puissant, dans des paysages inspirés par la Crête, où la nature s'offre comme signe. Marie, bien que rendu à son humaine condition, reste empreinte de mystère, un mystère et une quête de liberté qui se conjuguent au présent.

Toujours chez Actes Sud,  Vers l'écriture  nous livre une réflexion née de la pratique d'ateliers d'écriture où Jeanne Benameur a permis à des hommes et des femmes de plonger au coeur du silence, en se détachant du regard qui juge, pour recevoir ce qui affleure sous la plume, et , le travailler.

Nadia Ettayeb-Vannini

Trois textes qui font du mot, de la parole, de l'écriture un chemin vers une humanité partagée.
Playlist :
Là-Bas, Jane Birkin et Alexandre Tharaud.
La danse de Zorba, Mikis Theodoràkis.
Ave Maria, Schubert.
The Cold genius song, Purcell. Gérard Lesne et Juliette Roumailhac.
Mélodie hongroise en si mineur, Schubert. Brigitte Engerer.


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Mon invitée dans cet épisode est romancière et poète ou poète-romancière, car chez elles les frontières quelles qu'elles soient sont faites pour être franchies.</p>

<p>Jeanne Benameur est née en Algérie d'une mère italienne et d'un père tunisien. Elle a quitté ce pays brutalement alors qu'elle n' avait que cinq ans, à ce moment de l'existence où les évènements douloureux, vécus et ressentis dans le silence, impriment durablement leur trace. Une trace laissée dans l'ombre, une faille, une absence qui demandent à être exhumées, à se frayer un passage dans les mots.</p>

<p>L'exil, les mots, le partage et la transmissions sont le coeur vibrant des textes que nous offre Jeanne Benameur au fil des années, depuis ce jour où, après avoir franchi le seuil d'un libraire-éditeur, Guy Chambellan, rue Monsieur le Prince, elle a publié ses premiers poèmes, ses premiers textes.</p>

<p>Jeanne Benameur nous offre aujourd'hui trois textes ouverts les uns sur les autres, trois textes qui résonnent, comme l'ensemble de son oeuvre. Une oeuvre qui  tisse des fils d'ombre et de lumière dans un monde où l'écriture, les mots ajustés, le travail de la langue  donnent du sens à l'absence,  renouent les fils perdus d'un dialogue emprunt de mystère où "les naufrages des uns protègent la route des autres" .</p>

<p>Trois textes qui, sans rien figer, nous arriment puissament à l'humanité, font de l'écriture un  antidote au désordre  du monde, redonnant à chacun l'humanité en partage, tandis que nous restons "bouche bée, orphelins d'une langue qui se dérobe".</p>
<p><em>Nous vous parlons d'amour</em> publié aux éditions #Bruno Doucey, est un receuil de poèmes choral, dit par les membres d'une troupe constituée de personnes dites "à la marge" dont les trajectoires de vie interrogent sur les frontières, l'altérité, la violence de la guerre, l'exil...parmi ces voix qui s'élèvent, celle de Jeanne Benameur qui à leur contact, interroge ce qui nous lie et nous anime, au fil de plusieurs résidences d'écriture où, les écoutant, elle leur livre un texte qu'ils s'approprient et nous livrent accompagnés par la musicienne Laetitia Shériff. Le texte mis en scène par Massimo Dean, sera donné du 26 février au 1er mars au théâtre national de Bretagne .</p>

<p><em>Vivre tout bas </em>publié chez <em>#Actes Sud </em>, est un roman d'une très grande sensualité, qui libère Marie de son statut d'icône et la fait femme, lectrice de rouleaux qui lui ont été transmis par un savant dans le plus grand secret et écrivant la vie des gens simples  qui l'entourent. Après "la grande souffrance" du fils qu'elle était destinée à porter, elle recueille une enfant privée de sa mère par un naufrage et vouée au silence. En lui transmettant l'écriture, elle la ramène à la vie. Un roman puissant, dans des paysages inspirés par la Crête, où la nature s'offre comme signe. Marie, bien que rendu à son humaine condition, reste empreinte de mystère, un mystère et une quête de liberté qui se conjuguent au présent.</p>

<p>Toujours chez Actes Sud,  <em>Vers l'écriture</em>  nous livre une réflexion née de la pratique d'ateliers d'écriture où Jeanne Benameur a permis à des hommes et des femmes de plonger au coeur du silence, en se détachant du regard qui juge, pour recevoir ce qui affleure sous la plume, et , le travailler.</p>

<p>Nadia Ettayeb-Vannini</p>

<p>Trois textes qui font du mot, de la parole, de l'écriture un chemin vers une humanité partagée.</p>
<p><strong>Playlist </strong>:</p>
<p><em>Là-Bas,</em> Jane Birkin et Alexandre Tharaud.</p>
<p><em>La danse de Zorba</em>, Mikis Theodoràkis.</p>
<p><em>Ave Maria</em>, Schubert.</p>
<p><em>The Cold genius song</em>, Purcell. Gérard Lesne et Juliette Roumailhac.</p>
<p><em>Mélodie hongroise en si mineur</em>, Schubert. Brigitte Engerer.</p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 19 Jan 2025 18:36:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1737289235824-d5b20e53-9598-4f28-ac2a-2da2e242f665.mp3" type="audio/mpeg" length="129985723"/>
      <itunes:title>#Jeanne Benameur, l'écriture en partage</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/678d57652231f0.60789842.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Tassadit Imache, l'écriture et le silence</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/tassadit-imache-l-ecriture-et-le-silence-2808</link>
      <guid isPermaLink="false">0fb60a82efbab9d69c236aec99a5015a12476321</guid>
      <description>
@Tassadit Imache, trop souvent classée dans les rayons de la culture du Maghreb ou des auteurs issus de l'immigration selon les règles bien française d'une taxinomie souvent réductrice, est en réalité une auteure sans frontière.

Issue de l'union, pendant la guerre d'Algérie, d'un père algérien et d'une mère française, elle est née à Argenteuil. Elle a permis grâce à sept romans d'une très grande acuité, d'étendre le champ de la littérature française et universelle consacrée aux identités plurielles et plus singulièrement à celles qui se sont construites dans les sillages accidentés de la colonisation et de la guerre.

Les éditions @Hors d'atteinte ont la très bonne idée de publier en même temps Une fille sans histoire (1989, Calmann-Levy) Fini d'écrire (Hors d'atteinte 2020) et Le Voyage empêché 4hors d'atteinte, 2023). Trois textes qui dessinent le rapport à l'écriture, la recherche d'une langue capable de dire à la place de ceux qui n'ont pas pu écrire ( le père, la mère, tous les autres), la question de l'engagement, de sa finalité, de son sens, à travers un récit qui porte en lui les germes de la grande Histoire, tourmentée et fratricide.

Tassadit était l'invitée de Nadia Ettayeb le jeudi 13 juin 2024.
. </description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p>@Tassadit Imache, trop souvent classée dans les rayons de la culture du Maghreb ou des auteurs issus de l'immigration selon les règles bien française d'une taxinomie souvent réductrice, est en réalité une auteure sans frontière.</p>

<p>Issue de l'union, pendant la guerre d'Algérie, d'un père algérien et d'une mère française, elle est née à Argenteuil. Elle a permis grâce à sept romans d'une très grande acuité, d'étendre le champ de la littérature française et universelle consacrée aux identités plurielles et plus singulièrement à celles qui se sont construites dans les sillages accidentés de la colonisation et de la guerre.</p>

<p>Les éditions @Hors d'atteinte ont la très bonne idée de publier en même temps <em>Une fille sans histoire (1989, Calmann-Levy) Fini d'écrire (Hors d'atteinte 2020) et Le Voyage empêché 4hors d'atteinte, 2023). </em>Trois textes qui dessinent le rapport à l'écriture, la recherche d'une langue capable de dire à la place de ceux qui n'ont pas pu écrire ( le père, la mère, tous les autres), la question de l'engagement, de sa finalité, de son sens, à travers un récit qui porte en lui les germes de la grande Histoire, tourmentée et fratricide.</p>

<p>Tassadit était l'invitée de Nadia Ettayeb le jeudi 13 juin 2024.</p>
<p><em>. </em></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Jan 2025 12:14:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1734787736943-c55eb7c1-a93a-41d2-b315-b96a9fec9c3c.mp3" type="audio/mpeg" length="97039463"/>
      <itunes:title>Tassadit Imache, l'écriture et le silence</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/677935310c5ed7.82050733.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Hommage à Breyten Breytenbach</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/hommage-a-breyten-breytenbach-2807</link>
      <guid isPermaLink="false">d8afa1cc1b219c7af4b22a21f07cc8f2af0f0622</guid>
      <description>Nadia Ettayeb rend hommage à l'écrivain et peintre français d'origine sud africaine,# Breyten Breytenbach. Militant contre l'apartheid, il fut emprisonné et trouva dans le dessin une façon de repousser les murs. Il est décédé le 24 novembre 2024 dans la plus grande discrétion.
De tels hommes sont pour notre humanité une source d'inspiration sans prix.

Rencontré en 2014 dans un café de St Germain, l'auteur parle dans ce podcast de son engagement, de son rapport à la création artistique, particulièrement à la peinture et à la poésie, à sa langue maternelle, de ses liens avec le poète palestinien #Mahmoud Darwich et de la place de la poésie dans notre époque. Il fut un temps où le monde était conçu par les poètes...on en est plus là... Le mot est détourné aujourd'hui à d'autres fins ... malgré tout ça, la poésie reste le fil essentiel...d'une conscience 
non exclusive, essayer de comprendre ce qu'est être vivant et par cela, essayer de changer ce qui peut être changé..."

@daphne Breyren Breytenbach
@editions Bruno Doucey

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nadia Ettayeb rend hommage à l'écrivain et peintre français d'origine sud africaine,# Breyten Breytenbach. Militant contre l'apartheid, il fut emprisonné et trouva dans le dessin une façon de repousser les murs. Il est décédé le 24 novembre 2024 dans la plus grande discrétion.</p>
<p>De tels hommes sont pour notre humanité une source d'inspiration sans prix.</p>

<p>Rencontré en 2014 dans un café de St Germain, l'auteur parle dans ce podcast de son engagement, de son rapport à la création artistique, particulièrement à la peinture et à la poésie, à sa langue maternelle, de ses liens avec le poète palestinien #Mahmoud Darwich et de la place de la poésie dans notre époque.<em> Il fut un temps où le monde était conçu par les poètes...on en est plus là... Le mot est détourné aujourd'hui à d'autres fins ... malgré tout ça, la poésie reste le fil essentiel...d'une conscience </em></p>
<p><em>non exclusive, essayer de comprendre ce qu'est être vivant et par cela, essayer de changer ce qui peut être changé..."</em></p>

<p>@daphne Breyren Breytenbach</p>
<p>@editions Bruno Doucey</p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 17:04:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1735234807790-359a305e-bc3b-479f-8f4c-acac9957faa3.mp3" type="audio/mpeg" length="131793814"/>
      <itunes:title>Hommage à Breyten Breytenbach</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6776d614c92840.96785759.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Jean Pierre Ferrini, Un Passage éd. Arléa</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/jean-pierre-ferrini-un-passage-ed-arlea-2806</link>
      <guid isPermaLink="false">e77f95922f02a378ec6931f73ef05944663273a2</guid>
      <description>
@Jean-Pierre Ferrini est l'invité de Nadia Ettayeb, pour parler d'un récit très beau récit consacré à la mort de son père, Un Passage, publié aux @éditions Arléa.

Evènement à la fois universel et singulier, puisque chaque vie est unique, la mort d'un parent est un passage vers l'âge adulte qui invariablement nous ramène à l'enfance, aux lieux de l'enfance où plane parfois le hors champ d'un pays proche ou lointain, d'un pays d'origine. Dans Un Passage, les lieux de l'enfance sont amputés d'une présence mais encore peuplés de fantômes à l'image de ces feuilles de plantes coupées dont on dit que la forme reste quelques instants visibles... Il s'agit alors, lorsqu' affleure le désir d'écrire, de fixer sans les figer des souvenirs flottants comme des nuages qui passent.

Confronté à la maladie et à la mort de son père, JP Ferrini retourne à V, le village de son enfance et replonge dans les années tendres de sa jeunesse, dans une géographie familière, celle des tableaux de Courbet et des romans de Pergaud. Un récit très sobre, sans pathos, qui cherche à "rendre visible le monde d'où l'on vient". Cette émotion première que nous avons tous en commun, qu'elle qu'en soit l'origine nous dit-il.







 

</description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p>@Jean-Pierre Ferrini est l'invité de Nadia Ettayeb, pour parler d'un récit très beau récit consacré à la mort de son père, <em>Un Passage</em>, publié aux @éditions Arléa.</p>

<p>Evènement à la fois universel et singulier, puisque chaque vie est unique, la mort d'un parent est un passage vers l'âge adulte qui invariablement nous ramène à l'enfance, aux lieux de l'enfance où plane parfois le hors champ d'un pays proche ou lointain, d'un pays d'origine. Dans <em>Un Passage</em>, les lieux de l'enfance sont amputés d'une présence mais encore peuplés de fantômes à l'image de ces feuilles de plantes coupées dont on dit que la forme reste quelques instants visibles... Il s'agit alors, lorsqu' affleure le désir d'écrire, de fixer sans les figer des souvenirs flottants comme des nuages qui passent.</p>

<p>Confronté à la maladie et à la mort de son père, JP Ferrini retourne à V, le village de son enfance et replonge dans les années tendres de sa jeunesse, dans une géographie familière, celle des tableaux de Courbet et des romans de Pergaud. Un récit très sobre, sans pathos, qui cherche à "rendre visible le monde d'où l'on vient". Cette émotion première que nous avons tous en commun, qu'elle qu'en soit l'origine nous dit-il.</p>







<span> </span>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 16:43:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1735234648906-93d444da-ab13-49ba-a500-93a5d15bf8b8.mp3" type="audio/mpeg" length="117045706"/>
      <itunes:title>Jean Pierre Ferrini, Un Passage éd. Arléa</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/67793782dc1805.53666991.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Hommage à Eric Hazan , écrivain et éditeur engagé.</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/hommage-a-eric-hazan-ecrivain-et-editeur-engage-2805</link>
      <guid isPermaLink="false">0fd7ffbbf4819dd1e146ee7caa1f9416e320e020</guid>
      <description>Chirurgien devenu éditeur et écrivain, #Eric Hazan nous a quittés en juin 2024.

De 1983 à à 1998, il dirige les éditions Hazan, prenant la succession de son père, Fernand Hazan et nous offre de fabuleux livres d'art. En 1998,après la reprise des éditions Hazan par Hachette, il fonde les éditions #La Fabrique qui publie des ouvrages très engagés , essais historiques ou philosophiques.

C'était un homme érudit et courageux, un homme de convictions et un amoureux de Paris qu'il fait vivre comme personne avant lui dans #L'Invention de Paris, il n'y a pas de pas perdus ( Seuil).

Ce podcast revient sur les temps forts de son parcours en compagnie de Jean Morisot "héritier" avec Stella Magliani-Belkacem des éditions La Fabrique et en vous proposant d'écouter Eric Hazan au micro de Philippe Vannini dans les Jeudis littéraires dont il était familier.

En deuxième partie d'émission, dans le cadre de la semaine spéciale consacrée aux quartiers populaires,Thierry Gillyboeuf vous parle de  Paris quand même de Jean-Christophe Bailly, aux éditions de la Fabrique et Cecile Holban de l'inénarrable Zazie dans le métro de Quenenau.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Chirurgien devenu éditeur et écrivain, #Eric Hazan nous a quittés en juin 2024.</p>

<p>De 1983 à à 1998, il dirige les éditions Hazan, prenant la succession de son père, Fernand Hazan et nous offre de fabuleux livres d'art. En 1998,après la reprise des éditions Hazan par Hachette, il fonde les éditions #La Fabrique qui publie des ouvrages très engagés , essais historiques ou philosophiques.</p>

<p>C'était un homme érudit et courageux, un homme de convictions et un amoureux de Paris qu'il fait vivre comme personne avant lui dans #<em>L'Invention de Paris, il n'y a pas de pas perdus</em> ( Seuil<em>)</em>.</p>

<p>Ce podcast revient sur les temps forts de son parcours en compagnie de Jean Morisot "héritier" avec Stella Magliani-Belkacem des éditions La Fabrique et en vous proposant d'écouter Eric Hazan au micro de Philippe Vannini dans <em>les Jeudis littéraires</em> dont il était familier.</p>

<p>En deuxième partie d'émission, dans le cadre de la semaine spéciale consacrée aux quartiers populaires,Thierry Gillyboeuf vous parle de <em> Paris quand même</em> de Jean-Christophe Bailly, aux éditions de la Fabrique et Cecile Holban de l'inénarrable<em> Zazie dans le métro</em> de Quenenau.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 16:34:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1735234887490-f5d4b588-c4a4-49e3-9005-41c767286a7c.mp3" type="audio/mpeg" length="133286555"/>
      <itunes:title>Hommage à Eric Hazan , écrivain et éditeur engagé.</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/677933b3ed4002.26680672.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Guillaume Viry, l'Appelé éd. du Canoë</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/guillaume-viry-l-appele-ed-du-canoe-2804</link>
      <guid isPermaLink="false">9e58898dc50234afb2774875741987335cc1ab15</guid>
      <description>Comment écrire sur une guerre qui, pendant des années, a refusé de dire son nom ? Une guerre qui s'est refusée aux mots et qui , a force d'horreurs, a conduit de nombreux jeunes appelés à devenir l'ombre d'eux-mêmes à force d'exactions commises ?

L'Appelé, publié aux #éditions du Canoë, est un premier roman. Un long monologue écrit dans une langue poétique et accidentée, une langue frappée de sidération face à une mission de pacification qui se mue en cauchemar. Le récit s'écrit dans les interstices du silence, repoussé jusqu'à faire exploser un cri trop longtemps retenu. Un récit à plusieurs voix, celle de Julien, l'Appelé, celle du père, du neveu et de l'oncle confronté à une histoire impossible à raconter, à une mémoire muette, comme pétrifiée et honteuse.

@Guillaume Viry nous offre un roman d'une rare intensité, une création littéraire hors du commun pour parler de la #guerre d'Algérie.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Comment écrire sur une guerre qui, pendant des années, a refusé de dire son nom ? Une guerre qui s'est refusée aux mots et qui , a force d'horreurs, a conduit de nombreux jeunes appelés à devenir l'ombre d'eux-mêmes à force d'exactions commises ?</p>

<p><em>L'Appelé,</em> publié aux #éditions du Canoë, est un premier roman. Un long monologue écrit dans une langue poétique et accidentée, une langue frappée de sidération face à une mission de pacification qui se mue en cauchemar. Le récit s'écrit dans les interstices du silence, repoussé jusqu'à faire exploser un cri trop longtemps retenu. Un récit à plusieurs voix, celle de Julien, l'Appelé, celle du père, du neveu et de l'oncle confronté à une histoire impossible à raconter, à une mémoire muette, comme pétrifiée et honteuse.</p>

<p>@Guillaume Viry nous offre un roman d'une rare intensité, une création littéraire hors du commun pour parler de la #guerre d'Algérie.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 15:55:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1735237036362-908f7315-f5a7-4569-a90e-ec8d6183310a.mp3" type="audio/mpeg" length="83593507"/>
      <itunes:title>Guillaume Viry, l'Appelé éd. du Canoë</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6776c614654c30.91738136.png"/>
    </item>
    <item>
      <title>François Dominique, Kietu éd. Mercure de France</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/francois-dominique-kietu-ed-mercure-de-france-2803</link>
      <guid isPermaLink="false">75464b5fee2e7463b00304baba997049bc286774</guid>
      <description>François Dominique est l'invité de Nadia Ettayeb pour son très beau roman, Kietu publié aux éditions Mercure de France.


Issue de l’assistance publique, Laurie Kardan est élevée en Ardèche par des parents tendres et généreux. À leurs côtés elle développe un amour inconditionnel pour sa région, le goût des plantes sauvages et surtout des pierres – basaltes et schistes violacés... C’est donc tout naturellement qu’elle devient ingénieure géologue et se spécialise dans l’extraction minière.
 En Australie où la conduit son métier, elle rencontre Saül Wangka. Avec lui, elle découvre le bush, les Aborigènes et tout un système de valeurs jusqu’alors inconnu. Une fois « initiée » à cette culture, Laurie découvrira une nouvelle voie : les croyances aborigènes lui apporteront peut-être des réponses aux questions qui la hantent à propos de ses origines, l’aideront à éclaircir l’effrayant mystère de sa naissance...


François Dominique nous offre ici un récit subtil et délicatement étrange qui invite à réfléchir sur la quête des origines , d'un en-deça du langage et de la conscience, un récit qui interroge, comme souvent chez cet auteur la part invisible de notre enfance, celle qu'il faut chercher à connaitre et comprendre pour trouver son identité, un reflet dans le miroir et donner une direction à sa vie grâce à la rencontre avec l'Autre.

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>François Dominique est l'invité de Nadia Ettayeb pour son très beau roman,<em> Kietu </em>publié aux éditions Mercure de France.</p>


<p><em>Issue de l’assistance publique, Laurie Kardan est élevée en Ardèche par des parents tendres et généreux. À leurs côtés elle développe un amour inconditionnel pour sa région, le goût des plantes sauvages et surtout des pierres – basaltes et schistes violacés... C’est donc tout naturellement qu’elle devient ingénieure géologue et se spécialise dans l’extraction minière.</em></p>
<p><em> En Australie où la conduit son métier, elle rencontre Saül Wangka. Avec lui, elle découvre le bush, les Aborigènes et tout un système de valeurs jusqu’alors inconnu. Une fois « initiée » à cette culture, Laurie découvrira une nouvelle voie : les croyances aborigènes lui apporteront peut-être des réponses aux questions qui la hantent à propos de ses origines, l’aideront à éclaircir l’effrayant mystère de sa naissance...</em></p>


<p>François Dominique nous offre ici un récit subtil et délicatement étrange qui invite à réfléchir sur la quête des origines , d'un en-deça du langage et de la conscience, un récit qui interroge, comme souvent chez cet auteur la part invisible de notre enfance, celle qu'il faut chercher à connaitre et comprendre pour trouver son identité, un reflet dans le miroir et donner une direction à sa vie grâce à la rencontre avec l'Autre.</p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 15:53:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1735241232211-f0e3f188-89b0-4ae4-91f2-9def52418015.mp3" type="audio/mpeg" length="65865971"/>
      <itunes:title>François Dominique, Kietu éd. Mercure de France</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6779361a389e44.86791497.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages- Yves Lepesqueur</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-yves-lepesqueur-2801</link>
      <guid isPermaLink="false">dc5416a3f0eb798eccd92ed31a5dfa90511bda48</guid>
      <description>Dans le podcast de cette première émission de la saison, Nadia Ettayeb et Thierry Gillyboeuf reçoivent l’auteur d’un ouvrage érudit et éclairant : L’Islam et l’ordre du monde, publié aux éditions ARCADES AMBO.
 Yves Lepesqueur a vécu de nombreuses années dans des pays majoritairement ou partiellement musulmans (Syrie, Liban, Arabie Saoudite, Nigéria, Iran, Inde). Excellent arabisant, il lui a fallu cinquante années de lectures, de rencontres et de réflexion avant de proposer cet essai sur l’Islam.
 C’est donc avec un point de vue scientifique qu’Yves Lepesqueur aborde ce sujet galvaudé, trop souvent confondu avec ou réduit à son avatar idéologique né, on omet aussi régulièrement de le rappeler, de plusieurs années d’errances géopolitiques au Proche et Moyen-Orient.
 Yves Lepesqueur revient sur la naissance de cette religion et sur les circonstances qui l’ont fait entrer dans le concert des grandes religions, sur la place privilégiée faite aux « Gens du livre » ( juifs et catholiques) dans le Coran, sur la dualité et la complexité d’un texte à la fois poétique, politique et juridique, sur les contacts noués par son prophète et ses adeptes avec les représentants des religions préexistantes, y compris avec certaines formes de polythéisme et avec le néo-platonisme.
 Cette approche  permet d’examiner tous les aspects d’une religion qui a fait naître non pas une mais des civilisations et qui a permis un développement artistique, scientifique, philosophique et métaphysique fécond. Elle nous rappelle combien est grande l’étendue géographique de l’Islam et comment, en se mêlant aux autres cultures, elle s’est réinventée.
Une invitation à mesurer les convergences et les rencontres avec notre civilisation occidentale et d’aborder ce sujet crucial et obsédant, en mettant en sourdine les discours obscurantistes et haineux, les raccourcis de pensée de ceux qui, promoteurs ou dénonciateurs de l’islamisme se rejoignent parfois dans une même vision monolithique du monde fondée sur l’exclusion de l’Autre.

Nadia ETTAYEB

Pour des raisons techniques, la première partie de cette interview n'a malheureusement pas été enregistrée.
 
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Dans le podcast de cette première émission de la saison, Nadia Ettayeb et Thierry Gillyboeuf reçoivent l’auteur d’un ouvrage érudit et éclairant <em>: L’Islam et l’ordre du monde</em>, publié aux éditions ARCADES AMBO.</p>
<p> Yves Lepesqueur a vécu de nombreuses années dans des pays majoritairement ou partiellement musulmans (Syrie, Liban, Arabie Saoudite, Nigéria, Iran, Inde). Excellent arabisant, il lui a fallu cinquante années de lectures, de rencontres et de réflexion avant de proposer cet essai sur l’Islam.</p>
<p> C’est donc avec un point de vue scientifique qu’Yves Lepesqueur aborde ce sujet galvaudé, trop souvent confondu avec ou réduit à son avatar idéologique né, on omet aussi régulièrement de le rappeler, de plusieurs années d’errances géopolitiques au Proche et Moyen-Orient.</p>
<p> Yves Lepesqueur revient sur la naissance de cette religion et sur les circonstances qui l’ont fait entrer dans le concert des grandes religions, sur la place privilégiée faite aux « Gens du livre » ( juifs et catholiques) dans le Coran, sur la dualité et la complexité d’un texte à la fois poétique, politique et juridique, sur les contacts noués par son prophète et ses adeptes avec les représentants des religions préexistantes, y compris avec certaines formes de polythéisme et avec le néo-platonisme.</p>
<p> Cette approche  permet d’examiner tous les aspects d’une religion qui a fait naître non pas une mais des civilisations et qui a permis un développement artistique, scientifique, philosophique et métaphysique fécond. Elle nous rappelle combien est grande l’étendue géographique de l’Islam et comment, en se mêlant aux autres cultures, elle s’est réinventée.</p>
<p>Une invitation à mesurer les convergences et les rencontres avec notre civilisation occidentale et d’aborder ce sujet crucial et obsédant, en mettant en sourdine les discours obscurantistes et haineux, les raccourcis de pensée de ceux qui, promoteurs ou dénonciateurs de l’islamisme se rejoignent parfois dans une même vision monolithique du monde fondée sur l’exclusion de l’Autre.</p>

<p>Nadia ETTAYEB</p>

<p>Pour des raisons techniques, la première partie de cette interview n'a malheureusement pas été enregistrée.</p>
<p> </p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 14:55:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1735241189318-b43768bf-6100-4d2e-bf07-e7456226b645.mp3" type="audio/mpeg" length="69828224"/>
      <itunes:title>Au fil des pages- Yves Lepesqueur</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6776b8462a9ca9.66436476.png"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 19 DÉCEMBRE 2024 – JEAN-MARC SOURDILLON</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-19-decembre-2024-jean-marc-sourdillon-3160</link>
      <guid isPermaLink="false">d29ba466273fd59846db1609b6b4707a5b9fc060</guid>
      <description>Invité : Jean-Marc Sourdillon, pour son essai María Zambrano, le choix de naître aux éditions de Corlevour (2024) et sa traduction du Cantique spirituel de Jean de la Croix.
Dans cet essai couronné par le Prix écritures &amp; spiritualités, Jean-Marc Sourdillon entreprend de faire découvrir au lectorat français la philosophe espagnole María Zambrano (1904-1991), opposante au régime franquiste contrainte à l’exil, dont elle fait une vigie d’où elle observe et décrit « l’agonie de l’Europe ». La démarche de Jean-Marc Sourdillon est très originale, et son essai est assez inclassable, échappant aux règles du genre. Les chapitres ne se succèdent pas, ils ouvrent différentes pistes, sous la forme de rêveries philosophiques qui permettent au lecteur d’entrer dans cette œuvre et cette pensée, et retracent le compagnonnage intellectuel de l’auteur avec cette philosophe. Comme il l’écrit : « En la lisant, ma vie peu à peu s’ouvrait de l’intérieur, s’éclairait, se transformait, s’illuminait sans s’éblouir. » Jean-Marc Sourdillon propose par ailleurs une nouvelle traduction, sobre et lumineuse, du Cantique spirituel de Jean de la Croix, parue aux éditions Illador avec des peintures de Catherine Sourdillon.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Cristina Campo, Les Impardonnables, traduit de l’italien par Francine de Martinoir, Jean-Baptiste Para et Gérard Macé aux éditions de L’Arpenteur (1992).
Les Impardonnables est un livre inclassable, exigeant et envoûtant, qui tente des rapprochements inattendus et audacieux entre contes folkloriques, récits légendaires, poèmes et textes mystiques. Tous ont en commun d’œuvrer à un ré-enchantement du monde. Pour Cristina Campo est impardonnable celui qui s’abstrait de tout ce qui détourne de la beauté et de la bonté. Car ce terme étrange n’a pas une valeur négative. Au contraire. Il exprime une forme de désintéressement heureux et émancipateur de toute finalité, dans la grande tradition de la sprezzatura, ce naturel feint équivalent du « à sauts et à gambades » des Essais de Montaigne.
 
 
MUSIQUES :
 Leonard Cohen « What Happens to the Heart? »
 Montserrat Figueras « Yo soy la locura »
 
EXTRAITS SONORES :
 Entretien de Maria Zambrano à la télévision espagnole
 Entretien de Cristina Campo à la télévision suisse
 
 
             
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Jean-Marc Sourdillon</span></strong>, pour son essai <em><b><span>María Zambrano, le choix de naître</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions de Corlevour (2024) et sa traduction du <b>Cantique spirituel</b> de <b>Jean de la Croix</b>.</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Dans cet essai couronné par le Prix écritures &amp; spiritualités, <b>Jean-Marc Sourdillon</b> entreprend de faire découvrir au lectorat français la philosophe espagnole María Zambrano (1904-1991), opposante au régime franquiste contrainte à l’exil, dont elle fait une vigie d’où elle observe et décrit « l’agonie de l’Europe ». La démarche de <b>Jean-Marc Sourdillon</b> est très originale, et son essai est assez inclassable, échappant aux règles du genre. Les chapitres ne se succèdent pas, ils ouvrent différentes pistes, sous la forme de rêveries philosophiques qui permettent au lecteur d’entrer dans cette œuvre et cette pensée, et retracent le compagnonnage intellectuel de l’auteur avec cette philosophe. Comme il l’écrit : « En la lisant, ma vie peu à peu s’ouvrait de l’intérieur, s’éclairait, se transformait, s’illuminait sans s’éblouir. » <b>Jean-Marc Sourdillon</b> propose par ailleurs une nouvelle traduction, sobre et lumineuse, du Cantique spirituel de Jean de la Croix, parue aux éditions Illador avec des peintures de Catherine Sourdillon.</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Cristina Campo</b>, <em><b><span>Les Impardonnables</span></b></em>, </span><span>traduit de l’italien par Francine de Martinoir, Jean-Baptiste Para et Gérard Macé aux éditions de L’Arpenteur (1992).</span><span></span></span></p>
<p><span><span>Les Impardonnables</span><span> est un livre inclassable, exigeant et envoûtant, qui tente des rapprochements inattendus et audacieux entre contes folkloriques, récits légendaires, poèmes et textes mystiques. Tous ont en commun d’œuvrer à un ré-enchantement du monde. Pour Cristina Campo est impardonnable celui qui s’abstrait de tout ce qui détourne de la beauté et de la bonté. Car ce terme étrange n’a pas une valeur négative. Au contraire. Il exprime une forme de désintéressement heureux et émancipateur de toute finalité, dans la grande tradition de la sprezzatura, ce naturel feint équivalent du « à sauts et à gambades » des Essais de Montaigne.</span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Leonard Cohen « What Happens to the Heart? »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Montserrat Figueras « Yo soy la locura »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Entretien de Maria Zambrano à la télévision espagnole</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Entretien de Cristina Campo à la télévision suisse</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>          </span><span>   </span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 19 Dec 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762523953119-7369b5c1-d5c6-4b9f-993a-94ac6cc0af0f.mp3" type="audio/mpeg" length="129601409"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 19 DÉCEMBRE 2024 – JEAN-MARC SOURDILLON</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b74ad659ef47.08742081.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 12 DÉCEMBRE 2024 – ARNAUD HUDELOT</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-12-decembre-2024-arnaud-hudelot-3159</link>
      <guid isPermaLink="false">809412d63a0d8a693786f6974ade99e0f9a7508c</guid>
      <description>Invité : Arnaud Hudelot, pour son roman The Beatles are back again ! aux éditions Le Mot et le Reste (2024).
Arnaud Hudelot a fait ses armes, comme chef opérateur, auprès de Bernard Pivot et Bernard Lenoir, entre autres. Deux ans après son premier volume paru en 2022 pour lequel « Au fil des pages » l’avait déjà reçu, il poursuit avec The Beatles are back again ! son utopie autour de la reformation des Beatles. Toujours avec la même verve et la même imagination débridée, Arnaud Hudelot nous entraîne dans un monde parallèle où l’histoire des Fab Four ne se serait pas arrêtée en 1970. Et même quand il imagine de toutes pièces des albums ultérieurs à Let It Be, avec des chansons qui n’existent que dans sa tête, il nous semble les entendre, et même les connaître, puisque, précise l’éditeur, ici « tout est vrai, sauf ce qui a été inventé ». Comme dans son premier tome, Arnaud Hudelot célèbre une véritable ode au rock, mais toujours greffée sur l’actualité et les mutations de la société. Le livre se lit comme un conte pour grands enfants, plein de malice, de culture pop et de nostalgie pour ce qu’aurait été le monde et nos vies si tout ne s’était pas arrêté un 10 avril 1970… 
 
MUSIQUES :
 Rod Stewart, « Get Back »
 The B’52s, « Paperback Writer »
 Makaya McCraven, « Lucy in the Sky with Diamond »
 Aerosmith, « Come Together »
 The Beatles, « Now and Then »
 
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Arnaud Hudelot</span></strong>,<b> </b>pour son roman <em><b><span>The Beatles are</span></b></em><em><b><span>back again !</span></b></em><strong><span> </span></strong>aux éditions Le Mot et le Reste (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span><strong><span>Arnaud Hudelot</span></strong><span> a fait ses armes, comme chef opérateur, auprès de Bernard Pivot et Bernard Lenoir, entre autres. Deux ans après son premier volume paru en 2022 pour lequel « Au fil des pages » l’avait déjà reçu, il poursuit avec <strong><span>The Beatles are back again !</span></strong> son utopie autour de la reformation des Beatles. Toujours avec la même verve et la même imagination débridée, Arnaud Hudelot nous entraîne dans un monde parallèle où l’histoire des Fab Four ne se serait pas arrêtée en 1970. Et même quand il imagine de toutes pièces des albums ultérieurs à Let It Be, avec des chansons qui n’existent que dans sa tête, il nous semble les entendre, et même les connaître, puisque, précise l’éditeur, ici « tout est vrai, sauf ce qui a été inventé ». Comme dans son premier tome, Arnaud Hudelot célèbre une véritable ode au rock, mais toujours greffée sur l’actualité et les mutations de la société. Le livre se lit comme un conte pour grands enfants, plein de malice, de culture pop et de nostalgie pour ce qu’aurait été le monde et nos vies si tout ne s’était pas arrêté un 10 avril 1970… </span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Rod Stewart, « Get Back »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>The B’52s, « Paperback Writer »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Makaya McCraven, « Lucy in the Sky with Diamond »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Aerosmith, « Come Together »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>The Beatles, « Now and Then »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 12 Dec 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762525108078-0d3fa01c-ac30-4704-b829-bc6bdadebd26.mp3" type="audio/mpeg" length="129601409"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 12 DÉCEMBRE 2024 – ARNAUD HUDELOT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b606dcccefd0.09303744.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 31 OCTOBRE 2024 – MARNIE HOLZER ET JULIE NAKACHE</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-31-octobre-2024-marnie-holzer-et-julie-nakache-3157</link>
      <guid isPermaLink="false">a087f44b1adc8bac031982b24f01847b8b284282</guid>
      <description>Invitées : Marnie Holzer pour son roman Les choses de la nuit paru aux éditions Exopotamie (2024) et Julie Nakache pour son roman Choisir ses morts paru aux éditions Le Temps qu’il fait (2024).
 
Avec son premier roman, Marnie Holzer propose ce qu’elle appelle un récit « hantologique ». Au gré d’illustrations inspirées de Frédéric Duprat, elle entrecroise le passé et le présent dans une narration maîtrisée. Les chapitres alternent dans une narration à deux voix. L’une d’elle raconte vingt-quatre heures de la vie d’une femme un 21 juin, tandis que l’autre fait remonter tous les souvenirs des années écoulées. La narratrice et son double semblent dialoguer à distance avant de se rejoindre dans cette histoire entrelacée au réalisme magique, magnifique portrait de femme tiraillée, nous dit l’autrice, « entre idées féministes et penchants romantiques ».
Enseignante en collège et autrice d’une œuvre déjà fournie, Julie Nakache propose elle aussi un roman construit sur une double narration. D’un côté la Marquise de Brinvilliers, qui fut au cœur de l’« affaire des poisons » qui ébranla la cour de Louis XIV, de l’autre la propre grand-mère de l’autrice « enchaînée à la famille et à la loi des hommes » dans l’Algérie coloniale. Derrière ce double destin à la fois fort et tragique, Julie Nakache propose une réflexion originale sur la condition féminine. Elle fait ressortir la fatalité qui semble frapper ces femmes, à trois siècles de distance, en proie à une forme de violence masculine qui se ressemble, se perpétue, et leur quête éperdue de liberté. Julie Nakache réhabilite dignement ces femmes frappées d’anathème par la société.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Calamity Jane, Lettres à sa fille, traduit par Marie Sally et Grégory Monro, paru aux éditions Rivages en 2007.
C’est une Calamity Jane très différente de l’image que l’on se fait d’elle, qui apparaît dans ces lettres. Cette femme en pantalon, qui buvait et fumait, que les Sioux surnommaient la « femme folle » et son cheval Satan, le « cheval du diable », y apparaît comme une mère rongée par le remords d’avoir été contrainte d’abandonner sa fille, une mère tendre, sensible, drôle et inattendue, et une femme terriblement seule qui préfère cacher sa véritable identité à sa fille. Elle choisit de se raconter dans ces lettres et confie à sa fille qu’elle aimerait revivre sa vie, que ce pays l’a détruite et que l’abandonner l’a presque tuée.
 
MUSIQUES :
 Marnie Holzer et Étienne Daho, « Le grand sommeil »
 Lili Boniche, « Ana Fil Houb »
 Maro, « Saudade, Saudade »
 Daniel Johnston, « History of Our Love »
 
EXTRAITS SONORES :
 Bande annonce de La Blonde du Far-West (1953)
 
                     </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitées<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Marnie Holzer</span></strong> pour son roman <em><b><span>Les choses de la nuit</span></b></em> paru aux éditions <b>Exopotamie</b> (2024) et <strong><span>Julie Nakache</span></strong> pour son roman <em><b><span>Choisir ses morts</span></b></em> paru aux éditions <b>Le Temps qu’il fait</b> (2024).</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Avec son premier roman, Marnie Holzer propose ce qu’elle appelle un récit « hantologique ». Au gré d’illustrations inspirées de Frédéric Duprat, elle entrecroise le passé et le présent dans une narration maîtrisée. Les chapitres alternent dans une narration à deux voix. L’une d’elle raconte vingt-quatre heures de la vie d’une femme un 21 juin, tandis que l’autre fait remonter tous les souvenirs des années écoulées. La narratrice et son double semblent dialoguer à distance avant de se rejoindre dans cette histoire entrelacée au réalisme magique, magnifique portrait de femme tiraillée, nous dit l’autrice, « entre idées féministes et penchants romantiques ».</span></p>
<p><span>Enseignante en collège et autrice d’une œuvre déjà fournie, Julie Nakache propose elle aussi un roman construit sur une double narration. D’un côté la Marquise de Brinvilliers, qui fut au cœur de l’« affaire des poisons » qui ébranla la cour de Louis XIV, de l’autre la propre grand-mère de l’autrice « enchaînée à la famille et à la loi des hommes » dans l’Algérie coloniale. Derrière ce double destin à la fois fort et tragique, Julie Nakache propose une réflexion originale sur la condition féminine. Elle fait ressortir la fatalité qui semble frapper ces femmes, à trois siècles de distance, en proie à une forme de violence masculine qui se ressemble, se perpétue, et leur quête éperdue de liberté. Julie Nakache réhabilite dignement ces femmes frappées d’anathème par la société.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Calamity Jane</b>, <em><b><span>Lettres à sa fille</span></b></em>, traduit par Marie Sally et Grégory Monro, paru aux éditions Rivages en 2007.</span></span></p>
<p><span>C’est une Calamity Jane très différente de l’image que l’on se fait d’elle, qui apparaît dans ces lettres. Cette femme en pantalon, qui buvait et fumait, que les Sioux surnommaient la « femme folle » et son cheval Satan, le « cheval du diable », y apparaît comme une mère rongée par le remords d’avoir été contrainte d’abandonner sa fille, une mère tendre, sensible, drôle et inattendue, et une femme terriblement seule qui préfère cacher sa véritable identité à sa fille. Elle choisit de se raconter dans ces lettres et confie à sa fille qu’elle aimerait revivre sa vie, que ce pays l’a détruite et que l’abandonner l’a presque tuée.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><span>Marnie Holzer et Étienne Daho, « Le grand sommeil »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Lili Boniche, « Ana Fil Houb »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Maro, « Saudade, Saudade »</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Daniel Johnston, « History of Our Love »</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Bande annonce de La Blonde du Far-West (1953)</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span><span>           </span><span>          </span></span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 31 Oct 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762524528568-08b8fcfe-423e-4022-8027-2a4c835fe5b1.mp3" type="audio/mpeg" length="129601409"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 31 OCTOBRE 2024 – MARNIE HOLZER ET JULIE NAKACHE</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68bd687179af15.72622550.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 17 OCTOBRE 2024 – THIERRY CLERMONT</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-17-octobre-2024-thierry-clermont-3156</link>
      <guid isPermaLink="false">8eb1ee395c26e49b6127471b6680cf81f2f60882</guid>
      <description>Invité : Thierry Clermont pour la publication de Vilna Tango paru aux éditions Stock (2024).
 
Journaliste, critique musical et écrivain, Thierry Clermont propose avec Vilna Tango un autre récit de voyages, après ceux qu’il a consacrés à Venise et à l’Irlande. Tombé littéralement amoureux de Vilnius, que l’on a appelée la « Jérusalem du Nord », il déambule dans la capitale baroque de la Lituanie, pays marqué à la fois par la Shoah et par un demi-siècle de joug soviétique. Ses errances le conduisent sur les pas du grand écrivain lituanien Tomas Venclova, sur celles de son ami le poète russe Joseph Brodsky, de Czesław Miłosz, de Roman Kacew qui deviendra Romain Gary, etc. Il part sur les traces presque totalement effacées du ghetto juif, rappelant que l’immense majorité de la population juive lituanienne est morte dans les camps. Ses déambulations dans Vilnius sont également empreintes d’une mélancolie inquiète, car elles sont contemporaines de la guerre en Ukraine, et Thierry Clermont n’a de cesse de célébrer le courage de ce « petit » pays balte, mis à l’honneur en France en cette année 2024.
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Mikhaïl Boulgakov, Le Maître et Marguerite, traduit par Claude Ligny, avec une introduction de Sergueï Ermolinski, paru aux éditions du Livre de Poche en 1992.
Quand Boulgakov se lance dans l’écriture du Maître et Marguerite, son intention est d’offrir un livre libérateur, sous forme d’un récit où la métaphysique et l’humour triomphent de la censure sous la paranoïa stalinienne. Le Maître et Marguerite, c’est un « roman total » comme il en existe quelques-uns dans la littérature, construit autour de trois intrigues qui s’entrelacent et s’imbriquent. Il est difficile, presque impossible de résumer ce livre. Mais sous la forme d’un carnaval à la fois grotesque et fantastique, qui se veut une version revisitée du mythe de Faust, Boulgakov se livre à une critique implacable, truculente et indémodable de l’autoritarisme, de sa bêtise et de son conformisme.
 
MUSIQUES :
 The Velvet Underground, « Pale Blue Eyes »
 Sergueï Profokiev, scherzo du concerto pour violon n°1 en ré majeur
 
EXTRAITS SONORES :
 Extrait d’un entretien de Tomas Venclova
 Lecture d’un poème d’Abraham Sutzkever
 Bande annonce du Maître et Marguerite de Mikhaïl Lockshin (2024)
 
               </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Thierry Clermont</span></strong> pour la publication de <em><b><span>Vilna Tango</span></b></em> paru aux éditions <b>Stock</b> (2024).</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Journaliste, critique musical et écrivain, Thierry Clermont propose avec Vilna Tango un autre récit de voyages, après ceux qu’il a consacrés à Venise et à l’Irlande. Tombé littéralement amoureux de Vilnius, que l’on a appelée la « Jérusalem du Nord », il déambule dans la capitale baroque de la Lituanie, pays marqué à la fois par la Shoah et par un demi-siècle de joug soviétique. Ses errances le conduisent sur les pas du grand écrivain lituanien Tomas Venclova, sur celles de son ami le poète russe Joseph Brodsky, de Czesław Miłosz, de Roman Kacew qui deviendra Romain Gary, etc. Il part sur les traces presque totalement effacées du ghetto juif, rappelant que l’immense majorité de la population juive lituanienne est morte dans les camps. Ses déambulations dans Vilnius sont également empreintes d’une mélancolie inquiète, car elles sont contemporaines de la guerre en Ukraine, et Thierry Clermont n’a de cesse de célébrer le courage de ce « petit » pays balte, mis à l’honneur en France en cette année 2024.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Mikhaïl Boulgakov</b>, <em><b><span>Le Maître et Marguerite</span></b></em>, traduit par Claude Ligny, avec une introduction de Sergueï Ermolinski, paru aux éditions du Livre de Poche en 1992.</span></span></p>
<p><span>Quand Boulgakov se lance dans l’écriture du Maître et Marguerite, son intention est d’offrir un livre libérateur, sous forme d’un récit où la métaphysique et l’humour triomphent de la censure sous la paranoïa stalinienne. Le Maître et Marguerite, c’est un « roman total » comme il en existe quelques-uns dans la littérature, construit autour de trois intrigues qui s’entrelacent et s’imbriquent. Il est difficile, presque impossible de résumer ce livre. Mais sous la forme d’un carnaval à la fois grotesque et fantastique, qui se veut une version revisitée du mythe de Faust, Boulgakov se livre à une critique implacable, truculente et indémodable de l’autoritarisme, de sa bêtise et de son conformisme.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><strong><span> </span></strong><strong><span>The Velvet Underground, « Pale Blue Eyes »</span></strong><span></span></span></p>
<p><span><span> Sergueï Profokiev, scherzo du concerto pour violon n°1 en ré majeur</span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span><span> </span><span>Extrait d’un entretien de Tomas Venclova</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Lecture d’un poème d’Abraham Sutzkever</span><span></span></span></p>
<p><span><span> </span><span>Bande annonce du Maître et Marguerite de Mikhaïl Lockshin (2024)</span><span></span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span><span>               </span></span></span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Oct 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762525787255-1adcf824-0e6e-483f-b4fc-c1373bfff457.mp3" type="audio/mpeg" length="135121605"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 17 OCTOBRE 2024 – THIERRY CLERMONT</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b5298c21d026.40570783.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 23 MAI 2024 – PAULINE KAWA BLANCHARD</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-23-mai-2024-pauline-kawa-blanchard-3155</link>
      <guid isPermaLink="false">2680897f17e0b96a13e0f74586b06d735328a590</guid>
      <description>Invité : Pauline Kawa Blanchard pour la publication de Bon qu’à ça d’André Blanchard (2023) paru aux éditions Le Dilettante (2023).
 
Pauline Kawa Blanchard vient présenter l’œuvre de son père, André Blanchard (1951-2014), dont les éditions Le Dilettante viennent de publier six volumes de carnets indisponibles depuis longtemps. Blanchard s’y impose comme l’héritier de Jules Renard et de Paul Léautaud, dans des pages, des notes au fil du temps qu’il appelait des « impressions soleil couchant », où il donne libre cours à ses rêveries et ses colères. Dans un mélange d’érudition et de mélancolie, il pose un regard lucide sur ses contemporains dont il se console en la compagnie des chats et des livres. André Blanchard incarne la figure de l’« honnête homme », d’une drôlerie volontiers vacharde, mais qui n’exclut pas la tendresse et la délicatesse. 
 
Chronique de Cécile A. Holdban : Hugo von Hofmannsthal, Le Livre des Amis, traduit par Jean-Yves Masson et paru aux éditions de la Coopérative en 2015.
Le Livre des amis est un ouvrage de lecteur idéal pour qui la lecture est une opération agissante et fertile. Dans ce mélange constitué de fragments, l’écrivain autrichien entrelace les fils de ses connaissances, de ses rencontres, de ses lectures, de ses interrogations, de ses confidences et de ses fulgurances. Hofmannsthal n’est pas un moraliste. Il ne faut pas s’attendre à trouver ici des « bons mots » ou des pensées à l’emporte-pièce. En lisant ce Livre des amis, on suit le cheminement d’un homme et d’une pensée, où l’expérience le partage à l’intuition, avec le sentiment de pénétrer dans une pièce que l’on croit d’abord vide, et qui se peuple d’une multitude de voix, d’un chœur sensible dont Hugo von Hofmannsthal serait le soliste.
 
MUSIQUES :
 Pink Martini, « U plavu zoru »
 Feu ! Chatterton, « Ces bijoux de fer »
 
EXTRAITS SONORES :
 Extraits du concert littéraire de Pauline Kawa Blanchard et François Mardirossian autour de l’œuvre d’André Blanchard
 Lecture par Hugo von Hofmannsthal d’un de ses poèmes
 
            
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Pauline Kawa Blanchard</span></strong> pour la publication de <em><b><span>Bon qu’à ça</span></b></em> d’<b>André Blanchard</b> (2023) paru aux éditions <b>Le Dilettante</b> (2023).</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Pauline Kawa Blanchard vient présenter l’œuvre de son père, André Blanchard (1951-2014), dont les éditions Le Dilettante viennent de publier six volumes de carnets indisponibles depuis longtemps. Blanchard s’y impose comme l’héritier de Jules Renard et de Paul Léautaud, dans des pages, des notes au fil du temps qu’il appelait des « impressions soleil couchant », où il donne libre cours à ses rêveries et ses colères. Dans un mélange d’érudition et de mélancolie, il pose un regard lucide sur ses contemporains dont il se console en la compagnie des chats et des livres. André Blanchard incarne la figure de l’« honnête homme », d’une drôlerie volontiers vacharde, mais qui n’exclut pas la tendresse et la délicatesse. </span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Hugo von Hofmannsthal</b>, <em><b><span>Le Livre des Amis</span></b></em>, traduit par Jean-Yves Masson et paru aux éditions de la Coopérative en 2015.</span></p>
<p><span>Le Livre des amis</span><span> est un ouvrage de lecteur idéal pour qui la lecture est une opération agissante et fertile. Dans ce mélange constitué de fragments, l’écrivain autrichien entrelace les fils de ses connaissances, de ses rencontres, de ses lectures, de ses interrogations, de ses confidences et de ses fulgurances. Hofmannsthal n’est pas un moraliste. Il ne faut pas s’attendre à trouver ici des « bons mots » ou des pensées à l’emporte-pièce. En lisant ce Livre des amis, on suit le cheminement d’un homme et d’une pensée, où l’expérience le partage à l’intuition, avec le sentiment de pénétrer dans une pièce que l’on croit d’abord vide, et qui se peuple d’une multitude de voix, d’un chœur sensible dont Hugo von Hofmannsthal serait le soliste.</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><strong><span>Pink Martini, « U plavu zoru »</span></strong><span></span></p>
<p><span> Feu ! Chatterton, « Ces bijoux de fer »</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span><span></span>
<p><span> </span><span>Extraits du concert littéraire de Pauline Kawa Blanchard et François Mardirossian autour de l’œuvre d’André Blanchard</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Lecture par Hugo von Hofmannsthal d’un de ses poèmes</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span><span>            </span></span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 23 May 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762525563367-99cdd921-75ce-4f12-b6d1-f3bc865365cb.mp3" type="audio/mpeg" length="126865448"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 23 MAI 2024 – PAULINE KAWA BLANCHARD</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b51fcabc86d2.17569967.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 4 AVRIL 2024 – BONIFACE MONGO-MBOUSSA</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-4-avril-2024-boniface-mongo-mboussa-3154</link>
      <guid isPermaLink="false">17d8f5e262ac143f28ced4f1f884e88e4c82b029</guid>
      <description>Invité : Boniface Mongo-Mboussa pour son essai Tchicaya U Tam’si : Vie et œuvre d’un maudit (2023) paru aux éditions Riveneuve et pour son édition des Œuvres complètes de Tchicaya U Tam’si parues aux éditions Gallimard (2013-2018).

Essayiste, spécialiste en littérature comparée, co-directeur de la revue Africultures et enseignant des littératures francophones dans l’antenne parisienne du Sarah Lawrence College, Boniface Mongo-Mboussa est l’éditeur des œuvres complètes de l’écrivain congolais Tchicaya U Tam’si (1931-1988) aux éditions Gallimard et l’auteur d’un essai consacré à ce même écrivain. Cet auteur maudit rompt l’héritage de la négritude, se définissant « comme poète et congolais, avant d’être nègre » et est le contemporain des luttes indépendantistes, proche d’un Patrice Lumumba. C’est cette complexité et cette richesse que Boniface Mongo-Mboussa met en exergue dans son essai éclairé où s’entremêlent la biographie et l’analyse littéraire pour célébrer un auteur qui a toujours refusé de servir les impostures et était animé du désir d’être un homme parmi les hommes. Bien qu’envisagé pour le prix Goncourt et le prix Nobel de littérature, Tchicaya U Tam’si reste un « outsider des lettres ».
 
MUSIQUES :
 Grand Kalle, « Indépendance Cha Cha »
 Bobby Lapointe, « Marcel »
 The Platters, « Sixteen Tons »
EXTRAITS SONORES :
 Extrait du documentaire « Autoportrait » (1976) consacré à Tchicaya U Tam’si
 Extrait du discours de Patrice Lumumba (1960)
 Extrait de l’émission « Apostrophes » avec Léopold Sédar Senghor
 
                                    </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Boniface Mongo-Mboussa</span></strong> pour son essai <em><b><span>Tchicaya U Tam’si : Vie et œuvre d’un maudit</span></b></em>(2023) paru aux éditions Riveneuve et pour son édition des <b>Œuvres complètes de Tchicaya U Tam’si</b> parues aux éditions <b>Gallimard</b> (2013-2018).</span><span></span></p>

<p><span>Essayiste, spécialiste en littérature comparée, co-directeur de la revue Africultures et enseignant des littératures francophones dans l’antenne parisienne du Sarah Lawrence College, Boniface Mongo-Mboussa est l’éditeur des œuvres complètes de l’écrivain congolais Tchicaya U Tam’si (1931-1988) aux éditions Gallimard et l’auteur d’un essai consacré à ce même écrivain. Cet auteur maudit rompt l’héritage de la négritude, se définissant « comme poète et congolais, avant d’être nègre » et est le contemporain des luttes indépendantistes, proche d’un Patrice Lumumba. C’est cette complexité et cette richesse que Boniface Mongo-Mboussa met en exergue dans son essai éclairé où s’entremêlent la biographie et l’analyse littéraire pour célébrer un auteur qui a toujours refusé de servir les impostures et était animé du désir d’être un homme parmi les hommes. Bien qu’envisagé pour le prix Goncourt et le prix Nobel de littérature, Tchicaya U Tam’si reste un « outsider des lettres ».</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><strong><span>Grand Kalle, « Indépendance Cha Cha »</span></strong><span></span></p>
<p><span> Bobby Lapointe, « Marcel »</span></p>
<p><span> The Platters, « Sixteen Tons »</span></p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span><span></span>
<p><span> </span><span>Extrait du documentaire « Autoportrait » (1976) consacré à Tchicaya U Tam’si</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Extrait du discours de Patrice Lumumba (1960)</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Extrait de l’émission « Apostrophes » avec Léopold Sédar Senghor</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>            </span><span>            </span><span>            </span><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 04 Apr 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762524749767-8822c487-b30c-4d7e-b1ce-a2de5c977fb1.mp3" type="audio/mpeg" length="129601409"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 4 AVRIL 2024 – BONIFACE MONGO-MBOUSSA</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b5164dc8ce25.72261548.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages  # 04 avril 2024 - Alexis Salatko</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-04-avril-2024-alexis-salatko-2557</link>
      <guid isPermaLink="false">4934c9930d799eed93964e2d0e731d430ed9c593</guid>
      <description>Dans son dernier ouvrage publié chez Denoël, Alexis Salatko imagine un dialogue post mortem entre le père, Jules immense cinéaste, et son fil, Joe, chanteur populaire qui nous a divertis sans se déprendre d'une mélancolie et de fêlures liées au déracinement et aux déchirures familiales. Deux artistes projetés dans le tourbillon de la vie, qui se croisèrent sur des tournages, dans des festivals, s'aimèrent de loin parfois...



Ce récit interroge la paternité et brosse le tableau d'une époque où se croisent Alfred Hitchcock, Jacques Plait, Melina Mercouri, et bien d'autres... l'Amérique du Mac Carthysme et la Grèce des colonels. Un très beau roman où tout rapport avec la réalité n'est pas que fortuit.
En deuxième partie d'émission, Nadia Ettayeb vous propose d'écouter un entretien de Philippe Vannini avec Christian Bobin, extrait des Jeudis littéraires. Entretien réalisé en 2017 pour la sortie de La Nuit du coeur chez Gallimard.



Playlist :
Le Tourbillon de la vie, Jeanne Moreau dans Jules et Jim de François Truffaut.Côté Banjo, Joe DassinL'Amérique , Joe DassinAttendre, attendre, Mélina MercouriLa première femme ,Joe DassinExtrait d'une interview de Joe et Jules Dassin au sujet des Etats-Unis.

Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Dans son dernier ouvrage publié chez Denoël, <strong><span>Alexis Salatko</span></strong> imagine un dialogue post mortem entre le père, Jules immense cinéaste, et son fil, Joe, chanteur populaire qui nous a divertis sans se déprendre d'une mélancolie et de fêlures liées au déracinement et aux déchirures familiales. Deux artistes projetés dans le tourbillon de la vie, qui se croisèrent sur des tournages, dans des festivals, s'aimèrent de loin parfois...</span></p>



<p><span>Ce récit interroge la paternité et brosse le tableau d'une époque où se croisent Alfred Hitchcock, Jacques Plait, Melina Mercouri, et bien d'autres... l'Amérique du Mac Carthysme et la Grèce des colonels. Un très beau roman où tout rapport avec la réalité n'est pas que fortuit.</span></p>
<p><span>En deuxième partie d'émission, Nadia Ettayeb vous propose d'écouter un entretien de Philippe Vannini avec <strong><span>Christian Bobin</span></strong>, extrait des <em>Jeudis littéraires. </em>Entretien réalisé en 2017 pour la sortie de<em> <strong>La Nuit du coeur</strong> </em>chez Gallimard.</span></p>



<p><strong>Playlist</strong> :</p>
<p><em>Le Tourbillon de la vie</em>, Jeanne Moreau dans Jules et Jim de François Truffaut.<br /><em>Côté Banjo</em>, Joe Dassin<br /><em>L'Amérique , </em>Joe Dassin<br /><em>Attendre, attendre</em>, Mélina Mercouri<br /><em>La première femme</em> ,Joe Dassin<br />Extrait d'une interview de Joe et Jules Dassin au sujet des Etats-Unis.</p>

<p><strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 04 Apr 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/jingle.mp3?download" type="audio/mpeg" length="112848"/>
      <itunes:title>Au fil des pages  # 04 avril 2024 - Alexis Salatko</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6612d78d2745f1.00380305.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 21 MARS 2024 – GUILLAUME BUNEL</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-21-mars-2024-guillaume-bunel-3153</link>
      <guid isPermaLink="false">c413a0afdbd4b10a4f9a3e1144348402903ed844</guid>
      <description>Invité : Guillaume Bunel pour son essai Guide anachronique de l’infini (2024) paru aux éditions Arléa.

Musicologue, spécialiste des énigmes et des rébus musicaux de la Renaissance et enseignant à la Sorbonne, Guillaume Bunel propose un voyage dans l’infiniment grand et l’infiniment petit à travers son Guide anachronique de l’infini, paru aux éditions Arléa en 2024. Chacune des quatre parties (« Espaces », « Temps », « Mémoire » et « Ondes ») qui composent cet essai à la fois ludique et érudit, écrit dans un style simple et élégant, interroge les « confins du visible ». Guillaume Bunel se livre ainsi à une réflexion originale sur la place de l’homme dans un Univers dont une grande partie lui demeure inaccessible. Sa démarche s’inscrit dans cette « archéologie des savoirs » chère à Michel Foucault. Mais derrière des souvenirs d’enfance, des anecdotes historiques, des récits de découvertes scientifiques, Guillaume Bunel invite le lecteur à une leçon d’émerveillement et de contemplation.
 
MUSIQUES :
 Johann Sebastian Bach, 3e mouvement du concerto brandebourgeois n°4 en sol majeur BWV 1049
 Josquin des Prez, Missa Herculae Dux Ferrarie, « Kyrie Eleison »
 Andrea Boccelli, « Con te partirò »
EXTRAITS SONORES :
 Entretien de Jorge Luis Borges (1969)
 Présentation de la journée internationale du nombre π par Bernard Hodgson de l’Université de Laval (Québec)
 Extrait d’un documentaire de Daniel Tammet consacré à Kim Peek
 
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Guillaume Bunel</span></strong> pour son essai <em><b><span>Guide anachronique de l’infini</span></b></em><em><span> </span></em>(2024) paru aux éditions Arléa.</span><span></span></p>

<p><span>Musicologue, spécialiste des énigmes et des rébus musicaux de la Renaissance et enseignant à la Sorbonne, Guillaume Bunel propose un voyage dans l’infiniment grand et l’infiniment petit à travers son Guide anachronique de l’infini, paru aux éditions Arléa en 2024. Chacune des quatre parties (« Espaces », « Temps », « Mémoire » et « Ondes ») qui composent cet essai à la fois ludique et érudit, écrit dans un style simple et élégant, interroge les « confins du visible ». Guillaume Bunel se livre ainsi à une réflexion originale sur la place de l’homme dans un Univers dont une grande partie lui demeure inaccessible. Sa démarche s’inscrit dans cette « archéologie des savoirs » chère à Michel Foucault. Mais derrière des souvenirs d’enfance, des anecdotes historiques, des récits de découvertes scientifiques, Guillaume Bunel invite le lecteur à une leçon d’émerveillement et de contemplation.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><strong><span>Johann Sebastian Bach,</span></strong><span>3e mouvement du concerto brandebourgeois n°4 en sol majeur BWV 1049</span></p>
<p><span> Josquin des Prez, Missa Herculae Dux Ferrarie, « Kyrie Eleison »</span></p>
<p><span> Andrea Boccelli, « </span><span>Con te partirò »</span><span></span></p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span><span></span>
<p><span> Entretien de Jorge Luis Borges (1969)</span></p>
<p><span> </span><span>Présentation de la journée internationale du nombre π par Bernard Hodgson de l’Université de Laval (Québec)</span><span></span></p>
<p><span> </span><span>Extrait d’un documentaire de Daniel Tammet consacré à Kim Peek</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 21 Mar 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762526168069-2c8337fc-ff83-4ec6-80ea-70d8b63a3e0c.mp3" type="audio/mpeg" length="129590124"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 21 MARS 2024 – GUILLAUME BUNEL</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b50d9b7f60c3.04115968.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>AU FIL DES PAGES # 7 MARS 2024 - PASCAL ARNAUD</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-7-mars-2024-pascal-arnaud-3152</link>
      <guid isPermaLink="false">2cd4eecf9e3d4c43b26953158dd2ef820a43583c</guid>
      <description>Invité : Pascal Arnaud directeur et fondateur des éditions Quidam.
Fondées en 2002 par Pascal Arnaud, les éditions Quidam, se caractérisent par la recherche d'auteurs originaux, “à part”, tant en littérature française qu’étrangère. Pascal Arnaud vient présenter vingt années de travail et de publications, ainsi que certaines des nouveautés. Parmi elles, le captivant roman de l’Américain Eugene Marten, En aveugle, traduit par Stéphane Vanderhaeghe, dans lequel un homme sorti de prison revient vivre dans son ancienne ville, en quête d'une seconde chance, et se trouve pris sous l’aile d’un serrurier d’origine syrienne qui lui apprend les ficelles du métier. Dans ce roman social, à la fois sombre et profondément humain, Eugene Marten s’inscrit dans la lignée du Suttree de Cormac McCarthy et de Body Art de Don DeLillo. Côté français, Quitter Hurlevent de Laurence Werner David est un roman envoûtant autour de la relation “magnétique” entre Lucie, psychiatre, et Hector, son ancien patient. À son sujet, Cécile Wajsbrot parle d’un “roman dense et limpide, comme un torrent qui descend de la montagne irrémédiablement vers la plaine, vers la mer [au] rythme impitoyable qui mène les personnages vers leur destin”. Enfin, dans leur collection de poche, les éditions Quidam rééditent Hemlock de l’immense écrivaine franco-allemande Gabrielle Wittkop, épopée magistrale tissant un lien vertigineux entre trois meurtrières au destin tragique, Beatrice Cenci, la marquise de Brinvilliers et Mrs Fulham, et l’héroïne, Hemlock.
 
MUSIQUES :
 Joni Mitchell, « River » Alain Bashung, « Il voyage en solitaire »
EXTRAITS SONORES :
 Lecture par Eugene Marten Lecture d’un extrait de Quitter Hurlevent par Laurence Werner David Extrait de l’émission « Apostrophes » avec Gabrielle Wittkop
 
                          </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong><span> </span></strong>: <strong><span>Pascal Arnaud</span></strong> directeur et fondateur des <em><b><span>éditions Quidam</span></b></em><em><span>.</span></em></span><span></span></p>
<p><span>Fondées en 2002 par Pascal Arnaud, les éditions Quidam, se caractérisent par la recherche d'auteurs originaux, </span><span>“</span><span>à part</span><span>”</span><span>, tant en littérature française qu’étrangère. Pascal Arnaud vient présenter vingt années de travail et de publications, ainsi que certaines des nouveautés. Parmi elles, le captivant roman de l’Américain Eugene Marten, En aveugle, traduit par Stéphane Vanderhaeghe, dans lequel un homme sorti de prison revient vivre dans son ancienne ville, en quête d'une seconde chance, et se trouve pris sous l’aile d’un serrurier d’origine syrienne qui lui apprend les ficelles du métier. Dans ce roman social, à la fois sombre et profondément humain, Eugene Marten s’inscrit dans la lignée du Suttree de Cormac McCarthy et de Body Art de Don DeLillo. Côté français, Quitter Hurlevent de Laurence Werner David est un roman envoûtant autour de la relation “magnétique” entre Lucie, psychiatre, et Hector, son ancien patient. À son sujet, Cécile Wajsbrot parle d’un “roman dense et limpide, comme un torrent qui descend de la montagne irrémédiablement vers la plaine, vers la mer [au] rythme impitoyable qui mène les personnages vers leur destin”. Enfin, dans leur collection de poche, les éditions Quidam rééditent Hemlock de l’immense écrivaine franco-allemande Gabrielle Wittkop, épopée magistrale tissant un lien vertigineux entre trois meurtrières au destin tragique, Beatrice Cenci, la marquise de Brinvilliers et Mrs Fulham, et l’héroïne, Hemlock.</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<span>MUSIQUES :</span><span></span>
<p><strong><span> </span></strong><span>Joni Mitchell, « River »<br /> Alain Bashung, « Il voyage en solitaire »</span><span></span></p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span><span></span>
<p><span> Lecture par Eugene Marten<br /> Lecture d’un extrait de Quitter Hurlevent par Laurence Werner David<br /> Extrait de l’émission « Apostrophes » avec Gabrielle Wittkop</span><span></span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>             </span><span>             </span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 07 Mar 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://s3.amazonaws.com/assets.pippa.io/shows/675d983264b31a64790d11b9/1762525795982-aeb2219d-644a-4e52-b118-242a801194eb.mp3" type="audio/mpeg" length="131390066"/>
      <itunes:title>AU FIL DES PAGES # 7 MARS 2024 - PASCAL ARNAUD</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/68b4aff4139410.12464241.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 29 février 2024 - Je cherchais un pays, Jean-Pierre Ferrini</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-29-fevrier-2024-je-cherchais-un-pays-jean-pierre-ferrini-2515</link>
      <guid isPermaLink="false">22136dd41d80b570b71c5d4052a96e43a02af0ce</guid>
      <description>Voyager.
Arpenter, silloner des pays proches et lointains, sur les traces d'un peintre et d'écrivains... Se laisser porter par les réminiscences de l'enfance, de l'histoire familiale, des lectures, vécues comme autant de traversées, en suivant la pente contemplative qu'offre le déplacement. C'est ce que propose Jean-Pierre Ferrini dans ce très bel ouvrage qu'il qualifie d'autoprographie.
Un livre des haltes : en Franche-Comté dans les paysages  de la vallée de la Loue peinte par Courbet, terre maternelle. Dans le Piémont , terre de Cesare Pavese, mais aussi celle du père, dans l'Iran des poètes et de la femme aimée : Nizami, Rûmi, Omar Khayyam, Attar, Hafez...


A la suite de ces trois récits de voyage , qui tissent une unité subtile, viennent d'autres textes, des fragments et une réflexion sur la lecture, sur l'écriture, reflets d'une quête : celle de la forme. Une quête qui reste inachevée, à recommencer, encore et c'est toute la beauté de cette oeuvre singulière.
Je cherchais un pays de JP Ferrini éditions Le Temps qu'il fait.Jean Pierre Ferrini est l'invité de Nadia Ettayeb.
Playlist :
Debussy, L'Isle joyeuse interprété  Elian RamonjisoaFarya Faraji, Shirin and KhosrowLéo Ferré, L'Huomo solo ( traduction du poème de Cesare Pavese par Gilles de Van- Poésie Gallimard, album La Solitudine 1972)
Extrait :
Michelangelo Antonioni, Femmes entre elles (d'après Tra donne sole) </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Voyager.</span></p>
<p><span>Arpenter, silloner des pays proches et lointains, sur les traces d'un peintre et d'écrivains... Se laisser porter par les réminiscences de l'enfance, de l'histoire familiale, des lectures, vécues comme autant de traversées, en suivant la pente contemplative qu'offre le déplacement. C'est ce que propose <strong><span>Jean-Pierre Ferrini </span></strong>dans ce très bel ouvrage qu'il qualifie d<em>'autoprographie.</em></span></p>
<p><span>Un livre des haltes : en Franche-Comté dans les paysages  de la vallée de la Loue peinte par Courbet, terre maternelle. Dans le Piémont , terre de Cesare Pavese, mais aussi celle du père, dans l'Iran des poètes et de la femme aimée : Nizami, Rûmi, Omar Khayyam, Attar, Hafez...</span></p>


<p><span>A la suite de ces trois récits de voyage , qui tissent une unité subtile, viennent d'autres textes, des fragments et une réflexion sur la lecture, sur l'écriture, reflets d'une quête : celle de la forme. Une quête qui reste inachevée, à recommencer, encore et c'est toute la beauté de cette oeuvre singulière.</span></p>
<p><span><strong><em>Je cherchais un pays</em></strong> de JP Ferrini éditions Le Temps qu'il fait.<br /></span><span><strong><span>Jean Pierre Ferrini</span></strong> est l'invité de Nadia Ettayeb.</span></p>
<p><span><strong>Playlist </strong>:</span></p>
<p><span>Debussy, <em>L'Isle joyeuse </em>interprété<em> </em> Elian Ramonjisoa<br /></span><span>Farya Faraji, <em>Shirin and Khosrow<br /></em></span><span>Léo Ferré, <em>L'Huomo solo</em> ( traduction du poème de Cesare Pavese par Gilles de Van- Poésie Gallimard, album <em>La Solitudine 1972)</em></span></p>
<p><span><strong>Extrait :</strong></span></p>
<p><span>Michelangelo Antonioni<strong>,</strong> <em>Femmes entre elles</em> (d'après <em>Tra donne sole</em>) </span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 29 Feb 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2024-02-29.mp3?download" type="audio/mpeg" length="128269791"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 29 février 2024 - Je cherchais un pays, Jean-Pierre Ferrini</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/65e87d738a4391.74717047.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 22 février 2024 - Sophie Képès</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-22-fevrier-2024-sophie-kepes-2510</link>
      <guid isPermaLink="false">fe356213a73e2657dd93276f682244161a268469</guid>
      <description>Invitée : Sophie Képès pour son essai Désappartenir : Psychologie de la création (2023) paru aux éditions Maurice Nadeau.
Romancière et traductrice du hongrois, Sophie Képès propose avec Désappartenir : Psychologie de la création un essai original, qui constitue un genre à part entière, celui de l'autobiographie par les livres. Ayant grandi dans une famille « dysfonctionnelle », dont le père s'emploie à effacer toute trace des origines et dont la mère multiplie vexations et humiliations, c'est peu de dire que Sophie Képès a été sauvée par la littérature. Celle qu'on lit puis celle qu'on écrit. Dans ce travail de mémoire minutieux, scrupuleux, Sophie Képès  se livre à une autopsychanalyse qui évite l'écueil du règlement de comptes familial, pour tenter de comprendre comment on peut se (re)construire par la lecture et l'écriture. Car cette quête intérieure qu'est Désappartenir : Psychologie de la création est également une enquête sur la création littéraire, et plus largement artistique, dans laquelle Sophie Képès convoque de sfigures tutélaires comme Nancy Huston, Philip Roth, Danilo Kiš, Romain Gary, Franz Kafka, etc. Loin de l'autofiction, elle offre une vibrante déclaration d'amour à la lecture, comme discipline d'éveil et d'accomplissement. 
MUSIQUES :
 Ludwig van Beethoven, « Kennst du das Land », interprété par Barbara Hendricks Henry Purcell, « O Solitude », interprété par Alfred Deller Ray La Montagne, « Empty »
EXTRAITS SONORES :
 Nancy Huston « L'héroïne que j'aurais aimé être » (extrait de « La Grande Librairie ») Extrait d'un entretien avec Philip Roth dans « La Grande Librairie » Extrait d'un entretien avec Danilo Kiš
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée<strong> </strong>: <span><strong>Sophie Képès</strong></span> pour son essai <em><b>Désappartenir : Psychologie de la création</b> </em>(2023) paru aux éditions Maurice Nadeau.</span></p>
<p><span>Romancière et traductrice du hongrois, <span><strong>Sophie Képès</strong></span> propose avec <strong><em>Désappartenir : Psychologie de la création</em></strong> un essai original, qui constitue un genre à part entière, celui de l'autobiographie par les livres. Ayant grandi dans une famille « dysfonctionnelle », dont le père s'emploie à effacer toute trace des origines et dont la mère multiplie vexations et humiliations, c'est peu de dire que <span><strong>Sophie Képès</strong></span> a été sauvée par la littérature. Celle qu'on lit puis celle qu'on écrit. Dans ce travail de mémoire minutieux, scrupuleux, <span><strong>Sophie Képès</strong></span>  se livre à une autopsychanalyse qui évite l'écueil du règlement de comptes familial, pour tenter de comprendre comment on peut se (re)construire par la lecture et l'écriture. Car cette quête intérieure qu'est <strong><em>Désappartenir : Psychologie de la création</em></strong> est également une enquête sur la création littéraire, et plus largement artistique, dans laquelle <span><strong>Sophie Képès</strong></span> convoque de sfigures tutélaires comme Nancy Huston, Philip Roth, Danilo Kiš, Romain Gary, Franz Kafka, etc. Loin de l'autofiction, elle offre une vibrante déclaration d'amour à la lecture, comme discipline d'éveil et d'accomplissement. <span></span></span></p>
<span>MUSIQUES :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Ludwig van Beethoven, « Kennst du das Land », interprété par Barbara Hendricks<br /> Henry Purcell, « O Solitude », interprété par Alfred Deller<br /> Ray La Montagne, « Empty »<br /><br /></span></p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span> Nancy Huston « L'héroïne que j'aurais aimé être » (extrait de « La Grande Librairie »)<br /> Extrait d'un entretien avec Philip Roth dans « La Grande Librairie »<br /></span><span> Extrait d'un entretien avec Danilo Kiš</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 22 Feb 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2024-02-22.mp3?download" type="audio/mpeg" length="129601409"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 22 février 2024 - Sophie Képès</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/65e61c6709a015.88932782.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 08 février 2024 - Denis Intante et Jean-Hubert Gailliot</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-08-fevrier-2024-denis-intante-et-jean-hubert-gailliot-2482</link>
      <guid isPermaLink="false">8c155bd1085b8ac8347f39af74012ab126204c00</guid>
      <description>Invités : Denis Infante pour son livre Rousse ou Les beaux habitants de l'univers (2024) paru aux éditions Tristram, en compagnie de Jean-Hubert Gailliot, fondateur et directeur, avec Sylvie Martigny, des éditions Tristram.
Denis Infante a exercé divers métiers (maçon, régisseur de cirque, etc.) et beaucoup travaillé avec le théâtre de rue. Avec Rousse ou Les beaux habitants de l'univers, il signe son premier roman, magistral, qui constitue l'un des succès inattendus de cette rentrée littéraire de janvier. Un succès qui passe par le meilleur des relais : celui des libraires et des lecteurs. Rousse est une jeune renarde, vivant dans un monde postapocalyptique d'où les hommes ont disparu. Mais la vie n'en est pas plus simple ni plus harmonieuse pour autant. C'est un monde où l'eau manque, où le soleil sèche tout. Rousse se lance alors dans une évéritable épopée, au cours de laquelle elle va croiser l'ourse Brune et le vieux corbeau Noirciel, mais aussi affronter des loups, être accueillie par une horde de sangliers, sympathiser avec un écureuil et échapper à de terrifiants animaux aquatiques mi-réels, mi-fantastiques. Ce récit, qui tient à la fois de la fable et du voyage initiatique, est servi par une langue unique, que Denis Infante a spécialement forgée pour servir son récit, épouser le mouvement d'un animal qui se déplace à quatre pattes et tenter de traduire une conscience animale où les sens priment. Avec Rousse ou Les beaux habitants de l'univers, Denis Infante se situe à mi-chemin entre Cormac MacCarthy et Jean Giono.
Chronique de Cécile A. Holdban : Grey Owl, L'Arbre, traduit par Jeanne Roche-Mazon et paru aux éditions Souffle en 2010.Ce court récit de Grey Owl, Anglais indianisé ojibwa et auteur dont la vie est à elle seule un véritable roman, est une fable écologique, déprise de la linéarité du temps historique pour épouser la dimension cyclique du temps naturel. Grey Owl raconte les sept siècles d'histoire et de vie d'un arbre né d'une pomme de pin oubliée par un écureuil distrait, qui incarne la vigueur, la force et la durée. Il est d'abord le témoin d'une nature d'avant les premiers hommes, jusqu'à ce qu'un Indien Pied-Noir vienne s'y abriter et en faire un arbre sacré de sa tribu. Ce pin majestueux se dresse ainsi, ayant affronté les éléments et vu tant de choses, jusqu'à ce que l'homme blanc arrive, envahisse et décide de construire une route... Il faut ranger Grey Owl aux côtés de Thoreau ou de John Muir, et l'on trouvera autant matière à réfléchir et à rêver avec L'Arbre qu'avec Walden.
Musiques :
 Stephen Eicher, « Tu ne me dois rien » Gérard Manset, « C'est un parc » Carl Swan, « Tree Song »
Extraits sonores :
 Extrait d'une lecture des premières pages de Rousse ou Les beaux habitants de l'univers par Carole Dubray (2024) Extrait de l'émission « La nuit écoute » du 25 décembre 1965 sur l'ORTF, interview de Jean Giono par Claude Santelli</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invités: <span><strong>Denis Infante</strong></span> pour son livre <em><b>Rousse ou Les beaux habitants de l'univers</b> </em>(2024) paru aux éditions Tristram, en compagnie de <span><strong>Jean-Hubert Gailliot</strong></span>, fondateur et directeur, avec Sylvie Martigny, des éditions Tristram.</span></p>
<p><span><span><strong>Denis Infante</strong></span> a exercé divers métiers (maçon, régisseur de cirque, etc.) et beaucoup travaillé avec le théâtre de rue. Avec <strong><em>Rousse ou Les beaux habitants de l'univers</em></strong>, il signe son premier roman, magistral, qui constitue l'un des succès inattendus de cette rentrée littéraire de janvier. Un succès qui passe par le meilleur des relais : celui des libraires et des lecteurs. Rousse est une jeune renarde, vivant dans un monde postapocalyptique d'où les hommes ont disparu. Mais la vie n'en est pas plus simple ni plus harmonieuse pour autant. C'est un monde où l'eau manque, où le soleil sèche tout. Rousse se lance alors dans une évéritable épopée, au cours de laquelle elle va croiser l'ourse Brune et le vieux corbeau Noirciel, mais aussi affronter des loups, être accueillie par une horde de sangliers, sympathiser avec un écureuil et échapper à de terrifiants animaux aquatiques mi-réels, mi-fantastiques. Ce récit, qui tient à la fois de la fable et du voyage initiatique, est servi par une langue unique, que <span><strong>Denis Infante</strong></span> a spécialement forgée pour servir son récit, épouser le mouvement d'un animal qui se déplace à quatre pattes et tenter de traduire une conscience animale où les sens priment. Avec <strong><em>Rousse ou Les beaux habitants de l'univers</em></strong>, <span><strong>Denis Infante</strong></span> se situe à mi-chemin entre Cormac MacCarthy et Jean Giono.</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Grey Owl</b>, <strong><em>L'Arbre</em></strong>, traduit par Jeanne Roche-Mazon et paru aux éditions Souffle en 2010.<br /></span><span>Ce court récit de Grey Owl, Anglais <em>indianisé</em> ojibwa et auteur dont la vie est à elle seule un véritable roman, est une fable écologique, déprise de la linéarité du temps historique pour épouser la dimension cyclique du temps naturel. Grey Owl raconte les sept siècles d'histoire et de vie d'un arbre né d'une pomme de pin oubliée par un écureuil distrait, qui incarne la vigueur, la force et la durée. Il est d'abord le témoin d'une nature d'avant les premiers hommes, jusqu'à ce qu'un Indien Pied-Noir vienne s'y abriter et en faire un arbre sacré de sa tribu. Ce pin majestueux se dresse ainsi, ayant affronté les éléments et vu tant de choses, jusqu'à ce que l'homme blanc arrive, envahisse et décide de construire une route... Il faut ranger Grey Owl aux côtés de Thoreau ou de John Muir, et l'on trouvera autant matière à réfléchir et à rêver avec <strong><em>L'Arbre</em></strong> qu'avec <strong><em>Walden</em></strong>.</span></p>
<span>Musiques :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Stephen Eicher, « Tu ne me dois rien »<br /> Gérard Manset, « C'est un parc »<br /> Carl Swan, « Tree Song »<br /><br /></span></p>
<span>Extraits sonores :</span>
<p><span><span> Extrait d'une lecture des premières pages de <strong><em>Rousse ou Les beaux habitants de l'univers</em> </strong>par Carole Dubray (2024)</span><br /><span> Extrait de l'émission « La nuit écoute » du 25 décembre 1965 sur l'ORTF, interview de Jean Giono par Claude Santelli</span></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 08 Feb 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2024-02-08.mp3?download" type="audio/mpeg" length="129193899"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 08 février 2024 - Denis Intante et Jean-Hubert Gailliot</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/65cf7770663818.68341708.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 18 janvier 2024 - Robert Harvey</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-18-janvier-2024-robert-harvey-2451</link>
      <guid isPermaLink="false">62e3a17c4a5c07d589dacff1d0e77d0823c8c7bb</guid>
      <description>Invité : Robert Harvey pour son livre Parmi les gisants. Penser le cimetière (2024) paru aux Presses Universitaires de France.
Philosophe américain, traducteur et »de la littérature, Robert Harvey a enseigné la littérature comparée et la philosophie, entre autres, à l'université new-yorkaise de Stony Brook. Spécialiste de Beckett, Primo Levi, Foucault, Sartre, Duras et Deguy, il a également traduit Derrida, Deguy, Foucault et Ricœur, et collaboré aux trois volumes des œuvres complètes de Marguerite Duras dans la Pléiade. Il est l'auteur d'ouvrages dans lesquels il s'intéresse aux thématiques du témoignage, de la littérature et du langage.
Avec Parmi les gisant. Penser le cimetière, Robert Harvey interroge notre rapport, collectif et individuel, à la mort et aux morts. Du vieux cimetière juif de son enfance californienne au Dôme de Genbaku à Hiroshima et Ground Zero, Robert Harvey propose un questionnement et des réponses sur cette espèce d'espace autre occupé par les morts. Ainsi, de ecs cénotaphes collectifs érigés en mémoire des grands drames et grands charniers de l'histoire récente de l'humanité, de ces « grands cimetières sous la lune », il explique qu'ils constituent le substrat d'une nation. Voyageant entre Paris, Berlin et les États-Unis, il scrute cette mémoire dont les cimetières sont les dépositaires, que ce soit les fosses communes des émeutes versaillaises de 1848, le plus petit cimetière juif de la capitale allemande ou bien ceux qui, dans son pays, portent la trace indélébile de la ségrégation. Reprenant la formule de Michel Deguy qui parle d'une vie subite, Robert Harvey n'offre pas tant, avec Parmi les gisants, un livre sur la mort qu'une réflexion sur notre manière d'être vivants.
Chronique de Cécile A. Holdban : Anne Dufourmantelle, Puissance de la douceur, paru chez Rivages Poche en 2013.
Ce court essai d'une centaine de pages de la psychanalyste Anne Dufourmantelle est un livre au style simple, limpide, capable pourtant de nourrir une réflexion dense et fouillée, explorant ce sentiment dont elle écrit que, plus qu'une qualité ou une vertu, il est « un instinct de vie, un rapport au monde ». Car selon elle, la douceur possède sa propre dialectique inquète procédant de cette « part du monde sauvage » qu'elle abrite en elle. Sa force réside dans la conscience de sa faiblesse, la liberté qu'elle nous offre dans le risque qu'elle nous propose de prendre.
Musique :
 David Bowie « Ashes to Ashes » Ludwig van Beethoven « Allegretto du trio pour piano n°6 en mi bémol majeur op. 70 » interprété par Daniel Barenboïm, Jacqueline Du Pré et Pinchas Zukerman Clara Ysé « Douce »
Extraits sonores
 Extrait d'une lecture par Michel Deguy de ses Épigrammes, à l'occasion du prix Goncourt de la poésie qui lui a été décerné (2020) Extrait des Quatre cents coups de François Truffaut (1959)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité: <strong><span>Robert Harvey</span></strong> pour son livre <em><b>Parmi les gisants. Penser le cimetière</b> </em>(2024) paru aux Presses Universitaires de France.</span></p>
<p><span>Philosophe américain, traducteur et »de la littérature, <strong><span>Robert Harvey</span></strong> a enseigné la littérature comparée et la philosophie, entre autres, à l'université new-yorkaise de Stony Brook. Spécialiste de Beckett, Primo Levi, Foucault, Sartre, Duras et Deguy, il a également traduit Derrida, Deguy, Foucault et Ricœur, et collaboré aux trois volumes des œuvres complètes de Marguerite Duras dans la Pléiade. Il est l'auteur d'ouvrages dans lesquels il s'intéresse aux thématiques du témoignage, de la littérature et du langage.</span></p>
<p><span>Avec <strong><em>Parmi les gisant. Penser le cimetière</em></strong>, <strong><span>Robert Harvey</span></strong> interroge notre rapport, collectif et individuel, à la mort et aux morts. Du vieux cimetière juif de son enfance californienne au Dôme de Genbaku à Hiroshima et Ground Zero, <strong><span>Robert Harvey</span></strong> propose un questionnement et des réponses sur cette espèce d'espace autre occupé par les morts. Ainsi, de ecs cénotaphes collectifs érigés en mémoire des grands drames et grands charniers de l'histoire récente de l'humanité, de ces « grands cimetières sous la lune », il explique qu'ils constituent le substrat d'une nation. Voyageant entre Paris, Berlin et les États-Unis, il scrute cette mémoire dont les cimetières sont les dépositaires, que ce soit les fosses communes des émeutes versaillaises de 1848, le plus petit cimetière juif de la capitale allemande ou bien ceux qui, dans son pays, portent la trace indélébile de la ségrégation. Reprenant la formule de Michel Deguy qui parle d'une <em>vie subite</em>, <strong><span>Robert Harvey</span></strong> n'offre pas tant, avec <em><strong>Parmi les gisants</strong></em>, un livre sur la mort qu'une réflexion sur notre manière d'être vivants.</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Anne Dufourmantelle</b>, <strong><em>Puissance de la douceur</em></strong>, paru chez Rivages Poche en 2013.</span></p>
<p><span>Ce court essai d'une centaine de pages de la psychanalyste Anne Dufourmantelle est un livre au style simple, limpide, capable pourtant de nourrir une réflexion dense et fouillée, explorant ce sentiment dont elle écrit que, plus qu'une qualité ou une vertu, il est « un instinct de vie, un rapport au monde ». Car selon elle, la douceur possède sa propre dialectique inquète procédant de cette « part du monde sauvage » qu'elle abrite en elle. Sa force réside dans la conscience de sa faiblesse, la liberté qu'elle nous offre dans le risque qu'elle nous propose de prendre.</span></p>
<span>Musique :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>David Bowie « Ashes to Ashes »<br /> Ludwig van Beethoven « Allegretto du trio pour piano n°6 en mi bémol majeur op. 70 » interprété par Daniel Barenboïm, Jacqueline Du Pré et Pinchas Zukerman<br /><em><strong> </strong></em>Clara Ysé « Douce »<br /><br /></span></p>
<span><span>Extraits sonores</span><br /></span>
<p><span> Extrait d'une lecture par Michel Deguy de ses Épigrammes, à l'occasion du prix Goncourt de la poésie qui lui a été décerné (2020)<br /> Extrait des <em>Quatre cents coups</em> de François Truffaut (1959)</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 18 Jan 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2024-01-18.mp3?download" type="audio/mpeg" length="157405517"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 18 janvier 2024 - Robert Harvey</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/65ad80ac237da0.59468623.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 21 décembre 2023 - Florence Noiville</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-21-decembre-2023-florence-noiville-2434</link>
      <guid isPermaLink="false">27f333d4bdf83698ab3ef7e9f49e6a0225932498</guid>
      <description>Invitée : Florence Noiville pour son livre Milan Kundera : « Écrire, quelle drôle d'idée ! » (2023) paru aux éditions Gallimard.
Critique littéraire et écrivaine, Florence Noiville est responsable de la littérature étrangère dans Le Monde des Livres. Elle est l'auteure d'une biographie d'Isaac Bashevis Singer, et d'une autre consacrée à Nina Simone, ainsi que de plusieurs essais, d'ouvrages de jeunesse et de quatre romans, dont L'Illusion délirante d'être aimé couronné en 2016 par le prix Gabrielle-d'Estrées. 
Amie proche depuis de nombreuses années du grand écrivain tchèque disparu le 11 juillet dernier, Florence Noiville propose un récit très personnel, intime et pudique, qui raconte en filigrane l'homme qu'était Milan Kundera, sans jamais forcer sa biographie. Elle offre surtout une porte d'entrée éclairée et captivante à cette œuvre majeure de notre temps. Par courts chapitres, qui rayonnent, se répondent, composent un portrait mosaïque de cet écrivain et ses livres, elle montre la modernité iconoclaste de cette pensée. Milan Kundera : « Écrire, quelle drôle d'idée ! » est un ouvrage tour à tour drôle, tendre, pénétrant, dans lequel Florence Noiville se livre à une exégèse subtile, habile et brillante des romans et essais de Milan Kundera. On ne saurait faire de plus beau compliment à Florence Noiville que de lui dire qu'après avoir refermé Milan Kundera : « Écrire, quelle drôle d'idée ! », on n'a qu'une seule envie : relire tout Milan Kundera en prêtant un peu plus attention à certains détails qui nous avaient échappé et sur lesquels elle sait attirer notre attention pour mieux prendre la mesure de cette œuvre inépuisable qui n'a cessé de célébrer l'art du roman.
Chronique de Cécile A. Holdban : Isaac Bashevis Singer, Shosha, traduit de l'anglais par Marie-Pierre Castelnau-Bay et Jacqueline Chénour, paru en Livre de Poche en 1983.
Prix Nobel de littérature en 1978, Isaac Bashevis Singer, écrivain polonais naturalisé américain, est l'auteur, en yiddish, d'une œuvre prolifique. Shosha n'est pas son roman le plus connu, mais il est l'un de ses plus émouvants, et sans doute le plus autobiographique. Dans la Varsovie des années 1930, le héros, enfant, est inséparable d'une petite voisine au retard de croissance et sans doute intellectuel, Shosha. À travers la figure de cette shlemiel, Signer raconte la tragédie qui s'apprête à frapper les Juifs d'Europe. Ce monde englouti, qui est autant celui du shtetl que du yiddish, Singer en a refusé l'effacement en le ressuscitant et en le célébrant dans son œuvre.
MUSIQUE :
 Milan Kundera, morceau inédit composé à quatorze ans, interprété par Camille El Bacha Leoš Janácek « Listek odvanutý (Po zarostlem chodnicku) » interprété par Ivo Kahánek
EXTRAITS SONORES :
 Extrait de l'émission « Apostrophes » du 28 janvier 1984 animée par Bernard Pivot avec Milan Kundera Reportage consacré à Isaac Bashevis Singer à l'occasion de la remise du prix Nobel de littérature (1978)
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée: <strong><span>Florence Noiville</span></strong> pour son livre <em><b>Milan Kundera : « Écrire, quelle drôle d'idée ! »</b> </em>(2023) paru aux éditions Gallimard.</span></p>
<p><span>Critique littéraire et écrivaine, <span>Florence Noiville</span> est responsable de la littérature étrangère dans <em>Le Monde des Livres</em>. Elle est l'auteure d'une biographie d'Isaac Bashevis Singer, et d'une autre consacrée à Nina Simone, ainsi que de plusieurs essais, d'ouvrages de jeunesse et de quatre romans, dont <em>L'Illusion délirante d'être aimé</em> couronné en 2016 par le prix Gabrielle-d'Estrées. </span></p>
<p><span>Amie proche depuis de nombreuses années du grand écrivain tchèque disparu le 11 juillet dernier, <strong><span>Florence Noiville</span></strong> propose un récit très personnel, intime et pudique, qui raconte en filigrane l'homme qu'était Milan Kundera, sans jamais forcer sa biographie. Elle offre surtout une porte d'entrée éclairée et captivante à cette œuvre majeure de notre temps. Par courts chapitres, qui rayonnent, se répondent, composent un portrait mosaïque de cet écrivain et ses livres, elle montre la modernité iconoclaste de cette pensée. <em><b>Milan Kundera : « Écrire, quelle drôle d'idée ! »</b></em> est un ouvrage tour à tour drôle, tendre, pénétrant, dans lequel <strong><span>Florence Noiville</span></strong> se livre à une exégèse subtile, habile et brillante des romans et essais de Milan Kundera. On ne saurait faire de plus beau compliment à <strong><span>Florence Noiville</span></strong> que de lui dire qu'après avoir refermé <em><b>Milan Kundera : « Écrire, quelle drôle d'idée ! »</b></em>, on n'a qu'une seule envie : relire tout Milan Kundera en prêtant un peu plus attention à certains détails qui nous avaient échappé et sur lesquels elle sait attirer notre attention pour mieux prendre la mesure de cette œuvre inépuisable qui n'a cessé de célébrer l'<em>art du roman</em>.</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Isaac Bashevis Singer</b>, <strong><em>Shosha</em></strong>, traduit de l'anglais par Marie-Pierre Castelnau-Bay et Jacqueline Chénour, paru en Livre de Poche en 1983.</span></p>
<p><span>Prix Nobel de littérature en 1978, Isaac Bashevis Singer, écrivain polonais naturalisé américain, est l'auteur, en yiddish, d'une œuvre prolifique. <em>Shosha</em> n'est pas son roman le plus connu, mais il est l'un de ses plus émouvants, et sans doute le plus autobiographique. Dans la Varsovie des années 1930, le héros, enfant, est inséparable d'une petite voisine au retard de croissance et sans doute intellectuel, Shosha. À travers la figure de cette <em>shlemiel</em>, Signer raconte la tragédie qui s'apprête à frapper les Juifs d'Europe. Ce monde englouti, qui est autant celui du <em>shtetl</em> que du yiddish, Singer en a refusé l'effacement en le ressuscitant et en le célébrant dans son œuvre.</span></p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><span>Milan Kundera, morceau inédit composé à quatorze ans, interprété par Camille El Bacha<br /> Leoš Janácek « Listek odvanutý (Po zarostlem chodnicku) » interprété par Ivo Kahánek<br /><br /></span></p>
<span>EXTRAITS SONORES :</span>
<p><span> Extrait de l'émission « Apostrophes » du 28 janvier 1984 animée par Bernard Pivot avec Milan Kundera<br /> Reportage consacré à Isaac Bashevis Singer à l'occasion de la remise du prix Nobel de littérature (1978)</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 21 Dec 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-12-21.mp3?download" type="audio/mpeg" length="130549968"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 21 décembre 2023 - Florence Noiville</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/659befa0e507e9.73771613.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 14 décembre 2023 - Gorge d'Or, Anni Kitömäki - Editions Rue de l'Echiquier</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-14-decembre-2023-gorge-d-or-anni-kitoemaeki-editions-rue-de-l-echiquier-2420</link>
      <guid isPermaLink="false">bfa9383d489a6052270f63812424a80389834b5e</guid>
      <description>Gorge d'or est le premier roman, publié en 2015, d'Anni Kitömäki. Il s'agit d'un récit dense, ample et puissant, à l'image des paysages qui en sont le décor.Un récit aux accents de contes parfois,  sur lequel souffle la bise des forêts, de LA forêt, sujet essentiel et pour ainsi dire personnage central qui nous engloutit régulièrement dans son "frissonnant silence".

Gorge d'or est une saga hstorique, mais aussi une ode à la nature sauvage, aux éléments, à leur force et à leur permanence dans ces moments de l'histoire où le rythme s'accélère. La Finlande, début du siècle, plonge dans la guerre mondiale puis dans la guerre civile qui oppose les rouges aux blancs après la révolution en Russie. Pris dans cet tourmente, Erik et Lidia, que tout oppose socialement, se rejoignent dans leur fascination pour la nature sauvage. De cette union naitra une fille, Malla, à son tour confrontée aux soubresauts de l'histoire et initiée aux sentiers mystérieux de la forêt.
Où suis-je plus utile ? c'est la question qui guide les pas d'Erik Stenford, issu de la bourgeoisie, fasciné par les oiseaux et la forêt. Faut-il s'engager ou tourner le dos à cet emballement et s'enfoncer dans les sentiers bordés de pins millénaires où grive, roitelet, puillot fitis, pic noir semblent appeler à s'égarer sous l'oeil fixe d'une chouette de l'oural ?

Matthieur Riva et Thomas Bout sont les invités de Nadia Ettayeb pour parler de ce très beau roman, porté par une langue singulière, magistralement rendue par la traduction d'Anne Colin du Terail, qui entraine le lecteur dans un univers où le rêve côtoie la réalité, où l'imaginaire soulève des questions très contemporaines et universelles sur notre rapport au vivant, dans une approche sensible, loin de tout didactisme.

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><strong><em>Gorge d'or </em></strong>est le premier roman, publié en 2015, d'Anni Kitömäki. Il s'agit d'un récit dense, ample et puissant, à l'image des paysages qui en sont le décor.<br /></span><span>Un récit aux accents de contes parfois,  sur lequel souffle la bise des forêts, de LA forêt, sujet essentiel et pour ainsi dire personnage central qui nous engloutit régulièrement dans son "frissonnant silence".</span></p>

<p><span><strong><em>Gorge d'or</em></strong> est une saga hstorique, mais aussi une ode à la nature sauvage, aux éléments, à leur force et à leur permanence dans ces moments de l'histoire où le rythme s'accélère. La Finlande, début du siècle, plonge dans la guerre mondiale puis dans la guerre civile qui oppose les rouges aux blancs après la révolution en Russie. Pris dans cet tourmente, Erik et Lidia, que tout oppose socialement, se rejoignent dans leur fascination pour la nature sauvage. De cette union naitra une fille, Malla, à son tour confrontée aux soubresauts de l'histoire et initiée aux sentiers mystérieux de la forêt.</span></p>
<p><span>Où suis-je plus utile ? c'est la question qui guide les pas d'Erik Stenford, issu de la bourgeoisie, fasciné par les oiseaux et la forêt. Faut-il s'engager ou tourner le dos à cet emballement et s'enfoncer dans les sentiers bordés de pins millénaires où grive, roitelet, puillot fitis, pic noir semblent appeler à s'égarer sous l'oeil fixe d'une chouette de l'oural ?</span></p>

<p><span><strong><span>Matthieur Riva</span></strong> et <strong><span>Thomas Bout</span></strong> sont les invités de Nadia Ettayeb pour parler de ce très beau roman, porté par une langue singulière, magistralement rendue par la traduction d'Anne Colin du Terail, qui entraine le lecteur dans un univers où le rêve côtoie la réalité, où l'imaginaire soulève des questions très contemporaines et universelles sur notre rapport au vivant, dans une approche sensible, loin de tout didactisme.</span></p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 14 Dec 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-12-14.mp3?download" type="audio/mpeg" length="167305507"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 14 décembre 2023 - Gorge d'Or, Anni Kitömäki - Editions Rue de l'Echiquier</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/657b663d8e63f9.29745237.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 30 novembre 2023 - Aurélia Clément</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-30-novembre-2023-aurelia-clement-2433</link>
      <guid isPermaLink="false">b9df5d316312737dbe0ea0220ffbc2717939a49e</guid>
      <description>Invitée : Aurélia Clément pour son roman Mamie Loulou (2023) paru aux éditions Phébus.
Aurélia Clément travaille dans la communication musicale auprès de solistes et d'ensembles musicaux, ainsi que pour le festival Lisztomanias à Châteauroux. 
Avec Mami Loulou, Aurélia Clément signe un premier roman virtuose, d'une grande délicatesse, d'une vibrante pudeur et d'une saisissante originalité. La narratrice, double de l'auteure, se lance sur les traces de sa grand-mère maternelle disparue, femme silencieuse et absente aux autres comme au monde, qui, depuis des années, s'était entourée de livres dont elle s'était fait une forteresse. La narratrice tente de percer le mystère de cette bibliomanie pathologique qui est la marque d'une rupture, d'un refus de la vie, mais aussi la possibilité d'une émancipation. Le destin de l'héroïne entrecroise celui de sa grand-mère, interrogeant la problématique de la transmission et la complexité de l'héritage fait à la fois d'une somme de mots (ceux des livres) et d'un impénétrable silence (celui de la grand-mère). Roman de la mémoire, Mamie Loulou est le récit d'une quête, à travers le parcours reconstitué – ou imaginé – de cette aïeule dont elle recompose l'histoire, celle d'une fille d'immigrés italiens tombée enceinte d'un premier amour pendant la seconde Guere mondiale. En nourrissant son livre de multiples références littéraires, Aurélia Clément renoue, avec Mamie Loulou, avec la force du roman, où deux femmes se répondent et tentent, chacune à leur manière, de se frayer une place dans une société qui ne leur en laisse pas assez.
Chronique de Cécile A. Holdban : Sei Shõnagon, Notes de chevet, traduction et commentaire par André Beaujard, aux éditions Gallimard/Unesco dans la collection « Connaissance de l'Orient » (1987).
Dame de compagnie de la cour impériale dans le Japon du Xe siècle. Sei Shõnagon note ce qu'elle a observé de curieux dans le monde et de splendide chez les hommes. Le livre est constitué de récits, de listes, d'anecdotes qui se présentent sous la forme de miniatures. On y trouve des listes de montagnes, d'oiseaux, de mers, de formules magiques, d'îles, de femmes, d'instruments de musique, de maladies... Chacune de ces listes compose une sorte de poème en prose, dont la puissance envoûtante réside dans la capacité de Sei Shõnagon à saisir les choses évanescentes et les choses immuables. 
MUSIQUE :
 Robert Schummann « Concerto pour violon en ré mineur » interprété par Gidon Kremer et Riccardo Muti Johann Sebastian Bach « Sonate pour violon n°2, 1er mouvement » interprétée par Amandine Beyer « Chant traditionnel de Geishas du XVIIIe siècle »
EXTRAIT SONORE :
 Extrait du film Madame Bovary de Claude Chabrol, avec Isabelle Huppert dans le rôle-titre (1991)

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée: <strong><span>Aurélia Clément</span></strong> pour son roman <em><b>Mamie Loulou</b> </em>(2023) paru aux éditions Phébus.</span></p>
<p><span><strong><span>Aurélia Clément </span></strong>travaille dans la communication musicale auprès de solistes et d'ensembles musicaux, ainsi que pour le festival Lisztomanias à Châteauroux. </span></p>
<p><span>Avec <em><b>Mami Loulou</b>, </em><span><strong>Aurélia Clément</strong> </span>signe un premier roman virtuose, d'une grande délicatesse, d'une vibrante pudeur et d'une saisissante originalité. La narratrice, double de l'auteure, se lance sur les traces de sa grand-mère maternelle disparue, femme silencieuse et absente aux autres comme au monde, qui, depuis des années, s'était entourée de livres dont elle s'était fait une forteresse. La narratrice tente de percer le mystère de cette bibliomanie pathologique qui est la marque d'une rupture, d'un refus de la vie, mais aussi la possibilité d'une émancipation. Le destin de l'héroïne entrecroise celui de sa grand-mère, interrogeant la problématique de la transmission et la complexité de l'héritage fait à la fois d'une somme de mots (ceux des livres) et d'un impénétrable silence (celui de la grand-mère). Roman de la mémoire, <em><strong>Mamie Loulou</strong></em> est le récit d'une quête, à travers le parcours reconstitué – ou imaginé – de cette aïeule dont elle recompose l'histoire, celle d'une fille d'immigrés italiens tombée enceinte d'un premier amour pendant la seconde Guere mondiale. En nourrissant son livre de multiples références littéraires, <strong><span>Aurélia Clément</span></strong> renoue, avec <strong><em>Mamie Loulou</em></strong>, avec la force du roman, où deux femmes se répondent et tentent, chacune à leur manière, de se frayer une place dans une société qui ne leur en laisse pas assez.</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Sei Shõnagon</b>, <strong><em>Notes de chevet</em></strong>, traduction et commentaire par André Beaujard, aux éditions Gallimard/Unesco dans la collection « Connaissance de l'Orient » (1987).</span></p>
<p><span>Dame de compagnie de la cour impériale dans le Japon du Xe siècle. Sei Shõnagon note ce qu'elle a observé de curieux dans le monde et de splendide chez les hommes. Le livre est constitué de récits, de listes, d'anecdotes qui se présentent sous la forme de miniatures. On y trouve des listes de montagnes, d'oiseaux, de mers, de formules magiques, d'îles, de femmes, d'instruments de musique, de maladies... Chacune de ces listes compose une sorte de poème en prose, dont la puissance envoûtante réside dans la capacité de Sei Shõnagon à saisir les choses évanescentes et les choses immuables. </span></p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Robert Schummann « Concerto pour violon en ré mineur » interprété par Gidon Kremer et Riccardo Muti<br /> Johann Sebastian Bach « Sonate pour violon n°2, 1er mouvement » interprétée par Amandine Beyer<br /> « Chant traditionnel de Geishas du XVIIIe siècle »</span></p>
<span>EXTRAIT SONORE :</span>
<p><span> Extrait du film <em>Madame Bovary</em> de Claude Chabrol, avec Isabelle Huppert dans le rôle-titre (1991)</span></p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Nov 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-11-30.mp3?download" type="audio/mpeg" length="120277576"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 30 novembre 2023 - Aurélia Clément</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/659b1b16c546c7.47043480.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 23 novembre 2023 - Franck Courtès</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-23-novembre-2023-franck-courtes-2374</link>
      <guid isPermaLink="false">52dbbdd4f5af11c3d48ea441224301f9b83be4e6</guid>
      <description>Après une  prestigieuse carrière de photographe, Franck Courtès a posé ses objectifs pour prendre la plume, choix qu'il a raconté dans La Dernière photo.   
Il est l'invité de Nadia Ettayeb dans cet entretien, premier volet d'un dyptique.On y évoque son dernier récit, A pied d'oeuvre, publié aux éditions Gallimard. Largement autobiographique, ce texte sans pathos et teinté d'auto-dérision raconte, à la première personne; la précarité de l'écrivain, un sujet rarement abordé dans la littérature contemporaine. Une occasion d'explorer les marges, les pateformes de recrutement et une violence sociale terrible.


Mais cette première émission est d'abord l'occasion d'interroger le mystère insondable et insoluble du couple et de l'amour érodé par le temps, le quotidien, les sédiments de malentendus silencieux en revenant sur Les liens sacrés du mariage.
Les liens sacrés du mariage, publié en 2022, sont un savoureux recueil de quatorze nouvelles qui saisissent l'instant où un lien se fissure et révèle les fragilités ou la force d'un couple. Quatorze récits qui retournent les clichés sur papier glacé des photographies de mariage. Il y a dans ces textes, entre ville et campagne, où la nature reprend ses droits, un parfum de contes cruels, un regard subtil sur le désir de s'appartenir et le fantasme de ne faire qu'un avec l'autre...


Quatorze récits qui ne sont pas sans évoquer les atmosphères de certains films de Chabrol.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Après une  prestigieuse carrière de photographe, <strong><span>Franck Courtès</span></strong> a posé ses objectifs pour prendre la plume, choix qu'il a raconté dans <strong><em>La Dernière photo</em></strong>.   </span></p>
<p><span>Il est l'invité de Nadia Ettayeb dans cet entretien, premier volet d'un dyptique.<br /></span><span>On y évoque son dernier récit, <em><strong>A pied d'oeuvre</strong>, </em>publié aux éditions Gallimard<em>.</em> Largement autobiographique, ce texte sans pathos et teinté d'auto-dérision raconte, à la première personne; la précarité de l'écrivain, un sujet rarement abordé dans la littérature contemporaine. Une occasion d'explorer les marges, les pateformes de recrutement et une violence sociale terrible</span>.</p>


<p><span>Mais cette première émission est d'abord l'occasion d'interroger le mystère insondable et insoluble du couple et de l'amour érodé par le temps, le quotidien, les sédiments de malentendus silencieux en revenant sur <strong><em>Les liens sacrés du mariage</em></strong>.</span></p>
<p><span><strong><em>Les liens sacrés du mariage</em></strong>, publié en 2022, sont un savoureux recueil de quatorze nouvelles qui saisissent l'instant où un lien se fissure et révèle les fragilités ou la force d'un couple. Quatorze récits qui retournent les clichés sur papier glacé des photographies de mariage. Il y a dans ces textes, entre ville et campagne, où la nature reprend ses droits, un parfum de contes cruels, un regard subtil sur le désir de s'appartenir et le fantasme de ne faire qu'un avec l'autre...</span></p>


<p><span>Quatorze récits qui ne sont pas sans évoquer les atmosphères de certains films de Chabrol.</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 23 Nov 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-11-23.mp3?download" type="audio/mpeg" length="141369677"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 23 novembre 2023 - Franck Courtès</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/656914aff05101.31855563.png"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 26 octobre 2023 – Akira Mizubayashi</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-26-octobre-2023-akira-mizubayashi-2337</link>
      <guid isPermaLink="false">f2fd03b6224eee5efd084a84154803ab08d83655</guid>
      <description>Invité : Akira Mizubayashi pour son livre Suite inoubliable (2023) paru aux éditions Gallimard.
Japonais, Akira Mizubayashi écrit directement en français, cette Langue venue d'ailleurs, titre du récit initiatique de son apprentissage de la langue de Rousseau. Auteur de romans et d'essais, son œuvre, qui nourrit une réflexion autour de la musique, de la guerre, du langage et de la construction sociale, est saluée par la critique, couronnée par de nombreux prix et rencontre un lectorat croissant. 
Avec Suite inoubliable, Akira Mizubayashi offre le troisième volume d'une trilogie commencée avec Âme brisée (2019) et Reine de cœur (2020). Dans cette trilogie construite autour de la formation musicale parfaite que représente à ses yeux le quatuor, après le violon et l'alto, Suite inoubliable a pour « personnage principal » un violoncelle, qu'une jeune luthière est appelée à réparer après une « fracture d'âme ». Akira Mizubayashi tisse une trame haletante qui entraîne le lecteur sur différentes pistes, suivant divers personnages dont le lien qui les réunit ne devient compréhensible qu'à la fin du récit en un final magistral et émouvant. Ce grand rousseauiste qu'est Akira Mizubayashi s'interroge, une fois de plus, sur la condition de l'homme dans le Japon fanatique, nationaliste et guerrier de la guerre des Quinze ans, et tente d'apporter des réponses à cette énigme de la folie belliciste des hommes, dont la musique serait l'antidote. Conçu comme une partition musicale où les instruments se répondent et se conjuguent, Suite inoubliable montre, une fois encore, la virtuosité romanesque d'Akira Mizubayashi.
Chronique de Cécile A. Holdban : Rudyard Kipling, Kim, édition présentée et annotée par Alexis Tadié, traduction de Louis Fabulet et Charles Fountaine-Walker, aux éditions Gallimard en collection « Folio ».
Est-il besoin de présenter Rudyard Kipling (1865-1936), l'un des plus grands écrivains de langue anglaise ? Kim est indéniablement son chef-dœuvre. Récit initiatique, dont le héros est un double de l'auteur enfant, Kim décrit la quête d'un jeune sahib devenu le disciple d'un moine bouddhiste, dans l'Inde à la fois merveilleuse et déchirée politiquement où a grandi Kipling. Sous la forme d'un roman d'aventure, Kipling nous révèle la complexité fascinante de ce continent et de cette société, et fait le deuil, à travers les pérégrinations géographiques, politiques et spirituelles du jeune Kimball O'Hara, de « son » Inde autant que de son enfance.
Musique :
 Edward Elgar « Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85 (premier mouvement, Adagio moderato) » interprété par Jacqueline Dupré Johann Sebastian Bach « Suite pour violoncelle n°1 en sol majeur BWV 107 (Prélude) » interprété par Yo-Yo Ma Birds on a Wire « El cant del ocells »
Extraits sonores :
 Reportage « Mazarine Carbonare, plus jeune luthière de France », diffusé sur France 3 Grand Ouest en 2018 Extrait d'une conférence de Rudyard Kipling sur l'écriture et la vérité
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>I<span>nvité<strong> </strong>: <strong><span>Akira Mizubayashi</span></strong> pour son livre <em><b>Suite inoubliable</b> </em>(2023) paru aux éditions Gallimard.</span></span></p>
<p><span>Japonais, <strong><span>Akira Mizubayashi</span></strong> écrit directement en français, cette <em>Langue venue d'ailleurs</em>, titre du récit initiatique de son apprentissage de la langue de Rousseau. Auteur de romans et d'essais, son œuvre, qui nourrit une réflexion autour de la musique, de la guerre, du langage et de la construction sociale, est saluée par la critique, couronnée par de nombreux prix et rencontre un lectorat croissant. </span></p>
<p><span>Avec <em><b>Suite inoubliable</b>, </em><strong><span>Akira Mizubayashi</span> </strong>offre le troisième volume d'une trilogie commencée avec <strong><em>Âme brisée</em> </strong>(2019) et <strong><em>Reine de cœur</em></strong> (2020). Dans cette trilogie construite autour de la formation musicale parfaite que représente à ses yeux le quatuor, après le violon et l'alto, <strong><em>Suite inoubliable</em> </strong>a pour « personnage principal » un violoncelle, qu'une jeune luthière est appelée à réparer après une « fracture d'âme ». <strong><span>Akira Mizubayashi</span></strong> tisse une trame haletante qui entraîne le lecteur sur différentes pistes, suivant divers personnages dont le lien qui les réunit ne devient compréhensible qu'à la fin du récit en un final magistral et émouvant. Ce grand rousseauiste qu'est <strong><span>Akira Mizubayashi</span></strong> s'interroge, une fois de plus, sur la <em>condition de l'homme</em> dans le Japon fanatique, nationaliste et guerrier de la guerre des Quinze ans, et tente d'apporter des réponses à cette énigme de la folie belliciste des hommes, dont la musique serait l'antidote. Conçu comme une partition musicale où les instruments se répondent et se conjuguent, <strong><em>Suite</em></strong><em> <strong>inoubliable</strong> </em>montre, une fois encore, la virtuosité romanesque d'<strong><span>Akira Mizubayashi</span></strong>.</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Rudyard Kipling</b>, <strong><em>Kim</em></strong>, édition présentée et annotée par Alexis Tadié, traduction de Louis Fabulet et Charles Fountaine-Walker, aux éditions Gallimard en collection « Folio ».</span></p>
<p><span>Est-il besoin de présenter Rudyard Kipling (1865-1936), l'un des plus grands écrivains de langue anglaise ? <strong><em>Kim</em></strong> est indéniablement son chef-dœuvre. Récit initiatique, dont le héros est un double de l'auteur enfant, <strong><em>Kim</em></strong> décrit la quête d'un jeune <em>sahib</em> devenu le disciple d'un moine bouddhiste, dans l'Inde à la fois merveilleuse et déchirée politiquement où a grandi Kipling. Sous la forme d'un roman d'aventure, Kipling nous révèle la complexité fascinante de ce continent et de cette société, et fait le deuil, à travers les pérégrinations géographiques, politiques et spirituelles du jeune Kimball O'Hara, de « son » Inde autant que de son enfance.</span></p>
<span>Musique :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Edward Elgar « Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85 (premier mouvement, <em>Adagio moderato</em>) » interprété par Jacqueline Dupré<br /> Johann Sebastian Bach « Suite pour violoncelle n°1 en sol majeur BWV 107 (Prélude) » interprété par Yo-Yo Ma<br /> Birds on a Wire « El cant del ocells »</span></p>
<span>Extraits sonores :</span>
<p><span><span> Reportage « Mazarine Carbonare, plus jeune luthière de France », diffusé sur France 3 Grand Ouest en 2018</span><br /><span> Extrait d'une conférence de Rudyard Kipling sur l'écriture et la vérité</span><br /><br /></span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 26 Oct 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-10-26.mp3?download" type="audio/mpeg" length="157105213"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 26 octobre 2023 – Akira Mizubayashi</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6546212ca23960.16188315.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 19 octobre 2023 - Mokhtar Amoudi</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-19-octobre-2023-mokhtar-amoudi-2320</link>
      <guid isPermaLink="false">78002a1c4d4ccfa75f6d28425d7cf42055425b48</guid>
      <description>C'est un premier roman, un roman d'apprentissage à mi-chemin entre Candide, little big man et la Vie devant soi . Un roman nourri de lectures mais qui sait s'en affranchir pour inventer un style, une géographie, une pleiade de personnages hauts en couleur qui échappent aux stéréotypes auxquels on pourrait s'attendre.
Skander, enfant de huit ans, voit son destin écrit par l'Aide sociale à l'enfance. Propulsé dans un monde âpre et violent, il se construit malgré tout, auprès de la mystérieuse et charismatique madame Khadija, à Courseine ville imaginaire aux rives de Paris.  Et peut-être en somme que ce monde imparfait, brutal et drôle à la fois, tendre aussi parfois, représente les Conditions idéales pour se trouver après s'être perdu.
Mokhtar Amoudi nous offre un premier  récit truculent, dans une langue audacieuse, heurtée, où se mêlent autodérision et gravité. 


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>C'est un premier roman, un roman d'apprentissage à mi-chemin entre <strong><em>Candide</em>, <em>little big man</em></strong> et <strong><em>la Vie devant soi</em></strong> . Un roman nourri de lectures mais qui sait s'en affranchir pour inventer un style, une géographie, une pleiade de personnages hauts en couleur qui échappent aux stéréotypes auxquels on pourrait s'attendre.</span></p>
<p><span>Skander, enfant de huit ans, voit son destin écrit par l'Aide sociale à l'enfance. Propulsé dans un monde âpre et violent, il se construit malgré tout, auprès de la mystérieuse et charismatique madame Khadija, à Courseine ville imaginaire aux rives de Paris.  Et peut-être en somme que ce monde imparfait, brutal et drôle à la fois, tendre aussi parfois, représente <strong><em>les Conditions idéales</em></strong> pour se trouver après s'être perdu<em>.</em></span></p>
<p><span><strong><span>Mokhtar Amoudi</span></strong> nous offre un premier  récit truculent, dans une langue audacieuse, heurtée, où se mêlent autodérision et gravité.</span> </p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 19 Oct 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-10-19.mp3?download" type="audio/mpeg" length="159601684"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 19 octobre 2023 - Mokhtar Amoudi</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6535164c614449.91325189.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 05 octobre 2023 - Luc Vezin - Martine Reid</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-05-octobre-2023-luc-vezin-martine-reid-2307</link>
      <guid isPermaLink="false">77b7ebe0ee0644a5e17f4bc1dd4f1d0ecf9719f8</guid>
      <description>Nadia Ettayeb et ses invités vous proposent dans cette émission de faire dialoguer peinture et littérature.       
Sur les traces, d'abord, d'un génie encore méconnu en France, James Castle, artiste sourd dont la vie entière s'est passée à dessiner et peindre, fabriquer des "amis pantins", des livres qu'il cachait "comme un écureuil". Luc Vezin nous conte, dans un roman qui emprunte des points de vue différents, La vie sans histoire de James Castle. Une approche subtile et sans lyrisme d'un génie artistique frappé de surdité, marqué par la solitude. Un récit qui sonde le silence et le mystère d'un personnage hors du commun.

                                                                                      

Martine Reid partage ensuite  son ravissement devant une toile de Caravage, Le Repos pendant la fuite en Egypte, objet d'une quête intime qui interroge la façon de se promener dans Rome et le regard que nous pouvons poser sur des oeuvres, en cultivant l'équilibre entre érudition et approche sensible.
 

Un hommage à Stendhal, aussi, et une très belle méditation sur l'art, sur ce qu'il nous révèle de nous-mêmes et de notre histoire intime. 
Musiques :

Sound of Silence, Simon and Garfunkel
Quam pulchra es, Noël Bauldeweijn (https://www.youtube.com/watch?v=aIoaR0HwQZg), musique de la partition représenté dans Le Repos pendant la fuite en Egypte de Caravage.
Léonard Cohen, Who by fire                     
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Nadia Ettayeb et ses invités vous proposent dans cette émission de faire dialoguer peinture et littérature.       </span></p>
<p><span>Sur les traces, d'abord, d'un génie encore méconnu en France, <strong>James Castle</strong>, artiste sourd dont la vie entière s'est passée à dessiner et peindre, fabriquer des "amis pantins", des livres qu'il cachait "comme un écureuil". <strong><span>Luc Vezin </span></strong>nous conte, dans un roman qui emprunte des points de vue différents, <em><strong>La vie sans histoire de James Castle</strong>. </em>Une approche subtile et sans lyrisme d'un génie artistique frappé de surdité, marqué par la solitude. Un récit qui sonde le silence et le mystère d'un personnage hors du commun.</span></p>

<p>                                                                                      </p>

<p><span><strong><span>Martine Reid </span></strong>partage ensuite  son ravissement devant une toile de Caravage, <em><strong>Le Repos pendant la fuite en Egypte</strong>, </em>objet d'une quête intime qui interroge la façon de se promener dans Rome et le regard que nous pouvons poser sur des oeuvres, en cultivant l'équilibre entre érudition et approche sensible.</span></p>
<p> </p>

<p><span>Un hommage à Stendhal, aussi, et une très belle méditation sur l'art, sur ce qu'il nous révèle de nous-mêmes et de notre histoire intime. </span></p>
<span>Musiques :</span>
<ul>
<li><span><em>Sound of Silence</em>, Simon and Garfunkel</span></li>
<li><span><em>Quam pulchra es</em>, Noël Bauldeweijn<span> (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=aIoaR0HwQZg">https://www.youtube.com/watch?v=aIoaR0HwQZg</a></span>), musique de la partition représenté dans <em>Le Repos pendant la fuite en Egypte</em> de Caravage.</span></li>
<li><span>Léonard Cohen, </span><em><span>Who by fire  </span>                   </em></li>
</ul>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-10-05.mp3?download" type="audio/mpeg" length="127717458"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 05 octobre 2023 - Luc Vezin - Martine Reid</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6527eb36351484.99306520.png"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 28 septembre 2023 – Jean Rouaud</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-28-septembre-2023-jean-rouaud-2302</link>
      <guid isPermaLink="false">8af1f7b952e0cac0a36fa9cc73146ea0a0499890</guid>
      <description>Invité : Jean Rouaud pour ses livres Comédie d'automne (2023) paru aux éditions Grasset et Shabbat, ma Terre (2023) aux éditions Gallimard dans la collection « Tracts ».
Prix Goncourt avec son premier roman en 1990, Jean Rouaud est l'auteur d'une œuvre nombreuse et variée, où l'on retrouve tous les genres (roman, récit autobiographique, poésie, théâtre, scénario de bande dessinée, essai), qui fait de lui l'un des écrivains français contemporains les plus importants.
Avec Comédie d'automne, Jean Rouaud conclut un cycle littéraire, « La Vie poétique », commencé en 2011 et qui compte six volumes. Derrière le récit autobiographique qui, en l'occurrence, raconte les coulisses de l'attribution du prix Goncourt alors qu'il travaillait dans un kiosque à journaux de la rue de Flandre, Jean Rouaud nourrit une réflexion sur l'art du roman et sur le déclassement social. On y retrouve les lignes directrices de son œuvre. C'est aussi, à travers l'évocation délicate d'une mère, personnage effacé et omniprésent, une manière de renouer le dialogue après les non-dits.
Dans Shabbat, ma Terre, l'auteur, en trois textes courts et percutants, propose au lecteur et au citoyen de réfléchir à la nécessité de laisser enfin reposer la terre, les animaux et les hommes. Charge politique autant que poétique contre l'emballement déraisonné du progrès et du profit, Shabbat, ma Terre est une invitation à la lenteur et à l'attention, deux vertus cardinales de ce qu'il y a de plus humain chez l'homme. 
Chronique de Cécile A. Holdban : Tarjei Vesaas, Les Oiseaux, traduit et présenté par Régis Boyer aux éditions Plain Chant (2012). À signaler une nouvelle traduction, que l'on doit à Marina Heide, aux éditions Cambourakis (2022).
Tarjei Vesaas (1897-1970) est l'un des plus grands auteurs norvégiens, qui écrit en nynorsk, la langue dite des « campagnes ». Les Oiseaux (1957) est avec Palais de glace son chef-d'œuvre. Le livre raconte l'histoire de Mattis, un « simple d'esprit » de 37 ans qui vit seul avec sa sœur aînée, dans une petite maison située au bord d'un lac. Tout le récit tourne autour du monde intérieur confus de Mattis, dont l'intelligence autre plutôt que déficiente voit plus loin, mais ne sait pas communiquer ce qu'elle a vu. D'une prodigieuse force poétique et tragique, Les Oiseaux est sans doute l'un des plus beaux livres du monde.
Musique :
 Jean-Claude Vannier « Mimi mimi mimi » Corine Bailey Rae et Herbie Hancock « Black Bird » (reprise des Beatles) Jean-Philippe Rameau « Le rappel des oiseaux » interprété par Wilhelm Kempf Elisapie « Uumati Attanarsimat »
Extraits sonores :
 Extraits de l'émission « Le Magazine de la rédaction » du 29 octobre 1987 animée par Bernard Rapp Bande-annonce de Robert Doisneau à travers l'objectif Interview de Tarjei Vesaas


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité: <span><strong>Jean Rouaud</strong> </span>pour ses livres <em><b>Comédie d'automne</b> </em>(2023) paru aux éditions Grasset et <strong><em>Shabbat, ma Terre</em></strong> (2023) aux éditions Gallimard dans la collection « Tracts ».</span></p>
<p><span>Prix Goncourt avec son premier roman en 1990, <strong><span>Jean Rouaud</span></strong> est l'auteur d'une œuvre nombreuse et variée, où l'on retrouve tous les genres (roman, récit autobiographique, poésie, théâtre, scénario de bande dessinée, essai), qui fait de lui l'un des écrivains français contemporains les plus importants.</span></p>
<p><span>Avec <em><strong>Comédie</strong> <strong>d'automne</strong>, </em><strong><span>Jean Rouaud </span></strong>conclut un cycle littéraire, « La Vie poétique », commencé en 2011 et qui compte six volumes. Derrière le récit autobiographique qui, en l'occurrence, raconte les coulisses de l'attribution du prix Goncourt alors qu'il travaillait dans un kiosque à journaux de la rue de Flandre, <strong><span>Jean Rouaud</span></strong> nourrit une réflexion sur l'art du roman et sur le déclassement social. On y retrouve les lignes directrices de son œuvre. C'est aussi, à travers l'évocation délicate d'une mère, personnage effacé et omniprésent, une manière de renouer le dialogue après les non-dits.</span></p>
<p><span>Dans <strong><em>Shabbat, ma</em></strong><em> <strong>Terre</strong></em>, l'auteur, en trois textes courts et percutants, propose au lecteur et au citoyen de réfléchir à la nécessité de laisser enfin reposer la terre, les animaux et les hommes. Charge politique autant que poétique contre l'emballement déraisonné du progrès et du profit, <strong><em>Shabbat, ma</em></strong><em> <strong>Terre</strong> </em>est une invitation à la lenteur et à l'attention, deux vertus cardinales de ce qu'il y a de plus humain chez l'homme.<em> </em></span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Tarjei Vesaas</b>, <strong><em>Les Oiseaux</em></strong>, traduit et présenté par Régis Boyer aux éditions Plain Chant (2012). À signaler une nouvelle traduction, que l'on doit à Marina Heide, aux éditions Cambourakis (2022).</span></p>
<p><span>Tarjei Vesaas (1897-1970) est l'un des plus grands auteurs norvégiens, qui écrit en nynorsk, la langue dite des « campagnes ». <strong><em>Les Oiseaux</em></strong><strong> </strong>(1957) est avec <em>Palais de glace</em> son chef-d'</span><span><span>œuvre. Le livre raconte l'histoire de Mattis, un « simple d'esprit » de 37 ans qui vit seul avec sa sœur aînée, dans une petite maison située au bord d'un lac. Tout le récit tourne autour du monde intérieur confus de Mattis, dont l'intelligence <em>autre</em> plutôt que déficiente voit plus loin, mais ne sait pas communiquer ce qu'elle a vu. D'une prodigieuse force poétique et tragique, <strong><em>Les Oiseaux</em></strong> est sans doute l'un des plus beaux livres du monde</span>.</span></p>
<span><span>Musique </span>:</span>
<p><span><em><strong> </strong></em><span>Jean-Claude Vannier « Mimi mimi mimi »</span><br /><span> Corine Bailey Rae et Herbie Hancock « Black Bird » (reprise des Beatles)</span><br /><span> Jean-Philippe Rameau « Le rappel des oiseaux » interprété par Wilhelm Kempf</span><br /></span><span> Elisapie « Uumati Attanarsimat »</span></p>
<span><span>Extraits sonores</span> :</span>
<p><span> <span>Extraits de l'émission « Le Magazine de la rédaction » du 29 octobre 1987 animée par Bernard Rapp</span><br /><span> Bande-annonce de <em>Robert Doisneau à travers l'objectif</em></span><br /><span> Interview de Tarjei Vesaas</span></span></p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 28 Sep 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-09-28.mp3?download" type="audio/mpeg" length="168697938"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 28 septembre 2023 – Jean Rouaud</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/65231f2b150733.52863152.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 07 septembre 2023 - Karim Miské</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-07-septembre-2023-karim-miske-2273</link>
      <guid isPermaLink="false">a79159f6a8eb596204951c91d5597e2e1ffac2a9</guid>
      <description>Emission de rentrée pour Au fil des pages qui accueille Karim Miské, écrivain et réalisateur de documentaires pour Arte .
Après Arab Jazz (2012), Karim Miské nous propose La Situation (éditions Les Avrils), une dystopie culottée, glaçante, mais non dénuée d'humour.
2030. La France a basculé dans une guerre civile qui oppose coalition de gauche et milice d'extrême-droite. Kamel Kassim, journaliste et écrivain, évite de sortir de Belleville où il vit, pour préserver ce qui lui reste de ses idéaux, jusqu'au jour où une attaque au pied de son immeuble sème la mort et le jette dans la mêlée.
Un récit au rythme haletant, entre polar et roman noir, émaillé de paysages urbains dévastés qui portent la trace d'un passé révolu, détruit et s'offrent à la contemplation d'un héros confronté aux "identités meurtrières". 


En deuxième partie d'émission, Nadia Ettayeb accueille Sylvie Mathias, membre de l'association culturelle des bouquinistes, pour parler du sort qui leur sera réservé le jour de l'inauguration de Jeux olympiques mais aussi de ce que représente les quais de Paris, librairie à ciel ouvert, un patrimoine unique au monde.

Bonne rentrée sur Aligre FM !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Emission de rentrée pour <strong>Au fil des pages</strong> qui accueille <strong><span>Karim Miské</span></strong>, écrivain et réalisateur de documentaires pour Arte .</span></p>
<p><span>Après <em><strong>Arab Jazz</strong> </em>(2012<em>),</em> <strong><span>Karim Miské</span></strong> nous propose <em><strong>La Situation</strong> </em>(éditions Les Avrils), une dystopie culottée, glaçante, mais non dénuée d'humour.</span></p>
<p><span>2030. La France a basculé dans une guerre civile qui oppose coalition de gauche et milice d'extrême-droite. Kamel Kassim, journaliste et écrivain, évite de sortir de Belleville où il vit, pour préserver ce qui lui reste de ses idéaux, jusqu'au jour où une attaque au pied de son immeuble sème la mort et le jette dans la mêlée.</span></p>
<p><span>Un récit au rythme haletant, entre polar et roman noir, émaillé de paysages urbains dévastés qui portent la trace d'un passé révolu, détruit et s'offrent à la contemplation d'un héros confronté aux "identités meurtrières". </span></p>


<p><span>En deuxième partie d'émission, Nadia Ettayeb accueille <strong><span>Sylvie Mathias</span></strong>, membre de l'association culturelle des bouquinistes, pour parler du sort qui leur sera réservé le jour de l'inauguration de Jeux olympiques mais aussi de ce que représente les quais de Paris, librairie à ciel ouvert, un patrimoine unique au monde.</span></p>

<p><span>Bonne rentrée sur Aligre FM !</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 07 Sep 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-09-07.mp3?download" type="audio/mpeg" length="130875976"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 07 septembre 2023 - Karim Miské</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/64fe371e8bb179.04872338.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 06 juillet 2023 – Frédéric Brun</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-06-juillet-2023-frederic-brun-2271</link>
      <guid isPermaLink="false">4441ba023035fb2f97a4b51fa7796e0f7f5ce739</guid>
      <description>Invité : Frédéric Brun, pour son livre Le roman de Jean (2023) aux éditions Poesis, ainsi que pour le triple album Juke-box troubadour (EPM Music / Universal Musique, 2023), à l'occasion du vingtième anniversaire de la mort de Jean Dréjac.
Ancien producteur et parolier, Frédéric Brun a fondé, en 2015, les éditions Poesis qui, aussi bien à travers des ouvrages d'auteurs contemporains comme Kenneth White, Edgar Morin ou Christian Bobin que des classiques comme Novalis ou John Keats, interroge les différentes manières « d'habiter poétiquement le monde ».
Mais c'est l'écrivain que nous recevons aujourd'hui. Avec Le roman de Jean, Frédéric Brun poursuit son travail de mémoire familiale, constitué d'une trilogie commencée par Perla (Poesis, 2020) autour de la figure de sa mère, rescapée des camps, et qui s'achèvera par Une prière pour Nacha, autour d'une tante maternelle atteinte de la maladie d'Alzheimer et dont il va aller rechercher les origines, qui sont aussi les siennes, en Pologne. Le roman de Jean est une évocation pudique, sensible et habitée de Jean Dréjac (1921-2003), l'un des plus grands paroliers français, à qui l'on doit des chansons comme Sous le ciel de Paris, L'homme à la moto (Édith Piaf) ou bien La chansonnette (Yves Montand). C'est l'histoire d'un fils de gantiers grenoblois monté à Paris juste avant la guerre et qui, au lendemain du grand conflit mondial, va épouser totalement, par ses compositions et surtout sa formidable capacité à saisir l'air du temps, une France qui se reconstruit à l'ère des Trente Glorieuses. On croise dans cette évocation les figures de Trénet, Maurice Chevallier, Cocteau, Piaf dont Jean Dréjac fut l'amant, Yves Montand, Serge Reggiani dont il fut l'un des derniers paroliers et Michel Legrand, son grand complice et ami. Mais c'est aussi un récit personnel, vibrant, celui d'un fils unique qui a grandi auprès de parents solaires et qui célèbre le souvenir d'une enfance heureuse. Nourri de sa lecture des classiques grecs, Frédéric Brun se livre également à une réflexion subtile sur la mort et le bonheur qui donne à ce récit une profondeur et une épaisseur dont ce récit familial tire sa dimension universelle consolatrice. 
Chronique de Cécile A. Holdban : John Burroughs, L'Art de voir les choses, traduit de l'anglais (États-Unis) par Joël Cornuault aux éditions Fédérop (2007).
Moins connu que Henry David Thoreau ou John Muir, John Burroughs (1837-1921) fut pourtant l'un des écrivains les plus célèbres de son temps et l'un des plus grands représentants du Nature Writing. Surnommé Jean des Oiseaux, cet écrivain autodidacte, ami de Walt Whitman, avait appris, au contact de la nature, à développer l'acuité du regard. Son œuvre, très populaire, ne se présente pas sous la forme d'essais philosophiques, mais comme une expérience concrète de la nature, irriguée par des réflexions sur le temps, le cosmos et la spiritualité panthéiste. Il y a chez cet auteur, dont L'Art de voir les choses constitue la meilleure porte d'entrée, une joie franciscaine dont le principal souci aura été de réconcilier culture et nature.
Musique :
 Laurent Voulzy "Ah ! Le petit vin blanc" Yves Montand "Sous le ciel de Paris" Serge Reggiani "Comme elle est longue à mourir ma jeunesse" Sainkho Namtchylak "Dance of Eagle" Michel Legrand "Dans le même instant"
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong> </strong>: <strong><span>Frédéric Brun</span></strong>,<b> </b>pour son livre <b>Le roman de Jean</b> (2023) aux éditions Poesis, ainsi que pour le triple album <strong><em>Juke-box troubadour</em></strong> (EPM Music / Universal Musique, 2023), à l'occasion du vingtième anniversaire de la mort de Jean Dréjac.</span></p>
<p><span>Ancien producteur et parolier,<span><strong><span>Frédéric Brun</span> </strong></span>a fondé, en 2015, les éditions Poesis qui, aussi bien à travers des ouvrages d'auteurs contemporains comme Kenneth White, Edgar Morin ou Christian Bobin que des classiques comme Novalis ou John Keats, interroge les différentes manières « d'habiter poétiquement le monde ».</span></p>
<p><span>Mais c'est l'écrivain que nous recevons aujourd'hui. Avec <strong><em>Le roman de Jean</em></strong>, <strong><span>Frédéric Brun</span></strong> poursuit son travail de mémoire familiale, constitué d'une trilogie commencée par <strong><em>Perla</em></strong> (Poesis, 2020) autour de la figure de sa mère, rescapée des camps, et qui s'achèvera par <strong><em>Une prière pour Nacha</em></strong>, autour d'une tante maternelle atteinte de la maladie d'Alzheimer et dont il va aller rechercher les origines, qui sont aussi les siennes, en Pologne. <strong><em>Le roman de Jean</em></strong> est une évocation pudique, sensible et habitée de Jean Dréjac (1921-2003), l'un des plus grands paroliers français, à qui l'on doit des chansons comme <em>Sous le ciel de Paris</em>, <em>L'homme à la moto</em> (Édith Piaf) ou bien <em>La chansonnette</em> (Yves Montand). C'est l'histoire d'un fils de gantiers grenoblois monté à Paris juste avant la guerre et qui, au lendemain du grand conflit mondial, va épouser totalement, par ses compositions et surtout sa formidable capacité à saisir l'air du temps, une France qui se reconstruit à l'ère des Trente Glorieuses. On croise dans cette évocation les figures de Trénet, Maurice Chevallier, Cocteau, Piaf dont Jean Dréjac fut l'amant, Yves Montand, Serge Reggiani dont il fut l'un des derniers paroliers et Michel Legrand, son grand complice et ami. Mais c'est aussi un récit personnel, vibrant, celui d'un fils unique qui a grandi auprès de parents solaires et qui célèbre le souvenir d'une enfance heureuse. Nourri de sa lecture des classiques grecs, <span><strong>Frédéric Brun </strong></span>se livre également à une réflexion subtile sur la mort et le bonheur qui donne à ce récit une profondeur et une épaisseur dont ce récit familial tire sa dimension universelle consolatrice. </span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>John Burroughs, <em>L'Art de voir les choses</em></b>, traduit de l'anglais (États-Unis) par Joël Cornuault aux éditions Fédérop (2007).</span></p>
<p><span>Moins connu que Henry David Thoreau ou John Muir, John Burroughs (1837-1921) fut pourtant l'un des écrivains les plus célèbres de son temps et l'un des plus grands représentants du <em>Nature Writing</em>. Surnommé Jean des Oiseaux, cet écrivain autodidacte, ami de Walt Whitman, avait appris, au contact de la nature, à développer l'acuité du regard. Son œuvre, très populaire, ne se présente pas sous la forme d'essais philosophiques, mais comme une expérience concrète de la nature, irriguée par des réflexions sur le temps, le cosmos et la spiritualité panthéiste. Il y a chez cet auteur, dont <strong><em>L'Art de voir les choses</em></strong> constitue la meilleure porte d'entrée, une joie franciscaine dont le principal souci aura été de réconcilier culture et nature.</span></p>
<span>Musique :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Laurent Voulzy "Ah ! Le petit vin blanc"<br /> Yves Montand "Sous le ciel de Paris"<br /> Serge Reggiani "Comme elle est longue à mourir ma jeunesse"<br /> Sainkho Namtchylak "Dance of Eagle"<br /> Michel Legrand "Dans le même instant"</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 06 Jul 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-07-06.mp3?download" type="audio/mpeg" length="171245190"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 06 juillet 2023 – Frédéric Brun</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/64fe4600c3f377.70495283.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 22 juin 2023 - Joëlle Dufeuilly</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-22-juin-2023-joelle-dufeuilly-2270</link>
      <guid isPermaLink="false">172c8136dde5585d4f3463e7a66fda8739380207</guid>
      <description>Invitée : Joëlle Dufeuilly pour sa traduction du dernier roman de l'écrivain hongrois László Krasznahorkai, Le baron Wenckheim est de retour (2023) aux éditions Cambourakis.
Joëlle Dufeuilly a eu plusieurs vies : professeur de travaux manuels, puis artisane en bijouterie ; sur un coup de tête, elle se décide à apprendre le hongrois, l'une des langues réputées parmi les plus difficiles. Mais c'est sans compter sur sa détermination et l'engouement qu'elle éprouve d'emblée pour cette langue. Joëlle Dufeuilly s'est lancée presque par hasard dans la traduction. Aujourd'hui, elle est la traductrice attitrée du plus grand écrivain hongrois contemporain, László Krasznahorkai, régulièrement pressenti pour le prix Nobel.
Dans son dernier roman, Le baron Wenckheim est de retour, Krasznahorkai est au sommet de son art. Dans une narration polyphonique et hyptnotique, il décrit le retour du baron Béla Wenckheim dans son villa natal, après avoir passé la majeure partie de son existence en Argentine. Le retour de ce baron désargenté appartenant à une importante famille fait naître ambitions, confusions, rêves, convoitises et jalousies, car tous les espoirs sont mis en lui pour sauver son village natal de sa faillite. Mais le baron Wenckheim n'est revenu que pour revoir son amour de jeunesse... C'est à une description implacable de la société hongroise que se livre László Krasznahorkai dans une écriture époustouflante, dont Joëlle Dufeuilly a su rendre toute la richesse et la densité. Mais c'est également, plus largement, le rapport à autrui, voisin ou étranger, qu'interroge et dissèque implacablement le grand écrivain hongrois, dans un conte fantasmagorique et philosophique, reprenant la technique du flux de conscience si chère à Joyce. On est ici à mi-chemin entre Ulysse et Cent ans de solitude. 
Chronique de Cécile A. Holdban : Janet Frame, Ma terre, mon île, traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anne Damour aux éditions Joëlle Losfeld (2000).
Immortalisé par le film de Jane Campion, An Angel at My Table (Un ange à ma table), ce premier volume de l'autobiographie de la grande écrivaine néo-zélandaise Janet Frame (1924-2004) raconte une enfance modeste au gré des déménagements liés aux différentes mutations du père, simple employé des chemins de fer. Marquée par deux drames, la noyade accidentelle, à quelques années d'écart, de deux sœurs et la maladie du frère de l'écrivaine, Ma terre, mon île ne se présente pas comme un récit alourdi par la tragédie. Les anecdotes humoristiques ou émerveillées émaillent ce récit où se retrouve tout l'esprit de cette ancienne fillette à tignasse rousse que la littérature a véritablement sauvée : c'est la publication d'un premier recueil de nouvelles qui lui épargnera la lobotomie, alors qu'elle est internée dans un hôpital psychiatrique. Il faut lire ce premier volume et les deux suivants (Parmi les buissons de Matagouri et Le messager), et puis voir ou revoir An Angel at My Table, le film qu'en a tiré Jane Campion en 1990, trois ans avant The Piano (La Leçon de piano).
Musique :
 Lou Reed « Take a Walk on the Wide Side » Hiromi Uehara « Black Bird » (reprise des Beatles) Creedence Clearwater Revival « Bad Moon Rising »
Extraits sonores :
 Extraits d'un entretien de László Krasznahorkai avec Johan Dose en août 2019 dans le cadre du festival Louisiana Literarture de Humbelæk (Danemark) Lecture par Janet Frame de son poème « Flowering Cherry » Extrait du film Werckmeister harmóniak (Les Harmonies Werckmeister) de Béla Tarr (2000)
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée: <strong><span>Joëlle Dufeuilly</span></strong> pour sa traduction du dernier roman de l'écrivain hongrois <strong>László Krasznahorkai</strong>, <strong><em>Le baron Wenckheim est de retour</em></strong> (2023) aux éditions Cambourakis.</span></p>
<p><span><strong><span>Joëlle Dufeuilly</span></strong> a eu plusieurs vies : professeur de travaux manuels, puis artisane en bijouterie ; sur un coup de tête, elle se décide à apprendre le hongrois, l'une des langues réputées parmi les plus difficiles. Mais c'est sans compter sur sa détermination et l'engouement qu'elle éprouve d'emblée pour cette langue. <strong><span>Joëlle Dufeuilly</span></strong> s'est lancée presque par hasard dans la traduction. Aujourd'hui, elle est la traductrice attitrée du plus grand écrivain hongrois contemporain, <strong>László Krasznahorkai</strong>, régulièrement pressenti pour le prix Nobel.</span></p>
<p><span>Dans son dernier roman, <strong><em>Le baron Wenckheim est de</em></strong><em> <strong>retour</strong></em>, <strong>Krasznahorkai</strong> est au sommet de son art. Dans une narration polyphonique et hyptnotique, il décrit le retour du baron Béla Wenckheim dans son villa natal, après avoir passé la majeure partie de son existence en Argentine. Le retour de ce baron désargenté appartenant à une importante famille fait naître ambitions, confusions, rêves, convoitises et jalousies, car tous les espoirs sont mis en lui pour sauver son village natal de sa faillite. Mais le baron Wenckheim n'est revenu que pour revoir son amour de jeunesse... C'est à une description implacable de la société hongroise que se livre <strong>László Krasznahorkai</strong> dans une écriture époustouflante, dont <strong><span>Joëlle Dufeuilly</span></strong> a su rendre toute la richesse et la densité. Mais c'est également, plus largement, le rapport à autrui, voisin ou étranger, qu'interroge et dissèque implacablement le grand écrivain hongrois, dans un conte fantasmagorique et philosophique, reprenant la technique <em>du flux de conscience</em> si chère à Joyce. On est ici à mi-chemin entre <strong><em>Ulysse</em></strong> et <strong><em>Cent ans de solitude</em></strong>. </span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Janet Frame</b>, <strong><em>Ma terre, mon île</em></strong>, traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Anne Damour aux éditions Joëlle Losfeld (2000).</span></p>
<p><span>Immortalisé par le film de Jane Campion, <em>An Angel at My Table</em> (<em>Un ange à ma table</em>), ce premier volume de l'autobiographie de la grande écrivaine néo-zélandaise Janet Frame (1924-2004) raconte une enfance modeste au gré des déménagements liés aux différentes mutations du père, simple employé des chemins de fer. Marquée par deux drames, la noyade accidentelle, à quelques années d'écart, de deux sœurs et la maladie du frère de l'écrivaine, <strong><em>Ma terre, mon île</em></strong> ne se présente pas comme un récit alourdi par la tragédie. Les anecdotes humoristiques ou émerveillées émaillent ce récit où se retrouve tout l'esprit de cette ancienne fillette à tignasse rousse que la littérature a véritablement sauvée : c'est la publication d'un premier recueil de nouvelles qui lui épargnera la lobotomie, alors qu'elle est internée dans un hôpital psychiatrique. Il faut lire ce premier volume et les deux suivants (<strong><em>Parmi les buissons de Matagouri</em></strong> et <strong><em>Le messager</em></strong>), et puis voir ou revoir <strong><em>An Angel at My Table</em></strong>, le film qu'en a tiré Jane Campion en 1990, trois ans avant <strong><em>The Piano</em> </strong>(<em>La Leçon de piano</em>).</span></p>
<span>Musique :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Lou Reed « Take a Walk on the Wide Side »<br /> Hiromi Uehara « Black Bird » (reprise des Beatles)<br /> Creedence Clearwater Revival « Bad Moon Rising »</span></p>
<span>Extraits sonores :</span>
<p><span> Extraits d'un entretien de László Krasznahorkai avec Johan Dose en août 2019 dans le cadre du festival Louisiana Literarture de Humbelæk (Danemark)<br /> Lecture par Janet Frame de son poème « Flowering Cherry »<br /> Extrait du film <strong><em>Werckmeister harmóniak</em></strong> (<em>Les Harmonies Werckmeister</em>) de Béla Tarr (2000)</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 22 Jun 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-06-22.mp3?download" type="audio/mpeg" length="171781850"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 22 juin 2023 - Joëlle Dufeuilly</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/64fe4761906f60.02247183.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 15 juin 2023 - Sabyl Ghoussoub</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-15-juin-2023-sabyl-ghoussoub-2251</link>
      <guid isPermaLink="false">52c585e911ad59c0cf355de2685040a4af2e46c7</guid>
      <description>C'est une histoire franco-libanaise, une histoire d'exil, une histoire drôle, tendre et mélancolique à la fois, qui se raconte malgré et contre les silences, une histoire par bribes dite par un narrateur "né à Beyrouth dans une rue de Paris"...
Sabyl Ghoussoub, Prix Goncourt des lycéens, est l'invité de Nadia Ettayeb-Vannini dans Au fil des pages.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>C'est une histoire franco-libanaise, une histoire d'exil, une histoire drôle, tendre et mélancolique à la fois, qui se raconte malgré et contre les silences, une histoire par bribes dite par un narrateur "né à Beyrouth dans une rue de Paris"...</span></p>
<p><span><strong><span>Sabyl Ghoussoub</span></strong>, Prix Goncourt des lycéens, est l'invité de Nadia Ettayeb-Vannini dans <em>Au fil des pages.</em></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 15 Jun 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-06-15.mp3?download" type="audio/mpeg" length="56913083"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 15 juin 2023 - Sabyl Ghoussoub</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/64f4c6a37c4447.72306629.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 08 juin 2023 - Yves Boudier</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-08-juin-2023-yves-boudier-2215</link>
      <guid isPermaLink="false">ace6e17531104a4a4059a6dc0563ab7c5d161c04</guid>
      <description>Invité : Yves Boudier pour la quarantième édition du Marché de la Poésie.
Poète, Yves Boudier préside l'association c/i/r/c/é Marché de la Poésie. Ancien président du conseil d'administration de la Maison des écrivains et de la littérature et ancien administrateur de la Biennale internationale des poètes, Yves Boudier est également l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont le dernier, en vie (intra-fora) vient de paraître aux éditions Paquebot, avec un avant-propos d'Esther Tellermann et des monotypes de Léa Guerchounov.
Le Marché de la Poésie, qui se tient Place Saint-Sulpice du 7 au 11 juin 2023, fête sa quarantième édition. Plus de 500 éditeurs sont présents sur le site, environ 200 poètes sont invités, dont une délégation de dix jeunes poètes des Caraïbes, en partenariat avec l'UNESCO : Jacinth Browne-Howard (Saint Vincent et les Grenadines), Cyndi Celeste (Barbade), Ar Guens Jean Mary (Haïti), Taimi Dieguez Mallo (Cuba), Christena Williams (Jamaïque), Victor Andrés de Oléo (République dominicaine), Angella O'Brien (Sainte-Lucie), Ronaldo Mohammed (Trinité et Tobago), Tanicia Pratt (Bahamas) et Kamille John (Grenade). Pendant ces cinq jours, de nombreuses manifestations ont lieu sur la scène : tables rondes sur les états généraux de la poésie ; hommages à des poètes comme Lucebert (publié aux éditions Unes), figure majeure de la poésie néerlandaise, à Anise Koltz (publiée aux éditions Arfuyen et Phi), immense figure luxembourgeoise disparue récemment ; débats et lectures autour des poètes invités des Caraïbes ; remise du prix Yvan Goll à Jonas Fortier (Courbures de la terre, éditions L'Oie de Cravan) et Judith Chavanne (De mémoire et de vent, éditions L'Herbe qui tremble), du prix CoPo à Nicolas Gonzales (Voleur de sable, Gros Textes/Décharge) et de la bourse Gina Chenouard à Maxence Amiel. Par ailleurs, le Marché de la Poésie s'est élargi à de nombreuses « Périphéries » dans toute la France et l'Europe, qui s'échelonnent sur plusieurs semaines. Le Marché de la Poésie, rappelle Yves Boudier, est l'une des plus importantes manifestations littéraires en France, dans une atmosphère conviviale et chaleureuse de « place du village ». Ouvert à toutes les expressions poétiques, il constitue également le plus grand événement consacré à la poésie en France, voire en Europe.
 Chronique de Cécile A. Holdban : Níkos Kavvadías, Courants noirs, traduit du grec et présenté par Pierre Guéry aux éditions Signes et Balises (2023).
On songe, en lisant Courants noirs, à l'œuvre poétique complète de l'écrivain grec Níkos Kavvadías (1910-1975), à Blaise Cendrars, mais à un Cendrars dont le Transsibérien serait devenu un cargo, aux romans marins de Jack London ou Pierre MacOrland, à Louis Brauquier et ses îles lointaines, aux cartes postales de Henry-Jean-Marie Levet ou bien encore aux vieux marthurins de l'un des derniers recueils de Herman Melville, John Marr. Níkos Kavvadías est un Ulysse de marine marchande, qui sillonne un monde dont l'exotisme tient autant aux lieux qu'à une toponymie disparue, qui à elle seule convoque tout un imaginaire. À travers son expérience de marin, Kavvadías médite dans les poèmes de Courants noirs sur la condition de l'homme, avec un mélange d'âpreté et de tendresse, qui se rencontrent au mascaret d'un humour désabusé.
MUSIQUE :
 Devendra Banhart « Inaniel » Goodbye Kumiko « Harbor Light Rag » Xebarki « Yara Yara »
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong> </strong>: <strong><span>Yves Boudier</span></strong><b> </b>pour la quarantième édition du <strong>Marché de la Poésie</strong>.</span></p>
<p><span>Poète,<strong> <span>Yves Boudier </span></strong>préside l'association c/i/r/c/é Marché de la Poésie. Ancien président du conseil d'administration de la Maison des écrivains et de la littérature et ancien administrateur de la Biennale internationale des poètes, <strong><span>Yves Boudier </span></strong>est également l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont le dernier, <em>en vie (intra-fora)</em> vient de paraître aux éditions Paquebot, avec un avant-propos d'Esther Tellermann et des monotypes de Léa Guerchounov.</span></p>
<p><span>Le <strong>Marché de la Poésie</strong>, qui se tient Place Saint-Sulpice du 7 au 11 juin 2023, fête sa quarantième édition. Plus de 500 éditeurs sont présents sur le site, environ 200 poètes sont invités, dont une délégation de dix jeunes poètes des Caraïbes, en partenariat avec l'UNESCO : Jacinth Browne-Howard (Saint Vincent et les Grenadines), Cyndi Celeste (Barbade), Ar Guens Jean Mary (Haïti), Taimi Dieguez Mallo (Cuba), Christena Williams (Jamaïque), Victor Andrés de Oléo (République dominicaine), Angella O'Brien (Sainte-Lucie), Ronaldo Mohammed (Trinité et Tobago), Tanicia Pratt (Bahamas) et Kamille John (Grenade). Pendant ces cinq jours, de nombreuses manifestations ont lieu sur la scène : tables rondes sur les états généraux de la poésie ; hommages à des poètes comme Lucebert (publié aux éditions Unes), figure majeure de la poésie néerlandaise, à Anise Koltz (publiée aux éditions Arfuyen et Phi), immense figure luxembourgeoise disparue récemment ; débats et lectures autour des poètes invités des Caraïbes ; remise du prix Yvan Goll à Jonas Fortier (<em>Courbures de la terre</em>, éditions L'Oie de Cravan) et Judith Chavanne (<em>De mémoire et de vent</em>, éditions L'Herbe qui tremble), du prix CoPo à Nicolas Gonzales (<em>Voleur de sable</em>, Gros Textes/Décharge) et de la bourse Gina Chenouard à Maxence Amiel. Par ailleurs, le <strong>Marché de la Poésie</strong> s'est élargi à de nombreuses « Périphéries » dans toute la France et l'Europe, qui s'échelonnent sur plusieurs semaines. Le <strong>Marché de la Poésie</strong>, rappelle <strong><span>Yves Boudier</span></strong>, est l'une des plus importantes manifestations littéraires en France, dans une atmosphère conviviale et chaleureuse de « place du village ». Ouvert à toutes les expressions poétiques, il constitue également le plus grand événement consacré à la poésie en France, voire en Europe.</span></p>
<p><span> Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Níkos Kavvadías</b>, <strong><em>Courants</em></strong><em> <strong>noirs</strong></em>, traduit du grec et présenté par Pierre Guéry aux éditions Signes et Balises (2023).</span></p>
<p><span>On songe, en lisant <strong><em>Courants noirs</em></strong>, à l'œuvre poétique complète de l'écrivain grec Níkos Kavvadías (1910-1975), à Blaise Cendrars, mais à un Cendrars dont le Transsibérien serait devenu un cargo, aux romans marins de Jack London ou Pierre MacOrland, à Louis Brauquier et ses <em>îles lointaines</em>, aux <em>cartes postales</em> de Henry-Jean-Marie Levet ou bien encore aux vieux marthurins de l'un des derniers recueils de Herman Melville, <em>John Marr</em>. Níkos Kavvadías est un Ulysse de marine marchande, qui sillonne un monde dont l'exotisme tient autant aux lieux qu'à une toponymie disparue, qui à elle seule convoque tout un imaginaire. À travers son expérience de marin, Kavvadías médite dans les poèmes de <strong><em>Courants noirs</em></strong> sur la condition de l'homme, avec un mélange d'âpreté et de tendresse, qui se rencontrent au mascaret d'un humour désabusé.</span></p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Devendra Banhart « Inaniel »<br /> Goodbye Kumiko « Harbor Light Rag »<br /> Xebarki « Yara Yara »</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 08 Jun 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-06-08.mp3?download" type="audio/mpeg" length="123649879"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 08 juin 2023 - Yves Boudier</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6489bf92e6a616.15598830.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 25 mai 2023 – Marina Van Zuylen</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-25-mai-2023-marina-van-zuylen-2214</link>
      <guid isPermaLink="false">a76662984f9c88d453f5fda84b051ebca0c94ee5</guid>
      <description>Invitée : Marina Van Zuylen, pour son essai Éloge des vertus minuscules (2023), traduit de l'anglais (États-Unis) par Clotilde Meyer, aux éditions Flammarion.
Après des études en France, une licence en littérature russe et un doctorat en littérature comparée obtenu à Harvard, la Franco-américaine Marina Van Zuylen enseigne la littérature française et comparée au Bard College. Elle est l'auteur de plusieurs essais en anglasi, dans lesquels elle sonde et scrute certaines pathologies de la modernité, comme l'ennui, la médiocrité ou la fatigue, de nombreuses études sur l'œuvre de Jacques Rancière et d'écrits sur l'art et l'esthétique pour le MoMA. C'est pour ce premier essai traduit en français que Marina Van Zuylen est aujourd'hui reçue dans l'émission. 
Comme elle l'avait fait dans ses précédents essais, inédits en français, Marina Van Zuylen consacre son Éloge des vertus minuscules à interroger une notion qui vient prendre le contrepied de notre époque vouée au culte de la performance et de la réussite : le « pas si mal » ou le « assez bien ». Elle y voit une forme de « vertu minuscule » que, sous l'égide de Spinoza ou Levinas, elle associe à des qualités aussi « discrètes » que la dignité ou, précisément, la discrétion. Le constat de l'« assez bien » sonne au mieux comme un éloge condescendant, au pire comme un blâme, un reproche. Il acte l'idée, chez celui qui se voit ainsi estampillé, de ce que le « bien » lui reste inaccessible, hors de portée, et qu'il suffirait de peu pour que l'« assez bien » devienne « mal ». Mais Marina Van Zuylen retourne ce verdict et en dépasse le traumatisme, pour se livrer à l'éloge de l'aurea mediocritas chère à Horace, dont l'équivalent serait à la fois le juste milieu et le milieu juste. L'Éloge des vertus minuscules, où sont convoquées les figures de George Eliot, Virginia Woolf, Elena Ferrante, Georg Büchner, Anton P. Tchekhov ou T.S. Eliot, sonne alors comme une prise de conscience, un éveil enthousiaste à ce qui peut constituer l'une des expériecnes humaines les plus riches et les moins célébrées.
MUSIQUE :
 Serge Gainsbourg, « La Chanson de Prévert » Louis Armstrong « What a Wonderful World » Harry Belafonte « Banana Boat Song Day O »
EXTRAITS SONORES :
 Extrait d'un documentaire consacré à Emmanuel Levinas Extrait d'un entretien avec Temple Gardin

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée: <strong><span>Marina Van Zuylen</span></strong>,<b> </b>pour son essai <em><strong>Éloge des vertus minuscules</strong></em> (2023), traduit de l'anglais (États-Unis) par Clotilde Meyer, aux éditions Flammarion.</span></p>
<p><span>Après des études en France, une licence en littérature russe et un doctorat en littérature comparée obtenu à Harvard, la Franco-américaine <strong><span>Marina Van Zuylen</span></strong> enseigne la littérature française et comparée au Bard College. Elle est l'auteur de plusieurs essais en anglasi, dans lesquels elle sonde et scrute certaines pathologies de la modernité, comme l'ennui, la médiocrité ou la fatigue, de nombreuses études sur l'œuvre de Jacques Rancière et d'écrits sur l'art et l'esthétique pour le MoMA. C'est pour ce premier essai traduit en français que <strong><span>Marina Van Zuylen</span></strong> est aujourd'hui reçue dans l'émission. </span></p>
<p><span>Comme elle l'avait fait dans ses précédents essais, inédits en français, <strong><span>Marina Van Zuylen</span></strong> consacre son <em><strong>Éloge des vertus minuscules</strong></em> à interroger une notion qui vient prendre le contrepied de notre époque vouée au culte de la performance et de la réussite : le « pas si mal » ou le « assez bien ». Elle y voit une forme de « vertu minuscule » que, sous l'égide de Spinoza ou Levinas, elle associe à des qualités aussi « discrètes » que la dignité ou, précisément, la discrétion. Le constat de l'« assez bien » sonne au mieux comme un éloge condescendant, au pire comme un blâme, un reproche. Il acte l'idée, chez celui qui se voit ainsi estampillé, de ce que le « bien » lui reste inaccessible, hors de portée, et qu'il suffirait de peu pour que l'« assez bien » devienne « mal ». Mais <strong><span>Marina Van Zuylen</span></strong> retourne ce verdict et en dépasse le traumatisme, pour se livrer à l'éloge de l'<em>aurea mediocritas</em> chère à Horace, dont l'équivalent serait à la fois le juste milieu et le milieu juste. L'<em><strong>Éloge des vertus minuscules</strong></em>, où sont convoquées les figures de George Eliot, Virginia Woolf, Elena Ferrante, Georg Büchner, Anton P. Tchekhov ou T.S. Eliot, sonne alors comme une prise de conscience, un éveil enthousiaste à ce qui peut constituer l'une des expériecnes humaines les plus riches et les moins célébrées.</span></p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><span><em><strong> </strong></em>Serge Gainsbourg, « La Chanson de Prévert »<br /> Louis Armstrong « What a Wonderful World »<br /> Harry Belafonte « Banana Boat Song Day O »</span></p>
<p><span><strong>EXTRAITS SONORES :</strong></span></p>
<p><span><b> </b>Extrait d'un documentaire consacré à Emmanuel Levinas<br /> Extrait d'un entretien avec Temple Gardin</span></p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 25 May 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-05-25.mp3?download" type="audio/mpeg" length="124621008"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 25 mai 2023 – Marina Van Zuylen</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/64899c5d414ee4.29808833.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 18 mai 2023  - Hommage à Philippe Vannini</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-18-mai-2023-hommage-a-philippe-vannini-2254</link>
      <guid isPermaLink="false">bfdbb64bb01d3fd796fd1c19fc1564ecc9976fd9</guid>
      <description>Pendant  quarante ans, Philippe Vannini a interviewé et parfois  contribué à débusquer les grands noms de la littérature française et internationale. Tous appréciaient sa conception de l'entretien radiophonique comme une "création à deux voix".
Nadia Ettayeb, lui rend ici hommage en diffusant quelques extraits puisés dans ses archives. Vous y entendrez par exemple les voix d'Albert Memmi, de  JB Pontalis,  d' Alain Rey ou Annie Ernaux.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Pendant  quarante ans, Philippe Vannini a interviewé et parfois  contribué à débusquer les grands noms de la littérature française et internationale. Tous appréciaient sa conception de l'entretien radiophonique comme une "création à deux voix".</span></p>
<p><span>Nadia Ettayeb, lui rend ici hommage en diffusant quelques extraits puisés dans ses archives. Vous y entendrez par exemple les voix d'Albert Memmi, de  JB Pontalis,  d' Alain Rey ou Annie Ernaux.</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 18 May 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-05-18.mp3?download" type="audio/mpeg" length="144277419"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 18 mai 2023  - Hommage à Philippe Vannini</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/64f4c6f1a53cc2.36578044.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 11 mai 2023 – Gérard Pfister</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-11-mai-2023-gerard-pfister-2200</link>
      <guid isPermaLink="false">4b19a2e60115007af5d42e0c884d6219402f446f</guid>
      <description>Invité : Gérard Pfister, pour son recueil Le Livre suivi de L'expérience des mots (2023) aux éditions Arfuyen.
Fondateur des éditions Arfuyen (qui fêteront leurs cinquante ans en 2025), traducteur de l'anglais, de l'italien, de l'allemand et du turc, Gérard Pfister est également écrivain. Auteur d'un premier roman (Le Livre des sources) paru il y a dix ans, spécialiste du poète dadaïste Pierre de Massot dont il a également publié l'œuvre, Gérard Pfister est également poète, auteur d'une œuvre d'une grande densité spirituelle et d'une riche sobriété épigrammatique. 
Le Livre suivi de L'expérience des mots vient clore un tryptique, entamé avec Ce qui n'a pas de noms (2019) et Hautes Huttes (2021). Constitué de cinq cent stances en tercets, réparties en cinq centuries, le recueil nourrit une réflexion esthétique et sensible sur ce que doit et ne doit pas être le livre. Mais à travers ce cheminement progressif, qui fonctionne comme une spirale avec des « retours », des rappels, qui forment une sorte de basse continue, c'est plus largement une interrogation sur notre rapport au monde qui est ici proposée. Derrière les constats plus inquiets que noirs se dégage une célébration de l'émerveillement qui fait de ce recueil un précieux vade-mecum. Mais, nous rappelle Gérard Pfister, le poète ne vit pas dans un monde abstrait. Les stances de Le Livre façonnent également un manifeste dont l’essai qui suit, L’expérience des mots, donne les clefs, sous la forme d’un traité qui tient autant d’un art poétique que d’une réflexion sur notre capacité à retrouver par le langage la « parfaite singularité » du réel. La forme du tercet, par sa brièveté, son économie, dans la tradition de la théologie négative dont Gérard Pfister est un grand connaisseur, est une manière de rendre à la poésie sa vertu incantatoire, à deux doigts du silence : « Que le livre / ne soit / que l’orée du silence ».

Chronique de Cécile A. Holdban : André Suarès, L'Art du livre, aux éditions Fata Morgana (2022).
Dans ce court essai paru initialement en 1928, l’écrivain André Suarès s’inquiète d’une possible « décadence » du livre consécutive à sa diffusion croissante. Loin de faire du codex un objet élitiste, il entend rappeler la dimension rituelle intrinsèque à une œuvre d’art. Il rejoint dans ses constats ceux d’un Walter Benjamin dans son Œuvre d’art à l’époque de la reproductivilité technique. Selon André Suarès, la banalisation de l’objet-livre peut distraire le lecteur de « la passion de connaître, qui cherche et qui médite », dont il fait la définition même de la lecture. Il faut lire ce texte comme un rappel ou une prise de conscience. Une invitation à renouer avec une sorte de dimension sacrée de la lecture, qui n’est pas incompatible avec le bonheur, voire le plaisir.
Musique :
 Robert Schumann, "Mondnacht" op. 39 sur un poème de Joseph von Eichendorf, interprété par Dietrich Fischer-Diskau David Lang "Wood" Claudio Monteverdi "Pur ti miro" extrait du Couronnement de Poppée, sur un texte de Francesco Busenello, interprété par Renée Jacobs
Extraits sonores :
 Extrait d'un entretien d'Albert Manguel dans l'émission "Dessine-moi un dimanche" sur Radio-Canada (5 mai 2019) Extrait d'une lecture du Voyage du Condottiere d'André Suarès par Ferdinand Bigard
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong> </strong>: <strong><span>Gérard Pfister</span></strong>,<b> </b>pour son recueil <b>Le Livre </b><strong>suivi de</strong><b> <em>L'expérience des mots</em></b> (2023) aux éditions Arfuyen.</span></p>
<p></p><span>Fondateur des éditions Arfuyen (qui fêteront leurs cinquante ans en 2025), traducteur de l'anglais, de l'italien, de l'allemand et du turc, <strong><span>Gérard Pfister</span></strong> est également écrivain. Auteur d'un premier roman (<strong><em>Le Livre des sources</em></strong>) paru il y a dix ans, spécialiste du poète dadaïste Pierre de Massot dont il a également publié l'œuvre, <strong><span>Gérard Pfister</span></strong> est également poète, auteur d'une œuvre d'une grande densité spirituelle et d'une riche sobriété épigrammatique. </span>
<p><span><em><strong>Le Livre</strong></em><strong> suivi de <em>L'expérience des mots</em> </strong>vient clore un tryptique, entamé avec <strong><em>Ce qui n'a pas de noms</em> </strong>(2019) et <strong><em>Hautes Huttes</em></strong> (2021). Constitué de cinq cent stances en tercets, réparties en cinq centuries, le recueil nourrit une réflexion esthétique et sensible sur ce que doit et ne doit pas être le livre. Mais à travers ce cheminement progressif, qui fonctionne comme une spirale avec des « retours », des rappels, qui forment une sorte de basse continue, c'est plus largement une interrogation sur notre rapport au monde qui est ici proposée. Derrière les constats plus inquiets que noirs se dégage une célébration de l'émerveillement qui fait de ce recueil un précieux <em>vade-mecum</em>. Mais, nous rappelle <strong><span>Gérard Pfister</span></strong>, le poète ne vit pas dans un monde abstrait. Les stances de <strong>Le Livre</strong> façonnent également un manifeste dont l’essai qui suit, <strong>L’expérience des mots</strong>, donne les clefs, sous la forme d’un traité qui tient autant d’un art poétique que d’une réflexion sur notre capacité à retrouver par le langage la « parfaite singularité » du réel. La forme du tercet, par sa brièveté, son économie, dans la tradition de la théologie négative dont <strong><span>Gérard Pfister</span></strong> est un grand connaisseur, est une manière de rendre à la poésie sa vertu incantatoire, à deux doigts du silence : « Que le livre / ne soit / que l’orée du silence ».</span></p>

<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>André Suarès, <em>L'Art du livre</em></b>, aux éditions Fata Morgana (2022).</span></p>
<p><span>Dans ce court essai paru initialement en 1928, l’écrivain André Suarès s’inquiète d’une possible « décadence » du livre consécutive à sa diffusion croissante. Loin de faire du codex un objet élitiste, il entend rappeler la dimension rituelle intrinsèque à une œuvre d’art. Il rejoint dans ses constats ceux d’un Walter Benjamin dans son Œuvre d’art à l’époque de la reproductivilité technique. Selon André Suarès, la banalisation de l’objet-livre peut distraire le lecteur de « la passion de connaître, qui cherche et qui médite », dont il fait la définition même de la lecture. Il faut lire ce texte comme un rappel ou une prise de conscience. Une invitation à renouer avec une sorte de dimension sacrée de la lecture, qui n’est pas incompatible avec le bonheur, voire le plaisir.</span></p>
<span>Musique :</span>
<p><span><span>Robert Schumann, "Mondnacht" op. 39 sur un poème de Joseph von Eichendorf, interprété par Dietrich Fischer-Diskau</span><br /> David Lang "Wood"<br /> <span>Claudio Monteverdi "Pur ti miro" extrait du <em>Couronnement de Poppée</em>, sur un texte de Francesco Busenello, interprété par Renée Jacob</span>s</span></p>
<p><span><strong>Extraits sonores :</strong></span></p>
<p><span><b> </b>Extrait d'un entretien d'Albert Manguel dans l'émission "Dessine-moi un dimanche" sur Radio-Canada (5 mai 2019)<br /> Extrait d'une lecture du <em>Voyage du Condottiere</em> d'André Suarès par Ferdinand Bigard</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 11 May 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-05-11.mp3?download" type="audio/mpeg" length="154871430"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 11 mai 2023 – Gérard Pfister</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/647ccef38665e5.45478111.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 27 avril 2023 – Geoffroy de Lagasnerie</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-27-avril-2023-geoffroy-de-lagasnerie-2138</link>
      <guid isPermaLink="false">252810de36c4fc19890dd41e690ad8a9cb2f9dd6</guid>
      <description>
Geoffroy de Lagasnerie, sociologue et philosophe, est l’invité de Douglas Lemenu pour parler de son dernier livre, 3 : une aspiration au dehors, publié chez Flammarion.
-


-


Dans son dernier ouvrage, il est question d’amitié, mais pas seulement, il utilise l’amitié pour questionner l’ensemble des rapports qui constituent nos vies et ses différentes formes.
Ce livre c’est 204 pages consacrées à ce sentiment si familier que nous connaissons toutes et tous. C’est aussi 204 pages pour interroger le monde dans lequel nous vivons et les relations qui nous unissent, mais c’est aussi une tentative de mettre des mots sur l’indicible et répondre en partie à l’absence de vocabulaire pour dire l’amitié et les réalités qu’elle recouvre.


Depuis plusieurs années, il vit pleinement, entièrement, totalement une amitié avec le philosophe et sociologue Didier Eribon et l’auteur Edouard Louis. C’est dans cette amitié pensée et vécue comme une construction indissociable de leurs existences, mais aussi comme un mode de vie qu’il s’inspire pour livrer une analyse critique de la société en proposant un espace de réflexion sur nos vies.


-
Extrait : 
 Archive INA - C'est quoi l'amitié ? (1974)
-
Musiques : 
 Calogero - C'est dit
 Dimitris Mitropanos - Roza
 Scorpion - Wind of Change
 Luz Cazal - Piensa en Mi
 Françoise Hardy - L'amitié
-



</description>
      <content:encoded><![CDATA[
<span><strong><span>Geoffroy de Lagasnerie</span></strong>, sociologue et philosophe, est l’invité de Douglas Lemenu pour parler de son dernier livre<em>, <strong>3 : une aspiration au dehors</strong>, </em>publié chez Flammarion.</span>
<span>-</span>


<span>-</span>


<span>Dans son dernier ouvrage, il est question d’amitié, mais pas seulement, il utilise l’amitié pour questionner l’ensemble des rapports qui constituent nos vies et ses différentes formes.</span>
<span>Ce livre c’est 204 pages consacrées à ce sentiment si familier que nous connaissons toutes et tous. C’est aussi 204 pages pour interroger le monde dans lequel nous vivons et les relations qui nous unissent, mais c’est aussi une tentative de mettre des mots sur l’indicible et répondre en partie à l’absence de vocabulaire pour dire l’amitié et les réalités qu’elle recouvre.</span>


<span>Depuis plusieurs années, il vit pleinement, entièrement, totalement une amitié avec le philosophe et sociologue Didier Eribon et l’auteur Edouard Louis. C’est dans cette amitié pensée et vécue comme une construction indissociable de leurs existences, mais aussi comme un mode de vie qu’il s’inspire pour livrer une analyse critique de la société en proposant un espace de réflexion sur nos vies.</span>


<span>-</span>
<span><strong>Extrait : </strong></span>
<span> Archive INA - C'est quoi l'amitié ? (1974)</span>
<span>-</span>
<span><strong>Musiques : </strong></span>
<span> Calogero - C'est dit</span>
<span> Dimitris Mitropanos - Roza</span>
<span> Scorpion - Wind of Change</span>
<span> Luz Cazal - Piensa en Mi</span>
<span> Françoise Hardy - L'amitié</span>
<span><span>-</span></span>



]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 27 Apr 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-04-27.mp3?download" type="audio/mpeg" length="120613615"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 27 avril 2023 – Geoffroy de Lagasnerie</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/644ad5a23d2cf3.74990731.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 13 avril 2023 – Jacques Damade</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-13-avril-2023-jacques-damade-2167</link>
      <guid isPermaLink="false">f7400bc4834e14d536d88c48020bc801726db0c1</guid>
      <description>Invité : Jacques Damade, pour sa trilogie Monde humain : Abattoirs de Chicago (2016), Darwin au bord de l'eau (2018) et Du côté du Jardin des Plantes (2022) aux éditions La Bibliothèque.
Ancien chroniqueur à Libération et professeur de français, Jacques Damade a fondé en 1992 les éditions de la Bibliothèque, placées sous l'égide de Jorge Luis Borges. Auteur d'un ouvrage consacré au photographe Jacques-Henri Lartigue, il vient de publier le troisième volume de sa triologie du Monde humain.
Dans les Abattoir de Chicago, Jacques Damade raconte comment une ancienne plaine indienne est devenue en moins d'un siècle la métropole de Chicago, dont l'essor est lié à ses abattoirs. Plus que de proposer une autre version de l'histoire américaine, Jacques Damade s'interroge - et nous avec - sur la construction de notre modernité, puisque c'est en s'inspirant des chaînes des abattoirs de Chicago que Ford a conçu ses usines automobiles. Mais c'est avant tout le rapport de l'homme à l'animal et au vivant, plus largement, qui est ici questionné, l'avancée technologique ayant eu pour corollaire une industrialisation de la mort dont on connaît depuis les terribles conséquences.
En disciple de Rousseau, Jacques Damade propose dans Darwin au bord de l'eau dix promenades le long des falaises normandes. Un même itinéraire pour mieux constater que l'homme défait à vitesse accélérée. En contemplant ces falaises du Jurassique, Jacques Damade livre un discours de la méthode, nourri d'observations, de rêveries, en évoquant les vies parallèles du loup. Derrière l'inquiétude, la tristesse perce, inépuisable, l'émerveillement et la joie devant tant de beauté.
En racontant l'histoire du Jardin des Plantes et du Muséum d'histoire naturelle, Jacques Damade fait le portrait d'un personnage passionnant, véritable héros stendhalien, Étienne Geoffroy de Saint-Hilaire. L'époque agitée et dangereuse de la Révolution et de la Terreur est aussi celle d'un bouillonnement scientifique. Après les deux premiers volumes du Monde humain, Jacques Damade décrit avec un enthousiasme passionnant cette effervescence naturaliste où des savants à la fois scientifiques et sauvages se lancent dans l'inventaire du monde avec une curiosité inépuisable. Du côté du Jardin des Plantes se lit à la fois comme un traité sur la beauté du monde vivant et comme un roman d'aventure où l'on croise une guillotine et une girafe, avec des péripéties dignes de Dumas.
Chronique de Cécile A. Holdban : Virginia Woolf, Flush une biographie, traduction l'anglais par Charles Mauron, préface de David Garnett, aux éditions Le Bruit du Temps (2015).
Avec une grande virtuosité, Virginia Woolf raconte la biographie de la poète Elizabeth Barrett Browning (1806-1861), en retraçant la vie de son chien Flush. L'écrivain anglais y montre sa virtuoisté narrative, son humour, mais offre également une réflexion plus profonde sur la condition de la femme et, en particulier de la femme-écrivain, comme elle l'a fait dans Une chambre pour soi. Ce qui fait que ce portrait d'un chien, d'une poète à travers son chien, prend les allures d'un autoportrait et d'un plaidoyer pour la condition des femmes.
MUSIQUE :
 Silvain Vanot "Il fait soleil" Duke Ellington "Caravan"
EXTRAITS SONORES :
 Extrait d'un entretien de Baptiste Morizot dans La Grande Librairie (2020) Extrait d'un entretien de Virginia Woolf sur la BBC (1937)

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong> </strong>:<span><strong> <span>Jacques Damade</span></strong>,<strong> </strong></span>pour sa trilogie <span><strong>Monde</strong> <strong>humain</strong></span><span>:</span><strong> <em>Abattoirs de Chicago</em></strong> (2016), <strong><em>Darwin au bord de l'eau</em></strong> (2018) et <strong><em>Du côté du Jardin des</em></strong><em> <strong>Plantes</strong> </em>(2022) aux éditions La Bibliothèque.</span></p>
<p></p><span>Ancien chroniqueur à <em>Libération</em> et professeur de français, <strong><span>Jacques Damade</span></strong>a fondé en 1992 les éditions de la Bibliothèque, placées sous l'égide de Jorge Luis Borges. Auteur d'un ouvrage consacré au photographe Jacques-Henri Lartigue, il vient de publier le troisième volume de sa triologie du <strong><em>Monde humain</em></strong>.</span>
<p><span>Dans les <em><strong>Abattoir de Chicago</strong></em>, <strong><span>Jacques Damade</span></strong> raconte comment une ancienne plaine indienne est devenue en moins d'un siècle la métropole de Chicago, dont l'essor est lié à ses abattoirs. Plus que de proposer une autre version de l'histoire américaine, <strong><span>Jacques Damade</span></strong> s'interroge - et nous avec - sur la construction de notre modernité, puisque c'est en s'inspirant des chaînes des abattoirs de Chicago que Ford a conçu ses usines automobiles. Mais c'est avant tout le rapport de l'homme à l'animal et au vivant, plus largement, qui est ici questionné, l'avancée technologique ayant eu pour corollaire une industrialisation de la mort dont on connaît depuis les terribles conséquences.</span></p>
<p><span>En disciple de Rousseau, <strong><span>Jacques Damade</span></strong> propose dans <strong><em>Darwin au bord de</em></strong><em> <strong>l'eau</strong> </em>dix promenades le long des falaises normandes. Un même itinéraire pour mieux constater que l'homme défait à vitesse accélérée. En contemplant ces falaises du Jurassique, <span><strong>Jacques Damade</strong></span> livre un discours de la méthode, nourri d'observations, de <em>rêveries</em>, en évoquant les vies parallèles du loup. Derrière l'inquiétude, la tristesse perce, inépuisable, l'émerveillement et la joie devant tant de beauté.</span></p>
<p><span>En racontant l'histoire du Jardin des Plantes et du Muséum d'histoire naturelle, <strong><span>Jacques Damade</span></strong> fait le portrait d'un personnage passionnant, véritable héros stendhalien, Étienne Geoffroy de Saint-Hilaire. L'époque agitée et dangereuse de la Révolution et de la Terreur est aussi celle d'un bouillonnement scientifique. Après les deux premiers volumes du <em>Monde humain</em>, <strong><span>Jacques Damade</span></strong> décrit avec un enthousiasme passionnant cette effervescence naturaliste où des savants à la fois scientifiques et sauvages se lancent dans l'inventaire du monde avec une curiosité inépuisable. <strong><em>Du côté du Jardin des Plantes</em></strong> se lit à la fois comme un traité sur la beauté du monde vivant et comme un roman d'aventure où l'on croise une guillotine et une girafe, avec des péripéties dignes de Dumas.</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <strong>Virginia Woolf</strong><b>, <em>Flush une biographie</em></b>, traduction l'anglais par Charles Mauron, préface de David Garnett, aux éditions Le Bruit du Temps (2015).</span></p>
<p><span>Avec une grande virtuosité, Virginia Woolf raconte la biographie de la poète Elizabeth Barrett Browning (1806-1861), en retraçant la vie de son chien Flush. L'écrivain anglais y montre sa virtuoisté narrative, son humour, mais offre également une réflexion plus profonde sur la condition de la femme et, en particulier de la femme-écrivain, comme elle l'a fait dans <em>Une chambre pour soi</em>. Ce qui fait que ce portrait d'un chien, d'une poète à travers son chien, prend les allures d'un autoportrait et d'un plaidoyer pour la condition des femmes.</span></p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><span><b> </b>Silvain Vanot "Il fait soleil"<br /> Duke Ellington "Caravan"</span></p>
<p><span><br /><strong>EXTRAITS SONORES :</strong></span></p>
<p><span><span><b> </b>Extrait d'un entretien de Baptiste Morizot dans La Grande Librairie (2020)</span><br /><span> Extrait d'un entretien de Virginia Woolf sur la BBC (1937)</span><br /><br /></span></p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 13 Apr 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-04-13.mp3?download" type="audio/mpeg" length="121969684"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 13 avril 2023 – Jacques Damade</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/645ffc77b12f11.17565236.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 30 mars 2023 – Florence Mauro</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-30-mars-2023-florence-mauro-2166</link>
      <guid isPermaLink="false">452d1376a5bae5696bfa984f4cd89a14d9cda907</guid>
      <description>Invitée : Florence Mauro, pour son essai Leone Ginzburg un intellectuel contre le fascisme aux éditions Creaphis (2022).
Romancière et essayiste, Florence Mauro s'était fait remarquer par la critique à la sortie de son premier roman, La Promessa (1994). Ancienne conseillère de programmation sur France 3, elle est l'auteur de plusieurs documentaires, consacrés au couple Rossellini-Bergman, à Simone Weil ou à l'Italie.
Figure intellectuelle majeure, quoique méconnue, Leone Ginzburg (1901-1944) a été l'un des grands intellectuels italiens qui ont lutté contre le fascisme dans leur pays. L'"arme" choisie par Leone Ginzburg fut celle de la culture, de la littérature et des idées. Sans jamais recourir à la violence, ce penseur brillant, grand traducteur des classiques russes, amis de Cesare Pavese et de Giulio Einaudi, a livré un combat d'une impressionnante intégrité contre le fascisme et sa représentation étriquée d'une culture, et en particulier d'une littérature italienne célébrant une forme de provincialisme répondant aux canons d'un nationalisme exacerbé. Grande connaisseuse de l'histoire et de la littérature italiennes, amie personne de Carlo Ginzburg, le fils de Leone et Natalia, Florence Mauro, qui a déjà consacré un remarquable documentaire à Leone Ginzburg, diffusé sur Arte, suit avec passion et rigueur l'itinéraire intellectuel et humain d'un homme dont la leçon d'humanité et d'honnêteté est à méditer. Dans cet essai captivant et émouvant, Florence Mauro célèbre une forme inattendue et stimulante de radicalité : celle de l'intelligence, de la culture, de l'intégrité. Enrichie de documents et de témoignages inédits, cette enquête à la Sebald sur les pas de Leone Ginzburg se lit également comme un plaidoyer pour notre époque, et offre une leçon de résistance qui fait appel à ce qu'il y a de meilleur en l'homme : la foi en la beauté et la fidélité à la culture.
MUSIQUE :
 Francesco Paolo Tosti "Ideale" Sergio Endrigo "La Rosa Bianca" Gipo Farassino "Ciau Turin"
EXTRAITS SONORES :
 Extrait du documentaire d'Alain Bergala, Cesare Pavese, dans la série "Un siècle d'écrivains" (France 3, 1995) Extrait d'un entretien avec Carlo Ginzburg tiré du documentaire Leone Ginzburg un intellectuel contre le fascisme (Arte, 2016) de Florence Mauro Lecture de la dernière lettre de Leone à Natalia Ginzburg

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invitée<strong> </strong>: <strong><span>Florence Mauro</span></strong>,<b> </b>pour son essai <strong>Leone Ginzburg un intellectuel contre le fascisme </strong>aux éditions Creaphis (2022).</span></p>
<p><span>Romancière et essayiste, <strong><span>Florence Mauro</span></strong> s'était fait remarquer par la critique à la sortie de son premier roman, <strong><em>La Promessa</em></strong> (1994). Ancienne conseillère de programmation sur France 3, elle est l'auteur de plusieurs documentaires, consacrés au couple Rossellini-Bergman, à Simone Weil ou à l'Italie.</span></p>
<p><span>Figure intellectuelle majeure, quoique méconnue, Leone Ginzburg (1901-1944) a été l'un des grands intellectuels italiens qui ont lutté contre le fascisme dans leur pays. L'"arme" choisie par Leone Ginzburg fut celle de la culture, de la littérature et des idées. Sans jamais recourir à la violence, ce penseur brillant, grand traducteur des classiques russes, amis de Cesare Pavese et de Giulio Einaudi, a livré un combat d'une impressionnante intégrité contre le fascisme et sa représentation étriquée d'une culture, et en particulier d'une littérature italienne célébrant une forme de provincialisme répondant aux canons d'un nationalisme exacerbé. Grande connaisseuse de l'histoire et de la littérature italiennes, amie personne de Carlo Ginzburg, le fils de Leone et Natalia, <strong><span>Florence Mauro</span></strong>, qui a déjà consacré un remarquable documentaire à Leone Ginzburg, diffusé sur Arte, suit avec passion et rigueur l'itinéraire intellectuel et humain d'un homme dont la leçon d'humanité et d'honnêteté est à méditer. Dans cet essai captivant et émouvant, <strong><span>Florence Mauro</span></strong> célèbre une forme inattendue et stimulante de radicalité : celle de l'intelligence, de la culture, de l'intégrité. Enrichie de documents et de témoignages inédits, cette enquête à la Sebald sur les pas de Leone Ginzburg se lit également comme un plaidoyer pour notre époque, et offre une leçon de résistance qui fait appel à ce qu'il y a de meilleur en l'homme : la foi en la beauté et la fidélité à la culture.</span></p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><span><b> </b>Francesco Paolo Tosti "Ideale"<br /> Sergio Endrigo "La Rosa Bianca"<br /> Gipo Farassino "Ciau Turin"</span></p>
<p><span><strong>EXTRAITS SONORES :</strong></span></p>
<p><span><b> </b>Extrait du documentaire d'Alain Bergala, <strong><em>Cesare Pavese</em></strong>, dans la série "Un siècle d'écrivains" (France 3, 1995)<br /> Extrait d'un entretien avec Carlo Ginzburg tiré du documentaire <strong><em>Leone Ginzburg un intellectuel contre le fascisme</em></strong> (Arte, 2016) de <strong><span>Florence Mauro</span></strong><br /> Lecture de la dernière lettre de Leone à Natalia Ginzburg</span></p>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Mar 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-03-30.mp3?download" type="audio/mpeg" length="144372714"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 30 mars 2023 – Florence Mauro</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/645ffe1818c0a0.08793870.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 23 mars 2023 – Arnaud Hudelot et Jérôme Attal</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-23-mars-2023-arnaud-hudelot-et-jerome-attal-2095</link>
      <guid isPermaLink="false">91f3872f8d1f9673f8e1907fd63bcce99b483ba0</guid>
      <description>Invités : Arnaud Hudelot, pour son roman The Beatles are back aux éditions Le Mot et le Reste (2022) et Jérôme Attal, pour son roman La Ballade de Paddie, George et Eric aux éditions Le Mot et le Reste (2022).
Arnaud Hudelot a fait ses armes, comme chef opérateur, auprès de Bernard Pivot et Bernard Lenoir, entre autres. The Beatles are back est son premier roman. Il imagine que les Beatles se reforment, après maintes péripéties, et donnent le concert du siècle. Passionnant, enlevé, construit sur une connaissance aiguë du Swinging London, le roman d'Arnaud Hudelot tient solidement la route malgré un pari risqué et entraîne le lecteur dans ses audaces inventives. Il s'agit d'une uchronie qui a pour seul "défaut" d'être si bien faite qu'on aurait envie que ce soit vrai...
Jérôme Attal est déjà l'auteur de plusieurs romans, d'ouvrages pour la jeunesse, et est par ailleur auteur-compositeur-interprètr, couronné par la SACEM. Dans La Ballade de Paddie, George et Eric, il raconte l'histoire d'amour à trois entre la mannequin Paddie Boyd, femme de George Harrison, dont son meilleur ami, Eric Clapton, tombe fou amoureux. L'originalité de cette fiction est qu'elle est pensée comme la version rock des tournois de troubadours, et de l'affrontement entre Lancelot et Arthur autour de Guenièvre. Les chevaliers ont juste troqué leur épée contre des guitares.
Arnaud Hudelot comme Jérôme Attal évitent les écueils du genre "livres de rock". L'érudition en la matière y est subtile, mais extrêmement renseignée. Et ce sont deux versions personnelles des Beatles qu'ils proposent, où l'on retrouve deux éléments majeurs de l'alchimie des Fab : l'humour et le romantisme.
MUSIQUE :
 The Beatles "Across the Universe" Fleetwood Mac "Landslide" The Beatles "Something" Derek &amp; the Dominos "Layla" George Harrison "While My Guitar Gently Weeps" (Live, Texas, 1974) Nina Simone "Revolution"


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invités<strong> </strong>: <strong><span>Arnaud Hudelot</span></strong>,<b> </b>pour son roman <strong><em>The Beatles are</em> <em>back</em> </strong>aux éditions Le Mot et le Reste (2022) et <strong><span>Jérôme Attal</span></strong>,<b> </b>pour son roman <strong>La Ballade de Paddie, George et Eric </strong>aux éditions Le Mot et le Reste (2022).</span></p>
<p><span><strong><span>Arnaud Hudelot</span></strong> a fait ses armes, comme chef opérateur, auprès de Bernard Pivot et Bernard Lenoir, entre autres. <em><strong>The Beatles are back</strong></em> est son premier roman. Il imagine que les Beatles se reforment, après maintes péripéties, et donnent le concert du siècle. Passionnant, enlevé, construit sur une connaissance aiguë du Swinging London, le roman d'Arnaud Hudelot tient solidement la route malgré un pari risqué et entraîne le lecteur dans ses audaces inventives. Il s'agit d'une uchronie qui a pour seul "défaut" d'être si bien faite qu'on aurait envie que ce soit vrai...</span></p>
<p><span><strong><span>Jérôme Attal</span></strong> est déjà l'auteur de plusieurs romans, d'ouvrages pour la jeunesse, et est par ailleur auteur-compositeur-interprètr, couronné par la SACEM. Dans <em><strong>La Ballade de Paddie, George et Eric</strong></em>, il raconte l'histoire d'amour à trois entre la mannequin Paddie Boyd, femme de George Harrison, dont son meilleur ami, Eric Clapton, tombe fou amoureux. L'originalité de cette fiction est qu'elle est pensée comme la version rock des tournois de troubadours, et de l'affrontement entre Lancelot et Arthur autour de Guenièvre. Les chevaliers ont juste troqué leur épée contre des guitares.</span></p>
<p><span><strong><span>Arnaud Hudelot </span></strong>comme <strong><span>Jérôme Attal</span></strong> évitent les écueils du genre "livres de rock". L'érudition en la matière y est subtile, mais extrêmement renseignée. Et ce sont deux versions personnelles des Beatles qu'ils proposent, où l'on retrouve deux éléments majeurs de l'alchimie des Fab : l'humour et le romantisme.</span></p>
<span>MUSIQUE :</span>
<p><span><b> </b>The Beatles "Across the Universe"<br /> Fleetwood Mac "Landslide"<br /> The Beatles "Something"<br /> Derek &amp; the Dominos "Layla"<br /></span><span> George Harrison "While My Guitar Gently Weeps" (Live, Texas, 1974)<br /></span><span> Nina Simone "Revolution"</span></p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 23 Mar 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-03-23.mp3?download" type="audio/mpeg" length="129557524"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 23 mars 2023 – Arnaud Hudelot et Jérôme Attal</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/641ce2ee977560.66335299.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 16 mars 2023 - Jean-Baptiste Para</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-16-mars-2023-jean-baptiste-para-2092</link>
      <guid isPermaLink="false">47100efcd1ecb8811726ea3240cd04f9d1de1f8b</guid>
      <description>Invité : Jean-Baptiste Para, directeur de la revue Europe.
Poète, critique d'art et traducteur, Jean-Baptiste Para est également le directeur de la revue Europe. Fondée le 15 février 1923, par Romain Rolland et ses amis au lendemain de la Grande Guerre, Europe se voulait comme une revue mêlant littérature et conscience politique. Elle a été aux côtés des antifranquistes pendant la guerre civile d'Espagne, a accueilli les écrivains allemands pourchassés par les nazis. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, son format change, mais pas ce qui constitue fondamentalement son identité. Désormais, chaque numéro est consacré à un écrivain, à une thématique ou à la littérature d'un pays considéré comme une "petite patrie littéraire". Pour fêter le centenaire de la revue et le dernier numéro consacré au poète Jude Stéfan et à l'écrivain suisse Maurice Chappaz, Jean-Baptiste Para se livre à une réflexion passionnante et passionnée sur la revue, en tant que genre littéraire, dans laquelle il voit une forme d'utopie, une des rares à subsister. Fort d'une expérience personnelle extrêmement riche, en prison ou dans des établissements scolaires, Jean-Baptiste Para propose également une définition vivante de la poésie, et s'en fait l'un des meilleurs passeurs, lui l'insatiable curieux qui accueille dans les pages d'Europe des voix nouvelles, venues du monde entier et du passé comme du présent.   
Chronique de Cécile A. Holdban : Joy Harjo, L'Aube américaine, traduction de Héloïse Esquié, aux éditions Globe (2021).
Cécile A. Holdban nous propose de découvrir l'une des grandes voix de la poésie américaine contemporaine, en la personne de Joy Harjo, poète cherokee, chanteuse, musicienne et ancienne Poète Lauréat des États-Unis. L'Aube américaine raconte la Piste des Larmes, la déportation des populations amérindiennes au moment de la conquête de l'Ouest. Joy Harjo offre un chant polyphonique, à travers des poèmes de chagrin, de colère et de volonté. Poignant et passionnant, L'Aube américaine est l'épopée d'une nation dépossédée de ses terres ancestrales et une quête d'une identité perdue.
Musique :
 Extrait d'une allocution de Romain Rolland pour ses 70 ans (1936) Djivan Gasparyan Quartet "Mama" Igor Levit / Frederic Rzewski "The People United Will Never Be Defeated" Joy Harjo "Mankiller Honor Song" Extrait de "L'atelier d'écriture de Jude Stéfan", entretien avec Pascale Bouhénic (1995)


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité<strong> </strong>: <strong><span>Jean-Baptiste Para</span></strong>,directeur de la revue <strong><em>Europe</em></strong>.</span></p>
<p><span>Poète, critique d'art et traducteur, <strong><span>Jean-Baptiste Para</span></strong> est également le directeur de la revue <strong><em>Europe</em></strong>. Fondée le 15 février 1923, par Romain Rolland et ses amis au lendemain de la Grande Guerre, <strong><em>Europe</em></strong> se voulait comme une revue mêlant littérature et conscience politique. Elle a été aux côtés des antifranquistes pendant la guerre civile d'Espagne, a accueilli les écrivains allemands pourchassés par les nazis. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, son format change, mais pas ce qui constitue fondamentalement son identité. Désormais, chaque numéro est consacré à un écrivain, à une thématique ou à la littérature d'un pays considéré comme une "petite patrie littéraire". Pour fêter le centenaire de la revue et le dernier numéro consacré au poète Jude Stéfan et à l'écrivain suisse Maurice Chappaz, <strong><span>Jean-Baptiste Para</span></strong> se livre à une réflexion passionnante et passionnée sur la revue, en tant que genre littéraire, dans laquelle il voit une forme d'utopie, une des rares à subsister. Fort d'une expérience personnelle extrêmement riche, en prison ou dans des établissements scolaires, <strong><span>Jean-Baptiste Para</span></strong> propose également une définition vivante de la poésie, et s'en fait l'un des meilleurs passeurs, lui l'insatiable curieux qui accueille dans les pages d'<strong><em>Europe </em></strong>des voix nouvelles, venues du monde entier et du passé comme du présent.   </span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <strong>Joy Harjo</strong><b>, <em>L'Aube américaine</em></b>, traduction de Héloïse Esquié, aux éditions Globe (2021).</span></p>
<p><span>Cécile A. Holdban nous propose de découvrir l'une des grandes voix de la poésie américaine contemporaine, en la personne de Joy Harjo, poète cherokee, chanteuse, musicienne et ancienne Poète Lauréat des États-Unis. <strong><em>L'Aube américaine</em></strong>raconte la Piste des Larmes, la déportation des populations amérindiennes au moment de la conquête de l'Ouest. Joy Harjo offre un chant polyphonique, à travers des poèmes de chagrin, de colère et de volonté. Poignant et passionnant, <strong><em>L'Aube américaine</em></strong> est l'épopée d'une nation dépossédée de ses terres ancestrales et une quête d'une identité perdue.</span></p>
<span><span>Musique :</span></span>
<p><span> Extrait d'une allocution de Romain Rolland pour ses 70 ans (1936)<br /></span><span><b> </b>Djivan Gasparyan Quartet "Mama"<br /></span><span> Igor Levit / Frederic Rzewski "The People United Will Never Be Defeated"<br /></span><span> Joy Harjo "Mankiller Honor Song"<br /></span><span> Extrait de "L'atelier d'écriture de Jude Stéfan", entretien avec Pascale Bouhénic (1995)</span></p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 16 Mar 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-03-16.mp3?download" type="audio/mpeg" length="108881292"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 16 mars 2023 - Jean-Baptiste Para</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/641a3aa7622a93.87852483.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 09 mars 2023 - Olivier Maillart</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-09-mars-2023-olivier-maillart-2091</link>
      <guid isPermaLink="false">43fb5bb66a0a42f52baf86839ffcefe64377bfca</guid>
      <description>Invité : Olivier Maillart pour son essai Plutôt seule que mal accompagnée (La littérature et ses faux amis), aux éditions L'Harmattan (2022).
Romancier, essayiste, spécialistes du cinéma italien, Olivier Maillart propose un état des lieux savoureux et malicieux de la littérature contemporaine. Évitant tous les écueils du genre, il n'est jamais là où on l'attend. Sous une fausse légèreté, parfaitement maîtrisée, il porte un regard subtil et nuancé sur la production littéraire. Quand il se prête à une exégère d'un roman de Guillaume Musso, ce n'est pas pour se livrer à un exerce de démolition convenu, mais pour s'interroger sur ce qu'est la "littérature populaire", et ses possibles mises en abyme. Il étrille au passage la critique réactionnaire, en laquelle il voit un autre conformisme qui aspire à remplacer celui qui l'a précédé. Le récit de son premier salon du livre, en romancier débutant, est une nouvelle d'une drôlerie et d'une férocité digne de Marcel Aymé ou de Maupassant. Avec Plutôt seule que mal accompagnée (La littérature et ses faux amis), Olivier Maillart nourrit sa réflexion, en fin critique qu'il est, d'une culture généreuse et éclectique qui donne à cet essai un ton que l'on ne trouve pas souvent dans ce genre. Et il en vient à la conclusion que la littérature ne va pas si mal, et que c'est plutôt nous qui ne nous portons pas très bien...   
Chronique de Cécile A. Holdban : Nìkos Kokàntzis, Gioconda, traduction de Michel Volkovitch, aux éditions de l'Aube (2014).
Cécile A. Holdban nous entraîne à Salonique, pendant la Seconde guerre mondiale, dans le court récit, seule œuvre (autobiographique) de cet écrivain. Gioconda est le récit de la découverte d'un amour total, fou, entre deux adolescents, le narrateur et sa belle voisine juive, Gioconda. Initiation des sens, des corps, dans la menace de la guerre et de la traque des Juifs qui bientôt se resserre, jusqu'au dénouement tragique et inattendu. Petit chef-d'œuvre où deux jeunes amants apprennent en quelques semaines l'amour et la mort.
Musique :
 Extrait d'un entretien de Julien Gracq avec Jean Daive (1977) The Kinks "Sitting by the Riverside" Extrait d'un entretien de Lakis Proguidis autour de l'amour du roman (2002) Stella "Beatniks d'occasion" Stelios Kazantzidis "Thessaloniki moy"


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité: <strong><span>Olivier Maillart</span></strong><b> </b>pour son essai <strong><em>Plutôt seule que mal accompagnée (La littérature et ses faux amis)</em></strong>, aux éditions <strong>L'Harmattan</strong> (2022).</span></p>
<p><span>Romancier, essayiste, spécialistes du cinéma italien, <strong><span>Olivier Maillart </span></strong>propose un état des lieux savoureux et malicieux de la littérature contemporaine. Évitant tous les écueils du genre, il n'est jamais là où on l'attend. Sous une fausse légèreté, parfaitement maîtrisée, il porte un regard subtil et nuancé sur la production littéraire. Quand il se prête à une exégère d'un roman de Guillaume Musso, ce n'est pas pour se livrer à un exerce de démolition convenu, mais pour s'interroger sur ce qu'est la "littérature populaire", et ses possibles mises en abyme. Il étrille au passage la critique réactionnaire, en laquelle il voit un autre conformisme qui aspire à remplacer celui qui l'a précédé. Le récit de son premier salon du livre, en romancier débutant, est une nouvelle d'une drôlerie et d'une férocité digne de Marcel Aymé ou de Maupassant. Avec <strong><em>Plutôt seule que mal accompagnée (La littérature et ses faux</em> <em>amis)</em></strong>, <strong>Olivier Maillart</strong> nourrit sa réflexion, en fin critique qu'il est, d'une culture généreuse et éclectique qui donne à cet essai un ton que l'on ne trouve pas souvent dans ce genre. Et il en vient à la conclusion que la littérature ne va pas si mal, et que c'est plutôt nous qui ne nous portons pas très bien...   </span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <strong>Nìkos Kokàntzis</strong><b>, <em>Gioconda</em></b>, traduction de Michel Volkovitch, aux éditions de l'Aube (2014).</span></p>
<p><span>Cécile A. Holdban nous entraîne à Salonique, pendant la Seconde guerre mondiale, dans le court récit, seule œuvre (autobiographique) de cet écrivain. <strong><em>Gioconda</em></strong><strong> </strong>est le récit de la découverte d'un amour total, fou, entre deux adolescents, le narrateur et sa belle voisine juive, Gioconda. Initiation des sens, des corps, dans la menace de la guerre et de la traque des Juifs qui bientôt se resserre, jusqu'au dénouement tragique et inattendu. Petit chef-d'œuvre où deux jeunes amants apprennent en quelques semaines l'amour et la mort.</span></p>
<p><span><b>Musique </b>:</span></p>
<p><span> Extrait d'un entretien de Julien Gracq avec Jean Daive (1977)<br /><b> </b>The Kinks "Sitting by the Riverside"<br /> Extrait d'un entretien de Lakis Proguidis autour de l'amour du roman (2002)<br /> Stella "Beatniks d'occasion"</span><br /><span> Stelios Kazantzidis "Thessaloniki moy"</span></p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 09 Mar 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-03-09.mp3?download" type="audio/mpeg" length="86392998"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 09 mars 2023 - Olivier Maillart</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/641ae1e4099801.05555465.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 02 mars 2023 - Jil Silberstein</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-02-mars-2023-jil-silberstein-2067</link>
      <guid isPermaLink="false">dbcc5010a9c66d96974f5d6d64e25d9882307ae0</guid>
      <description>Invité : Jil Silberstein pour son livre Voyages en Russie absolutiste. Vie et mort de quatre opposants, aux éditions Noir sur Blanc (2022).
Écrivain, traducteur et ethnologue, parisien de naissance mais vaudois d'adoption, Jil Silberstein a eu plusieurs vies. Critique littéraire, journaliste, éditeur, il a vécu une année au milieu des Indiens montagnais du Labrador, puis chez les Indiens Kali'na d'Amazonie et trois étés au milieu des Tchoukches du détroit de Béring. Avec ces Voyages en Russie absolutiste, Jil Silberstein est parti sur les traces de quatre dissidents (l'ouvrier et dissident Anatoli T. Martchenko, l'écrivain Mikhaïl I. Lermontov, l'anarchiste Victor Serge et le pionnier de l'ethnologie russe Vladimir Tan Bogoraz), qui de Nicolas Ier à Brejnev, se sont dressés contre l'exercice d'un pouvoir absolutiste.Ces Voyages constituent une passionnante histoire de la Russie depuis deux siècles. Écrit avant l'invasion de l'Ukraine, ce livre est également précieux pour comprendre la situation actuelle et ce qui y a conduit, en montrant, par des faits, comment le pouvoir exercé par Poutine s'inscrit dans la lignée de celui mise en place dès Catherine II. Cependant, ces Voyages en Russie absolutiste sont avant tout un chant d'amour à ce pays, à cette culture, à ses écrivains, que Jil Silberstein ne cesse de célébrer, de Pouchkine à Brodsky, en passant par Mandelstam, Akhmatova ou Guennadi Aïgui. C'est aussi une célébration du courage du peuple russe, qui le puise autant dans la figure de ces dissidents que dans ces poètes.
Chronique de Cécile A. Holdban : Dezső Kosztolányi, Le Traducteur cleptomane et autres histoires, traduction d'Ádám Péter et Maurice Regnaut, postface d'Ádám Péter, au Livre de Poche (2020).
Cécile A. Holdban nous fait découvrir l'un des maîtres de l'humour hongrois, maniant avec virtuosité un absurde malicieux, dont l'ironie masque le pessimisme. On y découvre un traducteur d'une cleptomanie tellement pathologique qu'il commet ses larcins dans le roman qu'il traduit ; un voyageur hongrois capable de soutenir une conversation avec un contrôleur bulgare, langue dont il ne parle pourtant pas un traître mot ; le président d'une association culturelle qui s'endormait rituellement à chaque conférence, jusqu'au jour où il est atteint d'insomnie…
Musique :
 Lecture du poème "Парус" ("La voile") de Mikhaïl. I. Lermontov
 Dina Vierny "Don't Wait for Me, Mama" (Chants du Goulag)
 Lecture par Joseph Brodsky de son poème "Almost an Elegy"
 Kashtin "E uassiuian"



</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité : <strong><span>Jil Silberstein</span></strong><b> </b>pour son livre <strong><em>Voyages en Russie absolutiste. Vie et mort de quatre opposants</em></strong>, aux éditions <strong>Noir sur Blanc</strong> (2022).<span></span></span></p>
<p><span>Écrivain, traducteur et ethnologue, parisien de naissance mais vaudois d'adoption, <strong><span>Jil Silberstein</span></strong> a eu plusieurs vies. Critique littéraire, journaliste, éditeur, il a vécu une année au milieu des Indiens montagnais du Labrador, puis chez les Indiens Kali'na d'Amazonie et trois étés au milieu des Tchoukches du détroit de Béring. Avec ces <em>Voyages en Russie absolutiste</em>, Jil Silberstein est parti sur les traces de quatre dissidents (l'ouvrier et dissident Anatoli T. Martchenko, l'écrivain Mikhaïl I. Lermontov, l'anarchiste Victor Serge et le pionnier de l'ethnologie russe Vladimir Tan Bogoraz), qui de Nicolas Ier à Brejnev, se sont dressés contre l'exercice d'un pouvoir absolutiste.<br />Ces <strong><em>Voyages</em></strong> constituent une passionnante histoire de la Russie depuis deux siècles. Écrit avant l'invasion de l'Ukraine, ce livre est également précieux pour comprendre la situation actuelle et ce qui y a conduit, en montrant, par des faits, comment le pouvoir exercé par Poutine s'inscrit dans la lignée de celui mise en place dès Catherine II. Cependant, ces <em>Voyages en Russie absolutiste</em> sont avant tout un chant d'amour à ce pays, à cette culture, à ses écrivains, que Jil Silberstein ne cesse de célébrer, de Pouchkine à Brodsky, en passant par Mandelstam, Akhmatova ou Guennadi Aïgui. C'est aussi une célébration du courage du peuple russe, qui le puise autant dans la figure de ces dissidents que dans ces poètes.</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Dezs</b><strong><span><span>ő</span> </span></strong><b>Kosztolányi, <em>Le Traducteur cleptomane et autres histoires</em></b>, traduction d'Ádám Péter et Maurice Regnaut, postface d'Ádám Péter, au Livre de Poche (2020).</span></p>
<p><span>Cécile A. Holdban nous fait découvrir l'un des maîtres de l'humour hongrois, maniant avec virtuosité un absurde malicieux, dont l'ironie masque le pessimisme. On y découvre un traducteur d'une cleptomanie tellement pathologique qu'il commet ses larcins dans le roman qu'il traduit ; un voyageur hongrois capable de soutenir une conversation avec un contrôleur bulgare, langue dont il ne parle pourtant pas un traître mot ; le président d'une association culturelle qui s'endormait rituellement à chaque conférence, jusqu'au jour où il est atteint d'insomnie…</span></p>
<p><span><b>Musique </b>:</span></p>
<p><span> Lecture du poème "<span>Парус"</span> ("La voile") de Mikhaïl. I. Lermontov</span></p>
<p><span>Dina Vierny "Don't Wait for Me, Mama" (Chants du Goulag)</span></p>
<p><span> Lecture par Joseph Brodsky de son poème "Almost an Elegy"</span></p>
<p><span> Kashtin "E uassiuian"</span></p>



]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Mar 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-03-02.mp3?download" type="audio/mpeg" length="86400521"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 02 mars 2023 - Jil Silberstein</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6404d64084a144.75223368.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 02 février 2023 – Gilles Ortlieb, Cécile A. Holdban et Myriam Olah</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-02-fevrier-2023-gilles-ortlieb-cecile-a-holdban-et-myriam-olah-2034</link>
      <guid isPermaLink="false">0492d592a536a0a98712e8ed75ce44f2059a8414</guid>
      <description>Invités : Gilles Ortlieb pour sa traduction des Journées 1925-1944 de Georges Séféris, premier volume du journal du poète grec, Prix Nobel de littérature en 1963, aux éditions Le Bruit du Temps (2021) et pour son livre La Nuit de Moyeuvre aux éditions Le Temps qu'il fait (2022).
Cécile A. Holdban et Myriam Olah, directrices, respectivement, des dossiers consacrés à Gilles Ortlieb et Georges Séféris dans la revue Europe n°1115 (mars 2022). 
Musique :
Mikis Theodorakis "Arnisi"Extrait de la lecture du poème "Mithistorima" par Georges SéférisManolis Mitsias "Pes tis to m'ena gioukalili"

     </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><span>Invités : <strong><span>Gilles Ortlieb</span></strong>pour sa traduction des <b>Journées 1925-1944</b> de <strong>Georges Séféris</strong>, premier volume du journal du poète grec, Prix Nobel de littérature en 1963, aux <span>é</span></span><span><span>ditions <strong>Le Bruit du Temps</strong></span><span> (2021) et pour son livre </span><strong><em>La Nuit de Moyeuvre</em></strong><span> aux éditions <strong>Le Temps qu'il fait</strong> (2022).</span></span></span></p>
<p><span><strong><span>Cécile A. Holdban</span> </strong>et<strong> <span>Myriam Olah</span></strong>, directrices, respectivement, des <strong>dossiers</strong> consacrés à <strong>Gilles Ortlieb </strong>et <strong>Georges Séféris</strong> dans la revue <span><strong><em>Europe</em></strong> n°11</span>15 (mars 2022). </span></p>
<p><span><b><span>Musique </span></b><span>:</span></span><span></span></p>
<p><span>Mikis Theodorakis "Arnisi"<br /></span><span>Extrait de la lecture du poème "Mithistorima" par Georges Séféris<br /></span><span><span><span>Manolis Mitsias</span></span><span> "Pes tis to m'ena gioukalili"</span></span></p>

<p><span>     </span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Feb 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-02-02.mp3?download" type="text/html; charset=iso-8859-1" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 02 février 2023 – Gilles Ortlieb, Cécile A. Holdban et Myriam Olah</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/63dff093bc8337.95409236.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 26 janvier 2023 - Sapho</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-26-janvier-2023-sapho-2032</link>
      <guid isPermaLink="false">161c6ee4f5640db2e49aa179a39bc3cd0d229216</guid>
      <description>Sapho, artiste libre et sans frontières.
Musicienne, chanteuse, poétesse, Sapho est souvent présentée comme la  pionnière de la world music, ce qui est juste, mais insuffisant tant cette artiste libre reste insaisissable et inattendue, toujours. 
Sapho chante Aragon, Barbara, Oum Koulthoum, Satie en faisant vibrer la langue et les langues, français, anglais, arabe, hébreu, espagnol… dans un vertigineux dialogue qui abolit, le temps d’une chanson, d’un album, les frontières.

Dans son dernier album, J.A.M, prolongement d’un spectacle,  mis en scène par Razerka Ben Sadia -Lavant avec Denis Lavant, Les amours vulnérables de Desdémone et Othello, auquel elle a collaboré, Sapho recrée avec la complicité de Mehdi Haddab, l’imaginaire maure d’Othello. Elle empreinte également d’autres sentiers musicaux entre rythmes celtiques et rumba orientale. Et pourtant, l’unité est là, toujours.

Sapho se produira le 7 février prochain au New Morning, une occasion de l’entendre et pour nous, de revenir sur son parcours éclectique qui défie les lois de l’assignation à un genre musical, à une identité…  ça tombe bien car Aligre FM s’apprête à décliner les identités multiples.

Dans cette émission, on parle aussi de son rapport à la langue, à l’engagement, à l’écriture de chanson mais aussi de textes faits pour être lus, en revenant notamment sur son dernier ouvrage poétique, « Aujourd’hui , journal de bord » aux éditions Bruno Doucey. 24 heures de la vie d’une femme et de milliards d’autres humains. Immersion dans un sablier au rythme trépidant qui laisse pourtant place à la contemplation, ce texte est une éblouissante réflexion sur notre condition et sur notre époque.

Dans la seconde partie de l’émission, Hélène Flak nous parle d’un très beau roman dans la collection J’ai lu :  L’autre moitié de soi de Britt Benett. 
 
Dernier moment enfin, qui permet de découvrir ou redécouvrir un entretien entre Alain Rey et Philippe Vannini. Entretien daté de 2007 et puisé dans les trésors des Jeudis littéraires.



</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><strong><span>Sapho</span></strong>, artiste libre et sans frontières.</span></p>
<p><span>Musicienne, chanteuse, poétesse, <span>Sapho </span>est souvent présentée comme la  pionnière de la world music, ce qui est juste, mais insuffisant tant cette artiste libre reste insaisissable et inattendue, toujours. </span></p>
<span>Sapho chante Aragon, Barbara, Oum Koulthoum, Satie en faisant vibrer la langue et les langues, français, anglais, arabe, hébreu, espagnol… dans un vertigineux dialogue qui abolit, le temps d’une chanson, d’un album, les frontières.</span>

<span>Dans son dernier album, <em><b>J.A.M</b></em>, prolongement d’un spectacle,  mis en scène par Razerka Ben Sadia -Lavant avec Denis Lavant, <b>Les amours vulnérables de Desdémone et Othello</b>, auquel elle a collaboré, Sapho recrée avec la complicité de Mehdi Haddab, l’imaginaire maure d’Othello. Elle empreinte également d’autres sentiers musicaux entre rythmes celtiques et rumba orientale. Et pourtant, l’unité est là, toujours.</span>

<span>Sapho se produira le<b> 7 février prochain au New Morning</b>, une occasion de l’entendre et pour nous, de revenir sur son parcours éclectique qui défie les lois de l’assignation à un genre musical, à une identité…  ça tombe bien car Aligre FM s’apprête à décliner les identités multiples.</span>

<span>Dans cette émission, on parle aussi de son rapport à la langue, à l’engagement, à l’écriture de chanson mais aussi de textes faits pour être lus, en revenant notamment sur son dernier ouvrage poétique, « <b>Aujourd’hui , journal de bord »</b> aux éditions Bruno Doucey. 24 heures de la vie d’une femme et de milliards d’autres humains. Immersion dans un sablier au rythme trépidant qui laisse pourtant place à la contemplation, ce texte est une éblouissante réflexion sur notre condition et sur notre époque.</span>

<span>Dans la seconde partie de l’émission, Hélène Flak nous parle d’un très beau roman dans la collection J’ai lu :  <b><em>L’autre moitié de soi </em></b><span>de</span><b> Britt Benett</b><span>. </span></span>
<span><b> </b></span>
<span>Dernier moment enfin, qui permet de découvrir ou redécouvrir un entretien entre Alain Rey et Philippe Vannini. Entretien daté de 2007 et puisé dans les trésors des <b>Jeudis littéraires.</b></span>



]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 26 Jan 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-01-26.mp3?download" type="audio/mpeg" length="107786657"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 26 janvier 2023 - Sapho</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/63dfa7358dc772.20561117.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 12 janvier 2023 - Jean Védrines</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-12-janvier-2023-jean-vedrines-1994</link>
      <guid isPermaLink="false">7f38984491dc40114bcee3eaa69bdde82c010bab</guid>
      <description>Invité : Jean VédrinesL’Enfant rouge. Editions Fayard
 
Ce roman, est, comme son titre l’indique, le récit d’une enfance dans ce qu’elle peut avoir d’universel. Une enfance protégée, faite de jeux partagés, de personnages inventés dans une « vie de jardin »où l’on rejoue les révolutions, d’histoires racontées, écoutées, de grottes qu’on explore avec le frère et la soeur. C’est la magie d’un monde vu à hauteur d’enfant, sans les mots d’abord puis avec ces approximations qui tordent le réel et lui font dégorger sa part de drôlerie tendre dans une langue boitillante au "Mitan du pays », à Montluçon. 
 Mais ce roman, c’est aussi un récit d’ombre et de lumière, une quête ponctuée de paroles vives et de silences impénétrables, les silences du père, ouvrier  député communiste. Un père qui assiste en 1957 au quarantième anniversaire de la Révolution d’octobre à Moscou aux côtés de Thorez, Krouchtchev, Tito et Mao, un père dont la vie se mêle à la grande Histoire et dont l’enfant traque la vérité à travers des voix en sourdine, des « récits repris et cousus » des photos qui sont « des éclats minuscules mais vivaces de poussière dorée ». L’un des romans les plus autobiographiques de Jean Védrines, qui pour rendre hommage « au père » écrit au plus près de l’enfant qu’il fut.




Chronique d’Hélène Flak : L’autre moitié de soi , Britt Bennett. J’AI LU.
 
Musiques :
  Chant de l’armée rouge, Alexandrov, En route .
  Léo Ferré, Est-ce ainsi que les hommes vivent ? 
  Bashung, La nuit je mens.
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span>Invité : <strong><span>Jean Védrines<br /></span></strong></span><span><strong>L’Enfant rouge</strong>. Editions Fayard</span>
<span> </span>
<span>Ce roman, est, comme son titre l’indique, le récit d’une enfance dans ce qu’elle peut avoir d’universel. Une enfance protégée, faite de jeux partagés, de personnages inventés dans une « vie de jardin »où l’on rejoue les révolutions, d’histoires racontées, écoutées, de grottes qu’on explore avec le frère et la soeur. C’est la magie d’un monde vu à hauteur d’enfant, sans les mots d’abord puis avec ces approximations qui tordent le réel et lui font dégorger sa part de drôlerie tendre dans une langue boitillante au "Mitan du pays », à Montluçon. </span>
<span> <br /></span><span>Mais ce roman, c’est aussi un récit d’ombre et de lumière, une quête ponctuée de paroles vives et de silences impénétrables, les silences du père, ouvrier  député communiste. Un père qui assiste en 1957 au quarantième anniversaire de la Révolution d’octobre à Moscou aux côtés de Thorez, Krouchtchev, Tito et Mao, un père dont la vie se mêle à la grande Histoire et dont l’enfant traque la vérité à travers des voix en sourdine, des « récits repris et cousus » des photos qui sont « des éclats minuscules mais vivaces de poussière dorée ». L’un des romans les plus autobiographiques de Jean Védrines, qui pour rendre hommage « au père » écrit au plus près de l’enfant qu’il fut.</span>




<span><span>Chronique d’Hélène Flak</span> : L’autre moitié de soi , Britt Bennett. J’AI LU.</span>
<span> </span>
<span><span>Musiques :</span></span>
<span>  Chant de l’armée rouge, Alexandrov, En route .</span>
<span>  Léo Ferré, Est-ce ainsi que les hommes vivent ? </span>
<span>  Bashung, La nuit je mens.</span>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 12 Jan 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-01-12.mp3?download" type="audio/mpeg" length="84725760"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 12 janvier 2023 - Jean Védrines</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/63c9bb22b6d5a2.27356807.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 05 janvier 2023 - Éric Faye</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-05-janvier-2023-eric-faye-1970</link>
      <guid isPermaLink="false">45e106994fac4ff9843c3a4774e755a965ff56bb</guid>
      <description>Invité : Éric Faye pour son roman : Il suffit de traverser la rue aux éditions du Seuil (2023).
Chronique de Cécile A. Holdban : François Sarano, Le retour de Moby Dick ou ce que les cachalots nous apprennent sur les océans et les hommes, aux éditions Actes Sud, coll. "Mondes Sauvages" (2017).
Musique :
 Paolo Conte "Novecento" Bande-annonce du film "Le Couperet" de Costa-Gavras (2005) Alain Bashung "Résidents de la République" Extrait d'un entretien de François Sarano sur le site Reporterre (2020)
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité : <span><strong>Éric Faye</strong></span><b> </b>pour son roman : <b>Il suffit de traverser la rue </b>aux éditions du Seuil (2023).</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>François Sarano, <em>Le retour de Moby Dick ou ce que les cachalots nous apprennent sur les océans et les hommes</em></b>, aux éditions Actes Sud, coll. "Mondes Sauvages" (2017).</span></p>
<p><span><b>Musique </b>:</span></p>
<p><span> Paolo Conte "Novecento"<br /> Bande-annonce du film "Le Couperet" de Costa-Gavras (2005)<br /> Alain Bashung "Résidents de la République"<br /> Extrait d'un entretien de François Sarano sur le site Reporterre (2020)</span></p>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Jan 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="https://old.aligrefm.org/IMG/mp3/aufildespages_2023-01-05.mp3?download" type="audio/mpeg" length="86143476"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 05 janvier 2023 - Éric Faye</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/63b991a6cbe3a0.50338468.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 08 décembre 2022 - Bernard Quiriny</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-08-decembre-2022-bernard-quiriny-1944</link>
      <guid isPermaLink="false">deb9e1c3e1050c601049b54cf985ccbf77aeaed9</guid>
      <description>Invité : Bernard Quiriny pour son essai : Le Club des Libéraux aux éditions du Cerf (2022).
Chronique de Cécile A. Holdban : Franz Schrader, À quoi tient la beauté des montagnes, aux éditions Isolato (2010).
Musique :
-David Byrne "The Man Who Loved Beer"-Extrait du film "Crésus" de Jean Giono (1960)-Michel Petrucciani "Looking Up"-Jean Ferrat "La Montagne"

        </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité : <b><span>Bernard Quiriny</span> </b>pour son essai : <b>Le Club des Libéraux </b>aux éditions du Cerf (2022).</span></p>
<p><span>Chronique de Cécile A. Holdban : <b>Franz Schrader, À quoi tient la beauté des montagnes</b>, aux éditions Isolato (2010).</span></p>
<p><span><b>Musique </b>:</span></p>
<p><span>-David Byrne "The Man Who Loved Beer"<br />-Extrait du film "Crésus" de Jean Giono (1960)<br />-Michel Petrucciani "Looking Up"<br />-Jean Ferrat "La Montagne"</span></p>

<p>        </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 08 Dec 2022 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster0003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-12-08.mp3?download" type="0" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 08 décembre 2022 - Bernard Quiriny</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/63a1f8f5b41202.72624793.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 01 décembre 2022 - Denis Grozdanovitch</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-01-decembre-2022-denis-grozdanovitch-1919</link>
      <guid isPermaLink="false">fe6baa14cd6a5b34cd39548043347fa83f2f2919</guid>
      <description>Invité : Denis Grozdanovitch pour son essai : La gloire des petites choses aux éditions Grasset (2022) et sa préface à John Cowper Powys, L'art de résister au malheur, traduit par Judith Coppel, aux éditions La Baconnière (2022).
Musique :
-Alain Souchon "Rive Gauche"-Georges Haldas, lecture de son poème "Grèce proche et lointain"-Joseph Haydn "Stabat Mater (V. Pro peccatis suae gentis)", sous la direction de Nikolaus Harnoncourt-Jules Supervielle, lecture de son poème "Les chevaux du temps"



Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Invité : <b><span>Denis Grozdanovitch</span> </b>pour son essai : <b>La gloire des petites choses </b>aux éditions Grasset (2022) et sa préface à John Cowper Powys, <strong><em>L'art de résister au malheur</em></strong>, traduit par Judith Coppel, aux éditions La Baconnière (2022).</span></p>
<p><span><b>Musique </b>:</span></p>
<p><span>-Alain Souchon "Rive Gauche"<br /></span><span>-Georges Haldas, lecture de son poème "Grèce proche et lointain"<br /></span><span>-Joseph Haydn "Stabat Mater (V. Pro peccatis suae gentis)", sous la direction de Nikolaus Harnoncourt<br /></span><span>-Jules Supervielle, lecture de son poème "Les chevaux du temps"</span></p>



<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 01 Dec 2022 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster0003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-12-01.mp3?download" type="0" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 01 décembre 2022 - Denis Grozdanovitch</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/638a11adbb0226.85996155.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 24 novembre 2022 - Emmanuelle Loyer</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-24-novembre-2022-emmanuelle-loyer-1918</link>
      <guid isPermaLink="false">d1295dae2e9884d32c5b85ee75c4caafe06d62ad</guid>
      <description>Invitée : Emmanuelle Loyer pour son essai : L'impitoyable aujourd'hui aux éditions Flammarion (2022).


Chronique de Cécile A. Holdban : Patrick Cloux, Trois ruches bleues, aux éditions La Fosse aux Ours (2022).

Musique :
Patricia Kaas "D'Allemagne"
Claude Lévi-Strauss "Extrait de l'émission Campus du 28 octobre 2004"
Jeanne Balibar "Le Tour du Monde"





Cette émission n'est plus disponible à l'écoute



</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span><span><span><span>Invitée </span>: <strong><span>Emmanuelle Loyer</span></strong></span></span><strong><strong> </strong></strong><span>pour son essai : <b>L'impitoyable aujourd'hui </b></span><span>aux éditions Flammarion (2022).</span></span>


<span>Chronique de Cécile A. Holdban : <strong>Patrick Cloux</strong><strong>, Trois ruches bleues</strong>, aux éditions La Fosse aux Ours (2022).</span>

<span><strong><span>Musique </span></strong><span>:</span><strong><br /></strong></span>
<span>Patricia Kaas "D'Allemagne"</span>
<span>Claude Lévi-Strauss "Extrait de l'émission Campus du 28 octobre 2004"</span>
<span>Jeanne Balibar "Le Tour du Monde"</span>





<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>



]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 24 Nov 2022 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster0003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-11-24.mp3?download" type="0" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 24 novembre 2022 - Emmanuelle Loyer</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/638a1e2828da29.67296505.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 17 novembre 2022 - invité : Alexis Salatko</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-17-novembre-2022-invite-alexis-salatko-1996</link>
      <guid isPermaLink="false">b6f46555f31153f10b5ee1603c944e394dc5a1e5</guid>
      <description>Invité : Alexis Salatko
 
La dernière enquête de Buzzati . Editions Denoël. Juin 2022
 
"J’allais mourir mais ma vie continuait." Au soir de sa vie, alors qu’il se sait condamné par la maladie, Dino Buzzati enquête pour le Corriere della Sera sur un phénomène étrange survenu dans un petit village du sud de l’Italie : les habitants d’un immeuble misérable ont été découverts pétrifiés.
 
Alexis Salatko nous offre un récit enlevé, entre rêve et réalité, un récit où l’Histoire côtoie une mémoire intime traversée par l’Italie de Mussolini, le Paris de Camus et de Picasso, un roman qui oscille entre dolce Vita et dolce morte, qui interroge la vie au seuil de l’éternité.


Photo © Astrid di Crollalanza – Robert Laffont
 
La chronique d’Hélène Flak : Arcadie, Emmanuelle Bayamack-Tam. Edition de Poche - Folio.



Cette émission n'est plus disponible à l'écoute
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span>Invité : <strong><span>Alexis Salatko</span></strong></span>
<span> </span>
<span><span>La dernière enquête de Buzzati . Editions Denoël. Juin 2022</span></span>
<span> </span>
<span>"J’allais mourir mais ma vie continuait." Au soir de sa vie, alors qu’il se sait condamné par la maladie, Dino Buzzati enquête pour le Corriere della Sera sur un phénomène étrange survenu dans un petit village du sud de l’Italie : les habitants d’un immeuble misérable ont été découverts pétrifiés.</span>
<span> </span>
<span><strong><span>Alexis Salatko</span></strong> nous offre un récit enlevé, entre rêve et réalité, un récit où l’Histoire côtoie une mémoire intime traversée par l’Italie de Mussolini, le Paris de Camus et de Picasso, un roman qui <span>oscille entre</span> dolce Vita et dolce morte, <span>qui interroge la vie au seuil de </span>l’éternité.</span>


<em><span><span>Photo © Astrid di Crollalanza – Robert Laffont</span></span></em>
<span> </span>
<span>La chronique d’Hélène Flak : Arcadie, Emmanuelle Bayamack-Tam. Edition de Poche - Folio.</span>



<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 17 Nov 2022 08:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-11-17.mp3?download" type="audio/mpeg" length="67659776"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 17 novembre 2022 - invité : Alexis Salatko</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/63ca6ba82f1132.82042996.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 27 octobre 2022 - Patrice Jean</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-27-octobre-2022-patrice-jean-1882</link>
      <guid isPermaLink="false">115aca590df84640ee9bc9da27cea7efebdb8f77</guid>
      <description>Invité : Patrice Jean pour trois romans : Louis le magnifique aux éditions du Cherche-Midi (2022) ; Rééducation nationale aux éditions Rue Fromentin (2022) ; Le Parti d'Edgar Winger aux éditions Gallimard (2022).


Chronique de Cécile A. Holdban : Howard McCord, L'homme qui marchait sur la lune, traduit de l'américain par Jacques Mailhos aux éditions Gallmeister (2008).

Musique :
The Clash "Rudie Can't Fail"

Franz Schubert "Mélodie hongroise D. 817" interprétée par David Fray





Cette émission n'est plus disponible à l'écoute

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span><span><span><strong>Invité </strong>: <strong><span>Patrice Jean</span></strong></span></span><strong><strong> </strong></strong><span>pour trois romans : <b>Louis le magnifique </b></span><span>aux éditions du Cherche-Midi (2022) ; <strong><em>Rééducation nationale</em></strong> aux éditions Rue Fromentin (2022) ; <strong><em>Le Parti d<span>'Edgar Winger</span></em></strong><span> aux éditions Gallimard (2022)</span>.</span></span>


<span>Chronique de Cécile A. Holdban : <strong>Howard McCord</strong><strong>, L<span>'homme qui marchait sur la lune</span></strong>, traduit de l<span>'américain par Jacques Mailhos </span>aux éditions Gallmeister (2008).</span>

<span><strong><span>Musique </span></strong><span>:</span><strong><br /></strong></span>
<span>The Clash "Rudie Can<span>'t </span><span>Fail</span>"</span>

<span><span>Franz Schubert "Mélodie hongroise D. 817" interprétée par David Fray</span></span>





<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 27 Oct 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-10-27.mp3?download" type="audio/mpeg" length="87060897"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 27 octobre 2022 - Patrice Jean</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/635ad9d05e0226.68852847.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 20 octobre 2022</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-20-octobre-2022-1879</link>
      <guid isPermaLink="false">6dfe5aa7697a346d6af28a7fc1cc525f6f3bc3f1</guid>
      <description>Première partie de l’émission 

Nadia Ettayeb s’entretient avec Jean Pruvost , lexicologue et professeur émérite, à l’occasion de la parution de son livre Marcel Proust, « psychologue original dans les dictionnaires 1920-1960 » . Une occasion de célébrer le centenaire de la disparition de Proust en suivant sa trace…dans les dictionnaires.
 
Nadia Ettayeb revient sur le parcours de cet amoureux des mots, véritables palimpsestes dont il reconstitue l’histoire et les voyages avec une joyeuse érudition. Une très belle façon d’interroger l’histoire, la littérature, les moeurs et le rapport à l’autre qui est en chacun de nous.



Deuxième partie ( 1’00’24) . Les Archives des Jeudis littéraires




Le six octobre dernier, Annie Ernaux recevait le prix Nobel de littérature.

Femme libre et engagée, écrivaine au style sans fard et puissant, Annie Ernaux s’est entretenue dès ses début avec Philippe Vannini dans Les Jeudis littéraires.
 
Nous vous proposons d’écouter à 1’00'24 un entretien enregistré en 2008, au moment où paraissait Les Années. 
L’interview se déroule  dans l’univers chaleureux de sa maison de Cergy où elle évoque son engagement et ce qui est l’essence même de son écriture : le lien entre l’intime et le social. 
Un entretien tout en complicité.



Cette émission n'est plus disponible à l'écoute



</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span><b>Première partie de l’émission </b></span>

<span>Nadia Ettayeb s’entretient avec <strong><span>Jean Pruvost</span></strong> , lexicologue et professeur émérite, à l’occasion de la parution de son livre Marcel Proust, « psychologue original dans les dictionnaires 1920-1960 » . Une occasion de célébrer le centenaire de la disparition de Proust en suivant sa trace…dans les dictionnaires.</span>
<span> </span>
<span>Nadia Ettayeb revient sur le parcours de cet amoureux des mots, véritables palimpsestes dont il reconstitue l’histoire et les voyages avec une joyeuse érudition. Une très belle façon d’interroger l’histoire, la littérature, les moeurs et le rapport à l’autre qui est en chacun de nous.</span>



<span><b>Deuxième partie ( 1’00’24) . Les Archives des Jeudis littéraires</b></span>




<span>Le six octobre dernier, Annie Ernaux recevait le prix Nobel de littérature.</span>

<span>Femme libre et engagée, écrivaine au style sans fard et puissant, Annie Ernaux s’est entretenue dès ses début avec Philippe Vannini dans Les Jeudis littéraires.</span>
<span> </span>
<span>Nous vous proposons d’écouter à 1’00'24 un entretien enregistré en 2008, au moment où paraissait Les Années. </span>
<span><span>L’interview se déroule</span>  dans l’univers chaleureux de sa maison de Cergy où elle évoque son engagement et ce qui est l’essence même de son écriture : le lien entre l’intime et le social. </span>
<span>Un entretien tout en complicité.</span>



<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>



]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 20 Oct 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster0003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-10-20.mp3?download" type="0" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 20 octobre 2022</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/63c9ce02aec403.56270881.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 13 octobre 2022 - Johan Faerber</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-13-octobre-2022-johan-faerber-1880</link>
      <guid isPermaLink="false">889b2deeb01abf1235d58eb9d2f801f1ddf6ab58</guid>
      <description>Invité : Johan Faerber pour le Cahier de l'Herne consacré à Jean Échenoz qu'il a dirigé aux éditions de l'Herne (2022).


Chronique de Cécile A. Holdban : Forough Farrokhzâd, Une autre naissance, traduit du persan par Laura Tirandaz et Ardeschir Tirandaz aux éditions Héros-Limite (2022).

Musique :
Bibi Flash "Histoire d'un soir"

Taxi Girl "Paris"

Extraits sonores :

Extrait d'une interview de Jean Échenoz sur Canal Europa (2018)
Extrait d'une rencontre entre Pierre Michon et Jean Échenoz à La Grande Librairie (2016)






Cette émission n'est plus disponible à l'écoute

</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span><span><span><strong>Invité </strong>: <strong><span>Johan Faerber</span></strong></span></span><strong><strong> </strong></strong><span>pour le </span><strong><strong>Cahier de l<em>'</em>Herne consacré à Jean <em>Échenoz</em></strong></strong><span> qu<span><span>'</span></span>il a dirigé aux éditions de l<span>'Herne</span> (2022).</span></span>


<span>Chronique de Cécile A. Holdban : <strong>Forough Farrokhzâd, Une autre naissance</strong>, traduit du persan par Laura Tirandaz et Ardeschir Tirandaz aux éditions Héros-Limite (2022).</span>

<span><strong><span>Musique </span></strong><span>:</span><strong><br /></strong></span>
<span>Bibi Flash "Histoire d<span>'un soir</span>"</span>

<span><span>Taxi Girl "Paris"</span></span>

<span><strong><span>Extraits sonores </span></strong><span>:</span></span>

<span>Extrait d<span>'une i</span>nterview de Jean <span><span>Échenoz sur Canal Europa (2018)</span></span></span>
<span>Extrait d<span>'une rencontre entre Pierre Michon et <span>Jean </span><span><span>Échenoz<span> à La Grande Librairie (2016)</span></span></span></span></span>






<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>

]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 13 Oct 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster0003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-10-13.mp3?download" type="0" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 13 octobre 2022 - Johan Faerber</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/635975e4ec87a1.70730055.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 06 octobre 2022 - Marie Hermann &amp; Agnès Mascarou</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-06-octobre-2022-marie-hermann-agnes-mascarou-1870</link>
      <guid isPermaLink="false">636b99c3625a79dcc9f89fde3584ecd877d1040f</guid>
      <description>C’est aussi dans les marges que s’écrivent de belles pages.

Nadia Ettayeb vous propose  de découvrir les éditions Hors d’atteinte à travers une interview de sa directrice Marie Hermann.
 
Elle s’entretient ensuite avec Agnès Mascarou pour son premier roman Laisse tomber la nuit.





Cette émission n'est plus disponible à l'écoute

crédits : @Maya Minhindou

 

Playlist :
Alain Bashung, La nuit, je mens.
Indochine, 3sex.
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span>C’est aussi dans les marges que s’écrivent de belles pages.</span>

<span>Nadia Ettayeb vous propose  de découvrir les éditions Hors d’atteinte <span>à travers une interview de sa directrice <strong><span>Marie Hermann</span></strong>.</span></span>
<span> </span>
<span>Elle s’entretient ensuite avec <strong><span>Agnès Mascarou </span></strong>pour son premier roman <strong>Laisse tomber la nuit</strong>.</span>





<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>

<span>crédits : @Maya Minhindou</span>

<span> </span>

<strong><span>Playlist :</span></strong>
<span>Alain Bashung, La nuit, je mens.</span>
<span><span>Indochine, </span>3sex<span>.</span></span>
]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 06 Oct 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster0003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-10-06.mp3?download" type="0" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 06 octobre 2022 - Marie Hermann &amp; Agnès Mascarou</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/635074c9e09a71.70486400.jpg"/>
    </item>
    <item>
      <title>Au fil des pages # 29 septembre 2022 - Brice Mathieussent</title>
      <link>http://aligrefm.org/podcasts/au-fil-des-pages-29-septembre-2022-brice-mathieussent-1856</link>
      <guid isPermaLink="false">297febf5843fb424a1165977acc126950877b5b5</guid>
      <description>Invité : Brice Matthieussent pour son roman Le couloir rouge aux éditions Christian Bourgois (2022) et pour sa traduction de XAIPE, d'E.E. Cummings aux éditions Héros-Limite (2022).
Chronique de Nadia Ettayeb : À l'est d'Éden, de John Steinbeck (traduction J.-C. Bonnardot, au Livre de Poche).

Musique :
The Doors, "When the Music is over"
Claude Debussy "Passe-pied" (allegro ma non troppo de La Suite Bergamasque) avec Walter Gieseking au piano

            






Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span><strong>Invité </strong>: <strong><span>Brice Matthieussent </span></strong>pour son roman <strong>Le couloir rouge</strong> aux éditions Christian Bourgois (2022) et pour sa traduction de <strong><em>XAIPE,</em></strong> <span>d'E.E. Cummings aux éditions Héros-Limite (2022).</span></span>
<span>Chronique de Nadia Ettayeb : <strong><em>À l'est d'Éden</em></strong>, de <strong>John Steinbeck</strong> (traduction J.-C. Bonnardot, au Livre de Poche).</span>

<strong><span>Musique </span></strong><span>:</span><strong><span><br /></span></strong>
<span>The Doors, "When the Music is over"</span>
<span>Claude Debussy "Passe-pied" (allegro ma non troppo de La Suite Bergamasque) avec Walter Gieseking au piano</span>

<span>            </span>






<strong><span>Cette émission n'est plus disponible à l'écoute</span></strong>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 29 Sep 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
      <enclosure url="http://aligrefm.cluster0003.ovh.net/IMG/mp3/aufildespages_2022-09-29.mp3?download" type="0" length="-1"/>
      <itunes:title>Au fil des pages # 29 septembre 2022 - Brice Mathieussent</itunes:title>
      <itunes:image href="http://aligrefm.org/upload/podcasts/photos/rss/6336e712eaf626.50899780.jpg"/>
    </item>
  </channel>
</rss>
