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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 02 novembre 2016

"La jeune fille sans mains" /avec Sébastien Laudenbach (réalisateur) /// Les albums du Dr Seuss /avec Benoit Virot (éditeur du Nouvel Attila) et Stephen Carrière (traducteur)
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Cinéma

Interview de Sébastien Laudenbach, par Yves Bouveret, c’est au début

Sébastien Laudenbach nous fait l’honneur de venir présenter "La Jeune fille sans mains" qui sort dans tous les cinémas le mercredi 14 décembre, presque au début des vacances de Noël !

"La Jeune fille sans mains" a été présenté au Festival de Cannes en mai 2016 en ouverture de l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa diffusion) et il est déjà honoré d’une mention du Jury au festival international du cinéma d’animation d’Annecy, mais aussi du Grand prix au Buechon international Festival de Corée du sud et ne démarre que maintenant sa carrière internationale.

Le film : C’est un conte librement adapté des frères Grimm et aussi inspiré d’Olivier Py, Une jeune fille, l’héroïne de ce conte, dans des temps anciens, vit dans une famille laborieuse auprès de sa mère et son père. Ce dernier, piégé par un diable malin, obtient une rivière d’or éternelle, sans le savoir, en échange de sa fille. La fortune ayant amené tristesse et malheur, le mauvais sors lui ayant fait perdre ses mains, La jeune fille part pour trouver sa liberté. Elle va croiser une bienveillante Déesse des eaux, puis rencontrer un Prince et son fidèle jardinier, au travers d’une histoire ou nait l’espoir…

Sébastien Laudenbach a été l’élève et maintenant enseigne à l’Ensad, l’Ecole Nationale supérieure des arts décoratifs. Il mène un travail de commandes de création d’affiches ou de générique de cinéma, notamment pour le cinéaste Emmanuel Mouret. Il est aussi membre d’un collectif d’animateurs et auteurs l’Ouanipo (Ouvroir d’animation potentielle). Mais surtout, et bien entendu, il a réalisé sept courts métrages d’auteur avant tout, pour public adulte, sept premiers films comme il aime à le dire, et c’est vrai, tant ils sont différents esthétiquement et techniquement (1999 Journal2004 : Des câlins dans les cuisines2006 : Morceau2009 : Regarder Oana2010 : Vasco2012 : Les yeux du renard (co-réalisé par Chiara Malta)2013 : XI. La Force2014 : Daphné ou la belle plante (co-réalisé par Sylvain Derosne)2014 : 4 films-de-poésie, en collaboration avec Luc Bénazet : Un accident de la chasse, Osn, Obet et Droit et gauche).

"La Jeune fille sans mains" s’inscrit dans cette lignée, qui marque tranquillement son travail d’auteur et d’artiste et compose une œuvre forte et originale dans le paysage mondial du cinéma d’animation contemporain dans lequel la France tient une place d’excellence. "La Jeune fille sans main", cette fois ci, une histoire au long cours, est un conte, « cousin germain », de ceux de Michel Ocelot, dans une veine classique, qui tire ses racines profondes d’histoires cruelles et universelles. "La Jeune fille sans mains" est aussi dans la lignée, par son ambition artistique et son épure, son équilibre et sa beauté, qui va à l’essentiel, proche du cinéma d’Isao Takahata quand il réalise "Conte de la princesse Kaguya".

"La Jeune fille sans mains" « écrit avec des dessins » est une œuvre fragile et forte, à la splendeur troublante, directe et simple, qui monte en nous, petit à petit, nous faisant cheminer dans un parcours lumineux et optimiste, qui n’en est que plus fort, tant la dramaturgie du conte y est bien ancrée. C’est résolument un film Jeune public pour spectateurs curieux et ouverts à tous les champs artistiques qui vont se plonger dans ce conte, et ses dessins et peintures animées, au pluriel, poétiques, picturales et colorées qui rappellent Henri Matisse, Raoul Dufy et les Fauvistes.

"La Jeune fille sans mains", à découvrir en famille dès 8 ans, restera avec certitude une oeuvre importante dans le cœur et la mémoire des enfants qui auront la chance de la découvrir !

Dans son premier film intitulé « Journal » dans lequel il racontait sa vie de jeune étudiant entre octobre 1997 et mars 1998, Sébastien Laudenbach précisait au début du film : « J’ai dessiné une séquence par jour pendant plusieurs semaines, un film au jour le jour ».

"La Jeune fille sans mains" l’a fait revenir à la source, pour réussir à rompre, entre guillemets, le sort qui l’avait empêché de faire ce film bien des années avant et on en est très heureux !

- Extraits et bande annonce

Livres

Interview de Benoit Virot et de Stephen Carrière, c’est à 45 minutes

The Cat in the Hat, Grinch, The Lorax, voilà quelques personnages anglo-saxons, ou plutôt américains, dont des millions d’enfants à travers le monde connaissent et savourent les aventures depuis une soixantaine d’années, mais, bizarrement, quasiment pas en France, si ce n’est à travers les adaptations cinéma. Leur créateur, Dr Seuss, c’est le surnom de Theodor Geisel, a écrit et dessiné pas moins de 60 albums, avec X adaptations cinéma ou télévisions, et même une comédie musicale, et une kyrielle de produits dérivés qui viennent confirmer le succès populaire du Dr Seuss : timbres poste à son effigie, albums de coloriage, déguisements, jeux. On peut parler d’un auteur culte. Et en France, rien, ou si peu. Il y a bien eu quelques essais timides, L’école des loisirs a traduit deux titres en 1986, les éditions Pocket, 20 ans, plus tard ont fait de même à l’occasion des adaptations cinématographiques du "Chat chapeauté" ou du "Grinch", mais ce n’est vraiment rien au regard de l’immense production et de la notoriété de Dr Seuss, né en 1904 et mort en 1991.

Aussi quel plaisir de voir en cet automne 2016 les éditions Le Nouvel Attila, pourtant pas spécialisé en livres jeunesse, mais aux projets atypiques, publier trois albums de Dr Seuss et annoncer que ce n’est que le début, d’autres vont suivre au fil des mois. "Le chat chapeauté", "Comment le Grinch a volé Noël" et "Un poisson, deux poisson, un poisson rouge et un poisson bleu", trois parmi les plus connus de Dr Seuss, trois albums à la fabrication soignée et élégante. Avec un dessin au trait noir dynamique et enjoué, rehaussé d’aplats d’une ou deux couleurs vives, pour des personnages fantasques au caractère bien trempés. Les histoires sont un véritable régal à lire à voix haute, mêlant allitérations, vers rimés, jeux de mots et sonorités, dont on ne peut que féliciter le traducteur Stephen Carrière d’avoir su restituer la couleur et le rythme. Une narration et un vocabulaire simples, c’est la marque de fabrique de Dr Seuss, qui voulait permettre à des débutants en lecture de les lire tout seuls, pour des histoires loufoques et souvent transgressives, qui viennent chambouler le quotidien, ou au contraire un tantinet didactiques quand il s’adresse aux tout petits, mais toujours avec humour. Car chez le Dr Seuss, le farfelu et la fantaisie guident toutes ses histoires. Des albums à découvrir ou à redécouvrir donc. Aussi ce matin, nous sommes ravis d’accueillir Benoit Virot, directeur des éditions du Nouvel Attila, et Stephen Carrière, traducteur, pour évoquer Dr Seuss et ses albums pour enfants.

- Site des éditions Le Nouvel Attila

Spectacles

Chronique de Emmanuelle Soler, c’est à 80 minutes

Emmanuelle présente "Bartleby" par le Bob théâtre, d’après la nouvelle de Melville.

Proposé par le Mouffetard théâtre des arts de la marionnette, en partenariat avec la ville de Pantin. Du 4 au 9 novembre, au Théâtre du Fil de l’eau, à Pantin.

- Infos
- Site de la compagnie

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