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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 14 juin 2017

"Chaud devant" /avec Cédric Levaire, alias Le Voila voila // "Paris est ludique" /avec Olivier Marchand // Les enfants de l’école maternelle Souzy
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Les enfants de l’école maternelle Souzy

Chronique de Sophie Lemp, c’est au début Pour la deuxième semaine, nous retrouvons les enfants de l’école maternelle Souzy, dans le 11e arrondissement de Paris pour leur chronique sur le thème du souvenir. Ils sont 27, ils ont 4 ans, 5 ans bientôt 6, ils sont dans la classe de moyens grands de Marie-Christine Tournoux. Depuis le début du mois de janvier, tous les lundis matins, ils accueillent dans la classe l’écrivéin Sophie Lemp. Elle intervient dans le cadre du Programme régional d’écrivains en résidence en Ile de France, un programme qui associe un écrivain à un lieu dans une dimension d’aide à la création littéraire et d’action culturelle. Avec les enfants, elle a choisi d’explorer le thème de la mémoire, dans toutes ses dimensions, mémoire des sens, souvenirs de famille, souvenirs de vacances, souvenirs partagés… Ils se sont nourris d’histoires, ont rencontré une comédienne, visité une librairie… et ils ont beaucoup parlé et partagé. Chaque lundi, Sophie Lemp leur a tendu le micro pour les enregistrer et nous proposer cette petite chronique. Ce matin, deuxième numéro

Chansons

Interview de Cédric Levaire, c’est à 10 minutes

En toute discrétion, voici que les Voila Voilà dont nous suivons fidèlement la carrière depuis leur premier CD, paru en 2008, « Allez hop hop », suivi de « Ouf », et de « Jazzons-nous dans les bois », voici que pour le quatrième CD sorti ce printemps chez Victor Mélodie, et intitulé « Chaud devant », les Voila Voila s’appelle dorénavant LE voila voila.. Il faut dire que Cédric Levaire, alias le Voila voila, est la cheville chantante et musicale de ce groupe à géométrie variable, au gré des musiciens qu’il réunit autour de lui depuis plus de douze ans pour monter et proposer des spectacles de chansons et composer ses CD pour le jeune public. Le Voila voila se déchaine, c’est écrit sur le CD, et c’est vrai qu’il se déchaine ! Onze chansons, toutes plus swingantes les unes que les autres, aux tonalités blues, mâtinées de sonorités bluegrass, boogie, ou encore cajun ou reggae ! Accompagnées de sa seule guitare acoustique, ponctuées par moments de quelques notes d’harmonica, ça dépote ! Car Cédric Levaire a sacrément de la voix, une voix puissante, une voix qui s’en va chercher les harmoniques avec une belle évidence, et avec un petit accent éraillé qui fait tout son charme. Des chansons pleines d’énergie invitent les enfants à prendre la vie et le monde à bras le corps, à danser à corps perdu, tout en évoquant également les menus événements qui font grandir, telle la boite de photos des parents trouvée dans le grenier, ou bien les émotions fortes vécues au guidon de sa trottinette, comme dans la chanson « Chaud devant » qu’on vient d’écouter et qui donne son titre au CD, ou encore des chansons plus mélancoliques évoquant son grand-père, par exemple. Alors ce matin, nous vous invitons à découvrir le CD « Chaud devant », avec Cédric Levaire, enfin Le voila voila, que nous sommes ravis d’accueillir en direct. Car Cédric Levaire habite en Bretagne, mais cet après-midi, il est en concert au Parc Floral, dans le cadre des Pestacles, et avant d’aller régler les balance, il nous fait l’amitié de passer un moment avec nous.
- Site des Les Voila voila
- Facebook des Voila voila

Jeux

Interview d’Olivier Marchand, c’est à 60 minutes

La septième édition du festival "Paris est ludique", aura lieu le week end des 24 et 25 juin, le dernier week end du mois, sur la Pelouse de Reuilly dans le 12e arrondissement. Un festival entièrement dédié aux jeux de société modernes. Pendant deux jours, des centaines de stands tenus par des associations, des éditeurs de jeux, des créateurs pour faire découvrir au public des dizaines et des dizaines de jeux de société, parmi les dernières nouveautés ou bien des jeux pas encore commercialisés. Un festival pour jouer, petits et grands, en famille ou avec les amis, à des jeux en version géante ou petit format autour d’une table, des jeux anciens ou des tout récents. Les plus passionnés comme les néophytes pourront partager le plaisir de jouer ensemble à toutes sortes de jeux, jeux de réflexion ou jeux de cartes, jeux de plateau ou jeux de stratégie. Paris est ludique est une initiative de l’association Les brunchs du Clube, et Olivier Marchand en est l’organisateur Alors ce matin, coup de projecteur avec lui sur la septième édition de Paris est ludique, qui chaque année grandit, grandit, autant par le nombre d’exposants que par le nombre de visiteurs, et dont, faut-il le préciser, l’entrée est gratuite pour les enfants et de 5 euros les deux jours pour les adultes.
- Site de Paris est ludique

Lecture

Chronique de Lionel Chenail, c’est à 6 minutes avant la fin

Livres

Chronique, c’est à 50 minutes

Un éléphant dans les pages : notre chronique autour des livres pour enfants dans lesquels un éléphant s’est glissé quelque part, dans un coin de l’image ou du récit, ou bien prenant la pose avantageusement.

Celui-ci en est bien le héros principal, et il vit dans la jungle. L’album s’intitule ’La traversée’, ou plutôt ’Il était une fois La Traversée’, écrit par Véronique Massenot, illustré par Clémence Pollet et édité en avril par les éditions Hong Fei cultures. Il était une fois… car cette histoire a bien l’allure d’un conte, un conte randonnée d’accumulation, c’est-à-dire quand un personnage vient se rajouter aux précédents pour former une chaine. Ici tout commence avec l’éléphant qui veut traverser le fleuve, et voici deux tigres qui lui demandent de les faire traverser. Bien sûr, hop sur son dos ! Même demande de la part de trois singes, puis quatre mangoustes, un cobra, un perroquet, on s’empile les uns sur les autres en une jolie pyramide et c’est le départ. Sauf que, sauf que… une toute petite araignée tombe sur la tête du cobra, et c’est la catastrophe, l’éléphant se met à trembler des pattes et tout l’édifice dégringole dans l’eau. Mais grâce à l’araignée toujours, chacun arrivera à bon port de l’autre côté du fleuve. L’empilement puis la dégringolade, la recherche d’équilibre, comme avec des cubes, voilà un propos que les tout-petits adorent, un thème récurrent dans les albums qui leur sont destinés. Ici l’histoire prend une saveur particulière avec sa conclusion qui fait l’éloge de la solidarité, et si on regarde attentivement les images, on apercevra un petit passager supplémentaire qui s’est glissé parmi les autres depuis le début sans rien demander à personne. Les images de Clémence Pollet participent grandement au charme de cet album avec ses linogravures aux teintes pastel qui se détachent sur les pages blanches. Au fur et à mesure que les animaux grimpent les uns sur les autres, ils forment une pyramide aux formes harmonieuses, comme s’il s’agissait d’un numéro de cirque, que le format tout en hauteur de l’album met bien en valeur. Les queues entrelacées des tigres, les bras des singes qui servent de barre de suspension au troisième et de barre d’appui pour les mangoustes, et cetera. Et même quand ils dégringolent, ils le font avec beaucoup de grâce. Voilà un album tout simple, fort bien réussi.

  • Il était une fois la traversée, Véronique Massenot, illustré par Clémence Pollet, édtions Hong Fei cultures, 13,50 euros, à partir de 2 ans.

Milton Glaser est un prestigieux graphiste et typographe américain, qui a créé en 1965 le studio de design Push Pin Studio, a conçu le fameux poster psychédélique inséré dans l’album de Bob Dylan Greatest Hits en 1967, a créé le logo « I love New York » archi connu, a fondé le magazine New York Magazine, un journal portant sur l’art et la culture, et a exposé dans le monde entier. Entre autres. Avec sa femme, Shirley Glaser, il publiait en 1960 son premier livre pour enfants, il en a d’ailleurs peu fait d’autres, lequel album arrive enfin en France, édité par les éditions Hélium, Si les pommes avaient des dents. Un recueil de maximes loufoques, un rien surréalistes et qui démarre ainsi : « Si les pommes avaient des dents, elles nous mordraient, œil pour œil, dent pour dent. » tandis que l’image met en scène de profil, un homme galonné qui se fait mordre son nez par une pomme pourvue de dents. Ou la suivante : « Si les serpents étaient au sel, ils seraient aussi des bretzels », et c’est vrai que le serpent enroulé comme un bretzel est plutôt appétissant. Quant à celle sur l’éléphant : « Si les éléphants faisaient la poussière, ils feraient un peu moins les fiers », l’image montre un éléphant sur un tapis, dont la trompe a pris l’allure d’un aspirateur. La traduction, ou plutôt l’adaptation est signée Didier Da Silva, écrivain, et on peut saluer ici son travail car ce n’est jamais facile d’adapter la fantaisie et la loufoquerie d’un texte écrit dans une autre langue. J’aime particulièrement « Si les zèbres portaient des pyjamas rayés vous ne le sauriez jamais », ou le « Si les facteurs étaient des escargots, qui en baverait ? Les gens pressés. » La mise en pages est simple et régulière, et les illustrations, réalisées au crayon et quelques couleurs pétantes, campent à chaque fois le personnage, un rien narquois, qui prend la pose de face ou de profil. Des illustrations bien ancrées dans leur époque, avec leur côté vintage, un album pour rire et inventer, pourquoi pas, d’autres maximes rigolotes.

  • Si les pommes avaient des dents, de Milton et Shirley Glaser, adapté en français par Didier Da Silva, publié récemment par Hélium, 13,90 euros, à partir de 5 ans.

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