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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 15 avril 2015

Les plans d’avril (avec Marina Tullio) ; Molin Molette (rediff.)
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avec Marina Tullio, directrice artistique du festival Les plans d’avril ; Emma Morin et Gaël Guillet, comédiens dans "Molin Molette" de Pierre Meunier (rediff.) ; la chronique littéraire de Lola et la lecture de Lionel Chenail

Festival

Interview de Marina Tullio, c’est au début

Depuis onze ans, Plans d’avril, le festival pluridisciplinaires au fil des arts éclectiques, c’est ainsi qu’il se qualifie, Plans d’avril, donc, aime surprendre ses publics : par ses propositions artistiques d’abord, toujours au plus près de la création contemporaine, qu’elle soit musicale, théâtrale, numérique, plastique ou cinématographique. Des propositions hors des sentiers battus, en marge des conventions habituelles, qui donnent toute leur place, et leur chance, à de jeunes artistes, mais Plans d’avril sait aussi leur rester fidèles en les soutenant sur de nouveaux projets, parfois plus expérimentaux qui n’ont pas toujours leur place sur des scènes traditionnelles. Une espèce d’atelier de création permanent, en quelque sorte. Hors de la routine, Plans d’avril l’est aussi dans son nomadisme, qui le conduit chaque année, ou presque, à investir de nouveaux lieux parisiens, passant du Point Ephémère au Grand Parquet, ou bien comme c’est le cas, cette année, du 19 au 26 avril, en s’installant au Carreau du Temple, à la Java et à la mairie du dixième. Performances théâtrales, danse, musiques, chansons, cinéma, mais aussi ateliers de customisation ou bien maquillage pour les enfants, Plans d’avril, c’est pour les adultes, et c’est aussi pour les enfants. On y retrouvera, entre autres, Mami Chan, que nous venons d’entendre dans un extrait de son CD Town of tiny loops. Cette artiste japonaise, dont le piano jouet, entre autres, fait partie de ses instruments privilégiés, invite les enfants à danser de façon peu conventionnelle sur des musiques classiques revisitées à sa façon. Ce sera dimanche prochain à 16 heures à la Java. Et pour présenter cette nouvelle édition des Plans d’Avril, Marina Tullio, sa directrice artistique est au téléphone.
- Site de Les Plans d’avril

Spectacle

Interview de Emma Morin et Gaël Millet, c’est à 30 minutes

Depuis le premier avril et jusqu’à ce week end, le spectacle Molin Molette de Pierre Meunier, directeur de la compagnieLa Belle Meunière, est à l’affiche du Nouveau théâtre de Montreuil. Nous avions particulièrement aimé ce spectacle ; aussi, même si il reste seulement une seule représentation tout public pour le voir, samedi prochain à 19h30, nous vous proposons ce matin d’écouter ou de réécouter l’émission réalisée il y a un peu plus d’une année, avec les deux interprètes, Emma Morin et Gaël Millet, à l’occasion des représentations du spectacle au Grand Parquet.

- Site de la compagnie
- Site du Nouveau Théâtre de Montreuil

Livres

Chronique littéraire de Lola, c’est à 65 minutes

Lola et Lucie, nos deux chroniqueuses littéraires, l’une 11 ans et l’autre 9 ans, présentent tour à tour un roman qu’elles ont aimé lire. Bref résumé, lecture d’un extrait, commentaires… et c’est dans la boîte. Ce matin, Lola présente un roman dont elle a beaucoup aimé les protagonistes. Mais cette fois, elle ne lit pas d’extrait, pour mieux prendre le temps de parler des personnages. Les cousins Karlsson. deKatarina Mazetti – éditions Thierry Magnier. Toutes les infos sur la série ici

Lecture

Chronique de Lionel Chenail, c’est quelques minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait de L’homme qui ment, de Marc Lavoine (Fayard, 2015)

Parutions Chronique littéraire, c’est à 70 minutes

Max et les maximonstres, de Maurice Sendak, est à nouveau disponible. Cet album, paru aux Etats-Unis en 1963, en France en 1967 aux éditions Delpire puis six ans plus tard à l’Ecole des loisirs, est devenu depuis longtemps le grand classique du livre pour enfants, celui qu’on raconte encore et encore avant d’aller se coucher. "Un soir, Max enfila son costume de loup. Il fit une bêtise, et puis une autre… et puis une autre. Monstre, lui dit sa mère. Je vais te manger,répondit Max, et il se retrouva au lit sans avoir rien mangé du tout." Pas la peine de vous lire la suite, vous la connaissez certainement par cœur. Paru d’abord dans une sorte d’indifférence, tant de la part des professionnels que de la critique, au point qu’on a pu penser que cet album avait d’abord été volontairement écarté des bacs à livres, Max et les maximonstres a ensuite rapidement connu la renommée. Il reste certainement l’un des albums les plus connus de Maurice Sendak, vendu chaque année à des centaines d’exemplaires. Pourtant depuis un bon moment, il était devenu introuvable, les stocks s’étaient épuisés. L’école des loisirs ne pouvait pas le réimprimer, les ayants droits de Maurice Sendak, qui est mort en 2012, refusant de leur en donner l’autorisation. Pourquoi ils refusaient ? je ne sais plus, mais visiblement les choses se sont arrangées, et voilà donc Max et les maximonstres à nouveau disponible. Et c’est tant mieux. En revanche, je n’ai pas bien compris pourquoi sur la couverture, il est indiqué « une histoire et des illustrations de Maurice Sendak », et pas tout simplement « Maurice Sendak » comme c’était le cas auparavant. Encore une histoire de droits négociés ? Ou juste pour qu’on remarque que c’est une nouvelle édition. Allez savoir… Max et les maximonstres, de Maurice Sendak, traduit en français par Bernard Noël, éditions Ecole des loisirs, 12,70 euros

On a toujours besoin d’un rhinocéros chez soi, c’est le titre français de l’album de Shel Silverstein qui sort aujourd’hui, 15 avril, en librairie, édité par Grasset jeunesse. L’album original date de 1964 pour sa première édition, et de 1992 pour sa seconde édition revue et augmentée par l’auteur lui-même ; son titre original ? Who wants a cheap rhinoceros. Il avait paru en France une première fois aux éditions Passages Piétons en 2005, dans une édition bilingue anglais-français, sous le titre le Le rhino facile. Mal diffusé, Le rhino facile est, je pense, plutôt introuvable en librairie, mais cela reste à vérifier ; je n’ai d’ailleurs pas réussi à mettre la main sur cette première édition en bibliothèque. Ce qui m’a évité de comparer les deux traductions, et permis de savourer en toute simplicité celle de Christian Demilly. Shel Silverstein, qui est mort en 1999 à l’âge de 69 ans, a été réalisateur, producteur, scénariste, poète, compositeur, caricaturiste, mais aussi et surtout auteur de livres pour enfants, En France, on l’a découvert avec L’arbre généreux, paru en 1982 à l’école des loisirs, mais ensuite, des éditeurs comme Passage piétons, MeMo ou encore les Grandes personnes ont contribué à diffuser son oeuvre. Des illustrations au trait, en noir, au stylo et à l’encre, un dessin enlevé et volontairement lâche, donnant beaucoup d’impertinence mais aussi de profondeur à ses dessins croqués en grand format." Rhinocéros à prix imbattables. Oreilles tombantes, pattes bruyantes, queue remuante. Doux, rondouillard, câlin et sage comme une image, il est le compagnon de toute la maison et saura vite se rendre utile". Un petit garçon raconte tous les avantages à posséder un tel animal à la maison, véritable animal de compagnie et même plus, se rendant utile à toute la maisonnée : ouvre canettes idéal pour l’oncle, fauteuil chaleureux pour les lectures, porte-manteau si besoin, sait empêcher la mère de gronder son fils, qui n’a rien fait de mal, non rien de mal, ou encore aider son père à ne pas oublier de verser l’argent de poche.. Un rhinocéros plutôt aidant et coopératif, même dans les situations les plus improbables, un véritable compagnon de jeu, qu’il est facile d’aimer très fort, comme l’affirme le petit garçon en conclusion. Les situations sont cocasses, c’est bourré d’humour, et le rhinocéros déguisé en pirate ou bien en fille à Halloween, ou encore recouvert de bandages, a une dégaine pas possible. Sous ses allures simples, le dessin est remarquablement expressif, le récit, fantaisiste et chaleureux. Imprimé sur un beau papier blanc épais et soyeux, qui fait bien ressortir la force du trait de Silverstein, cet album est une belle réussite. On a toujours besoin d’un rhinocéros chez soi, de Shel Silverstein, traduit en français par Christian Demilly, 64 pages, édité par Grasset jeunesse, 16,90 euros, à partir de 4 ans.

Parutions CD

Les nouvelles parutions musicales qu’on peut entendre dans cette émission :
- Les tympans pimpants, d’André Borbé. Toutes les infos sur son site
- La bonne étoile, de Robinson - Victorie Music
- Ma mie forêt,d’Ici Baba - Victor Mélodie - Le site de Ici Baba

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