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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Emission du 20 février 2013

avec Nathalie Colombier (Déclickids) ; puis Ezequiel Spucches (musicien, pour Hombrecito)
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Les invités du jour : Nathalie Colombier, spécialiste du numérique et de l’éducatif, animatrice du DéclicKids, un magazine dédié aux applications numériques pour enfants ; Ezechiel Spucches, musicien, pianiste, a adapté en conte musical, Hombrecito, de Manuel Mujica Lainez, à l’affiche du théâtre Dunois

Les enfants et le numérique

Nathalie Colombier, spécialiste du numérique et de l’éducatif, anime le site DéclicKids, un magazine dédié aux applications numériques pour enfants, pour « lire, réfléchir, apprendre, comprendre le monde. » Une démarche et un site bienvenus tant il est difficile pour tout un chacun non seulement de repérer les nouvelles publications pour tablettes ou smartphones, mais surtout d’en connaître le contenu avant de les avoir achetées. Assurant une veille quotidienne pour suivre les parutions, mais aussi annoncer les promotions ponctuelles ou régulières, Nathalie Colombier s’emploie surtout à donner des repères dans le paysage éditorial numérique, à pointer les applications intéressantes, réjouissantes, créatives, exigeantes, à les critiquer et à les évaluer. Une description précise et approfondie, images ou vidéo à l’appui, tant sur le contenu, la narration, l’esthétique que sur ses options techniques, leur fonctionnalité et leur intérêt, les aspects positifs et les aspects négatifs, avant de donner un avis étayé souvent par celui d’Ulysse, l’un des jeunes garçons de la maison et testeur aguerri. Au fil du temps et des découvertes, DéclicKids s’étoffe et se constitue en véritable petite bibliothèque de critiques d’applications, au plus près de l’actualité, mais aussi pointe les évolutions, les réussites mais égalment les manques, les faiblesses ou les ratés de ce secteur encore à ses balbutiements. Ceci est d’autant plus précieux que les initiatives de ce genre sont encore rares sur le net. Pourtant, comme pour les livres, les films ou la musique, c’est bien la confrontation des points de vue et des critiques qui permet de mieux cerner ce qui fait la qualité et l’intérêt d’un objet culturel, mais surtout de forger son propre point de vue sur lui. Rencontre avec Nathalie Colombier. C’est au début.

Conte musical

Manuel Mujica Lainez est l’un des maîtres de la littérature fantastique argentine. Son conte, Le petit bonhommes de Buenos Aires, est, paraît-il, un classique étudié dans les écoles en Argentine. A l’occasion du centenaire de naissance de l’écrivain, Ezequiel Spucches, pianiste, l’a mis en musique pour quatuor. Ce conte musical, Hombrecito, superbe, est à l’affiche du théâtre Dunois(13e arrondissement) jusquà dimanche et le CD sortira en avril chez Victorie Music. Rencontre avec Ezéquiel Spucches, interviewé par Gilles Avisse. C’est à 55 minutes.

Lecture

Lionel Chenail lit un extrait d’un roman sur le thème de l’enfance : Tigre, tigre de Margaux Framoso (Flammarion, 2012).

Parutions

Paru à l’automne 2012, Papaye et Mamangue, de Lydia Gaudin Chakrabarty, édité par Chandeigne, est un étonnant petit livre cartonné qui parle de la naissance, de façon simple et pourtant riche de symbolique. Etonnant par sa forme, puisque c’est un double livre, qui se lit recto verso, d’un côté, Papaye, et de l’autre Mamangue. Etonnant par sa forme encore, puisque les pages cartonnées sont d’inégale largeur et permettent ainsi de voir la même image se transformer quand on les tourne. Etonnant par le propos et le traité graphique, à la fois simplissime et d’une grande puissance suggestive. Papaye pour évoquer la paternité, Mamangue pour évoquer la maternité. Papaye, c’est une papaye, le fruit, orange et pulpeux, avec ses graines à l’intérieur. Mais au fil des pages, la papaye prend peu à peu forme humaine, les graines s’envolent, la silhouette s’allonge et la dernière des six pages montre un homme debout, nu, portant délicatement un bébé dans ses mains « Papaye c’est mon papa » sont les seuls mots écrits. Tournons le livre : Mamangue, une mangue jaune d’or, au fil des pages se métamorphose en une femme au ventre rond, devenue, sur la dernière page, une femme tenant une petite fille par la main. « Mamangue, c’est ma maman ». Le fruit comme symbole de la vie, à l’origine de la vie, le début de la vie. Des fruits ronds, doux, pulpeux, savoureux. Des formes épurées, une seule couleur en aplats qui se détache sur le fond blanc de la page cartonné, sans décor, sans autre détail. Pour faire un enfant, il faut des petites graines et il faut un ventre pour en faire grandir l’une d’elles. C’est aussi simple que ça. Ici pas de discours, et pas d’image, sur le couple, l’amour, la famille. Non, mais un superbe petit livre pour parler de la naissance, de la paternité et de la maternité avec les jeunes enfants et, peut-être, évoquer toutes les sortes de famille dans lesquelles peuvent grandir les enfants. Ce double livre est d’abord paru en deux livres séparés en 2006, mais c’est une vraiment bonne idée que de les avoir réunis sous ce format si malin. Papa et Mamangue, de Lydia Gaudin Chakrabarty, aux éditions Chandeigne, 9,90 €, à partir de 2 ans.

La famille, les familles dans les livres pour enfants… Pour rester sur ce sujet d’actualité, il parait qu’un livre pour enfants a circulé à l’Assemblée Nationale vendredi 8 février. En effet, pour la 100e heure de débat sur la loi sur le mariage pour tous, Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la famille a offert aux parlementaires de la majorité Un air de familles, le grand livre des petites différences, un livre d’images écrit et illustré par Béatrice Boutignon, édité par le Baron perché. L’ont-ils lu, commenté ? On ne le dit pas. En tous cas cet album paru en ce début d’année 2013 propose aux jeunes enfants un panorama des compositions familiales possibles. Une vingtaine de doubles pages présentent des scènes dans différents lieux, plages, musée, chambre à coucher, fête foraine, la balade, l’heure du coucher, etc., où sont mis en situation une kyrielle d’animaux différents, aux allures humaines, c’est-à-dire habillés. Des commentaires, très courts, invitent les jeunes lecteurs à les retrouver dans les images. Des commentaires comme « Les makis c’est ce que je préfère. C’est super d’être fils unique, je peux en manger autant que je veux », ou bien « « Elle est vraiment sympa, cette petite fille Iama. Je demanderai à mes papas si on peut l’inviter à la maison, et je lui montrerai tous mes jouets. » 3 familles d’animaux par double pages, donc une soixantaine de situations familiales qui sont ainsi répertoriées, mère et fille, enfant adopté, famille nombreuses, différentes fratries, parents séparés, homosexuels, célibataires, nounous, grand-mère, couples sans enfants, etc. A regarder de plus près, on découvrira à chaque double page ce qui rassemble ou distingue les trois familles, dont les illustrations aux tonalités pastel manquent cependant un peu de caractère et d’humour. Cet album, qui s’adresse à de très jeunes enfants, veut aborder avec légèreté, l’évolution des modèles familiaux, en déclinant tous les possibles, mais à ne pas vouloir donner plus de détails ou d’infos, il ne fait que les effleurer et à ce titre n’est pas très intéressant. En tous cas, il ne dit rien de ce qu’est vivre avec un seul parent, ou avec deux mamans, ou ce qu’est une famille recomposée. Les phrases commentaires sont un peu trop évasives, et il faudra des adultes prêts à commenter chacun des 60 modèles familiaux, et des enfants prêts à les écouter, pour que cet album puisse jouer le rôle certainement souhaité par l’auteure. Mais peut-être aurez-vous un autre avis. A vous de voir. Un air de familles, le livre des petites différences. Béatrice Boutignon, éditions Le Baron perché, à partir de 2 ans, 16 euros.

Quelquefois, pas souvent, la Poste fait appel à des illustrateurs que l’on connait bien pour leur travail dans l’édition jeunesse, pour réaliser une série de timbres. Ce fut le cas, par exemple, il n’y a pas longtemps avec Martin Jarrie et ses timbres sur l’environnement. C’est avec une certaine fébrilité que je guettais la parution d’une nouvelle série de timbres signée cette fois-ci par Emmanuelle Houdart. Emmanuelle Houdart a réalisé et illustré de nombreux albums pour la jeunesse depuis L’imagier de Lulu le lutin, son premier album paru en 1999. Elle déploie dans ses images toute une fantasmagorie, monstres, fées et autres personnages hybrides qui viennent faire écho aux peurs et émotions de chacun. Des couleurs vives, acidulées et franches, au crayon feutre, un dessin qui s’inscrit dans la lignée de Roland Topor, de Stéphane Blanquet ou celui de Ludovic Debeurme, dont elle est proche. Outre l’intérêt que nous portons à ses albums, le plus souvent édités par Thierry Magnier, il faut dire que nous avons une affection toute particulière pour Emmanuelle Houdart puisque c’est elle qui a réalisé l’affiche de notre émission, il y a maintenant un certain nombre d’années, mais une affiche toujours présente sur nos murs. Aussi, me suis-je précipitée à la Postele lundi 4 février, jour de sortie des 12 timbres réalisés par Emmanuelle Houdart sur le thème Sauter du coq à l’âne. Des timbres colorés, rose tyrien, vert prairie, jaune d’or, sur lesquels on retrouve les personnages de prédilection de l’illustratrice pour mettre en images les expressions de la langue française, telles que « Etre heureux comme un poisson dans l’eau », « quand les poules auront des dents » ou « avaler des couleuvres » et sa déclinaison autour des expressions sur les noms d’animaux. Bon, rien sur l’éléphant, mais n’empêche, on aime son humour et sa palette qui vont venir enjoliver nos prochains envois, même si les illustrations sont toutes petites.

Phonothèque de l’EPRA

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