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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute ! Il y a un éléphant… # 21 mai 2014

Janik Coat (auteure-illustratrice) ; Camille Durand (Théâtre aux mains nues) ; Anne Clerc
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Livres

Interview de Janik Coat, c’est au début

Dans les albums de Janik Coat, souvent des bestiaires, l’éléphant peut s’appeler Aleph, ou l’âne Jean-Michel ou encore Samuel. Il y aussi Vladimir le cloporte, Isidore l’iguane, et tant d’autres. Mais à la première place du top 50 des animaux de Janik Coat, trône l’hippopotame. Parfois il s’appelle Popov, ça lui va bien : il a été le premier à apparaître, c’était dans Popov et Samothrace, en 2005, édité par MeMo ; parfois, il n’a pas de nom particulier, comme dans Mon hippopotame, paru chez Autrement en 2010 ; parfois il s’appelle Romi, ça lui va bien aussi, et la première aventure de ce nouvel héros, Romi à la plage, est publiée ces jours-ci chez Autrement jeunesse. Toujours de profil, juste la taille qui change selon la perspective, debout sur ses pattes, d’allure placide et bonhomme avec ses rondeurs un peu massives, qu’il porte un chapeau de soleil ou des lunettes de plongée, un parapluie ou une épuisette, qu’il soit enterré dans le sable jusqu’au nez ou qu’il s’apprête à plonger, Roni arbore le même sourire énigmatique qui le rend tout de suite très sympathique. A moins que ce ne soit sa couleur rose flashy, qui l’est un peu moins quand il bronze ou qu’il fait nuit, et qui se détache sur les différences nuances de bleu profond et de bruns. Dans cet imagier sur les notions d’oppositions – à l’endroit / à l’envers, pâle / bronzé mais aussi pêche / badminton, pas vraiment d’histoires mais plutôt des instantanés de vacances. D’ailleurs les albums de Janik Coat sont presque toujours des imagiers thématiques ou des abécédaires, jouant sur la contrainte, dans lesquels défilent des personnages animaux, accompagnés parfois d’un court texte, d’une légende plutôt, subtile et savoureuse comme c’est le cas dans Je ne suis pas comme les autres paru chez MeMo en 2006. Et pourtant, autant d’animaux, autant d’histoire ! Formes simples stylisées, en aplats de couleurs, du rose au violet, du vert à l’orangé, qui viennent se frotter dans ce jeu sur les formes géométriques tout en rondeur et un subtil équilibre de la mise en pages ; des aplats de couleur qu’on croirait imprimés en sérigraphie ou papiers découpés, mais peut-être est-ce réalisé à l’ordinateur. Formes simples encore, déclinaisons autour d’un même personnage, l’hippopotame bien sûr, ou encore Clotaire, une taupe ? une musaraigne ? dans Clotaire se déguise, paru chez Autrement en 2009 et réédité cette année en version augmentée,. Une cinquantaine de planches pour découvrir Clotaire, toujours sous le même profil, mais tour à tour déguisé en Babar, garde anglais, Marie Antoinette, Panthère rose, Jimi Hendrix et bien d’autres personnages emblématiques de notre histoire culturelle. C’est drôle, bien sûr bourré de clins d’œil, et on feuillette le bouquin comme un album photos et de devinettes. Et puis il y a Amos, un drôle de koala multicolore qui découvre le monde et dont on peut suivre les aventures dans plusieurs albums, réalisé à quatre mains avec Anne Cortey au texte, et une illustration qui laisse toute sa place au trait ; ou encore le livre pop up Ca dépend, paru à l’automne chez Hélium, Le voyage de Loti qui sort aussi ce mois-ci chez MeMo, un livre tout en carton pour un univers aquatique dans lequel Loti le poisson affronte faune et flore marines. On pourrait encore citer de nombreux autres titres encore, dont des jeux, parmi la trentaine publiés par Janik Coat, mais parmi ceux parus récemment, il y a l’étonnant Les mots du temps chez Thierry Magnier. Etonnant non pas tant pas par sa forme, celle d’un imagier thématique pour jeunes enfants, petit format carré, mais plutôt par son thème, les notions de temps – aujourd’hui, demain, hier, après, éternité, jamais – une vingtaine de mots qui sont suivis d’une courte explication et d’exemples, écrits pas Catherine Grive. Etonnant aussi par l’illustration de Janik Coat, puisqu’il s’agit de photographies : souvent des photographies d’enfants souvent, en gros plan, en contre jour, mais pas seulement, dont toute la subtilité est d’illustrer non pas le mot lui-même, écrit en gros sur la page en face, mais les définitions ou exemples, écrits eux en tout petit. Car comment mettre en image, ou en photos, le mot « avant », le mot « jamais ». Ici, c’est la photographie d’un ventre rond de femme enceinte. Je vous laisse deviner pourquoi. C’est à la fois poétique, malin et certainement sujet à de nombreux échanges entre parents et enfants. Autant de livres de Janik Coat que nous vous invitons à découvrir avec elle ce matin.

  • Les mots du temps, de Janik Coat et Catherine Grive - Thierry Magnier, 12,50 euros, à partir de 4 ans
  • Le voyage de Loti, de Janik Coat - Memo, 9 €, à partir de 3 ans
  • Romi à la plage, de Janik Coat, Autrement jeunesse, 9,90 euros, à partir de 3 ans
  • Clotaire se déguise, de Janik Coat, Autrement jeunesse, à partir de 10 ans
  • Ca dépend, de Janik Coat, Hélium, 12,60 euros, à partir de 3 ans

Le site de Janik Coat

Livres

Chronique de Anne Clerc, c’est à 60 minutes

Pour sa chronique mensuelle, Anne Clerc présente trois romans ou récits pour adolescents

« Les ados ne lisent plus », nous assène-t-on dans les médias, préférant se connecter à leurs téléphones portables ou à leurs consoles de jeu. Des études sur les pratiques culturelles le démontrent. Ce qu’ils recherchent, avec ces outils, c’est le temps du jeu, l’interactivité et les échanges avec autrui. Bref, cette jeunesse privilégie un nouvel accès au monde qui les entoure. Et dans la littérature adressée aux adolescents, comment se fait-on l’écho de sujets aussi divers et variés que la diffusion de la connaissance, le partage d’information, la réalité virtuelle, etc. ? La science-fiction et la littérature fantastique sont des lieux d’extrapolation parfaits pour imaginer et penser le monde connecté. Au-delà des enjeux techniques et des hypothèses futuristes, les mondes numériques réinterrogent sans cesse notre rapport à l’humanité et soulèvent des problématiques éthiques. La littérature de « fiction 2.0 » est abondante et souvent de qualité inégale. J’ai sélectionné 2 romans et un essai qui abordent l’univers numérique sous l’angle de la filiation. La mise en exergue de l’Histoire du XXème siècle à travers les jeux vidéo ; les pouvoirs conférés par le Web et l’informatique abordé sous un angle historique, depuis ces prémisses, dans les années 50.

  • No Pasaran ! Le Jeu de Christian Lehman, L’école des Loisirs, 1996
  • IBoy de Kevin Brooks, 2011 (traduction de l’anglais par Sabine Boulongne)
  • L’Ethique des hackers de Steven Levy, Globe éditions, 2013 (traduit de l’anglais par Gilles Tordjman)

Spectacles

Interview de Camille Durand, c’est à 45 minutes

Depuis la semaine dernière et encore jusqu’à dimanche, le Théâtre aux mains nues,au square des Cardeurs, dans le 20e arrondissement, propose son festival Marionnettons-nous, festival jeune public autour de la marionnette, avec plusieurs créations pour les jeunes enfants. Dirigé par Eloi Recoing depuis plusieurs années, le Théâtre aux mains nues est un théâtre d’art et d’essai dédié à la marionnette. Créations, ateliers, formation, résidences d’artistes… les activités sont nombreuses dans ce petit théâtre, mais toujours tourné vers la création et el soutien aux compagnies. Le festival Marionnettons-nous en est l’une des manifestations, que nous présente Camille Durand, chargé des relations publiques au Théâtre aux mains nues.

Lecture

C’est quelques minutes avant la fin

Lionel Chenail lit un extrait de : Tout le reste est silence, de Carla Guelfenbein, Actes Sud, 2010

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