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Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin

Ecoute : Il y a un éléphant… # 05 novembre 2014

Carole Saturno (auteure) ; Hélène Maurel et Anouk Colombani (auteures
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Avec Carole Saturno, auteure de "Du monde dans ta cuisine", illustré par Thomas Baas (Gallimard jeunesse) ; Hélène Maurel et Anouck Colombani, pour le journal "Le vilain petit canard" ; Lola pour sa chronique littéraire ; Lionel Chenail pour une lecture.

Livres

Interview de Carole Saturno, c’est au début

Cuisiner, préparer un plat, mijoter un repas, ce n’est pas simplement pour s’alimenter ou nourrir les siens, c’est pour gâter, réconforter, faire plaisir autour de soi mais aussi pour SE faire plaisir. C’est surtout un art de vivre que Carole Saturno transmet aujourd’hui avec gourmandise aux enfants dans Le monde dans ta cuisine. Recettes pour voyager gourmand, un grand album illustré par Thomas Baas et édité par Gallimard jeunesse. Des recettes, oui, mais à chacun de les interpréter à sa guise et de rajouter son grain de sel, indique t’elle dès le préambule, l’important c’est de se lancer. Mais pas n’importe comment ! Pas à toute vitesse. Il faut prendre le temps… de choisir le plat qu’on va mitonner, découvrir son origine, s’imprégner de son histoire, de ses traditions, car quand on mange, rappelle Carole Saturno, on engloutit des façons de faire. Prendre le temps de feuilleter les pages aux illustrations onctueuses. C’est déjà toute une mise en bouche ! Prendre tout le temps nécessaire pour réunir des ingrédients de qualité, farine complètes ou œufs bio, du sel de Guérande ou feuilles de laurier, les choisir avec soin chez les commerçants du quartier plutôt qu’au supermarché… Prendre le temps de réaliser la recette, et c’est peut-être pour ça qu’aucune indication de temps de préparation n’est indiquée, chacun fait à son rythme, prend le temps de goûter, de malaxer, de fignoler… Le monde dans ta cuisine rassemble 33 recettes appétissantes, simples à réaliser, venues des quatre coins de la planète. Certains plats nous sont familiers, tels le hamburger, la salade grecque, le brownie aux noisettes, la purée ou le poulet rôti ; ou même le couscous d’autres le sont moins, comme les makis, la moqueca de poissons et de crevettes, les raviolis wonton en bouillon ou la pavlova. Pour chaque recette, une grande double page, avec une présentation qui met déjà en appétit, des infos, des variantes, la liste des ingrédients, les étapes de réalisation, expliquées très précisément, soigneusement, comme pour mieux accompagner les cuisiniers en herbe et leur faire percevoir les gestes et les sensations. Les illustrations de Thomas Baas, très nombreuses, minutieuses, simples sans être simplistes, donnent à voir l’onctuosité des préparations, la rondeur des légumes, le grain des aliments, dans des couleurs chaleureuses. Carole Saturno, on le devine, aime cuisiner, elle écrit chaque mois une rubrique autour de la cuisine dans le magazine Geo, mais elle écrit aussi depuis longtemps pour les enfants, nous l’avions reçu à ce micro pour l’un de ses premiers ouvrages, Enfants d’ici, parents d’ailleurs, paru en 2005, mêlant fiction et infos documentaires. Avec Le monde dans ta cuisine, c’est encore une histoire de transmission et de rencontres de cultures qu’elle nous propose. Alors ce matin, nous vous emmenons dans sa cuisine, ou plutôt c’est elle qui est venue jusqu’à nous et nous sommes ravies de l’accueillir.

  • Du monde dans ta cuisine, de Carole Saturno et Thomas Baas, Gallimard jeunesse, 18 euros

Presse pour enfants

Interview de Hélène Maurel et Anouk Colombani, c’est à 55 minutes

Le vilain petit canard est loin d’être vilain, au contraire, car c’est le titre d’un tout nouveau journal pour enfants, grands et très grands, qui s’impose par son originalité, un bimestriel dont le deuxième numéro sort cette semaine. Petit, oui, car à peine plus haut qu’un demi feuille A 4 mais épais, car 40 pages de papier journal et sans perte de place. Ce canard prend les enfants pour ce qu’ils sont, curieux et intelligents, en abordant des sujets aussi sérieux que la philosophie, la politique ou l’environnement, ou encore la cuisine ou la mythologie grecque, avec des histoires, des contes, des bandes dessinées, et même des bricolages. Du sérieux donc, mais sans se prendre au sérieux, au contraire avec fantaisie et humour, autant par le ton, l’écriture, les illustrations que par le travail graphique très original et la mise en page un peu foutraques. Il y a même un poster à détacher. Aux manettes, Hélène Maurel et Géraldine Alibeu, auteures et illustratrices, qui travaillent depuis longtemps pour la presse et l’édition jeunesse ; et autour d’elles, tout un collectif d’auteurs et d’illustrateurs, parmi lesquels on citera Martin Page, Gaetan Doremus, Muriel Bloch, Anouk Colombani et une dizaine d’autres. D’emblée, dès l’édito, le ton est donné, s’adresser à chaque lecteur comme s’il était unique pour instaurer le dialogue, glisser des vannes au milieu d’explications un peu ardues. Comme dans tout journal, il y a des rubriques, mais pas sûr qu’on les retrouve dans tous les numéros, un conte de Muriel Bloch, une BD de Gaetan Doremus, une histoire de la mythologie grecque par Hélène Maurel. un dossier thématique. Le dossier du numéro 2 est sens-dessous, celui du numéro 1, Egalité pour tutti, dans lequel Anouk Colombani signe les articles sur le langage sexiste, en appelant un chat un chat. Le vilain Petit canard coûte 3 euros, on peut le trouver en librairie, on peut s’y abonner, on peut aussi le feuilleter en ligne sur le site, et ce matin, on vous invite à le découvrir avec sa rédactrice en chef, Hélène Maurel, et Anouk Colombani, auteur et collaboratrice.

Livres

Chronique de Lola, c’est 40 minutes

Lola et Lucie, 11 ans et 8 ans, présentent chaque mercredi, chacune à son tour un roman qu’elles ont lu et apprécié. Une courte présentation, la lecture d’un extrait suivies de commentaires ou de critiques. Ce matin, Lola présente un roman qui emmène ses lecteurs jusqu’en Egypte :

  • Meryptah et le mystère de la tombe de Toutânkhamon, de Aude de Gros de Beler, Actes Sud junior, collection Premier roman, 2014, 6,90 euros

Parutions

C’est à 45 minutes

Après le livre de cuisine de Carole Saturno et Thomas Baas présenté tout à l’heure, on continue avec des albums qui invitent à faire de ses mains. En voici un pour fabriquer des livres, ses deux auteures Junke Nakamura et Odile Chambaut animent des ateliers d’expression plastique pour les enfants depuis plusieurs années, aussi leur livre Atelier pour enfants, dix ateliers pour fabriquer dix livres, édité par MeMo, donne vraiment envie de s’y mettre, avec les enfants qui ne savent pas lire ou de le mettre dans les mains des enfants qui se débrouillent tout seuls. Pour les deux auteurs, artistes plasticiennes, l’important c’est le plaisir de créer, et cela se sent. Des livres, il en existe de toutes sortes, de toutes formes, livres accordéon, livre pop up, livre cousu à la main, livre pêle mêle, et ceux qu’elles exposent, qui ont certainement été réalisés en ateliers par des enfants, donnent vraiment envie de s’y mettrez. Simples à fabriquer, ils utilisent des techniques aussi variées que le tampon, la typographie, le photomontage, le pochoir, projections d’encre, et différents matériaux faciles à rassembler. Tous ces livres sont simples à faire, mais chaque détail, typographie, composition des fonds, le rend élégant et original. Mais parce qu’elles veulent surtout encourager la créativité des enfants, pas de surabondance de réalisations photographiées. Pour chaque livre, une grande photo, et une consigne pour écrire l’histoire, puis une double page explicatives en noir et blanc, en une douzaine d’étapes aux explications très simples et illustrées, la liste du matériel bien sûr, mais aussi quelques définitions techniques et des idées de prolongement. Et petit plus, pour chaque livre, des références à des artistes qui l’ont inspiré, Marie Hall, Kveta Pacovska, Bruno Munari entre autres. Une jolie façon d’inviter les enfants à aller découvrir ces artistes. Chaque livre a son univers, son histoire. Pour le premier, qui s’intitule Dans la foret, imagine une histoire qui commence le jour et continue la nuit, l’enfant est invité à réaliser un leporello, un livre accordéon tout allongé donc, et à utiliser les techniques du lavis, de la diffusion d’encre et du pochoir. Au fil des propositions, un pêle mêle, c’est-à-dire un livre en bandes découpées donc, pour habiller des personnages ; un carnet de photomontages pour raconter un voyage imaginaire ; ou encore un imagier ghotaku pour collecter des empreintes de fruits et de légumes, en utilisant des techniques traditionnelles japonaises. Pas de modèles à reproduire à l’identique qui brident l’imaginaire, donc, mais une variété de techniques et de propositions pour laisser libre cours à son invention.

  • Ateliers pour enfants, dix ateliers pour fabriquer dix livres, par Junke Nakamuro et Odile Chambaut, éditions Memo, 14 euros, pour les enfants à partir de 6 ans, ou plus jeunes si on les accompagne.
  • Le blog de l’Atelier des enfants

Et parce que ce matin, décidément, on a envie de cuisiner et de savourer, voici un autre livre de recettes, Le pain perdu du Petit Poucet et autres recettes des contes de fées, écrit par Seymourina Cruse et illustré par Marie Caudry, édité chez Thierry Magnier. Ce grand et bel album, qui réunit presque cinquante recettes, s’inspire, lui, des contes traditionnels. Le pain d’épices d’Hansel et Gretel, le beignet magique du prince Charmant de la Belle au bois dormant, la salade de crevettes aux lentlles corail de La Petite sirène, Le soufflé du grand méchant loup des Trois petits cochons, bien sûr le cake d’amour de Peau d’Ane, et les galettes pur beurre du Petit Chaperon rouge, la soupe au pistou de Papa Ours dans Boucle d’or. Quatorze contes, trois ou quatre recettes pour chacun d’’entre eux, salées ou sucrées… voilà une jolie manière de revisiter ses classiques en faisant frémir ses papilles. Les recettes sont simples, variées et appétissantes. Un livre qui s’adresse autant à des adultes accompagnés d’enfants, car pas de consigne d’ustensiles, ni d’explication des termes de cuisine et certaines étapes dans les recettes nécessitent de l’aide. Chaque recette est introduite par une savoureuse mise en bouche, telle celle du chausson aux pommes pour aller danser, bien sûr, il s’agit du conte de Cendrllon. « Il s’agit d’un chausson aux pommes de pointure 36 environ, c’est-à-dire beaucoup plus grand qu’un chausson aux pommes de boulangerie, à partager en deux trois ou quatre parts, pour le goûter, juste avant d’aller danser » ;recette qui est suivie de celle de la Tarte Tatin des deux vilaines sœurs, de Cendrillon toujours, sont tellement godiches qu’elles ratent leur tarte à la perfection en faisant tout à l’envers : Chaque série de recettes est introduite par une grande double page illustrée par Marie Caudry. Très colorée, foisonnante de détails et de clins d’œil, elle campe personnages et victuailles dans des scènes saisies sur le vif. Feuillages, fleurs, animaux dressent le décor, multiplient les profondeurs de champ comme dans un théâtre de papier tandis que les couleurs acidulées où dominent le jaune, l’orange, le vert, accentuent les expressions des personnages.

  • Le pain perdu du Petit Poucet et autres recettes de contes de fées, de Seymourina Cruse et illustré par Marie Caudry, édité chez Thierry Magnier, 96 pages, 21,20 euros, à partir de 6 ans avec un adulte.
  • Site de Marie Caudry

Bon, le concert est complet, et depuis un bon moment. Donc, pas la peine de vous précipiter. Aldebert est sur la scène de l’Olympia ce vendredi pour son spectacle Enfantillages 2, avec lequel il fait le tour de la France pour un grand nombre de concerts. Le CD est sorti l’année dernière, mais il reparait ces jours-ci sous forme de grand livre CD aux éditions Gallimard jeunesse, illustré par Simon Moreau. 17 chansons d’Aldebert, toujours aussi espiègles, poétiques, dans lesquelles il aborde le quotidien des enfants avec humour et un ton qui fait mouche. Du « Range ta piaule » à « Supermamie », en passant par « Mon père est tellement fort », la vie de famille est passée au peigne fin à hauteur d’enfant. Comme pour le prédédent CD, de nombreux chanteurs sont venus s’adjoindre à Aldebert pour interpréter chacune des chansons. Sanseverino, Louis Chedid, Bénabar, Alexis HK pour en citer quelques-uns. Passant du jazz, au rap, du rock au reggae ou au slam, le moins qu’on puisse c’est que ça dépote. Pour illustrer les textes des chansons, Simon Moreau croque une kyrielle de personnages tout en mouvement, presque en 3 D, avec des scènes aux perspectives et aux atmosphères très variées, et avec un joli travail sur la lumière.

  • Les Enfantillages d’Aldebert, illustré par Simon Moreau, un livre CD de Gallimard jeunesse musique, 24 euros

Informations

C’est au tout début pour l’une, à la fin pour l’autre

Zic Zazou, c’est une bande de 9 infatigables bidouilleurs-inventeurs-musiciens qui, depuis plus de 30 ans, font musique de tout objet qui traine, de préférence des casseroles, des tuyaux, des fils de fer ou des râpes à gruyère. Ils détournent, ils recyclent à tout va pour fabriquer des instruments incongrus mais qui sonnent à merveille, composent des musiques aussi festives qu’inventives, et jouent sur scène ou dans la rue des spectacles drôles et réjouissants. Depuis hier soir, ils sont à Montreuil pour 4 jours, jusquà vendredi, où le théâtre Berthelot leur a donné carte blanche pour présenter 4 de leurs spectacles. Cela a commencé avec Clap’s, un spectacle concocté avec Lutherie Urbaine, pour revisiter les musiques de films, et en particulier celles d’Ennio Morricone et se clôturera vendredi soir avec Brocante sonore, un spectacle plus particulièrement destiné au jeune public dans lequel les 9 ouvriers musiciens, en bleu de travail dans leur atelier, scandent leurs musiques sur tuyaux, boulons et autres ferrailles pour un spectacle très poétique. Cet après-midi et ce soir, c’est La preuve par 9, un spectacle de rue adapté pour la salle, à la mise en scène impeccable et elle aussi pleine d’humour ; et demain soir Le grand orchestre du 7e continent, dans lequel les musiciens de l’orchestre d’ambiance d’un paquebot de luxe dérive. Toujours de la bonne humeur, les chansons se mêlent à la musique, voilà des spectacles musicaux qui font rire et refilent plein d’énergie. Carte blanche à Zic Zazou, à Montreuil au théâtre Berthelot, jusqu’à vendredi soir, un spectacle différents chaque jour. Toutes les infos sur le site de Zic Zazou. On écoute un extrait de Brocante sonore.

Le festival du film franco arabe de Noisy-le-Sec se déroule du 7 au 16 novembre au cinéma le Trianon à Romainville. Cette troisième édition, comme les précédentes, veut encourager le dialogue entre les cultures en donnant à voir la richesse du cinéma arabe. Remise de prix, rencontre avec les réalisateurs, et pour le jeune public, 4 films qui leur sont spécialement destinées, avec des séances qui sont suivies de rencontres ou d’ateliers ; > Dancing in Jaffa : un documentaire israélo-américain, de Hilla Medalia, sorti cette année, dans lequel l’on voit le danseur de renommée internitionale Pierre Dulaine retourne dans sa ville natale Jaffa, où il réalise son vœu de faire danser ensemble enfants israéliens et palestiniens, mettant ainsi à l’épreuve les croyances des enfants et des parents. Samedi prochain 8 novembre 14h30 : et jeudi 13 novembre à 18h30 A partir de 9 ans > Contes Orientaux de Lotte Reiniger, 4 films d’animation des années 50 réalisés en papier découpé par celle qui fut la pionnière du cinéma d’animation. Mercredi prochain 12 novembre à 10h30 et dimanche 16 nov. 10h30, la projection sera suivie d’un atelier gratuit "Animation en papier découpé", dès 5 ans. (sur réservation : 01 83 74 56 05). > Wadjda, le superbe film de la réalisatrice saoudienne aHaifaa Al Mansour, sorti en salle en 2012 : Wadjda, dix ans, habite dans une banlieue de Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite. Elle veut à tout prix un vélo pour jouer avec son petit copain. Mais les vélos en Arabie Saoudite sont interdits aux femmes. Wadjda décide alors de trouver l’argent par ses propres moyens. Mercredi 12 nov. à 14h30 : Séance tout public, dès 9 ans, suivie d’une discussion, et : Mercredi 16 nov.16h30. > Histoires d’enfants en pays arabes, un programme de courts métrages jeune public dès 8 ans. Samedi 15 nov. à 14h30, discussion après la projection. Festival du film franco arabe, du 7 au 16 novembre au cinéma le Trianon à Romainville. Toutes les places sont à 3,50 euros. Les infos au 01 83 74 56 00 ou sur le site du cinéma le Trianon.

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